Esdras

Esdras (en hébreu : עזרא, Ezra) est un personnage du livre d'Esdras et du livre de Néhémie, qui font partie de la Bible hébraïque. Il est issu de la tribu de Lévi et descend d'Aaron. Ce prêtre et scribe juif a mené environ 5 000 exilés Judéens de Babylone à Jérusalem en Il a reconstitué la communauté juive dispersée sur le fondement de la Torah, en mettant l'accent sur la loi mosaïque. Il a convaincu les Juifs mariés à des étrangères de renvoyer leurs femmes et leurs enfants, et a apporté une lecture précise de la Torah. Esdras est grandement respecté dans la tradition juive. Sa connaissance de la Torah est considérée comme égale à celle de Moïse.

Esdras a reçu le titre honorifique de scribe et est appelé Esdras le Scribe (en hébreu : עזרא הסופר, Ezra HaSofer) dans la tradition juive. Il est aujourd'hui chez les juifs le symbole des courants anti-diaspora juive[1]. Il est également le symbole de l'importance de l'étude de la Torah, et ce même en dehors de la Terre d'Israël : étudier la Torah en diaspora est plus important que de reconstruire le Temple[2].

CodxAmiatinusFolio5rEzra
Portrait d'Esdras, illustration du Codex Amiatinus.

Récit biblique

La 7e année d'Artaxerxès Ier Longue-Main, roi de Perse ( à ), Esdras est chargé par le roi de se rendre à Jérusalem pour y faire une enquête civile et religieuse sur les conditions d’existence de la communauté juive et pour l'exhorter à observer la loi de Dieu (v. 14). Esdras détient une lettre du roi, ordonnant aux autorités de la province située au-delà du fleuve de livrer au scribe l’argent et les vivres nécessaires au service du Temple, et d'exempter d'impôts ceux qui s'occupent de la maison de Dieu (v. 21, 24). Esdras est autorisé à conduire en Judée un nouveau groupe d’exilés juifs, 80 ans après ceux qui ont accompagné Zorobabel et le grand prêtre Josué en

En rassemblant et inspectant les Juifs désireux de retourner en Judée, Esdras ne trouve aucun Lévite de rang inférieur ; il le fait savoir à leur chef qui en persuade quelques-uns de se joindre à Esdras. Après avoir jeûné et recherché la direction de Dieu pour le voyage, le groupe de 1 700 hommes part le 12e jour du 1er mois de la 7e année d’Artaxerxès 458- (Esd. 8.1-23, 31). Esdras atteint Jérusalem 4 mois plus tard (7.8). Il remet aux responsables de la maison de Dieu les ustensiles qu’il a reçus pour elle ; il offre des holocaustes et transmet les ordres du roi aux gouverneurs des pays au-delà du fleuve (8.33-36).

Esdras est profondément affligé de découvrir que des Juifs de Judée et même des cohanim exilés ont, contrairement à la Torah, épousé des femmes païennes : il réussit à persuader la plupart d'entre eux de se séparer de ces étrangères (ch. 9 et 10). Treize ans plus tard, lorsque Néhémie, revenu à Jérusalem, en a restauré les murailles, Esdras préside à la lecture de la loi de Moïse au peuple (Ne 8).

Éléments historiques

Selon Flavius Josèphe, Esdras mourut vers l'époque où Eliachib devint grand-prêtre (Ant. 11.5.5) ; il fut sans doute contemporain d’Eliachib. (Ne 3.1; 13.4, 7, 28)

Selon (Esd 7), Esdras a été envoyé avec d'autres exilés à Jérusalem par le roi perse Artaxerxès I en  ; il avait probablement été l'équivalent d'un secrétaire d'État aux affaires juives. On l'avait autorisé à imposer l'observation de la loi juive et à nommer des responsables de l’État juif. On n’entend plus parler de lui jusqu'à ce qu'il lise la loi en public (Ne 8) en , après sans doute être retourné en Perse pour un certain temps. On a suggéré que l'auteur d’Esdras et de Néhémie a confondu Artaxerxès I et II et a ainsi placé par erreur Esdras avant Néhémie. Mais s'il était venu à Jérusalem en 398, une telle erreur aurait été relevée par ceux qui avaient été les témoins des événements ou qui en avaient entendu parler par leurs parents.

Midrash

Dans certains courants de traditions juives, on prête à Esdras l'équivalent de la stature de Moïse qui aurait lui aussi mérité de recevoir la Torah. Ces courants le créditent de la rédaction de son livre et de celle des Chroniques.

Esdras a créé la Grande Assemblée de 120 sages dont auraient fait partie les prophètes Aggée, Malachie et Zacharie ainsi que Daniel. Cette assemblée évolua avec le temps pour devenir le Sanhédrin, tribunal suprême et arbitre de la loi juive. Sous son autorité, cette assemblée aurait édité les livres de Daniel, Esther et Ézéchiel.

Esdras aurait aussi été le disciple de Baruch ben Neria, le scribe du prophète Jérémie.

Selon le Talmud Meguilah 15b, il y aurait débat sur l'identité de Malachie. Selon une opinion, ce serait son nom. Selon une autre opinion, il serait en réalité Ezra[3].

Islam

Dans le Coran

Esdras est identifié par certains exégètes du Coran à Ozaïr ou Uzayr (en arabe : عزير) de par la forte similarité de leurs noms. D'après le texte coranique, dans lequel il n'est cité qu'une fois, des Juifs auraient divinisé Uzayr en lui attribuant le titre de "Fils de Dieu" dans l'optique de lui attribuer une nature divine, comme l"explique la sourate du Coran « L’Immunité ou le Repentir », IX, 30 dit : « Les Juifs ont dit : « Uzayr, fils de Dieu » et les Chrétiens ont dit : « Le Messie, fils de Dieu ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Que Dieu les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ? »[4]

L’identification du personnage ‘Uzayr est complexe. Pour Newby, cette construction a pu se construire par identification d'Uzayr à Hénoch et par référence à son élévation au ciel. Dans certains apocryphes juifs, Hénoch se « serait métamorphosé en un personnage divin ». Pour Bar-Asher, le transfert de croyances d'Hénoch à Uzayr qui expliquerait l'accusation coranique, n'est qu'une "simple hypothèse.[4] Leszynsky et Casanova l’ont rapproché, au début du siècle du démon Azazel. Plus tard, Ginzberg l’a associé à Malachie en supposant une mésinterprétation du texte biblique par Mahomet. Schwarzbaum a montré dans une étude sur les traditions orales une confusion dans certaines traditions entre ‘Uzayr et Jérémie tandis que d’autres auteurs ont conservé l’identité traditionnelle d’Esdras et d’’Uzayr[5].

Comerro, quant à lui, rappelle une tradition islamique selon laquelle Uzayr serait le compagnon de captivité de Daniel. Les traditionalistes musulmans auraient confondu Esdras et Azarias, les deux noms étant très proches. Selon cette hypothèse, l’accusation coranique découlerait d’une confusion entre ce personnage biblique et un « quatrième [personnage] à l'aspect d'un fils de Dieu », périphrase désignant un ange dans le cantique des hébreux dans la fournaise[5].

Ce verset a un but polémique pour accuser les juifs, comme les chrétiens, d'avoir perverti le monothéisme pur. La position de ce verset, associé à d'autres versets polémiques, montre l'appartenance à cette rhétorique polémique[4]. Pour Comerro, cette sourate s’inscrit dans une volonté de « guerre », physique et religieuse, pour instituer l’islam et dans un contexte « d'une polémique doctrinale contre deux religions constituées de la part d'une troisième qui est en train de s'élaborer »[5]. Le verset 31 accentue encore la polémique puisqu’il accuse les juifs et les chrétiens d’avoir fait des docteurs et des moines des « Seigneurs autres que Dieu ». D’autres versets coraniques accusent aussi les chrétiens et les juifs de s’élever comme communauté au rang de « fils de Dieu »[5].

Dans les traditions musulmanes

Même s'il n’est cité qu’une fois dans le Coran, les traditions islamiques l’associent à d’autres versets. Ils l’associent à la résurrection, à la guérison de l’aveugle et du paralysé... « II semble bien que les traditionalistes musulmans ont eu recours à la figure parfaitement constitué du Messie des chrétiens afin de mieux déterminer l'identité aléatoire de celui que le Coran avait élevé au rang de « fils de Dieu » »[5].

Le pseudoépigraphe Quatrième livre d’Esdras (rejeté par le judaïsme rabbinique) est utilisé par les traditionalistes pour composer le récit d’une restauration des Écritures juives par Uzayr[4]. Ce livre était alors connu en arabe par des traductions chrétiennes[6]. La mise en place de la figure d’Uzayr au sein du corpus traditionnel s’appuie à la fois sur une vision positive, issue des traditions juives mais aussi sur une vision négative, les traditions chrétiennes ayant accusé Esdras d’être à l’origine d’une falsification de la Bible. Ce second aspect est présent, par exemple, chez Ibn Hazm[4],[5].

Les traditionalistes musulmans tardifs ont « en dépit du texte » limité cette accusation générale de divinisation d'Uzayr à un seul groupe ou à un seul individu[5], probablement suite à des contacts avec des juifs qui ont permis la négation par ceux-ci de la fausse accusation[6]. Cette thèse est surtout présente dans l’exégèse médiévale[4]. Suivant cette tradition, et en s’appuyant sur un écrit d’Ibn Hazm, plusieurs auteurs (Hirschberg, Szyszman) ont pensé que cette accusation désignait une secte juive particulière[5]. Pour Bar-Asher, « aucune source juive ne corrobore l'accusation coranique »[4].

Exégèse critique

Baruch Spinoza dans son Traité théologico-politique de 1670, rejette l'idée que Moïse ait écrit le Pentateuque et suppose qu'Esdras est le véritable auteur d'une histoire du peuple hébreu qui irait du livre de la Genèse au Second livre des Rois (mais en ôtant le Deutéronome)[7]. Selon Richard Friedman, Esdras est le rédacteur (R) qui a recombiné les textes J, E, P et D selon un modèle de la théorie documentaire. « C'est lui qui créa véritablement la Torah »[8].

Notes et références

  1. (en) Ehud Ben Zvi, The Concept of Exile in Ancient Israel and Its Historical Contexts, ed. Walter de Gruyter, 2010, p. 341.
  2. Talmud, traité Mégila.
  3. Voir, Feinstein, 2014, p. 29, note 1.
  4. Bar-asher, « uzayr » dans Dictionnaire du Coran, 2007, p. 892 et suivantes.
  5. Viviane Comerro, « Esdras est-il le fils de Dieu? », Arabica, vol. 52, no 2,‎ , p. 165–181 (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2018).
  6. (en) « Uzayr », Encyclopedia of Islam, vol. 10, Brill, p. 960.
  7. Thomas Römer, « La construction du Pentateuque, de l'Hexateuque et de l'Ennéateuque : Investigations préliminaires sur la formation des grands ensembles littéraires de la Bible hébraïque », dans Thomas Römer et Konrad Schmid, Les dernières rédactions du Pentateuque, de l'Hexateuque et de l'Ennéateuque, Louvain, Presses universitaires de Louvain, (lire en ligne), p. 11.
  8. Qui a écrit la Bible ?, p. 240.

Annexes

Bibliographie

  • Richard Friedman, Qui a écrit la Bible ? La prodigieuse quête des auteurs de l'Ancien Testament, Exergue, (1re éd. 1997), 307 p. (ISBN 978-2-36188-059-0)
  • (en) Rabbin David Feinstein, Kol Dodi on the Haftaros : Comments, Insights, and Their Connection to The Parashah, édité par le rabbin Nosson Scherman, ArtScroll Mesorah Publications, New York, 2014 (ISBN 1-4226-1474-3 et 978-1-4226-1474-7)

Articles connexes

Liens externes

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Ancien Testament

L'Ancien Testament ou Ancienne Alliance (en grec : ἡ Παλαιὰ Διαθήκη // hê Palaià Diathếkê) ou Premier Testament est l'expression utilisée dans la tradition chrétienne pour désigner l'ensemble des écrits de la Bible antérieurs à Jésus-Christ. L'Ancien Testament est donc la Bible juive (également appelée Bible hébraïque ou Tanakh). Pour les chrétiens, il forme la première partie de la Bible, la deuxième partie, appelée Nouveau Testament, étant constituée de l'ensemble des livres relatifs à la vie de Jésus-Christ (Évangiles, Actes des Apôtres, Épîtres, Apocalypse).

Apocalypse d'Esdras

Le quatrième Livre d'Esdras ou Apocalypse d'Esdras est un livre biblique pseudépigraphe attribué au scribe israélite Esdras et écrit au Ier siècle. Il relève du genre apocalyptique. Il figure dans nombre d'éditions de la Bible en langue anglaise et est inclus en annexe de nombreuses autres ; apparaissant dans la Vulgate sous le nom de 4 Esdras, en vieux-slave et en russe sous le nom de 3 Esdras, il est couramment désigné sous celui de 2 Esdras dans la tradition anglophone. Il figure parmi les apocryphes selon les Trente-neuf articles et est considéré comme tel par de nombreuses Églises protestantes, notamment.

Artaxerxès Ier

Artaxerxès Ier (en vieux perse : 𐎠𐎼𐎫𐎧𐏁𐏂 / Artaxšacā ; en persan : اردشیر یکم / Ardeshir ; en grec ancien : Ἀρταξέρξης / Artaxérxês) est un grand roi achéménide ayant régné de -465 à -424. Manéthon l’appelle Artaxerxês et lui compte quarante et un ans de règne (Africanus).

Championnats du Guatemala de cyclisme sur route

Les championnats du Guatemala de cyclisme sur route sont les championnats nationaux de cyclisme sur route organisés par la Fédération cycliste du Guatemala.

Codex Vaticanus

Le Codex Vaticanus (Vat. gr. 1209; Gregory-Aland no. B ou 03) est un manuscrit sur vélin en écriture grecque onciale daté du IVe siècle conservé à la Bibliothèque apostolique vaticane. Il s’agit du plus ancien manuscrit connu qui transmet le texte quasiment complet de l’Ancien et du Nouveau Testament. Cependant, le manuscrit n'est pas complet et des portions sont manquantes.

Darius Ier

Darius Ier dit le Grand (né vers 550 av. J.-C., mort en 486 av. J.-C. ; son nom en grec : Δαρεïος A' Dareiôs, en persan : Dārayawuš ou Dāriyūš ou Dārayavahuš داريوش بزرگ « Celui qui soutient le Bien » ou داریوش Dariush, en babylonien : Dariamuš, en élamite : Dariyamauiš ou Da-ri-(y)a-ma-u-iš, en araméen : Dryhwš, en hébreu : Darjaweš דריווש הראשון, en latin : Darius) est le troisième grand roi (ou quatrième si on compte Bardiya) de l'Empire perse ; il appartient à la dynastie perse des Achéménides.

Darius est le fils d'Hystaspès, le petit-fils d'Arsamès et le frère d'Artaban. Dans son inscription à Behistoun, Darius se présente comme descendant en droite ligne d'Achéménès, mais il s'agit sans doute, contrairement à ce qu'il affirme, d'une branche qui n'a pas produit de rois jusqu'à lui.

Darius porte les titres auliques de « porte-carquois » de Cyrus II, puis de « porte-lance » de Cambyse II lors de la conquête de l'Égypte. Il épouse une des filles de Gobryas, l'un des sept conjurés, qui lui donne trois fils dont Artobarzanès l'aîné, et Ariabignès.

Il est mentionné dans six Livres de l'Ancien Testament dont Esdras et Daniel.

Esdras Alfred de Saint-Georges

Joseph Esdras Alfred de St-Georges (4 août 1849-19 juin 1890) fut un avocat, médecin et homme politique fédéral du Québec.

Esdras Minville

Esdras Minville (7 novembre 1896 à Grande-Vallée — 9 décembre 1975 à l'âge de 79 ans) était un économiste, un sociologue et un écrivain québécois. Doyen de la Faculté des sciences sociales de l'Université de Montréal, il fut le premier canadien-français à prendre la tête de HEC Montréal. Défenseur de la doctrine sociale de l'Église, il aida à fonder plusieurs coopératives dans la province, dont celle de Grande-Vallée qui attira une soixantaine de familles et servit de modèle pour les autres. Collaborateur à la commission Rowell-Sirois et membre de la Commission royale d'enquête sur les problèmes constitutionnels (Commission Tremblay), il présida la chambre de commerce de Montréal en 1947. Ses idées nationalistes se rapprochaient de Victor Barbeau, François-Albert Angers et Lionel Groulx.

Ketouvim

Les Ketouvim (en hébreu כתובים) forment la troisième et dernière partie du Tanakh (Bible hébraïque), après la Torah (Pentateuque) et les Nevi'im (Prophètes).

On traduit souvent Ketouvim par le terme Autres Écrits en français, le mot כתובים signifiant littéralement « écrits ». On les désigne aussi par l'expression Livres Hagiographes ou simplement Hagiographes.

Dans la tradition textuelle juive, le Livre des Chroniques est compté comme un seul livre. Ezra et Néhémie sont également regroupés dans un seul livre appelé "Esdras". Il y a donc onze livres au total dans cette section, selon l'énumération suivante.

L'Action nationale

L'Action nationale est une revue mensuelle publiée au Québec. Il s'agit de l'organe officiel de la Ligue d'action nationale.

La revue diffuse des analyses critiques traitant des réalités sociales, culturelles, linguistiques et économiques du Québec.

Issue d'abord du courant clérico-nationaliste, L'Action nationale se laïcise et se tourne progressivement vers le discours indépendantiste et se fait la porte-parole des principaux courants d'inspiration nationaliste lors de la Révolution tranquille et au moment des premiers succès du Parti québécois. L'évolution de la revue est marquée par le passage - significatif dans l'histoire du Québec - d'un nationalisme canadien-français à un nationalisme québécois (années 1960).

Aujourd'hui, l'équipe du périodique présente son activité en ces termes : « L’Action nationale est publiée par la Ligue d’action nationale dont la mission est d’être un carrefour souverainiste où se débattent les aspirations de la nation québécoise comme collectivité de langue française suivant une tradition de réflexion critique, d’indépendance et d’engagement, à partir des situations d’actualité qui renvoient aux enjeux fondamentaux de notre avenir collectif ».

Depuis 1917, plus de 17 000 auteurs ont signé des articles pour L'Action nationale. Ses pages ont accueilli les textes d'intellectuels québécois tels André Laurendeau, Pierre Vadeboncœur, Pierre Elliott Trudeau, Lionel Groulx, Marcel Rioux, Richard Arès, Fernand Dumont et Esdras Minville.

Depuis 1999, Robert Laplante est le directeur de la revue.

Liste des livres de la Bible

L'établissement d'une liste de canonicité de livres fondateurs est toujours le fait d'une autorité. Il en va ainsi tant pour le canon de la Septante, peut-être imité d'une chronologie alexandrine, que pour le canon de la Bible hébraïque ou encore pour le canon des écritures défini au Concile de Trente.

Livre d'Esdras

Le Livre d'Esdras (ou Ezra) est un livre de la Bible hébraïque et de l'Ancien Testament. Il existe quatre livres portant ce nom, appelés différemment selon des traditions littéraires très complexes.

Livre de Néhémie

Le Livre de Néhémie est un livre de la Bible hébraïque et de l'Ancien Testament. Il est appelé ainsi dans les canons hébraïque et protestant et correspond à II Esdras dans le canon catholique.

Dans les textes massorétiques, il fait partie du Livre d'Esdras jusqu'en 1448.

Le livre couvre une période de douze ans (-445/-433).

Le livre de Néhémie raconte les progrès et les difficultés de l'œuvre à Jérusalem après le retour des Juifs de la captivité babylonienne.

Livres des Chroniques

Les Livres des Chroniques forment un livre du Tanakh, originellement rédigé aux alentours du IVe siècle av. J.-C. comme un seul livre et dont la division en deux parties est tardive, initialement dans la Septante (LXX) puis, depuis la Vulgate dans les canons chrétiens et, finalement, à partir du XVe siècle, dans le texte hébreu. On distingue ainsi généralement le Premier Livre des Chroniques (1 Ch) et le Deuxième Livre des Chroniques (2 Ch).

Les Chroniques proposent une histoire d'Israël depuis la création jusqu'au terme de l'Exil à Babylone, présentant d'abord de longues généalogies jusqu'à l'époque du roi David puis insistant ensuite sur la période des rois de Juda.

Michel Esdras Bernier

Michel-Esdras Bernier (8 septembre 1841-27 juillet 1921) fut un Notaire, homme d'affaires et homme politique fédéral du Québec.

Néhémie

Néhémie (hébreu : נְחֶמְיָה Ne'hemya, « YHWH a consolé ») est un personnage du livre de Néhémie, qui fait partie de la Bible hébraïque ou Ancien Testament. Il est une figure majeure du retour à Sion, considéré comme le principal maître d'œuvre de la reconstruction des murailles de Jérusalem et comme l'auteur principal du livre de Néhémie.

Prix Esdras-Minville

Le prix Esdras-Minville est un prix québécois décerné entre 1978 et 1998 par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour honorer une personne s’étant distinguée dans le domaine des sciences humaines. Il a été nommé en l’honneur d’Esdras Minville.

Ce prix ne doit pas être confondu avec le prix homonyme attribué par HEC Montréal depuis 2007, visant à souligner les contributions de l'un de ses professeurs au rayonnement externe de l'établissement.

Tanakh

Tanakh (en hébreu תנ״ך), est l'acronyme

de l’hébreu « תּוֹרָה - נביאים - כתובים », en français : « Torah - Nevi'im - Ketouvim », formé à partir de l'initiale du titre des trois parties constitutives de la Bible hébraïque :

T ת : la Torah תּוֹרָה (la Loi ou Pentateuque) ;

N נ : les Nevi'im נביאים (les Prophètes) ;

K ך : les Ketouvim כתובים (les Autres Écrits ou Hagiographes).On écrit aussi Tanak (sans h à la fin). Le Tanakh est aussi appelé Miqra מקרא,

Terminologie : Tanakh, Ancien Testament et Bible hébraïque.

La division que reflète l'acronyme Tanakh est bien attestée dans des documents de l'époque du Second Temple, dans le Nouveau Testament chrétien et dans la littérature rabbinique, à ceci près qu'au cours de cette période l'acronyme en question n'était pas utilisé ; le terme correct était Miqra (« Lecture », renvoyant à une fonction liturgique du texte), par opposition à Mishna (« Enseignement », « Répétition ») ou Midrash (« Exégèse »). Le terme Miqra continue à être utilisé de nos jours, aux côtés de Tanakh pour dénommer les Écritures hébraïques. En hébreu moderne parlé, Miqra possède néanmoins une connotation plus formelle que Tanakh.

Les livres inclus dans le Tanakh étant pour la plupart écrits en hébreu, on l'appelle également la Bible hébraïque. Bien que l'araméen se soit introduit en bonne partie dans les livres de Daniel et d'Esdras, ainsi que dans une phrase du Livre de Jérémie et un toponyme de deux mots dans le Sefer Bereshit (Livre de la Genèse), ces passages sont écrits dans la même écriture hébraïque. Les passages en araméen sont les suivants : Esdras 4.8, 4.7 et 12.26 ; Jérémie 10.11 ; Daniel 2.4 à 7.28

Selon la tradition juive, le Tanakh est constitué de vingt-quatre livres : la Torah contenant cinq livres, les Nevi'im huit, et les Ketouvim onze.

La Bible hébraïque a exactement le même contenu que l’Ancien Testament protestant mais les livres sont présentés et classés différemment, les protestants comptant trente-neuf livres, et non vingt-quatre.

Ceci est dû au fait que les Chrétiens ont choisi de subdiviser certains livres de la religion juive.

Cependant, l'expression Ancien Testament, utilisée dans la tradition chrétienne, peut paraître péjorative pour des Juifs. D'une part, elle peut être perçue comme une volonté de s'approprier arbitrairement les textes de la religion juive et d'autre part, selon la foi juive, il ne saurait exister de Nouveau Testament hors des textes massorétiques. Tout ceci étant relatif, puisque le christianisme est issu du judaïsme et que les proto-chrétiens étaient eux-mêmes tous Juifs, il résulte que l'expression « Premier Testament » est parfois considérée comme plus respectueuse envers la tradition juive.

En tant que telle, une distinction technique peut être tracée entre le Tanakh et le corpus similaire mais non identique que les Chrétiens protestants nomment Ancien Testament. L'expression de Bible hébraïque est donc préférée par certains érudits, car elle recouvre les aspects communs du Tanakh et de l'Ancien Testament en évitant les biais partisans.

L’Ancien Testament catholique et orthodoxe contient sept Livres non inclus dans le Tanakh. Ils sont appelés Livres deutérocanoniques (lit. « canonisés secondairement » c'est-à-dire canonisés ultérieurement). Ils sont tirés de la Septante, version grecque étendue du Tanakh. Ainsi, dans les Bibles chrétiennes, les Livres de Daniel et d'Esther peuvent contenir des textes deutérocanoniques, n'ayant été inclus ni dans le canon juif ni dans le canon protestant.

Traductions de la Bible

La Bible hébraïque (Tanakh) est écrite en hébreu à l'exception de certains passages des livres de Daniel, Esdras, et Jérémie qui sont en araméen. Au IIIe siècle av. J.-C., une version des livres qui formeront par la suite la Bible est traduite en grec à Alexandrie. Elle est appelée la Septante. C'est à partir de cette version en grec que sera formé l'Ancien Testament (AT) chrétien. À partir du Ier siècle, des traductions en araméen apparaissent.

Les différentes parties du Nouveau Testament (NT) ont été écrites en grec.

Les versions en latin de la Bible chrétienne sont élaborées dans un processus qui s'étale du IIe au IVe siècle.

Structure
Versions et traductions
Exégèse biblique
Lieux
Personnages
Peuples
Dieu
Personnages secondaires
Groupes généraux
Groupes spécifiques
Communautés
Créatures du monde invisible

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