Deutéronome

Le Deutéronome (du grec τὸ Δευτερονόμιον, tò Deuteronómion, la seconde loi, en hébreu דְּבָרִים Devarim, paroles) peut être lu comme le cinquième livre de la Bible hébraïque ou Ancien Testament et dernier de la Torah (le Pentateuque chrétien) ou comme le premier livre de l'historiographie deutéronomiste. Il contient le récit des derniers discours de Moïse aux Israélites et le récit de sa mort, avant qu'ils n'entrent au pays de Canaan, sur l'autre rive du Jourdain.

Il est intitulé en hébreu Devarim (prononcer /dva.ʁim/), c'est-à-dire Paroles, qui sont les premiers mots du texte ou Michné Torah, la répétition de la Torah.

Deutéronome
Moïse explique la Loi du Seigneur à Israël (illustration des Figures de la Bible)

Moïse explique la Loi du Seigneur à Israël (illustration des Figures de la Bible)

Titre dans le Tanakh Devarim (Paroles)
Auteur traditionnel Moïse
Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes
Datation traditionnelle XVIe-XIIe siècle av. J.-C.
Datation historique VIIIe-VIe siècle av. J.-C.
Plus ancien manuscrit Qumrân 1, 2, 4, 5, 6 et 11
Nombre de chapitres 34
Classification
Tanakh Torah
Précédent Nombres Josué Suivant
Canon chrétien Pentateuque
Précédent Nombres Josué Suivant

Contenu

Il forme un second code de lois, après celui de l'Exode, d'où son titre de Deutéronome (seconde loi). Il retrace d'autre part différents événements vécus par les Israélites depuis leur sortie d'Égypte et déjà relatés dans les trois livres précédents du Pentateuque, (Exode, Lévitique et Nombres), dont les plus marquants sont :

Comme passages spécifiques au livre, on retient :

  • le Chema Israël, la profession de foi fondamentale du judaïsme ;
  • l'investiture de Josué qui conduira la conquête du pays de Canaan par les Israélites.

Le livre se clôt par la mort de Moïse et son enterrement sans qu'il ait pu lui-même entrer en terre de Canaan.

Résumé

Le Deutéronome contient les trois derniers discours de Moïse, prononcés dans les plaines de Moab juste avant son enlèvement. Le premier discours (chapitres 1 à 4) sert d'introduction. Le deuxième discours (chapitres 5 à 26) se compose de deux parties : (1) chapitres 5 à 11 : les dix commandements et leur explication pratique ; (2) chapitres 12 à 26 : code de lois constituant le noyau du livre. Le troisième discours (chapitres 27 à 30) contient le renouvellement solennel de l'alliance entre Israël et Dieu, l'annonce des bénédictions qui suivent l'obéissance et celle des malédictions qui suivent la désobéissance. Les chapitres 31 à 34 décrivent la transmission de la loi de Dieu aux Lévites, le cantique de Moïse, sa dernière bénédiction et son départ.

Composition

La tradition biblique (juive et chrétienne) attribue la rédaction de ce livre à Moïse. 2 Rois 14.6 cite Deutéronome 24.16 en parlant du « livre de la loi de Moïse ». Néhémie 13.1 cite de la même manière Deutéronome 23.4. Voir aussi Daniel 9.11 (Dt 28.15ss) ; Matthieu 19.7-8 (Dt 24.1-4) ; Actes 3.22-23 (Dt 18.18-19) ; Romains 10.19 (Dt 32.21). La mise par écrit des discours de Moïse de sa propre main est mentionnée dans Deutéronome 17.18 ; 28.58,61 ; 29.19-20 ; 31.9,24. On trouve en outre de nombreuses références bibliques parlant de « la loi de Moïse » sans préciser de quel livre il s’agit.

Toutefois, de nombreux arguments exégétiques vinrent mettre cette tradition en question - l'un des plus évidents étant que Moïse ne peut pas raconter sa propre mort (Dt 34). Cet argument était évoqué dès le XIe siècle par Rabbi Salomon. Lorenzo Valla y aurait ensuite fait une allusion masquée[1].

Aujourd’hui, les exégètes supposent que la rédaction du Deutéronome commence sous le règne d'Ezéchias ou peu après, c'est-à-dire vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. ou au début du VIIe siècle av. J.-C.[2], et se termine vraisemblablement au retour d'exil, vers la fin du VIe siècle av. J.-C.[3]. Les auteurs responsables de l'écriture du livre sont regroupés sous le nom d' « école deutéronomique », et les livres qui suivent le Deutéronome (Josué, Juges, 1-2 Samuel et 1-2 Rois) sont considérés comme faisant partie de l' « historiographie deutéronomiste ». Une relecture plus récente de cette historiographie donne ensuite l' « historiographie yahwiste », comprenant les livres de la Genèse au Rois[4].

Forme littéraire

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On attribue la rédaction de ce livre en majeure partie à la tradition Deutéronome autour du VIIIe et du VIIe siècle av. J.-C. Le récit se présente comme une réplique de la propagande anti-assyrienne. Ce détail a emmené les exégètes à dater la rédaction au déclin de l'Empire Assyrien au VIIe siècle. Le livre du Deutéronome est clairement construit sur le modèle d'un traité de vassalité assyrien en cinq parties :

  1. Prologue historique (Dt 1-11)
  2. Clauses générales de base (Dt 12-26)
  3. Document du pacte (Dt 27,8;31,9-13)
  4. Prise à témoin (Dt 31,24.28)
  5. Bénédictions et malédictions (Dt 27-28)

Ce genre littéraire est typique de l'époque assyrienne.

Références

  1. Ginzburg, Carlo, « La Lettre tue. Sur quelques implications de la deuxième épître aux Corinthiens, 2, 3.6 », dans Critique, no 769-770, 2011
  2. Martin Rose dans Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2009, p=301
  3. Martin Rose dans Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2009, p=303-304
  4. Martin Rose dans Thomas Römer (éd.), Jean-Daniel Macchi (éd.) et Christophe Nihan (éd.), Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, 2009, p=299

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Chema Israël

Chemaʿ Yisrā'ël ou sh'ma Yisroël (hébreu : שמע ישראל, « Écoute, Israël ») est l'incipit du verset 6:4 du Deutéronome, Shemaʿ Yisrā'ēl YHWH elohénou YHWH eḥāḏ (« écoute Israël, l’Éternel [est] notre Dieu, l’Éternel [est] un »), duquel découlent les conceptions théoriques et applications pratiques fondamentales du judaïsme.

Chemitta

La chemitta, shemitah ou shmita (en hébreu : שְׁמִטָּה, « [année de] rémission ») est une année sabbatique définie par la Torah pour l’agriculture : tous les sept ans, les agriculteurs juifs doivent observer une année de jachère. En quelque sorte, les terres doivent se reposer comme les humains doivent le faire le septième jour de la semaine ainsi que l’indique Dieu à Moïse : « Mais la septième année sera un sabbat, un temps de repos pour la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel : tu n’ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne. » Cette pratique est, par analogie, à l'origine de l'emploi de l'expression « année sabbatique » dans ses acceptions contemporaines.

Devarim (parasha)

Devarim, D’varim, ou Debarim (דברים — héb pour “paroles,” le second mot et premier distinctif de la parasha) est la 44e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la première du Livre du Deutéronome.

Elle correspond à Deutéronome 1:1-3:22. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en juillet ou en août, lors du Shabbat 'Hazon, le sabbath précédant le 9 Av.

Décalogue

Le Décalogue (en hébreu עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת : Assereth ha-Dibberoth) — les Dix Paroles pour le judaïsme, traduit par les Dix Commandements pour le christianisme — est un court ensemble écrit d'instructions morales et religieuses reçues, selon les traditions bibliques, de Dieu par Moïse au mont Sinaï.

Dans la Torah, il est écrit que la transmission de ces instructions morales sous la forme de tables gravées provient « du doigt de Dieu ». La Bible parle de « dix paroles » (Ex 34:28 ; Dt 4:13), ce que la version des Septante rend par le mot δεκάλογος / dekálogos, d'où le terme français de « Décalogue ».

Eikev

Eikev, Ekev ou Eqev (עקב — héb pour « en conséquence » le second mot et premier distinctif de la parasha) est la 46e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la troisième du Livre du Deutéronome.

Elle correspond à Deutéronome 7:12-11:25. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en août.

Haazinou

Haazinou ou Ha'azinou (האזינו — héb. pour “écoutez,” le premier mot de la parasha) est la 53e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la dixième du Livre du Deutéronome.

Elle correspond à Deutéronome 32:1-52. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en septembre ou en octobre.

Le calendrier juif luni-solaire comprend jusqu'à 54 semaines, le nombre exact variant selon les années, "pleines" ou "défectives". Dans les années avec moins de semaines (par exemple, 2006, 2009, 2014), lorsque l'on combine la lecture de la parashat Vayelekh avec celle de Nitzavim, la parashat Haazinou est lue à Shabbat shouva, le sabbath des dix jours de pénitence.

Historiographie deutéronomiste

L'historiographie deutéronomiste, aussi appelée histoire deutéronomiste, ou encore document deutéronomiste, est une œuvre hypothétique dont seraient originellement extraits le Deutéronome (cinquième livre du Pentateuque) et les passages des Livres historiques, seconde partie de l'Ancien Testament faisant immédiatement suite au Deutéronome, qui présentent avec ce dernier une similitude stylistique ou théologique. Il s'agit des livres de Josué, Juges, 1 et 2 Samuel, 1 et 2 Rois. En exégèse biblique, l'abréviation HD est parfois utilisée.

L'étude de l'historiographie deutéronomiste a eu lieu en parallèle avec l'hypothèse documentaire, qui affirme que le Pentateuque est l'assemblage de quatre textes correspondant aux différents styles littéraires de l'ouvrage final. Le dernier quart du XXe siècle a vu l'abandon de l'hypothèse documentaire au sens strict, mais l'existence d'une école de rédaction deutéronomiste reste consensuelle parmi les exégètes, bien que diverses théories soient en concurrence pour expliquer sa présence dans le Tanakh.

Ki Tavo

Ki Tavo ou Ki Savo selon la prononciation ashkénaze (כי תבוא — héb pour “lorsque tu entreras,” les premiers mots de la parasha) est la 50e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la septième du Livre du Deutéronome.

Elle correspond à Deutéronome 26:1-29:8. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en septembre.

Lecture du Shema

La récitation du shema Israël (hébreu : קריאת שמע ou קרית שמע, kriyat shema, « lecture du shema ») est l'une des prescriptions majeures du judaïsme et des pièces centrales de sa liturgie.

Découlant du passage contenant le shema Israël, elle consiste à lire les passages Deutéronome 6:4-9, id. 11:13-21 et Nombres 15:37-41, ainsi que leurs bénédictions satellites lors des offices de prière du matin et du soir.

Nitzavim

Nitzavim, Nitsavim, ou Netzavim (ניצבים — héb. pour « debout », le second mot et premier significatif de la parasha) est la 51e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la huitième du Livre du Deutéronome.

Elle correspond à Deutéronome 29:9-30:20. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en septembre ou au début d'octobre. La parashat Nitzavim est toujours lue le Sabbath qui précède immédiatement Rosh Hashana.

Le calendrier juif semi-lunaire comprend jusqu'à 54 semaines, le nombre exact variant selon les années, "pleines" ou "défectives". Dans les années avec plus de semaines (par exemple, 2008, 2012 et 2015), la parashat Nitzavim est lue indépendamment. Dans les années avec moins de semaines (par exemple, 2007, 2009, 2010, 2011, 2013 et 2014), la lecture de la Torah combine cette parasha et la suivante, Vayelekh, afin d'atteindre le nombre de lectures hebdomadaires requis.

Papyrus Nash

Le papyrus Nash désigne un ensemble de quatre fragments de papyrus acquis par W. L. Nash en Égypte en 1898 et actuellement exposés à la bibliothèque de l'Université de Cambridge.

Ils ont été décrits pour la première fois par Stanley A. Cook en 1903. Cook les avaient daté du IIe siècle mais on considère de nos jours que ces fragments remontent en fait à une période de -150 à -100. Le papyrus était le plus vieux manuscrit en hébreu connu jusqu'à la découverte des manuscrits de Qumrân en 1947.

Long de vingt-quatre lignes, avec quelques lettres manquantes à chaque bord, le papyrus contient les Dix commandements en hébreu, suivis par le début de la prière Chema Israël. Le texte des dix commandements combine des parties de la version de l'Exode avec des parties du Deutéronome. Une curiosité est l'omission de l'expression « maison de servitude » pour désigner l'Égypte, ce qui est peut-être une indication sur l'endroit où le papyrus a été rédigé.

Certaines (mais pas toutes) des substitutions du papyrus du Deutéronome sont également présentes dans la version de l'Exode de la traduction grecque de la Bible hébraïque, appelée Septante.

Tout comme le papyrus Nash, la Septante place également le préambule du Chema avant le Deutéronome ; on trouve aussi quelques autres variantes où les lectures du papyrus s'écartent du texte hébreu normatif massorétique.

L'ordre des commandements dans le papyrus (adultère-meurtre-vol plutôt que de meurtre-adultère-vol) est le même que celui que l'on trouve dans la plupart des manuscrits de la Septante, ainsi que dans le Nouveau Testament (Évangile selon Marc, Évangile de Luc, Épître aux Romains, et Épître de Jacques mais pas dans l'Évangile selon Matthieu.

Selon le Talmud (mishna Tamid 5:1), il était autrefois d'usage de lire les Dix commandements avant de dire le Chema. Comme l'a dit Burkitt : « il est donc raisonnable de supposer que ce papyrus contient le quotidien du culte d'un juif égyptien pieux, qui vivait avant que la coutume prenne fin ».

On estime donc que le papyrus est probablement tiré d'un document liturgique, qui serait délibérément issu de la synthèse des deux versions des commandements, plutôt que directement de l'Écriture. Toutefois, les similitudes avec le texte de la Septante donnent des preuves solides pour étayer la thèse selon laquelle la Septante serait la traduction d'un texte hébreu du Pentateuque qui existait en Égypte au IIe siècle av. J.-C. et qui diffère sensiblement des textes rassemblés et conservés ensuite par les Massorètes.

Parasha de la semaine

La Parasha de la semaine (hébreu : פרשת השבוע Parashat Hashavoua) est la portion hebdomadaire de la Torah lue publiquement par les Juifs lors de chaque Sabbath, de façon à lire toute la Torah entre la Sim'hat Torah d'une année et celle de l'année suivante.

Le découpage en parashiot n'apparaît pas dans le texte original du Sefer Torah ; la Torah elle-même ne prescrit de lecture publique que celle du Haqhel (Deutéronome 31:12).L'institution d'une lecture publique le Sabbath a été décidée après l'exil de Babylone. À son retour en terre d'Israël, Ezra le Scribe prescrit également la lecture bihebdomadaire d'une partie de la parasha, le lundi et le jeudi.

Pentateuque

Le Pentateuque est chez les chrétiens l'ensemble des cinq premiers livres de la Bible. Pour les juifs, ces cinq livres constituent la Torah. La tradition en attribue la paternité à Moïse, mais la recherche moderne a pu établir qu'ils ont été composés à l'époque de l'exil à Babylone par de nombreux rédacteurs. Ils présentent une version théologique de l'histoire du peuple d'Israël depuis la création du monde jusqu'à la mort de Moïse.

Si, dans la religion juive, ils portent le nom de Torah, c'est-à-dire « doctrine », « enseignement », mais aussi « Loi » (ce qui explique que le terme ait été traduit en grec par νόμος/nomos), c'est parce qu'ils renferment, outre des récits « historiques », un ensemble de prescriptions (religieuses, rituelles, culturelles, juridiques, etc.) qui constituent les bases du judaïsme. Les lois alimentaires (cacherout) énoncées dans le chapitre 11 du Lévitique en sont un exemple parmi d'autres.

Sim'hat Torah

Sim'hat Torah (hébreu שמחת תורה « joie de la Torah »), est une fête juive, d'origine rabbinique, fêtée le 23 tishri (le 22 en terre d'Israël), au cours de la fête biblique de Chemini Atseret, et marque la fin du cycle annuel de lecture de la Torah.

Elle est célébrée à la synagogue par les orants qui défilent autour de la bima (estrade de lecture) en chantant et en dansant avec les rouleaux de la Torah.

Tables de la Loi

Dans la Bible, les Tables de la Loi sont des tables en pierre sur lesquelles Dieu a gravé le Décalogue remis à Moïse (cf l'Exode). Leur figuration traditionnelle est devenue un des symboles du judaïsme, utilisé en particulier au fronton des synagogues.

Bien qu'étant représentées comme ayant des bords supérieurs arrondis, leur vraie représentation serait en fait carrée.

Va'et'hanan

Va'et'hanan (ואתחנן — héb pour “et je suppliai,” le premier mot de la parasha) est la 45e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la seconde du Livre du Deutéronome.

Elle correspond à Deutéronome 3:23-7:11. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en juillet ou en août, lors du Shabbat Na'hamou, le sabbath suivant immédiatement le 9 Av.

Vayelekh

Vayelekh, Vayeilekh, VaYelekh ou Va-yelekh (וילך — héb. pour « il alla », le premier mot de la parasha) est la 52e section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah et la neuvième du Livre du Deutéronome.

Elle correspond à Deutéronome 31:1-30. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en septembre ou au début d'octobre. Avec 30 versets, c'est la plus courte des sections hebdomadaires.

Le calendrier juif luni-solaire comprend jusqu'à 54 semaines, le nombre exact variant selon les années, « pleines » ou « défectives ». Dans les années avec plus de semaines (par exemple, 2008, 2012 et 2015), la parashat Vayelekh est lue indépendamment. Dans les années avec moins de semaines (par exemple, 2006, 2009, 2014), la lecture de la Torah combine cette parasha et la précédente, Nitzavim, afin d'atteindre le nombre de lectures hebdomadaires requis.

La parashat Vayelekh est lue le Sabbath qui précède immédiatement Rosh Hashana lorsqu'elle est combinée avec Nitzavim, et le Shabbat shouva (sabbath des dix jours de pénitence) lorsqu'elle est lue indépendamment.

Vèzot HaBerakha

VèZot HaBerakha ou V'Zos Habrokho selon la prononciation ashkénaze (וזאת הברכה — héb. pour “[Et] voici la bénédiction,” les premiers mots de la parasha) est la 54e et dernière section hebdomadaire du cycle annuel de lecture de la Torah, la onzième et dernière du Livre du Deutéronome.

Elle correspond à Deutéronome 33:1-34:12. Les Juifs de la Diaspora la lisent généralement en septembre ou en octobre, toujours lors de la fête de Sim'hat Torah.

Éducation juive

L'éducation juive (hébreu : חינוך, Hinoukh, « éducation ») désigne initialement la transmission des rudiments, principes et lois religieuses du judaïsme. Au vu de l'accent mis sur l'étude de la Torah, beaucoup de commentateurs ont dit que le judaïsme est caractérisé par un apprentissage permanent qui commence dans l'enfance et continue à l'âge adulte.

Si ce modèle est demeuré relativement inchangé jusqu'à nos jours dans le monde haredi, il a été en revanche plus ou moins fortement adapté aux sensibilités des sociétés juives sécularisées, où une éducation moins formelle et davantage axée sur les aspects profanes du fait juif, comme l'histoire, la culture et l'identité juives, a pris une place, plus ou moins importante selon le niveau d'assimilation culturelle, par rapport à cet enseignement purement religieux.

Livres de l’Ancien Testament
Tanakh
(Bible hébraïque commune aux canons juif et chrétiens)
Livres deutérocanoniques
(canon des Églises catholique et orthodoxe)
Canon orthodoxe grec et slavon
Canon orthodoxe géorgien
Canon orthodoxe éthiopien restreint
Peshitta syriaque

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