Eugène Trutat

Charles Louis Eugène Trutat, né le à Vernon (Eure) et mort le à Foix (Ariège), est un photographe, pyrénéiste, géologue et naturaliste français.

Il fut directeur du muséum d’histoire naturelle de Toulouse.

Son cousin Félix Trutat (1824-1848) est un peintre français reconnu de l'École de Dijon.

Biographie

Eugène Trutat naît à Vernon (Eure), où son père Félix Trutat[1], officier subalterne, est affecté à l'intendance militaire. Celui-ci est ensuite affecté à Toulouse et le jeune Eugène suit des études au collège des Jésuites. Il prend goût aux sciences naturelles et entreprend des études de médecine qu'il va poursuivre à Paris, en 1856, à la faculté de médecine et au muséum d'histoire naturelle. Il revient à Toulouse en 1860 pour y achever ses études et participe alors à la création du Muséum d'histoire naturelle de cette ville. Il est membre de nombreuses sociétés savantes, notamment la Société de photographie de Toulouse, dont il est fondateur. En 1864, il épouse Caroline Cambe au château de Cornusson dans la commune de Parisot près de Caylus (Tarn-et-Garonne). Deux enfants naîtront de cette union : Paul en 1865 et Henri en 1868.

Appareil de microphotographie vertical de Leitz MHNT.PH.2015.0.2
Appareil microphotographique vertical de Leitz, récolté par Eugène Trutat, Muséum de Toulouse.

Il participe activement à l’exploration des Pyrénées, principalement autour de Luchon et de l'Ariège. Il réalise des études sur les glaciers, mesurant leur progression, avec Maurice Gourdon (Aneto et Maladeta). En 1876, avec Charles Fabre, il fonde la section Pyrénées centrales du Club alpin français[2].

Il commence à pratiquer la photographie en 1859 et publie régulièrement des ouvrages techniques sur le sujet. Il est l’auteur de près de 15 000 photographies, dont des autochromes (photographies en couleur). Il est président de la Société photographique de Toulouse, membre de la commission des monuments historiques de Toulouse.

Il est engagé en janvier 1865 au Muséum d’histoire naturelle de Toulouse, créé par Édouard Filhol et le docteur Jean-Baptiste Noulet. Il en devient ainsi le premier conservateur avant d’en être également le directeur entre 1890 et 1900[3]. Pendant cette période, il habite à l'hôtel Roguier au no 3 de la rue des Prêtres.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1891[4].

En 1900, lorsqu'il se retire à Foix, Eugène Trutat se concentre sur la photographie et publie dans la Revue suisse de photographie qui est alors dirigée par le docteur Rodolphe Archibald Reiss, chimiste de formation, professeur de photographie judiciaire à l’université de Lausanne et pionnier de la criminalistique. Ses articles connaissent une diffusion internationale. « Je dois dire […] que je suis obligé de me tenir au courant de tout ce qui se fait en photographie, et quand je trouve sur ma route une nouveauté excellente, la tentation l’emporte sur la raison… Et ma collection s’augmente d’un numéro de plus. »[5].

Il ne cesse de donner son avis sur ces nouveaux instruments ; il les essaie systématiquement et s’oblige à n’évoquer, dans ses écrits, que ce qu’il a vu et fait. En 1906, il reçoit la médaille d’argent de la Société française de photographie pour l’intérêt de ses travaux. Eugène Trutat croyait en l'intérêt des recherches scientifiques en photographie[6]. La période entre 1900 et 1910 où Eugène Trutat s'est consacré entièrement à la photographie a fait de travaux de recherche partiellement publiée dans l'ouvrage Eugène Trutat, savant et photographe[6].

Œuvre

Galet aménagé MHNT.PRE.2011.0.483
Galet aménagé de la collection Trutat, muséum de Toulouse.

La bibliothèque de Toulouse conserve un fonds de 5 000 photographies sur plaques de verre, échelonnées entre 1870 et 1910, sur les Pyrénées ; le muséum de Toulouse possède 14 000 plaques, de 1858 à 1910, dont des autochromes et les seules photographies des inondations de 1875 à Toulouse (Crue de la Garonne). Ses photographies couvrent un large éventail de représentations et constituent une source de renseignements sur les Pyrénées de la fin du XIXe siècle : paysages, sites, vie quotidienne, ascensions et excursions, et ses amis les pyrénéistes et les guides : Maurice Gourdon, Émile Belloc, Henri Beraldi, etc. Beraldi qui dit de lui[7] :

« Trutat a été l'apôtre, le vulgarisateur de la conférence pyrénéiste ; conférencier sobre et élégant, comme un professeur qui a la longue expérience d'un cours devant un auditoire empressé (au Muséum de Toulouse), c'est lui cependant qui a tenu pour le vrai principe de la conférence à projections : peu de paroles, et surtout pas de considérations préliminaires, le public en piaffe d'impatience : la lanterne magique tout de suite ! Et voilà ce qu'est la conférence à projections, c'est la projection avec le moins de conférence possible. C'est un divertissement entré dans les mœurs. »

On lui doit également la récolte de nombreux spécimens de mobilier préhistorique. Cette collection fut donnée au muséum de Toulouse.

Le fonds photographique Eugène Trutat

Le fonds photographique Eugène Trutat est conservé dans trois institutions toulousaines distinctes. La photothèque du muséum de Toulouse conserve près de 14 000 plaques de verre, tirages et négatifs papiers, réalisés par Trutat dans le cadre de son travail de conservateur et scientifique. 1010 d'entre elles ont cependant été achetées par la Ville de Toulouse à sa veuve le pour la somme de 260 francs[8]. Une partie de son matériel photographique est également conservé dans les réserves du musée (lanterne magique, chambre photographique et visionneuse stéréoscopique). Chaque année, il reproduisait 300 clichés pour les projections des instituteurs et les conférences populaires, ce qui représente plusieurs milliers de documents[9].

La seconde partie de la collection des photographies d’Eugène Trutat appartient à l’Association des Toulousains de Toulouse et amis du Vieux-Toulouse. Elle leur fut offerte en 1971 par le colonel Jean Trutat, petit-fils de l’ancien directeur du muséum.

Trois ans plus tard, en février 1974, M. Calestroupat déposait à la bibliothèque municipale la plus grande partie de ce don (environ 4 700 clichés). La dernière partie du fonds (environ 500 photographies) est déposée aux archives municipales en décembre 2006 par l’Association des Toulousains de Toulouse.

La majorité des pièces sont donc conservées au muséum de Toulouse avec 14 000 plaques de verre soit 1 110 kg de verre uniquement pour ce fonds. L'ensemble du fonds est aujourd'hui numérisé[10] et une partie est accessible sur internet[11]. On peut y trouver une grande variété d'images prises entre 1858 et 1910, sur des sujets comme : les collections et bâtiments du muséum de Toulouse, dont les célèbres clichés des crânes déformés, ses expéditions dans les Pyrénées seul ou accompagné par Maurice Gourdon, Félix Régnault, Georges Ancely ou Charles Fabre, des portraits anthropologiques, la ville de Toulouse et notamment la crue de la Garonne en 1875, de nombreuses villes et villages en France (Albi, Nice, Ax-les-Thermes…) et à l'étranger (Alger, Monaco, Rome…), ainsi que des événements tels que l'Exposition universelle de 1900. À Toulouse, il photographia d'anciens quartiers avant les percées haussmanniennes, le Capitole et sa place, les édifices religieux comme l'église Notre-Dame de la Dalbade, l'église des Jacobins, le cloître des Augustins ou encore la basique Saint-Sernin avant sa restauration… Il s'intéressa aux petits métiers comme les cireurs de chaussures, les concasseurs de pierres, les pêcheurs de sable, les lavandières. Il parcourut les marchés aux puces et les foires à l'ail et de matériels agricoles. Ses photographies sont un témoignage important de la vie toulousaine au XIXe.

Eugène Trutat n'est pas l'auteur de toutes les images conservées dans les fonds photographiques. Il collectait et échangeait des clichés avec ses amis et ses confrères afin notamment d'illustrer ses conférences. Il est parfois difficile d'identifier les sujets des photographies et leurs auteurs. Cela nécessite un recoupement entre les fonds, un travail d'identification et d'expertise des procédés photographiques. Ces recherches sont conduites par la photothèque du muséum de Toulouse depuis 2005.

Une partie de ce fonds photographique de la photothèque du muséum de Toulouse est disponible en ligne sur Wikimedia Commons dans le cadre du projet Phoebus mis en place par la mairie de Toulouse et Wikimédia France en 2010.

Espinasse père - Fonds Trutat

Portrait anthroplogique : Espinasse père, gitan de Saint-Cyprien, Toulouse, 1895.

MHNT PHa 912 Am16R

Casino et Promenades des anglais, Nice, 1904.

Eugène Trutat Grand Palais des Beaux-Arts de l'Exposition Universelle 1900

Grand Palais, Exposition Universelle de 1900, Paris.

Pièces anatomiques d'un diptère - Fonds Trutat - MHNT.PHa.138.B16.10

Pièces anatomiques d'un diptère, sans date.

MHNT PHa 138 b87 B 071

Luchon, au sommet du Céciré : vallée du Lys, sans date.

Crâne toulousain déformé - Fonds Trutat - MHNT.PHa.138.B66.155

Crâne toulousain déformé.

Publications

Eugène Trutat a beaucoup publié. On compte 44 monographies et près de 103 articles. Les thèmes abordés sont la photographie (technique, procédés, enseignement, projection), la géologie, la biologie, la paléontologie, la zoologie, la géographie, la sociologie et l'art.

  • La Photographie appliquée à l’archéologie, Paris, Gauthier-Villars, 1879.
  • Traité élémentaire du microscope, Paris, Gauthier-Villars, 1883.
  • La Photographie appliquée à l’histoire naturelle, 1884.
  • Les Papiers photographiques par développement.
  • Une excursion à Montpellier-le-Vieux (Aveyron), Toulouse, imp. Durand, 1885.
  • Traité pratique des agrandissements photographiques, 1891 (Lire en ligne).
  • Le Midi pittoresque, la Vallée de la Garonne, Limoges, Marc Barbou et Cie, 1894.
  • La photographie en montagne, 1894 (Lire en ligne).
  • Les Pyrénées, Paris, librairie J.-B. Baillière, 1896.
  • Traité général des projections, 1897 (Lire en ligne).
  • La Photographie animée, 1899 (Lire en ligne).
  • Dix Leçons de photographie, 1899.

L'ensemble de sa bibliographie a été publié pour la première fois dans l'ouvrage Eugène Trutat, savant et photographe publié par le Muséum de Toulouse en 2011.

Galerie

MHNT - Trutat - Le port d'Alger, Algerie, 1881

Le port d'Alger, Algérie, 1881.

MHNT - Trutat - Les palmiers d'Alger, Algerie, 1881

Les palmiers d'Alger, Algérie, 1881.

EugeneTrutat

Ego sur le fauteuil de presse, autoportrait d'Eugène Trutat, Luchon, 1897.

Le saut. Instantané. Abbé de information incomplète - 51Fi138 - Fonds Trutat

Le saut. Instantané.

Nature morte bouquet de fleurs - 51Fi181 - Fonds Trutat

Nature morte.

Timothée Rey - 51Fi101 - Fonds Trutat

Timothée Rey.

Vue sur le château de la rue du Lycée, Foix (TRU C 395)

Vue sur le château de la rue du Lycée, Foix.

Vue sur l'Adour, Bayonne, Basse-Pyrénées

Vue sur l'Adour, Bayonne, Basses-Pyrénées.

Voiture automobile, Luchon

Voiture automobile, Luchon, 1904.

Balcon aux rosiers, chalet de E. Trutat, Foix

Balcon aux rosiers.

La citadelle, Lourdes, 23 août 1898

La citadelle, Lourdes, 1898.

Ours, Luchon, septembre 1900

Ours, Luchon, 1900.

Toulouse mon cabinet, place du Palais. Ego Eugène Trutat et Caroline - 51Fi192 - Fonds Trutat

Eugène Trutat et Caroline en 1898.

M. Russel, Caroline, Luchon, allée d'Etigny, 15 sept. 1899

M. Russell, Caroline, Luchon, allée d'Etigny, 1899

Luzenac1900

Luzenac, Ariège, 1900.

Le port de Venasque, Luchon

Le port de Venasque, Luchon.

Pic du Milieu et pic de la Maladetta, vue prise du sommet du Néthou, août

Pic du Milieu et Maladetta, vus du Néthou

Mon oncle de E. Trutat M. Vidal et son chien, Auch, Gers, 1859

Mon oncle, 1859.

Notes et références

  1. « Notice LH du père d'Eugène Trutat, Félix Trutat (1796-?) », base Léonore, ministère français de la Culture.
  2. « Eugène Trutat, 1er conservateur du Muséum », sur https://www.francebleu.fr, (consulté le 27 novembre 2017).
  3. François Bordes, « Repères biographiques », in Eugène Trutat, savant et photographe, 2011 (ISBN 978-2-906702-21-9).
  4. « notice LH/2655/3 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  5. Eugène Trutat, « La Photographie et l’archéologie », Revue suisse de photographie, Lausanne, 1903, p. 312.
  6. Luce Lebart et Frédérique Gaillard, « Entre art, sciences et techniques », in Eugène Trutat, savant et photographe, 2011 (ISBN 978-2-906702-21-9)
  7. Henri Beraldi, Cent ans aux Pyrénées, p. 152
  8. « Collection Eugène Trutat », sur https://www.youtube.com, (consulté le 20 juillet 2016).
  9. Conseil municipal de la Ville de Toulouse du 30 décembre 1896 - art.141.
  10. Francis Duranthon, François Bordes, Patrick Hernebring et Pascal Lebeuche, « Photographies d’hier et questions d’aujourd’hui », in Eugène Trutat, savant et photographe, 2011 (ISBN 978-2-906702-21-9).
  11. « Fonds Trutat - Muséum de Toulouse », sur Wikimedia commons (consulté le 20 juillet 2016).

Annexes

Bibliographie

Le fonds photographique Eugène Trutat du muséum de Toulouse a fait l'objet de plusieurs expositions, documentaires et publications :

  • Eugène Trutat : Toulouse, galerie municipale du Château d'eau de Toulouse, 1984 (catalogue d'exposition).
  • Eugène Trutat (1840-1910), la photographie au service des sciences, Archives municipales de Toulouse, 2010 (exposition).
  • Objectifs Pyrénées, sur les traces d'Eugène Trutat, Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, 2011. Monographie : Eugène Trutat, savant et photographe, 2011. (ISBN 978-2-906702-21-9).
  • Regard'Ailleurs, Voyage en Algérie, Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, 2011 (exposition).
  • Eugène Trutat, un regard sur le Couserans, palais des Evêques à Saint-Lizier en Ariège, 2012 (exposition).
  • Regard photographique d'Eugène Trutat (1840-1910) sur les sciences, muséum d'histoire naturelle et musée de l'abbaye de Gaillac (du 29 juin au 3 novembre 2013. Monographie : Bertrand de Vivies, Luce Lebart, Frédérique Gaillard et Donatien Rousseau, Le Tarn : Regard Photographique (1840-1910), Éditions Grand Sud, Albi, 2013 (ISBN 978-2363780416).
  • Biarritz par Georges Ancely et Eugène Trutat, Aquarium de Biarritz, Biarritz (du 11 juillet 2016 au 8 janvier 2017) Monographie : Bruno Fay, Marc Ancely, Frédérique Gaillard, Luce Lebart et Patrice Guérin, Biarritz par Georges Ancely et Eugène Trutat, Aquarium de Biarritz, Biarritz, 2016.
  • Frédérique Gaillard, « Sciences, enseignement et photographie : les indissociables activités d’Eugène Trutat (1840-1910) » In La plaque photographique. Un outil pour la fabrication et la diffusion des savoirs (XIXe-XXe siècles), sous la direction de Denise Borlée et Hervé Doucet, Institut d’Histoire de l’art (EA 3400), Presses Universitaires de Strasbourg, 2019.
  • Eugène Trutat et Amélie Galup, La Galerie de Saint-Antonin, Saint-Antonin-Noble-Val (du 19 août au 1er novembre 2017) Monographie : Claude Harmelle, Frédérique Gaillard, Luce Lebart et Claire Bonnafé, Eugène Trutat et Amélie Galup, Photographes autour de Saint-Antonin, au XIXe siècle, Société des Amis du Vieux Saint Antonin, 2017 (ISBN 978-2-9529944-1-5).

Filmographie

  • Emma Fariñas, Instants saisis, Mira productions (documentaire), Toulouse, 2015. Critique du documentaire : Valentine Châtelet, Instants saisis, film documentaire de valorisation d’un fonds photographique patrimonial, Hypothèses, 2015 (en ligne).
  • Christophe Giffard, Museum Collection Eugène Trutat, radiodynamique.net (documentaire), Toulouse, 2014 (< en ligne).

Articles connexes

Liens externes

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Antonin Perbosc

Antonin Perbosc (prénoms à l'état-civil Antoine Crépin), né à Labarthe (Tarn-et-Garonne) le 25 octobre 1861 et mort à Montauban le 6 août 1944, est un ethnographe et poète occitan. Militant pour la décentralisation, contre l’exode rural, pour la démocratie ainsi que la laïcité, Perbosc a participé à la création de nombreuses revues littéraires en Occitanie.

Capitole de Toulouse

Le Capitole est un monument de la ville française de Toulouse, qui abrite aujourd’hui l'Hôtel de ville et le théâtre du Capitole. Sa construction a été décidée par les Capitouls en 1190, afin d’y établir le siège du pouvoir municipal. Il est l’emblème de la ville et c’est l’emplacement du pouvoir municipal depuis plus de huit siècles. Le Capitole est entouré par la place du Capitole à l'ouest, la rue de la Pomme et la rue du Poids de l'Huile au sud, le square Charles-de-Gaulle et la rue Ernest Roschach à l'est et la rue Lafayette au nord.

Casino de Vernet-les-Bains

Le casino de Vernet-les-Bains est un casino des années 1880 situé à Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales.

Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi

La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi est le siège de l'archidiocèse d'Albi, dans le département du Tarn en France. Elle est construite sur un piton rocheux qui domine le Tarn. Deux siècles auront été nécessaires pour son édification, de 1282 à 1480.

L'édifice surprend par le contraste entre son allure extérieure austère de forteresse militaire et la richesse picturale et sculpturale de son intérieur. Monument sans égal, elle affirme sa puissance à travers un style typique du Sud-Ouest de la France, le gothique méridional. Son style, unique, est renforcé par sa décoration intérieure.

La cathédrale Sainte-Cécile, classée avec la cité épiscopale d'Albi depuis le 31 juillet 2010 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, est aujourd'hui l'une des cathédrales les plus visitées de France. Le siège archiépiscopal (d'Albi, Castres et Lavaur) est occupé par Mgr Jean Legrez. Le curé-archiprêtre de la cathédrale est le père Paul de Cassagnac.

En plus de son statut d'église archiépiscopale, elle a été élevée au titre de basilique mineure, dignité donnée par le pape Pie XII le 9 mai 1947. Les célébrations ont été présidées par Mgr Roncalli, nonce apostolique à Paris, futur pape Jean XXIII.

Crue de la Garonne en 1875

La crue de la Garonne du 25 juin 1875 détruit environ 1 400 maisons à Toulouse,

Les principaux dégâts de la crue de Toulouse de 1875:

Dégâts photographiés par Eugène Trutat à Toulouse

Plaques de niveau

Dolmen de Chardonnet

Le dolmen de Chardonnet est un dolmen situé à La Canourgue, en France.

Ethnographie

L’ethnographie est le domaine des sciences sociales qui étudie sur le terrain la culture et le mode de vie de peuples ou milieux sociaux donnés. Cette étude était autrefois cantonnée aux populations dites alors « primitives ». Par la suite son champ s'est étendu à tout peuple ou milieu : l'ethnographie peut par exemple étudier le milieu geek, la pratique de la recherche mathématique, ou encore les jeunes ados néerlandais d'aujourd'hui.

Le mot ethnographie est composé du préfixe « ethno » (du grec έθνος, peuple, nation, ethnie) et du suffixe « graphie » (au grec γράφειν, écrire), pour signifier description des peuples.

Expositions universelles de Paris

Cet article traite des différentes Expositions internationales et nationales qui se sont tenues à Paris, et qui ont en partie façonné la capitale française que l'on connaît aujourd'hui.

Fonds photographique Eugène Trutat

Le fonds photographique Eugène Trutat (dit fonds Trutat) est une collection photographique qui est détenue par la Ville de Toulouse (Haute-Garonne, France) et dont la gestion est répartie entre trois organismes culturels municipaux ou intercommunaux : le Muséum de Toulouse, la Bibliothèque municipale et les Archives municipales de Toulouse.

Les photographies qui composent le fonds ont été prises par le pyrénéiste Eugène Trutat (1840-1910), pionnier de la photographie de montagne. Elles représentent un grand nombre de paysages et scènes du Grand Sud-Ouest français, et en particulier du massif des Pyrénées, prises à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle (de 1859 à 1910 précisément).

Outre sa valeur scientifique et ses qualités techniques et esthétiques, le fonds a pour principales spécificités son ampleur — 20 000 clichés — et sa numérisation intégrale. Une partie du fonds a été mise en ligne sur le site Flickr et dans la bibliothèque Wikimedia Commons.

Georges Ancely

Georges Ancely (né le 1er janvier 1847 à Toulouse, Haute-Garonne, France et mort en 1919) est un commerçant toulousain et photographe amateur connu pour les nombreux clichés du Sud-Ouest de la France qu'il réalisa.

Lanterne magique

La lanterne magique est l'ancêtre des appareils de projection et particulièrement du projecteur de diapositives. Inventée au XVIIe siècle par le père Athanase Kircher en Allemagne et par le père De Châle en France, elle permet de projeter des images peintes sur des plaques de verre à travers un objectif, via la lumière d'une chandelle ou d'une lampe à huile. Tout d'abord baptisée « lanterne de peur » par son inventeur, elle est, après plusieurs appellations successives, renommée « lanterne magique » par le jésuite Francesco Eschinardi en raison de la fascination que ses images exercent sur le public.

Moraine

Une moraine est un amas de débris rocheux (appelé aussi till), érodé et transporté par un glacier ou par une nappe de glace. Certaines moraines sont observables au cours de leur transport, sur ou dans la glace, d'autres sont déposées sur le sol sous-jacent, traces d'anciens glaciers : les matériaux qui se détachent des versants de la montagne sont véhiculés par le glacier et déposés lorsque celui-ci fond, généralement à la même altitude, d'où un empilement rocheux.

Muséum de Toulouse

Le muséum de Toulouse est un musée d'histoire naturelle et d'éthnologie situé dans le Jardin des Plantes de Toulouse, quartier de Busca-Montplaisir. Le Muséum d'histoire naturelle de Toulouse (abréviation officielle : MHNT) abrite une collection de plus de deux millions et demi de pièces sur une superficie d'environ 6 000 m2, sans compter les annexes extérieures. Il est le deuxième plus grand de France après le Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) de Paris.

Photothèque du muséum de Toulouse

La photothèque du muséum de Toulouse est un service interne du muséum de Toulouse. Rattachée au domaine Patrimoine, la photothèque fait partie du service Bibliothèque et documentation. Elle a plusieurs missions, car elle gère, centralise et met à la disposition de tous, les campagnes photographiques réalisées au sein de l'établissement (reportages et prises de vue en studio). Depuis plusieurs années, le travail de la photothèque vise aussi à remettre aux normes de conservation, inventorier et numériser les collections photographiques. Cela nécessite des recherches historiques et techniques très précises, un relais étroit avec le service conservation du musée ainsi que des échanges avec des spécialistes (autres musées, donateurs, universitaires, etc.). Après identification, une étude est menée sur la vie des photographes et le contexte des prises de vue de chaque période et zone géographique concernées. Elle procède à un enrichissement de ses collections par des dons ou achats de photographies anciennes pour continuer à enrichir ses fonds.

Plaque photographique

Une plaque photographique est un support photographique constitué d'une plaque de verre de dimension déterminée et d'une couche d'émulsion photographique.

Pont Saint-Michel (Toulouse)

Le pont Saint-Michel est un pont traversant la Garonne à Toulouse.

Prosper Estieu

Prosper Estieu, né à Fendeille (Aude) le 7 juillet 1860 et mort à Pamiers (Ariège) le 11 décembre 1939, est un poète français d'expression française et occitane. Il repose à Fendeille.

Ses poésies furent publiées dans diverses revues telles que la Poésie moderne, la Revue méridionale et la Revue félibréenne. Il fut le fondateur de la revue Montségur et un ami de Déodat Roché, qu'il rencontra en juin 1900 à Rennes-le-Château, où il était instituteur laïque.

Après un début de carrière jalonnée de nombreuses mutations de poste, en 1903, il est nommé instituteur sur la commune de Raissac-sur-Lampy où il va trouver un cadre propice à ses nombreuses activités,y rester pendant vingt ans, jusqu'à sa retraite.

Il fonda plusieurs écoles félibréennes : l’Escola Audenco en 1892, à Carcassonne, l’Escolo Moundino, à Toulouse et l’Escolo de Mont-Segur en 1894, et l’Escòla occitana en 1919. Il fut élu Majoral du Félibrige en 1900 (Cigalo de l'Ort, o de Lansargue).

Prosper Estieu fit de Castelnaudary, où il prit sa retraite en 1923, un centre félibréen très actif. Il fonda los Grilhs del Lauraguès (les grillons du Lauragais) et le Colètge d'Occitania (1927) et fut à l'origine de nouvelles écoles félibréennes à Albi, Mazamet et Carcassonne.

C'est dans le bulletin Mount-Segur (1896-1899 et 1901-1904), organe de l'école félibréenne du même nom, qu'il livre les premiers essais de la réforme graphique entreprise avec son collègue Antonin Perbosc et qui devait servir de base à la graphie classique de l’occitan.

L’académie du Languedoc à Toulouse décerne chaque année le prix Prosper Estieu.

Stéréoscopie

La stéréoscopie (du grec stéréo- : solide, -scope : vision) est l'ensemble des techniques mises en œuvre pour reproduire une perception du relief à partir de deux images planes.

La désignation récente « film en 3D » est employée par anglicisme et par méconnaissance de la terminologie correcte : film stéréoscopique ou film en stéréoscopie.

La stéréoscopie est née juste avant la photographie (le stéréoscope de Charles Wheatstone a été publié quelques mois avant les travaux de Louis Daguerre et de William Henry Fox Talbot), bien que des traces plus anciennes dans des interrogations et expérimentations picturales soient trouvées. Ainsi, la collection Jean-Baptiste Wicar du Palais des beaux-arts de Lille conserve deux dessins distinguant les visions d'un même sujet pour chaque œil, exécutés par Jacopo Chimenti, peintre de l'école florentine (1554 - 1640). Un couple de dessins en stéréo du XIIIe siècle a même été retrouvé dans une bibliothèque à Oxford (Gérard Fieffé, Bulletin du Stéréo-Club Français, no 673, octobre 1983).

Elle se base sur le fait que la perception humaine du relief se forme dans le cerveau lorsqu'il reconstitue une seule image à partir de la perception des deux images planes et différentes provenant de chaque œil.

Il existe, pour réaliser ces images, aussi bien que pour les observer, une grande variété de moyens, à la description desquels plusieurs centaines de livres ont été consacrés.

Émile Cartailhac

Émile Cartailhac, né en 1845 à Marseille et mort en 1921 à Genève, est un préhistorien français qui a contribué à faire admettre l'existence d'un art pariétal paléolithique après l'avoir mise en doute.

Il fut le premier à enseigner l'archéologie préhistorique dès 1882.

Pictograms-nps-land-spelunking-caves-2.svg Spéléologie et société : spéléologues
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