Dynastie

Dans les sociétés lignagères, une dynastie (du grec dunasteia, δυναστεία, lui-même dérivé de dunastes, δυνάστης, dirigeant ou officier) est une succession de dirigeants d'une même famille. Les historiens divisent l’histoire de certains États avec les différentes dynasties qui se sont succédé au pouvoir ; il en est ainsi de la Chine, de l’Égypte ancienne ou encore de la Perse.

Différents sens

Une grande partie de l’histoire politique européenne a été façonnée par des dynasties séculaires telles que les Carolingiens, les Capétiens, les Habsbourg, les Stuart, les Hohenzollern ou les Romanov. Jusqu'au XIXe siècle, une des fonctions légitimement acquises d'un monarque était d'agrandir sa dynastie, ce qui revenait à augmenter le pouvoir, la richesse et la superficie des terres de chaque membre de sa famille[1].

On peut également employer le terme de maison pour désigner une dynastie (la maison de Windsor par exemple). Aussi il est à noter qu'on peut désigner par dynastie, toute lignée dirigeante qu'elle soit impériale, royale, ducale ou comtale. Pour finir, on peut se servir d'une référence à une dynastie pour caractériser l'époque d'un objet d'art, d'une tendance ou de tout événement qui se déroula durant son règne (par exemple, un vase de la dynastie Ming). Dans certains cas comme le style Tudor ou l'expansion ottomane, le nom de la dynastie est devenu un adjectif rendant alors inutile le recours au terme dynastie.

Bien que le français contemporain désigne par dynastie toute famille influente (on parle ainsi de la dynastie Rothschild), la dynastie reste encore associée, dans une majeure partie du globe, à la monarchie et est de surcroit perçue comme exclusivement patrilinéaire. En effet les liens de parenté et les héritages sont principalement évalués selon l'appartenance à la descendance d'un ancêtre commun en lignée directe masculine. Cependant, il est arrivé que des personnes appartenant à une dynastie par leur mère en aient parfois adopté le nom en revendiquant alors une position ou un héritage (par exemple dans les Maisons d'Orange, de Bagration ou encore de Habsbourg-Lorraine).

Références

  1. Marta Peguera Poch et Société française de publication de textes en histoire juridique, Aux origines de la réserve héréditaire du Code civil : la légitime en pays de coutumes, XVIe-XVIIIe siècles, Presses universitaires d'Aix-Marseille, (ISBN 9782731406894, OCLC 742304860, lire en ligne)

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

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Abbassides

Les Abbassides sont une dynastie arabe musulmane qui règne sur le califat abbasside de 750 à 1258. Le fondateur de la dynastie, Abû al-Abbâs As-Saffah, est un descendant d'un oncle de Mahomet, Al-Abbas ibn Abd al-Muttalib. Proclamé calife en 749, il met un terme au règne des Omeyyades en remportant une victoire décisive sur Marwan II à la bataille du Grand Zab, le 25 janvier 750.

Après avoir atteint son apogée sous Hâroun ar-Rachîd, la puissance politique des Abbassides diminue, et ils finissent par n'exercer qu'un rôle purement religieux sous la tutelle des Bouyides au Xe siècle, puis des Seldjoukides au XIe siècle. Après la prise de Bagdad par les Mongols en 1258, une branche de la famille s'installe au Caire, où elle conserve le titre de calife sous la tutelle des sultans mamelouks jusqu'à la conquête de l'Égypte par l'Empire ottoman, en 1517.

Almohades

Les Almohades (en arabe : الموحدون (al-Muwaḥḥidūn), en berbère : ⵉⵎⵡⵃⵃⴷⵉⵢⵏ (Imweḥḥdiyen), littéralement « qui proclame l’unité divine »), ou Banou Abd al-Mumin (en arabe : بنو عبد المؤمن, en berbère : ⴰⵢⵜ ⵄⴱⴷ ⵍⵎⵓⵎⵏ), sont un mouvement religieux et politique fondé au début du XIIe siècle, dont est issue la dynastie éponyme d'origine berbère qui gouverne le Maghreb et Al-Andalus entre le milieu du XIIe siècle et le XIIIe siècle.

Le mouvement des Almohades est fondé vers 1120 à Tinmel par Mohammed ibn Toumert, appuyé par un groupe de tribus berbères masmoudiennes du Haut Atlas marocain,. Ibn Toumert prône alors une réforme morale puritaine et se soulève contre les Almoravides au pouvoir à partir de son fief de Tinmel.

À la suite du décès d'Ibn Toumert vers 1130, Abd al-Mumin désigné comme successeur (en arabe "calife") par Ibn Toumert avant sa mort prend la relève, il consolide sa position personnelle et instaure un pouvoir héréditaire, en s'appuyant sur sa tribu, les Koumya de la région de Nedroma ainsi que des Hilaliens. Sous Abd al-Mumin, les Almohades renversent les Almoravides en 1147, puis conquièrent le Maghreb central hammadide, l'Ifriqiya (alors morcelée depuis la chute des Zirides) et les Taïfas. Ainsi, le Maghreb et l'Al-Andalus sont entièrement sous domination almohade à partir de 1172.

À la suite de la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212, les Almohades sont affaiblis et leur empire se morcelle au profit des rois des Taïfas en Al-Andalus des Zianides du Maghreb Central et des Hafsides, et voit l'émergence des Mérinides au Maghreb Al Aqsa qui prennent Fès en 1244. Les Almohades, qui doivent désormais payer tribut aux Mérinides et ne contrôlent plus que la région de Marrakech, sont finalement éliminés par ces derniers en 1269.

Capétiens

Les Capétiens forment une dynastie princière d’origine franque, issue des Robertiens, qui accède en 987 au trône de France lors de l'élection d'Hugues Capet. Ses descendants règnent sur la France sans interruption jusqu'en 1792 (avec la branche directe jusqu'en 1328 puis les branches cadettes des Valois jusqu'en 1589 et des Bourbons), puis à nouveau de 1814 à 1830 avec une interruption pendant les Cent-Jours. Louis-Philippe (quatrième maison capétienne d’Orléans) est le dernier souverain de la dynastie en France. La dynastie capétienne est la dynastie qui a le plus influencé les peuples d'Europe durant le Moyen Âge. Principalement basée en France, les Capétiens ont régné sur : le Royaume de France, le Royaume de Portugal, le Royaume d'Aragon, le Royaume de Navarre, l'Empire latin de Constantinople, le royaume de Pologne, le royaume de Hongrie (successif à celui des Magyars/Avars), un duché dans le Saint-Empire romain germanique et un dans le Royaume d'Angleterre.

Les Capétiens forment traditionnellement la troisième dynastie des rois de France (également appelée « troisième race »), après les Mérovingiens et les Carolingiens. Ils règnent aussi sur d’autres États européens (comme le Portugal, la Bourgogne, Naples, l’Espagne, la Hongrie, la Pologne, le Luxembourg, etc.) et du monde (comme les Courtenay qui étaient empereurs de Constantinople, le Brésil). De plus, avec un seul degré de descendance féminine, presque toutes les dynasties princières européennes sont capétiennes.

On nomme aussi la famille des ancêtres agnatiques d’Hugues Capet les Robertiens, d’après le prénom du bisaïeul de ce dernier, Robert le Fort, marquis de Neustrie mort en 866.

Selon l’historien Karl Ferdinand Werner, les Capétiens constituent la plus ancienne dynastie royale en succession masculine du monde. De fait, avec les deux rois robertiens Eudes et Robert Ier, de 888 à 1848, la dynastie d’Hugues Capet a donné trente-sept rois à la France. Les Capétiens donnent également treize rois à Naples et à la Sicile, onze rois à l’Espagne, quatre rois à la Hongrie, trois rois à la Pologne, deux grands-ducs au Luxembourg, trois empereurs de Romanie (Constantinople) et par voie illégitime trente-deux rois au Portugal et deux empereurs au Brésil.

Les actuels grand-duc Henri de Luxembourg et roi Philippe VI d'Espagne sont des Capétiens.

Le chef actuel de la dynastie des Capétiens est l’aîné de toutes les branches subsistantes, le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou.

Carolingiens

Les Carolingiens (ou Carlovingiens jusqu'à la fin du XIXe siècle) forment une dynastie de rois francs qui régnèrent sur l'Europe occidentale de 751 jusqu'au Xe siècle.

Le terme carolingien, en latin médiéval karolingi, est dérivé de Carolus, qui est à la fois le prénom latinisé de Charles Martel (690-741), l'aïeul de cette dynastie, et celui de son petit-fils Charlemagne (742?-814), considéré comme le plus illustre des rois de cette lignée,,.

Certains historiens, notamment au XIXe siècle, désignent la lignée comme la « seconde race » des rois francs,.

Dynastie Qing

La dynastie Qing (également retranscrit dynastie Ch'ing, ou dynastie Ching, ou dynastie Tsing, chinois : 清朝 ; pinyin : qīng cháo ; Wade : Ch'ing ch'ao ; mandchou : ᡩᠠᡳ᠌ᠴᡳᠩ ᡤᡠᡵᡠᠨ ; Daicing gurun ; mongol : Манж Чин Улс), d'origine mandchoue, est la dernière dynastie impériale à avoir régné sur la Chine, de 1644 à 1912. Elle a succédé à la dernière dynastie ethniquement chinoise, la dynastie Ming. En rébellion ouverte contre les Ming dès 1616, les Mandchous prirent progressivement le pouvoir dans l'ensemble de la Chine, prenant Pékin en 1644 et instaurant un nouveau régime politique, l'empire du Grand Qing (chinois simplifié : 大清国 ou 大清帝国 ; chinois traditionnel : 大清國 ou 大清帝國 ; pinyin : Dà Qīng Dì Guó). La Chine ne fut totalement sous leur autorité qu'en 1683.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'Empire Qing connut un long déclin, affaibli par les conflits internes comme par les pressions internationales, et le régime impérial fut finalement renversé par la révolution chinoise de 1911, laissant la place à la république de Chine. Le règne de la dynastie Qing prit fin le 12 février 1912, avec l'abdication du dernier empereur de Chine, Puyi, alors âgé de six ans.

Dynastie Song

La dynastie Song (chinois : 宋朝 ; pinyin : sòng cháo ; Wade : sung ch'ao ; prononcé /sõŋ tʃao/) est une dynastie qui a régné en Chine entre 960 et 1279. Elle a succédé à la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes et a été suivie par la dynastie Yuan. Il s'agit du premier gouvernement au monde à émettre des billets de banque. Cette dynastie a également vu la première désignation du vrai Nord à l'aide d'une boussole.

L'histoire de la dynastie Song se divise en deux périodes distinctes : les Song du Nord et les Song du Sud. Durant la période des Song du Nord (chinois : 北宋 ; pinyin : běi sòng, 960-1127), la capitale est la ville septentrionale de Bianjing (actuelle Kaifeng) et l'empire s'étend sur la plus grande partie de la Chine historique. La période des Song du Sud (chinois : 南宋 ; pinyin : nán sòng, 1127-1279) est la période durant laquelle les Song perdent le Nord de la Chine au profit de la dynastie Jin. À cette époque, la cour impériale se réfugie au sud du fleuve Yangzi Jiang et la nouvelle capitale est établie à Lin'an (actuelle Hangzhou). Bien que la dynastie ait perdu le contrôle du berceau traditionnel de la civilisation chinoise au bord du fleuve Jaune, son économie ne s'effondre pas pour autant, le Sud de la Chine abritant 60 % de la population de la Chine et la majorité des terres les plus fertiles de la région. La dynastie Song du Sud a considérablement développé et professionnalisé sa force navale pour défendre ses eaux et ses frontières et pour mener des expéditions maritimes vers l'étranger.

Pour repousser les Jin et plus tard les Mongols, les Song ont développé des technologies militaires révolutionnaires, notamment l'usage de la poudre à canon. En 1234, la dynastie Jin est défaite par les Mongols qui mettent la main sur le Nord de la Chine. Möngke, quatrième grand Khan de l'Empire mongol, meurt en 1259 lors du siège de la ville de Chongqing. Son plus jeune frère Kubilai Khan est proclamé nouveau Grand Khan, nomination partiellement soutenue par les Mongols de l'Ouest. En 1271, Kubilai Khan est proclamé empereur de Chine. Après deux décennies de guerres sporadiques, ses armées vainquent définitivement la dynastie Song en 1279. La Chine est de nouveau unifiée sous la dynastie Yuan (1271-1368).

La population chinoise double au cours des Xe et XIe siècles. Cette croissance est due à l'expansion de la culture du riz en Chine centrale et méridionale, à l'usage de riz précoce en Asie du Sud-Est et du Sud et à la production d'abondants surplus alimentaires,. Le recensement des Song du Nord fait état d'une population d'environ 50 millions d'individus, soit bien plus qu'au cours des dynasties Han et Tang. Cette estimation est tirée des Vingt-Quatre Histoires, une compilation de livres historiques faisant référence dans le domaine. Cependant, on estime que la population des Song du Nord atteint les 100 millions de personnes. Cette spectaculaire croissance démographique a suscité une révolution économique dans la Chine pré-moderne. L'expansion de la population est en partie due au retrait graduel du gouvernement central, qui régulait jusqu'alors profondément l'économie de marché. Cette croissance démographique renforce également le rôle de la petite noblesse locale dans l'administration du peuple et des affaires locales. Les fonctionnaires nommés dans les xian et les provinces délèguent en effet la gestion et la supervision des affaires locales à la noblesse érudite.

La vie sociale durant la dynastie Song est prospère. Les élites participent au commerce d'arts précieux. La population aime à se rassembler au cours de fêtes publiques et dans des clubs privés. Les villes possèdent des quartiers dédiés aux divertissements. La diffusion de la littérature et des connaissances est améliorée par l'invention de l'impression par blocs de bois et par l'invention au cours du XIe siècle des caractères mobiles d'imprimerie. La technologie pré-moderne, la science, la philosophie, les mathématiques et autres disciplines intellectuelles prospèrent. Des philosophes tels que Chen Yi et Zhu Xi ravivent le confucianisme avec de nouveaux commentaires, inspirés de certains idéaux bouddhistes, et mettent en valeur une nouvelle organisation des textes classiques qui fait ressortir le cœur de la doctrine néoconfucianiste. Bien que les examens impériaux aient existé pendant la dynastie Sui, ils acquièrent une plus grande importance sous la dynastie Song. Ainsi, l'élite gouvernementale évolue progressivement de l'aristocratie vers la bureaucratie.

Dynastie Tang

La dynastie Tang (chinois : 唐朝 ; Wade : T'ang ; EFEO : T'ang, Ten quelquefois) (18 juin 618 – 1er juin 907) est une dynastie chinoise précédée par la dynastie Sui (581–618) et suivie par la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes. Elle a été fondée par la famille Li, qui prit le pouvoir durant le déclin et la chute de l'empire Sui.

Venant après une longue période de division de la Chine qui dura de 220 à 581, à laquelle l'éphémère dynastie Sui avait mis fin, les premiers empereurs de cette dynastie eurent d'abord pour tâche de stabiliser l'empire récemment réunifié, et de lui redonner la puissance qu'avait eue la Chine à l'époque des Han. Ils firent rapidement mieux que ces derniers dans le domaine des conquêtes extérieures. Sous les premiers empereurs Tang (en particulier Taizong, l'impératrice Wu Zetian et Xuanzong), l'empire chinois connut une période de prospérité et un rayonnement culturel considérable. Sa capitale Chang'an, la plus grande ville du monde, reflétait toute la puissance et le cosmopolitisme, qui reposait notamment sur le dynamisme des échanges à longue distance le long de la route de la soie et des voies maritimes méridionales. Cette période a été vue par les générations suivantes comme un véritable âge d'or de la civilisation chinoise, symbolisé notamment par les brillants poètes Li Bai et Du Fu, et plus largement l'émergence d'un groupe de nombreux lettrés passés par les examens impériaux qui furent mis en place par les premiers empereurs Tang.

L'histoire de la dynastie bascula en 755 avec la révolte d'An Lushan, conséquence dramatique des évolutions politiques et militaires de l'empire à la période de son apogée. Après la difficile répression de ce soulèvement, l'organisation de l'empire se présenta sous un jour nouveau : la vieille aristocratie qui l'appuyait déclina irrémédiablement, supplantée par des hommes nouveaux disposant des charges militaires provinciales les plus importantes ou des grandes commissions fiscales et financières. Les empereurs ne parvinrent pas à contenir les forces centrifuges qui leur firent perdre l'autorité sur leurs provinces, même si cela n'entrava pas la prospérité de leur empire, portée par l'expansion démographique et économique des régions du Sud. Après une série de révoltes dans les dernières décennies du IXe siècle, la dynastie Tang s'éteint en 907, alors que son empire avait été dépecé. Les évolutions politiques, sociales, économiques et intellectuelles de cette période avaient déjà fait pénétrer la Chine dans une période que les historiens considèrent couramment comme ouvrant sur une première modernité, annonciatrice de la période de la dynastie Song (960–1272) qui réunifia la Chine quelques décennies après la fin des Tang.

Plusieurs innovations importantes sont apparues durant la dynastie Tang, dont le développement des caractères d'imprimerie en bois. Dans le domaine religieux, le bouddhisme eut une influence majeure dans la culture chinoise, avec l'affirmation de sectes bouddhistes aux racines spécifiquement chinoises et le développement d'un art remarquable. Toutefois, cette religion fut par la suite persécutée et son influence déclina, tandis que le taoïsme conservait une grande importance et que s'amorçait le retour du confucianisme, porté par les écrits de Han Yu.

Dynastie Yuan

La dynastie Yuan (chinois : 元 ; pinyin : Yuán Cháo), officiellement le Grand Yuan (chinois : 大元 ; pinyin : Dà Yuán ; en moyen mongol (en) ᠳᠠᠢᠦᠨᠦᠯᠦᠰ, Dai Ön Ulus, littéralement « Grand État Yuan »), est une dynastie mongole fondée par Kubilai Khan, le chef du clan des Bordjiguines, qui règne sur la Chine de 1279 à 1368. Elle vient à la suite de la dynastie Song, qui avait régné sur la Chine entre 960 et 1127, puis sur la Chine du Sud entre 1127 et 1279, et précède la dynastie Ming. Bien que les Mongols aient régné pendant des décennies sur des territoires incluant la Chine du Nord, ce n'est qu'en 1271 que Kubilai Khan proclame officiellement la fondation de sa dynastie en suivant la tradition chinoise, et la conquête de la totalité Chine n'est achevée qu'en 1279. Son royaume est, à ce moment-là, isolé des autres Khanats et contrôle la plus grande partie de la Chine moderne et de ses environs, y compris le territoire qui correspond actuellement à la Mongolie. C'est la première dynastie non-chinoise à gouverner toute la Chine et elle dure jusqu'en 1368, date à laquelle la nouvellement fondée dynastie Ming chasse les empereurs Mongols de Chine, ce qui oblige les Gengiskhanides à se replier dans leur patrie mongole, ou ils fondent la dynastie Yuan du Nord. Si certains empereurs Mongols Yuan maîtrisent la langue chinoise, d'autres n'utilisaient que leur langue maternelle, le mongol, et l'Écriture phagpa.

Même si la dynastie Yuan est avant tout le khanat fondé et dirigé par les successeurs de Möngke Khan après la division de l'Empire mongol, dans l'histoire officielle chinoise elle est considérée comme étant une dynastie ayant reçue le Mandat du Ciel. Même si elle a été établie par Kubilai Khan, ce dernier a inscrit son grand-père Gengis Khan sur les documents impériaux en tant que fondateur officiel de la dynastie, sous le nom posthume "Taizu". Dans son Édit pour Établir le Nom de l'État, Kubilaï a annoncé que le nom de la nouvelle dynastie était "Grand Yuan" et c'est posé en successeur des anciennes dynasties chinoise depuis l'époque des Trois augustes et cinq empereurs jusqu’à la dynastie Tang.

En plus de celui d'empereur de Chine, Kubilai Khan revendique également le titre de Khagan, ce qui lui donne théoriquement la suprêmatie sur les autres Khanats ayant succédé à l'Empire mongol, à savoir le Khanat de Djaghataï, la Horde d'or et l'Ilkhanat. En tant que tel, le Yuan est aussi parfois appelé l'Empire du Grand Khan. Cependant, si les prétentions à la suprématie des empereurs Yuans sont parfois reconnue par les khan occidentaux, leur soumission est purement nominale et chacun poursuit son propre chemin,.

Dynastie lagide

La dynastie lagide (en grec ancien Λαγίδαι / Lagidai) ou ptolémaïque est une dynastie hellénistique issue du général macédonien Ptolémée, fils de Lagos (d'où l'appellation « lagide »), qui règne sur l'Égypte de 323 à 30 av. J.-C. Les souverains lagides portent le titre de basileus (roi) et de pharaon. Si on considère que la dernière dynastie numérotée de l'Égypte ancienne est la dynastie perse achéménide, soit la XXXIe dynastie, vaincue par Alexandre le Grand qui, couronné roi d'Égypte, serait alors l'unique représentant d'une XXXIIe dynastie, la dynastie des Lagides peut être considérée comme la XXXIIIe dynastie égyptienne.

La défaite de Cléopâtre VII et de Marc Antoine face à Octave à la bataille d'Actium en 31 av. J.-C. marque la fin de la dynastie ptolémaïque et de l'Égypte pharaonique, mais aussi pour les historiens modernes de l'époque hellénistique.

La dynastie est typiquement grecque et se réclame comme telle : aucun Ptolémée ne parle l'égyptien, sauf Cléopâtre VII, qui est d'ailleurs polyglotte[source insuffisante].

Dynastie ottomane

La dynastie ottomane rassemble les descendants d'Osman Ier, le fondateur de l'Empire ottoman. Elle règne sur l'empire jusqu'à l'abolition du sultanat, le 1er novembre 1922, puis celle du califat, le 3 mars 1924Les membres de la famille impériale sont déchus de leur nationalité et expulsés du pays, leurs bien confisqués par le trésor public. Les femmes de la famille sont autorisées à redemander la nationalité turque et à rentrer au pays en 1952 ; les hommes en 1974. La famille impériale ottomane compte aujourd'hui 77 membres, vivant pour la plupart à l'étranger.

IVe dynastie égyptienne

La IVe dynastie, qui fait partie de l'Ancien Empire, est la dynastie qui a laissé les plus célèbres de tous les monuments : les pyramides de Gizeh et le Sphinx.

Elle couvre une période d'environ -2670 à -2450 et débute sous le règne de Snéfrou, père de Khéops.

Maison capétienne de Bourbon

La maison capétienne de Bourbon est une branche de la dynastie capétienne issue de Robert de France (né en 1256, mort le 7 février 1317), comte de Clermont, par mariage seigneur de Bourbon, seigneur de Charolais, de Saint-Just et de Creil, chambrier de France, dernier fils du roi de France Saint Louis et de Marguerite de Provence.

Louis était comte de Clermont-en-Beauvaisis et fut donc le fondateur de la maison capétienne de Bourbon. Elle se scinde en de nombreuses sous-branches ; les branches issues de Henri IV ont donné la dynastie des Bourbons et ont régné sur plusieurs pays d’Europe. En France, son règne correspond à l'apogée de la monarchie absolue et à la prépondérance française en Europe.

Le chef actuel de la Maison capétienne de Bourbon est l’aîné de toutes les branches subsistantes Louis de Bourbon, duc d'Anjou.

Maison de Valois

La maison de Valois est la branche cadette de la dynastie capétienne qui régna sur le royaume de France de 1328 à 1589. Elle succède aux Capétiens directs et précède les Bourbons.

Elle tire son nom du comté de Valois, apanage donné à Charles, fils de Philippe III le Hardi et père du roi Philippe VI. La branche aînée s'est éteinte en 1498, mais elle compte plusieurs rameaux cadets :

celui des ducs d'Alençon, éteint en 1549, issu de Charles II, second fils de Charles de Valois

celui des ducs d'Anjou, éteint en 1481, issu de Louis, second fils de Jean II le bon

celui des ducs de Berry, éteint en 1416, issu de Jean, troisième fils de Jean II le bon

celui des ducs de Valois-Bourgogne, éteint en 1477, issu de Philippe le Hardi, quatrième fils de Jean II le bon. Ce rameau eut lui-même deux autres sous-rameaux :

celui des ducs de Brabant, éteint en 1430, et issu d'Antoine, fils de Philippe le Hardi

celui des comtes de Nevers, éteint en 1491, et issu de Philippe, fils de Philippe le Hardi

celui des ducs d'Orléans, éteint en 1515 après avoir accédé au trône et issu de Louis, second fils de Charles V. Ce rameau eut lui-même un autre sous-rameau :

celui des comtes d'Angoulême, éteint en 1589 après avoir accédé au trône et issu de Jean, second fils de Louis.Il y a également plusieurs rameaux illégitimes :

les Longueville

les Valois-Saint-Remy

les ducs d'Angoulême

Perse

La Perse (en grec ancien ἡ Περσίς / hê Persís) est le nom métonymique hérité des Grecs de l'Antiquité pour désigner le territoire gouverné par les rois achéménides. L'apogée de la Perse antique est représentée par la dynastie achéménide, dont les conquérants Darius Ier et Xerxès Ier ont étendu le territoire allant jusqu'en Inde.

Convoitée, cette région sera ensuite conquise par Alexandre le Grand au IVe siècle av. J.-C., par les Parthes dans la seconde moitié du IIIe siècle av. J.-C., par les troupes musulmanes au VIIe siècle, par Gengis Khan au XIIIe siècle, par Tamerlan au XIVe siècle. Les Iraniens continuent aujourd'hui à parler persan et à célébrer les fêtes religieuses zoroastriennes qui se sont ancrées dans le patrimoine culturel au fil des siècles.

Au IIIe siècle, sous la dynastie sassanide, apparaît le mot Ērān ou Ērānšahr, qui signifie « pays des Aryens », traduit aussi par « pays des Iraniens ». Au VIIe siècle, après la chute des Sassanides, le pays reprend à l'étranger le nom de « Perse », qui est utilisé jusqu'en 1934, date à laquelle Reza Pahlavi remplace par un décret le nom de « Perse » par « Iran ».

Pharaon

Le terme pharaon (de l'égyptien ancien : per-aâ « grande maison ») sert à désigner les rois de l'Égypte antique. Les noms de 345 pharaons nous sont parvenus grâce à de multiples attestations dont des listes royales compilées par les scribes égyptiens. Ces souverains se sont succédé sur une période de plus de trois millénaires entre -3150 et -30. Depuis les Ægyptiaca de Manéthon, historien et grand-prêtre d'Héliopolis au -IIIe siècle, cette longue période est divisée en trente dynasties depuis l'unification du royaume par le mythique Narmer-Ménès et jusqu'à la disparition de Nectanébo II en -343, le dernier pharaon d'une Égypte indépendante. Après lui se succèdent deux dynasties étrangères, la XXXIe dynastie des empereurs perses achéménides et la dynastie des Ptolémées d'origine macédonienne. L'archéologie a aussi permis de distinguer une dynastie archaïque, antérieure à la première, la dynastie égyptienne zéro.

Depuis le XIXe siècle, les égyptologues regroupent ces dynasties en des séquences plus longues. Les trois plus importantes sont les « Empires égyptiens ». Chacun d'eux se termine par une période de déliquescence monarchique appelée « période intermédiaire ». À l'Ancien Empire, période de constructions des grandes pyramides de Gizeh, sont attachés les noms célèbres de Khéops, Khéphren et Mykérinos (IVe dynastie). À partir d'Ounas (fin de la Ve dynastie) puis sous ses successeurs de la VIe dynastie, les chambres funéraires s'ornent des Textes des pyramides, les plus anciens écrits religieux de l'Humanité. Au Moyen Empire se rattachent les différents Amenemhat et Sésostris (XIIe dynastie). Cette période se caractérise par son foisonnement littéraire et notamment par ses Sagesses qui encouragent les élites au loyalisme, à l'honnêteté et à la piété. Le Nouvel Empire marque l'apogée de la puissance militaire égyptienne avec la constitution d'une vaste aire d'influence depuis la Nubie au sud et jusqu'en Syrie-Palestine au nord. Cette période est celle des pharaons guerriers Thoutmôsis Ier, Thoutmôsis III, Séthi Ier, Ramsès II et Ramsès III, membres illustres des XVIIIe, XIXe et XXe dynasties. L'ultime représentant de l'institution pharaonique proprement dite est le dernier Lagide, Ptolémée XV (dit Césarion), fils de Jules César et de Cléopâtre. Quelques empereurs romains, tels Trajan à Philæ, ont toutefois accaparé le discours et l'imagerie pharaonique dans le but de s'inscrire dans cette longue tradition monarchique.

La monarchie pharaonique a développé dès ses origines un discours idéologique basé sur la symbolique de l'union des Deux Terres (Haute et Basse-Égypte). Chaque pharaon est ainsi le garant d'une unité égyptienne voulue et instituée par les dieux. Lors du couronnement, la puissance royale se matérialise par l'obtention d'emblèmes magiques (couronnes, coiffes, sceptres) et l'élaboration d'une titulature sacrée. Le pouvoir divin de Pharaon est par la suite régulièrement confirmé ; chaque année à l'occasion du Nouvel An et plus fastueusement lors de la fête jubilaire des trente ans de règne. La personnalité de Pharaon est complexe. À la fois humain et dieu, il est le descendant de l'Ennéade d'Héliopolis, la dynastie des dieux-rois. Selon la mythologie monarchique, le trône d'Égypte a été institué par le démiurge. Il le transmit ensuite aux dieux ses successeurs, puis à des êtres semi-divins, les Suivants d'Horus qui précèdent immédiatement les rois historiques dans les listes royales. Dans les textes initiaux, Pharaon est le faucon Horus sur le trône des vivants, dieu puissant et jeune. Mort, il est Osiris, le dieu régénéré par la momification et le souverain éternel de l'Au-delà. Pharaon est aussi le fils de Rê selon la théologie solaire héliopolitaine et le fils d'Amon selon le mythe thébain de la théogamie.

Chef religieux, la première mission de Pharaon est de mettre en œuvre la Maât sur terre, c'est-à-dire d'assurer l'harmonie entre les hommes et les dieux, d'affermir la moralité du peuple, d'assurer la prospérité des familles. Maintenir l'ordre du monde (Maât) et combattre le mal (isfet), c'est satisfaire les divinités qui « vivent de Maât ». Aussi Pharaon se doit-il de bâtir, de restaurer et d'agrandir les temples, d’assurer le bien-être matériel des prêtres et de veiller à l’accomplissement correct des rites. Dans la pratique, il délègue l'exercice du culte à un clergé qu'il supervise. Ignorant la séparation des pouvoirs, Pharaon est à la fois le prêtre suprême, l'administrateur principal, le chef des armées et le premier magistrat de l'Égypte antique. À lui seul revient de choisir la politique à mener. Comme pour le culte, il délègue l'exécution de ses décisions gouvernementales à une cohorte de courtisans, de fonctionnaires et de conseillers, le premier d'entre eux étant le vizir.

Dans l'entourage royal, les femmes occupent une grande place en tant que mères, épouses ou filles. Quelques-unes, dont Hatchepsout, ont même accédé à la charge pharaonique. Grand polygame, Pharaon dispose de nombreuses concubines, pratique des unions rituelles incestueuses ainsi que des mariages diplomatiques. Ces multiples épouses sont regroupées au sein du harem sous les ordres de la Grande épouse. Ce lieu de vie est régulièrement agité par des conspirations nées de rivalités entre co-épouses jalouses. Dans les cas les plus graves, la vie de Pharaon s'est trouvée menacée, à l'image des fins tragiques de Téti, Amenemhat Ier et Ramsès III. Mort de vieillesse ou assassiné, Pharaon repose momifié dans une somptueuse tombe ; dans un caveau funéraire aménagé dans une pyramide aux Ancien et Moyen Empires, dans un hypogée de la vallée des Rois au Nouvel Empire ou dans une nécropole aménagée dans l'enceinte d'un temple à la Troisième Période intermédiaire et à la Basse époque. À ce jour, la plus célèbre découverte est celle du tombeau de Toutânkhamon réalisée en 1922 par le britannique Howard Carter.

Les grands pharaons sont largement passés à la postérité grâce aux écrits égyptiens de l'Antiquité, aux témoignages des historiens et géographes grecs (Hérodote, Diodore, Strabon) et aux chroniques bibliques. Le personnage le plus célèbre est le pharaon de l'Exode, figure archétypale du souverain despotique opposé aux desseins du Dieu de Moïse. Sans preuves tangibles, ce pharaon est fréquemment identifié au glorieux Ramsès II, en particulier dans les films hollywoodiens narrant la sortie des Hébreux hors d'Égypte.

Période Joseon

La période Joseon est la période de l'histoire de la Corée au cours de laquelle le pays fut gouverné par la dynastie Joseon (autres romanisations possibles : Choseon, Choson ou Chosŏn), parfois appelée dynastie Yi, une dynastie de rois coréens qui occupa le trône de 1392 à 1910.

La dynastie Joseon fut fondée en 1392 par le général coréen Yi Seonggye, qui renversa le royaume de Goryeo et mit fin du même coup à la période de domination mongole qui durait depuis 1259. Le nom dynastie Yi vient donc du nom de son fondateur, mais l'appellation courante en Corée est période Joseon (조선 시대).

Durant la période Joseon, une administration centralisée est mise en place, le confucianisme revient en force (on parle de néo-confucianisme), et avec lui, un nouveau système de valeurs. La dynastie Joseon a également connu deux grandes périodes de prospérité, pendant lesquelles la culture connut un grand essor. Les Coréens firent de nombreuses découvertes à cette époque, comme le premier cadran solaire oriental, et la première horloge hydraulique. La première presse à imprimer utilisant des caractères en métal fut inventée sous la dynastie Joseon. La dynastie construisit plusieurs forteresses, des ports de commerce et de somptueux palais. Elle mit en place une réforme agraire, mais fut victime de troubles de successions et de luttes de factions.

Thèbes (Égypte)

Thèbes (aujourd'hui Louxor) est le nom grec (Thebai) de la ville d'Égypte antique Ouaset (« Le sceptre » ou « La Puissante »), appartenant au quatrième nome de Haute-Égypte, sur la rive orientale du Nil, la Vallée des Rois lui faisant face sur l'autre rive.

D'abord obscure capitale de province, elle prend une importance nationale à partir de la XIe dynastie. Elle est en effet la ville d'origine des dynastes de la famille des Antef, qui fondent la XIe dynastie avec Montouhotep Ier et Montouhotep II, liquidateurs de la Première Période intermédiaire et rassembleurs des Deux Terres, c'est-à-dire de la Haute-Égypte et de la Basse-Égypte.

Thèbes est également la patrie de Séqénenrê Taâ dit « le Brave », dont les successeurs, Kamosé et Ahmôsis, vont libérer l'Égypte antique des Hyksôs et clore la Deuxième Période intermédiaire.

XIXe dynastie égyptienne

La XIXe dynastie est fondée par Ramsès Ier, vizir d'Horemheb, dernier pharaon de la XVIIIe dynastie.

Son fils Séthi Ier lui succède. La capitale religieuse du pays reste Thèbes qui recevra alors l'attention particulière du roi, mais déjà ce dernier installe un nouveau palais royal dans le delta du Nil non loin des vestiges d'Avaris, l'ancienne capitale des Hyksôs, qui avait déjà été transformée à la dynastie précédente en poste avancé des armées des thoutmosides. Il reprend alors le cours de l'expansion avec des campagnes, en Libye et au Levant, parachevant l'œuvre conquérante de son père qui avait servi sous les ordres d'Horemheb.

Ramsès II lui succède. Son règne occupe à lui seul près de la moitié de la durée de la dynastie.

Il va transformer la résidence de son père en une nouvelle capitale à Pi-Ramsès, dans le delta du Nil, construite sur les restes d'Avaris et pour laquelle il fait édifier de nouveaux temples à sa propre gloire ainsi qu'à celle des dieux de l'empire. Il y érige des obélisques, des statues colossales et fonde un vaste palais au milieu d'une cité nouvelle placée idéalement au cœur d'un empire qui, depuis la Nubie aux frontières avec les Hittites, rend à l'Égypte une position dominante. Pendant son règne, les richesses affluent et l'art est porté à un raffinement hérité de la période amarnienne. D'un point de vue religieux, Ramsès II réussit à rééquilibrer les forces entre les différents clergés, favorisant celui de Memphis et d'Héliopolis tout en continuant à enrichir celui de Thèbes. Afin de mieux contrôler les richesses qui en dépendaient, il reprend à son compte la politique d'Amenhotep III en plaçant ses fils à la tête de chacun des grands temples du pays.

Il se fait à plusieurs reprises représenter combattant en personne sur son char. Après avoir contenu les entreprenants Hittites, il signe un traité d'alliance et épouse une princesse hittite pour prévenir la montée assyrienne qui déjà menace le Mitanni son ancien allié.

Son règne glorieux se manifeste par de nombreux bâtiments à travers toute l'Égypte et au-delà. Il est l'un des grands constructeurs de Thèbes notamment à Louxor et Karnak et se fait bâtir un vaste temple des millions d'années sur la rive occidentale, le Ramesséum. On ne compte plus le nombre de statues, de colosses, de monuments ayant reçu le nom du roi ou tout au moins une dédicace en son honneur.

Le successeur de Ramsès II, Mérenptah, va devoir faire face à la grande menace des envahisseurs indo-européens parmi lesquels on trouve des Aquaiwasha ou Achéens (Grecs). Il parvient à repousser cette première tentative d'invasion, démontrant ainsi la puissance des armées égyptiennes qui réussirent à stopper net la progression de cette migration. C'est aussi de son règne que l'on daterait l'épisode biblique de l'exode des Hébreux. Mérenptah poursuit l'œuvre de son père, entame un programme architectural à travers tout le pays, favorisant encore davantage les clergés locaux, agrandissant considérablement le domaine de Ptah à Memphis notamment. Mais son règne n'égale pas celui de son père en durée et déjà âgé au moment où il monte sur le trône, il n'a pas le temps de mener à bien son ambitieux programme. À sa mort, la crise dynastique évitée jusque-là (eu égard aux très nombreux prétendants au trône, tous enfants directs de Ramsès II) ne peut être contenue et la dispute qui s'ensuit risque d'entraîner le pays dans une période d'anarchie.

Le pouvoir se morcelle entre Thèbes et la cour restée à Pi-Ramsès et la dynastie s'achève dans le trouble de règnes successifs courts et sans portées réelles, laissant la situation externe se dégrader peu à peu... Il faudra attendre la reprise en main des rênes du pouvoir par l'armée avec l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle famille pour éviter la désagrégation complète de l'empire de plus en plus menacé par les changements inexorables de la politique internationale et des mouvements des populations cherchant à fuir les zones de guerre, poussées par la recherche d'un refuge que l'Égypte symbolise encore.

XVIIIe dynastie égyptienne

La XVIIIe dynastie (-1550/-1292) est souvent assimilée à l’apogée de la civilisation égyptienne antique.

Elle clôt la longue Deuxième Période intermédiaire et ouvre le Nouvel Empire avec l’expulsion des Hyksôs, peuplade asiatique qui occupent le pays jusqu’à Abydos et dont la capitale est Avaris.

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