Dictionnaire des idées reçues

Dictionnaire des idées reçues
Catalogue des opinions chics
Auteur Gustave Flaubert
Pays Drapeau de la France France
Genre Dictionnaire
Éditeur Éditions Conard
Lieu de parution Paris
Date de parution 1913

Le Dictionnaire des idées reçues ou Catalogue des opinions chics est un ouvrage littéraire inachevé de Gustave Flaubert qui regroupe sous forme de dictionnaire des définitions et aphorismes de son imagination.

Historique

Flaubert travailla une grande partie de sa vie à cet ouvrage qui demeure inachevé. En effet, il commence à mettre en forme ses aphorismes et les clichés de la société française de son époque à partir de 1850[1] à la suite d'une discussion tenue avec Louis Bouilhet[2]. Il n'est cependant pas clairement établi si Flaubert souhaitait publier ce recueil ou simplement l'adjoindre en appendice de son roman lui aussi inachevé Bouvard et Pécuchet.

Le Dictionnaire des idées reçues fut publié par Louis Conard de manière posthume en 1913 après le travail d'édition scientifique d'Étienne-Louis Ferrère. Il comporte environ 1 000 définitions se rapportant à des noms communs ou des noms propres qu'il traite souvent avec humour noir.

Thèmes

Les thèmes sont des plus variés, mais certains sont récurrents comme ceux de l'hygiène et de la santé, la pudibonderie, les lieux communs et les poncifs esthétiques, ainsi que des sujets d'indignation futiles. Flaubert utilise souvent l'infinitif à valeur d'impératif impersonnel, ce qui donne à son Dictionnaire des allures de parodie de manuel de bonne conduite en société.

Notes et références

  1. Biographie de Flaubert sur le site de l'Université de Rouen.
  2. Introduction à Bouvard et Pécuchet par René Dumesnil dans l'édition de la Bibliothèque de la Pléiade, p. 698-699 (ISBN 978-2-07-010202-0)
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Alexandre Vatimbella

Alexandre Vatimbella est un journaliste français.

Bas-bleuisme

L'expression bas-bleu apparaît au XIXe siècle pour désigner une femme de lettres. Le terme a rapidement pris une connotation péjorative, comme celui de femmes savantes chez Molière.

L'expression est toujours au masculin ; ainsi, dira-t-on d'une femme : « c'est un bas-bleu ».

Basse-Bretagne

La Basse-Bretagne, Breizh Izel en breton, désigne, par opposition à la Haute-Bretagne, toute la partie occidentale de la Bretagne, où est traditionnellement parlée la langue bretonne, d'où son autre nom de « Bretagne bretonnante ».

Actuellement, sa plus grande ville est Brest.

Bouvard et Pécuchet

Bouvard et Pécuchet est un roman inachevé de Gustave Flaubert publié en 1881 à titre posthume.

Cliché

Le cliché, comme le stéréotype, tire son origine des techniques de reproduction apparues au début du XIXe siècle dans l’imprimerie, pour copier exactement un document ou une page imprimée. L’expression « il tire son cliché » désignait dans les ateliers d’imprimerie l’individu qui répétait constamment la même chose. Le mot est ainsi devenu une figure de style, qui consiste en l'emploi d'une expression « stéréotypée » et banale à force d'utilisation dans la langue. La simple répétition d'une telle image banale conduit au cliché, lorsque celle-ci est reconnue par la communauté linguistique. Le nombre de clichés est très étendu, sachant qu'ils varient d'une époque à l'autre et d'un groupe linguistique à l'autre. Les effets sont souvent variables et relativement proches de l'ironie ; elle est proche de figures comme le lieu commun, le stéréotype et le poncif.

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert est un écrivain français né à Rouen le 12 décembre 1821 et mort à Croisset, lieu-dit de la commune de Canteleu, le 8 mai 1880.

Prosateur de premier plan de la seconde moitié du XIXe siècle, Gustave Flaubert a marqué la littérature universelle par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci de réalisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la société, et par la force de son style dans de grands romans comme Madame Bovary (1857), Salammbô (1862), L'Éducation sentimentale (1869), ou le recueil de nouvelles Trois contes (1877).

Idée reçue

Une idée reçue est une opinion, située entre le stéréotype, le cliché et le lieu commun. Elle a la particularité de s'admettre aisément, et ce, pour diverses raisons :

elle est très répandue (argumentum ad populum). On l'a d'ailleurs tous entendue au moins une fois ;

celui qui la transmet la considère très souvent comme évidemment démontrée (évidence) ;

elle est agréable à admettre, parce qu'elle répond (le plus souvent simplement) à une question redondante, ou gênante, ou complexe : elle aide à ne plus réfléchir et s'impose insidieusement ;

elle peut aussi être plaisante à admettre par son caractère amusant (anecdote) qui permet de la retenir d'autant mieux.On note enfin qu'elle est souvent fausse, à tel point que s'est formée l'expression « Combattre les idées reçues », ce qui sous-entend qu'elles ne peuvent qu'être combattues, et non démontrées comme justes. Cela dit, comme les lieux communs, les idées reçues sont tellement intégrées dans la culture qu'il est psychologiquement et sociologiquement très difficile de les contrer, même lorsqu'en toute objectivité il s'agit d'énormités par rapport à la vérité et à la logique.

Isabelle Aboulker

Isabelle Aboulker, née le 23 octobre 1938 à Boulogne-Billancourt, est une compositrice française de style néo-tonal, connue pour ses opéras et autres œuvres vocales pour enfants.

La Fornarina

Le Portrait d'une jeune femme (La Fornarina) (en italien, Ritratto di giovane donna (La Fornarina)) est une peinture exécutée entre 1518 et 1519, et habituellement attribuée à l'artiste de la Renaissance Raphaël. C'est une peinture à l'huile sur bois de 85 × 60 cm conservée à la galerie nationale d'art antique du Palais Barberini de Rome (Italie).

La Patrouille des libellules

La Patrouille des libellules est une série de bandes dessinées parodiques de Yann (scénario) et Marc Hardy (dessin) publiée dans Circus de 1984 à 1988 et en album par les éditions Glénat de 1985 à 1988. Elle met en scène un groupe de guides pendant la Seconde Guerre mondiale. Derrière une trame complexe « assortie d'une multiplicité de protagonistes parfaitement maîtrisés », les auteurs multiplient les caricatures et les poncifs (pour mieux les mettre en évidence, dans la lignée du Dictionnaire des idées reçues) dans une optique « plus triviale et cynique que nous tu meurs ». Bien écrite, très drôle, la série suscite cependant la polémique et est accusée d'antisémitisme. Malgré son succès, elle est arrêtée en 1988 après la troisième histoire complète.

Lieu commun

Un lieu commun, du latin locus (« lieu », loci au pluriel) et communes (« communs »), est en rhétorique une figure de style fondée sur l'emploi de situations communes ou d'assertions consensuelles. On parle de manière synonymique de topos (topoi au pluriel) en référence au mot grec signifiant le « lieu ». Le sens commun recouvre sous l'expression lieu commun l'usage d'idées reçues, qui sont la marque d'une absence totale d'originalité de la pensée, et permettent à celui qui les professe de se dispenser de tout effort de pensée. En ce sens on parle également de poncif, de cliché, de platitude ou de banalités .

Margarita Luti

Margarita Luti (également Margherita Luti ou La Fornarina, "la fille du boulanger") a été la maîtresse et le modèle de Raphaël. L'histoire de leur amour est devenu « l'archétype de la relation artiste-modèle dans la tradition Occidentale » mais sa vie est peu connue. Sur elle, Flaubert a écrit, dans son Dictionnaire des Idées Reçues, « Fornarina. Elle était une belle femme. C'est tout ce que vous devez savoir. ».

Marie-Nicolas Bouillet

Marie-Nicolas Bouillet, né à Paris le 5 mai 1798 et mort également à Paris 9e arrondissement le 28 décembre 1864, est un professeur, traducteur et lexicographe français, dont le nom reste associé au Dictionnaire universel d'histoire et de géographie qu'il publia en 1842. Cet ouvrage connut une immense popularité, « au point que le nom de l'auteur a passé dans la langue, et que l'on donne aujourd'hui [en 1865] le nom de Bouillet à tout dictionnaire d'histoire et de géographie ».

Maurice de La Porte

Maurice de La Porte est un lexicographe français, né à Paris en 1531 et mort le 23 avril 1571. Il est fils d'imprimeur.

Il est l'auteur des Épithètes (1571). Dans cet ouvrage, comme l'avait déjà fait Ravisius Textor, il relève les épithètes utilisées par les poètes, en particulier par Ronsard, « prince de tous les poëtes François ». Il y rappelle également les fables de la mythologie. L'ouvrage est présenté comme utile à ceux qui font profession de la Poësie, mais fort propre aussi pour illustrer toute autre composition Françoise.

Son fils, Ambroise de La Porte, édita la musique qui accompagne les Amours de Ronsard, qui lui dédia l'Ode sur les misères des hommes.

Depuis les années 1970, et de manière plus suivie, depuis une dizaine d’années, l’œuvre éditoriale de Maurice de La Porte et le rôle joué par son livre dans la production lexicographique de la Renaissance ont suscité un regain d’intérêt. La critique a d’abord perçu le volume des Épithètes comme un "dictionnaire des idées reçues du seizième siècle" permettant d’en dégager une étude sociologique (Carol E. Clark). Plus tard, elle s’est intéressée au contenu, à la disposition du recueil pour définir les objectifs du compilateur, et aux fonctions que remplit le livre (Y. Bellenger ; A. P. Pouey Mounou). Ces études récentes ont permis de dégager une certaine conception de la poésie que pouvait se faire l’amateur lettré au milieu du XVIe siècle, et d’évaluer la réception de la poésie de la Pléiade auprès d’un public peu familiarisé avec son idéal d’un lyrisme humaniste et savant, ou encore auprès de poètes de la génération suivante.

Peuple déicide

Peuple déicide est une expression chrétienne pour désigner le peuple juif. Le terme de « déicide » fait ici référence à la crucifixion de Jésus-Christ et signifie littéralement « meurtrier de Dieu ». Ce terme est formé à partir de deux mots latins : la racine Deus (« Dieu ») et le suffixe cide, correspondant au verbe caedere (« tuer »). En tant que tel, il n'apparaît qu'au XVIe siècle. Mais l'accusation de « déicide », c'est-à-dire le fait d'avoir « assassiné Dieu » en la personne de Jésus-Christ, remonte au moins au IIe siècle, par exemple avec Justin de Naplouse s'adressant aux Juifs (« Après avoir tué le Christ, vous n’en avez pas même le repentir »), suivi par Méliton de Sardes (« Dieu est assassiné par la main d’Israël ») et par un certain nombre de Pères de l'Église.

Le Catéchisme du concile de Trente, en 1566, précise toutefois que les responsables de la mort du Christ sont les pécheurs de toute l'humanité, non les Juifs seuls. Enfin, en 1965, le concile Vatican II, dans sa déclaration Nostra Ætate, précise que les Juifs ne peuvent être considérés comme responsables de la Passion, rappelle que les apôtres et les premiers disciples de Jésus sont juifs, et reconnaît les racines juives de la foi chrétienne.

Le thème du « peuple déicide » a constitué pendant des siècles le principal argument de l'antisémitisme chrétien. Pour Jules Isaac, artisan avant Vatican II de la réconcilaton judéo-chrétienne, il fait partie des « mythes tendancieux » du christianisme : « le mythe de Jésus méconnu [...] et finalement crucifié par le peuple juif réfractaire et aveugle, d'où s'ensuit le terrifiant mythe — à lui seul plus meurtrier que tous les autres — du crime de « déicide » ».

Privilège (collection)

La collection Privilège est une collection littéraire lancée par le Club français du livre au milieu des années 1960.

Feuille de style uniforme pour toute la collection sauf la couleur. Les reliures sont en cuir ciré d'une vive couleur au format in16 (131 x 90 mm). Le dos est lisse avec auteur, titre, fleuron et deux doubles filets dorés. Double filet doré en encadrement sur les deux plats. Signet de soie coordonné. Le tirage est assuré sur un mince « papier Sarca de la Cartiere del Garda », impression en deux tons ; illustrations du texte en sépia.

L'impression artistique est réussie et imite certaines éditions minuscules du XVIIIe avec une typographie soignée. La collection a duré de 1965 à 1970 avec des reprises ultérieures.

La justification de tirage (de 10 à 12 000 ex.) est celle habituelle au CFL et tous les exemplaires sont numérotés. Les maquettes sont le plus souvent composées par Jacques Daniel.

Les œuvres éditées sont des classiques de la littérature mondiale ou française. Il faut signaler les douze volumes des Mémoires de Casanova, cuir bleu:tirage achevé le 15 décembre 1965, numéroté sur le tome 12 et dernier. On trouvera le catalogue complet (N °1 à 43) sur le site : www.revues-litteraires.com

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Sottisier

Un sottisier est un "recueil de sottises, et spécialement de sottises ou de platitudes échappées à des auteurs connus". "Recueil, collection de sottises, de bévues, de phrases ridicules relevées dans la presse ou sur les ondes, chez des écrivains, des personnes célèbres, etc." [1].

Le mot "bêtisier", donné pour synonyme, prend actuellement un sens plus large que "sottisier" : il inclut les comportements, la télévision, il ne concerne pas seulement des auteurs connus. "Bêtisier" : "collection d'extraits d'enregistrements ratés, de bévues, gaffes et d'autres situations comiques" (Wiktionary).[2]. "Sottise implique non seulement un défaut d'intelligence, mais aussi un défaut de jugement, un travers de l'esprit fréquemment accompagné de présomption. La bêtise suppose soit un manque d'intelligence soit de l'ignorance."

Sylvia Cazeneuve

Sylvia Cazeneuve est une chanteuse lyrique française, soprano dramatique.

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