Despotisme

Le despotisme est une forme de gouvernement qu'Aristote jugeait propre aux sociétés serviles[1] où l'autorité est exercée par un despote qui, seul et sans le concours de la loi -si ce n'est religieuse[2]-, règne avec un pouvoir politique absolu et arbitraire[3] fondé sur la crainte[4].

Dans sa forme classique, le despote est pour ses sujets tel le père de famille pour ses enfants. Le despote œuvre pour le bien de sa famille. Le pouvoir despotique donne une marche de conduite à suivre, tel que le ferait un père envers ses enfants. Cette forme de despotisme est la première forme connue d'État et de civilisation.

Le despotisme ne doit pas être confondu avec la tyrannie qui est un régime où seul l'intérêt du tyran compte. Le tyran se sert des sujets de façon abusive afin de satisfaire son propre intérêt, et non pour le bien commun[5].

On parle de despotisme éclairé, dans l'Europe du XVIIIe siècle, pour désigner des chefs d'État qui passent outre les droits de débat, d'opposition ou de remontrance des pouvoirs constitués pour imposer certaines réformes dans les systèmes politiques et sociétés de leur pays.

Ainsi par exemple, le roi Frédéric II de Prusse conseillé par Voltaire, rédigea un ouvrage contre Machiavel, inspiré par les idéaux du Siècle des Lumières.

Bien que le mot ait une connotation péjorative aujourd'hui, il était autrefois un titre légitime dans l'empire byzantin.

Le titre était typiquement transmis à la descendance mâle de l'empereur, et à partir du XIIIe siècle à des princes étrangers. Les despotes régnaient sur des parties de l'empire.

Boulanger, Thiry d'Holbach - Recherches sur l'origine du despotisme oriental, Seyffert, 1762
Œuvre posthume publiée par Paul Paul Henri Thiry d'Holbach.

Œuvres sur le despotisme

Voir aussi

Références

  1. Aristote, Politiques, III, 14, 1285a22
  2. Montesquieu, De l'esprit des lois, III, x, §6.
  3. Montesquieu, De l'esprit des lois, II, i, §1.
  4. Montesquieu, De l'esprit des lois, III, ix, §1.
  5. Éditions Larousse, « Encyclopédie Larousse en ligne - tyran latin tyrannus du grec turannos », sur www.larousse.fr (consulté le 30 avril 2019)
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1177

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1354

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Abbaye de Melk

L'abbaye de Melk est une célèbre abbaye bénédictine de Basse-Autriche, faisant partie de la congrégation bénédictine d'Autriche. Située dans la région touristique de la Wachau, elle surplombe la ville de Melk, et le Danube. Bien que l'abbaye ait été fondée au XIe siècle, les bâtiments actuels datent de l'époque baroque, ils sont l'œuvre de l'architecte Jakob Prandtauer. Après sa mort, en 1726, les travaux sont achevés d'après ses plans par son élève Franz Munggenast. L'École de l'abbaye de Melk est située dans l'Abbaye.

De l'esprit des lois

De l'esprit des lois est un traité de la théorie politique publié par Montesquieu à Genève en 1748. Cette œuvre majeure, qui lui a pris quatorze ans de travail, a fait l'objet d'une mise à l'Index en 1751.

Dans cet ouvrage, Montesquieu suit une méthode révolutionnaire pour l'époque : il refuse de juger ce qui est par ce qui doit être, et choisit de traiter des faits politiques en dehors du cadre abstrait des théories volontaristes et jusnaturalistes. Il défend ainsi une théorie originale de la loi : au lieu d'en faire un commandement à suivre, il en fait un rapport à observer et à ajuster entre des variables. Parmi ces variables, il distingue des causes culturelles (traditions, religion, etc.) et des causes naturelles (climat, géographie, etc.). Il livre à partir de là une étude sociologique des mœurs politiques.

De l'esprit des lois paraît sans nom d'auteur à Genève, vers la fin octobre, début novembre 1748, grâce à l'aide financière de Mme de Tencin qui achète également nombre d'exemplaires pour les donner à ses amis. Cette dernière se chargera ensuite de la publication des Errata de cette première édition très fautive et amputée (500 exemplaires qui sont distribués gratuitement avec les volumes non encore vendus), de la réédition chez Barrillot en 1749, puis finalement, avec l'aide de Claude Gros de Boze, de celle de Paris la même année, chez Huart, revue et corrigée par l'auteur. Signe du succès de cet ouvrage, de nombreuses éditions pirates virent le jour la même année, dont une édition parisienne en janvier extrêmement fautive.

L'accueil bordelais lui est très favorable, comme en témoigne cette remarque de l'Académie de Bordeaux : « Mais la France et l'Europe sont plutôt éblouies d'abord qu'éclairées par cette lumière nouvelle ; l'Académie de Bordeaux seule en peut soutenir l'éclat ; et pour rendre hommage au grand homme, elle fait lire les trois premiers chapitres de l'Esprit des Lois dans sa séance publique du 25 août 1753, jour mémorable qui fera éternellement la gloire de l'Académie de Bordeaux, et dans lequel elle a devancé le jugement de la postérité, en couvrant de ses applaudissements le code de la raison et de l'humanité. ».

À la parution de l'ouvrage, Montesquieu est l'objet des plus vives critiques de la part de conservateurs et d'ecclésiastiques. Des louanges sont émises par les encyclopédistes comme D'Alembert, fils naturel de Mme de Tencin, qui lui écrira un éloge. Certains encyclopédistes lui reprochent toutefois une certaine forme de conservatisme (Montesquieu était favorable à l'aristocratie). On lui reproche aussi son déterminisme dans sa théorie des climats. Montesquieu répondra à toutes ces critiques par Défense de l'esprit des lois, publié en 1750.

Certains lisent dans De l'esprit des lois la promotion d'un système aristocratique très libéral, d'autres une mise en garde envers les monarques et les nobles quant au risque de despotisme (d'un seul ou de tous) s'ils ne se partagent pas le pouvoir. Certains estiment que De l'esprit des lois a inspiré la rédaction de la Constitution française de 1791 (notamment ses pages concernant la séparation des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire) ainsi que la rédaction de la Constitution des États-Unis d'Amérique (principe des checks and balances). Des commentateurs modernes s'inscrivent en faux contre la réduction de Montesquieu à un théoricien de la séparation des pouvoirs, et même du libéralisme politique.

De la démocratie en Amérique

De la démocratie en Amérique (publié en deux livres, le premier le 23 janvier 1835, le deuxième en 1840) est un essai écrit en français par Alexis de Tocqueville sur les États-Unis des années 1830, dans lequel il décrit puis analyse le système politique américain, et expose les possibles dérives liberticides de la passion de l'égalité chez les Hommes.

Despotisme légal

Le despotisme légal est la doctrine politique des physiocrates, développée en 1767 par Lemercier de la Rivière dans son traité L'ordre naturel et essentiel des sociétés politiques.

Despotisme éclairé

Le despotisme éclairé est une doctrine politique, issue des idées des philosophes du XVIIIe siècle, qui combine chez celui qui a le pouvoir force déterminée et volonté progressiste. Elle est défendue notamment par Voltaire, D'Alembert et les physiocrates et elle est pratiquée principalement par Frédéric II de Prusse, Catherine II de Russie et Joseph II d'Autriche. Cette notion est apparue vers 1670. Le despotisme éclairé est aussi connu sous le nom de « nouvelle doctrine ».

Variante du despotisme qui s’est développée au milieu du XVIIIe siècle, le pouvoir y est exercé par des monarques de droit divin dont les décisions sont guidées par la raison et qui se présentent comme les premiers serviteurs de l’État. Selon Henri Pirenne, « Le despotisme éclairé est la rationalisation de l'État ». Les principaux despotes éclairés ont ainsi entretenu une correspondance suivie avec les philosophes des Lumières, et certains d’entre eux les ont même soutenus financièrement.

On trouve parmi les monarques éclairés : Marie-Thérèse, Joseph II et Léopold II d'Autriche surtout lorsqu'il fut Grand-Duc de Toscane, Maximilien III, Joseph et Charles Théodore de Bavière, Ferdinand Ier des Deux-Siciles, Charles III d'Espagne, Frédéric II de Prusse, Catherine II de Russie, Charles-Emmanuel III et Victor-Amédée III de Sardaigne, Frédéric-Guillaume de Schaumbourg-Lippe, Gustave III de Suède.

L’action des despotes éclairés est parfois qualifiée de moderne pour leur inspiration philosophique et les réformes qu’ils mettent en place. Cependant la structure même du pouvoir politique et de la société n'est pas modifiée par ces régimes qui se rapprochent ainsi des autres absolutismes de l’époque. Ils mettent au service de l’ordre établi les idées philosophiques qui leur sont contemporaines. D'où cette remarque de Mme de Staël : « Il n'y a que deux genres d'auxiliaires pour l'autorité absolue, ce sont les prêtres ou les soldats. Mais n'y a-t-il pas, dit-on, des despotismes éclairés, des despotismes modérés ? Toutes ces épithètes, avec lesquelles on se flatte de faire illusion sur le mot auquel on les adjoint, ne peuvent donner le change aux hommes de bon sens ».

Dans le passage sur l’Eldorado de son conte Candide, Voltaire brosse le portrait de ce monarque idéal. Ce roi possède le pouvoir qui suit une raison qui dépasse les limites réelles. Il y règne sans problèmes financiers, ni politiques, ni culturels, c’est un tout.

Gérontocratie

La gérontocratie désigne un régime politique où le pouvoir est exercé par les personnes les plus âgées de la société (théoriquement) car jugées plus sages : les gérontes.

Un régime peut être une gérontocratie de fait, c'est le cas en ce qui concerne l'Union soviétique entre 1964 et 1985, sous les mandats de Léonid Brejnev (1964-1982), Iouri Andropov (1982-1984) et Konstantin Tchernenko (1984-1985), où seuls des dirigeants septuagénaires exerçaient le pouvoir politique.

Histoires (Polybe)

Les Histoires (en grec ancien Ἱστορίαι / Historíai) sont la grande œuvre de Polybe. Seuls cinq volumes sur les quarante d’origine nous sont parvenus dans leur totalité, « transmis par la tradition manuscrite ».

Les livres I à XXIX (l'expansion romaine entre 264 et 168) furent écrits à Rome pendant l'exil de l'auteur, qui y fut otage entre 167 et 149. Les livres XXX à XL (les troubles entre 168 et 146) furent écrits en Grèce après la fin de son exil, après 146.

Karl August Wittfogel

Karl August Wittfogel, né à Woltersdorf en Allemagne, le 6 septembre 1896 et mort à New York aux États-Unis, le 25 mai 1988, est un historien de la Chine, qui fut communiste puis conservateur. Il est l'auteur du Despotisme oriental, ouvrage qui a suscité des débats importants.

Libéral-conservatisme

Le libéral-conservatisme est une idéologie politique et économique de droite qui combine et défend des préoccupations conservatrices, en particulier pour les traditions établies, le respect pour l'autorité, l'ordre, la sécurité, l'identité nationale, l'héritage religieux, la famille, avec des idées libérales sur le plan économique.

Le libéral-conservatisme représente l'idéologie dominante des partis européens de droite comme l'union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), le parti conservateur au Royaume-Uni, le parti Les Républicains en France, Forza Italia en Italie ou encore le Parti populaire (PP) en Espagne. Ces derniers sont regroupés au sein du Parti populaire européen. Le libéral-conservatisme domine également au sein de grands partis de droite en dehors de l'Union européenne. C'est le cas par exemple du Parti républicain aux États-Unis ou encore du Parti conservateur du Canada.[réf. nécessaire]

Physiocratie

La physiocratie est une école de pensée économique, politique et juridique, née en France à la fin des années 1750.

Les physiocrates sont considérés comme les fondateurs de la science économique. Ils ont contribué de manière décisive à forger la conception moderne de l'économie et à placer la réflexion et la pratique de la « chose économique » dans un cadre de référence autonome. En affirmant l'existence de droits naturels et en développant leur théorie du « despotisme légal », ils sont également les initiateurs d'un important courant de réforme du droit et de la politique au XVIIIe siècle. Le mouvement physiocratique connaît son apogée au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, pour devenir économiquement caduc face à la montée des échanges commerciaux internationaux et l'apparition du secteur secondaire.

Risorgimento

Le Risorgimento (mot italien signifiant « résurgence » ou « renaissance »,, du verbe risorgere « resurgir », ou en français « « résurrection » ou mieux « résurgence », dans un sens réel et figuré), ou unification italienne, est la période de l’histoire de l'Italie dans la seconde moitié du XIXe siècle au terme de laquelle les rois de la maison de Savoie unifient la péninsule italienne par l'annexion de la Lombardie, de Venise, du royaume des Deux-Siciles, du duché de Modène et Reggio, du grand-duché de Toscane, du duché de Parme et des États pontificaux au royaume de Sardaigne.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, on pouvait considérer que, selon la définition de Metternich, l’Italie n’était rien de plus qu’une « expression géographique ». L’unification italienne est donc un événement majeur de l’histoire de l’Europe dans la mesure où elle a transformé l’expression géographique en réalité politique. Mais si tout le monde est d’accord pour dire que l’unification a constitué un tournant dans les relations internationales, les interprétations divergent en revanche quand il s’agit de le replacer dans son contexte. Certains historiens voient dans cette naissance de l’Italie un phénomène spécifiquement italien, sans lien réel avec les conjonctures de l’époque. D’autres au contraire, estiment que l’unification italienne s’inscrit dans un processus commun, non seulement à toutes les nations d’Europe, mais encore à celles du monde entier : une Révolution universelle venue bouleverser les structures sociales que le temps rend nécessairement obsolètes.

La première phase du Risorgimento (1848-1849) voit le développement de différents mouvements révolutionnaires et une guerre contre l’Empire d'Autriche, mais se conclut par un retour au statu quo. La seconde phase 1859-1860 fait considérablement avancer le processus d’unification et se conclut par la proclamation du royaume d'Italie le 17 mars 1861. L’unification est ensuite achevée avec l’annexion de Rome, capitale de l’État de l’Église, le 20 septembre 1870.

Républicanisme

Le républicanisme est une idéologie politique et une conception de la liberté.

En tant que conception de la liberté, le républicanisme pense que la liberté est une absence de domination. L'être libre serait donc un individu qui ne serait ni dominé par un autre (Dominium) ni par l'État (Imperium) c'est-à-dire d'interférence par autrui.

Dans son acception politique, le républicanisme défend l'idée selon laquelle l'objectif d'un État et le sens de son existence, comme de ses décisions, doivent être le bien commun (en latin, res publica : « la chose publique »). Selon le républicanisme, les détenteurs du pouvoir doivent être nommés par d'autres moyens que l'hérédité, c'est-à-dire être élus par le peuple ou par une partie de celui-ci. La notion de souveraineté populaire découle donc en partie de cette idéologie, mais elle ne lui est pas nécessairement attachée. La notion de « république » remonte à l'Antiquité grecque et romaine, et l'idéologie républicaine moderne a pris des formes légèrement différentes selon qu'elle a été développée aux États-Unis, en France ou en Irlande. À l'époque moderne, le républicanisme s'oppose à d'autres idéologies politiques telles que le monarchisme, l'autoritarisme ou le despotisme.

Tyran

Un tyran (du grec ancien τύραννος / túrannos), désigne dans l'Antiquité grecque un individu disposant d’un pouvoir absolu, après s'en être emparé de façon illégitime. Le mot tyran, peut-être d'origine lydienne, a été appliqué pour la première fois au VIIIe siècle av. J.-C. au roi lydien Gygès par le sophiste Hippias d'Élis. Le terme prit très vite un sens péjoratif, notamment à Athènes, impliquant que le tyran abuse de son pouvoir : la nature du pouvoir tyrannique se reconnaît en effet à ce que le tyran, sans abolir les lois, se place au-dessus d'elles. La perversion de ce régime tient aussi au fait que « la tyrannie cumule les vices de la démocratie et ceux de l'oligarchie », en raison de l'amour du tyran pour les richesses et de son hostilité à l'égard du peuple qu'il désarme et asservit. En outre, ce régime se caractérise par son arbitraire, le tyran étant « celui qui, dans la cité, exerce son autorité selon ses propres vues » ; Platon utilise presque les mêmes termes dans Le Politique, et le sous-entend en le décrivant dans le Gorgias. Sur le plan politique, il y a une différence entre « tyrannie » et « despotisme » : dans la Grèce antique, un tyran était un homme qui disposait d’un pouvoir assuré par la force ; ce pouvait être un ancien magistrat, parfois même un esclave, arrivé au pouvoir après un coup d'État, par ruse plus que par violence. Les tyrans ne prirent jamais officiellement le titre de tyran, et il n'y eut pas de titre général et officiel pour les désigner, c'est pourquoi on leur donne le nom dont leurs ennemis les stigmatisaient.

Vingtième

Le vingtième est un impôt établi par le contrôleur général des finances Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, par lit de justice le 19 mai 1749, pour remplacer le dixième, après la paix d'Aix-la-Chapelle [pas clair] et qui perdure jusqu'en 1789. Il désire établir un impôt direct touchant l'ensemble de la population (tiers-état, nobles et clergé) dont le montant correspond à 5 % (1/20) des revenus. On dit qu'il est en régie, de quotité, non solidaire.

Visant à amortir les dettes du Royaume, le vingtième entre en vigueur le 19 mai 1749, le jour même de son enregistrement, tandis que l'édit pour la suppression du dixième ne sera établi qu'à compter du 1er janvier 1750. Contrairement aux habitudes fiscales, ce nouvel impôt est créé en période de paix et donc devient définitif. Sa perception s'achèvera quand les recettes pourront alimenter cette caisse.

Pour connaître les revenus imposables, Machault adopte, comme Desmarets, la déclaration de revenus. Le vingtième porte sur les revenus de l'industrie et du commerce établis d'après la déclaration des taxables. Il taxe aussi les propriétés dont les bénéficiaires doivent déclarer la nature, l'étendue et le produit net moyen annuel. Et pour vérifier la perception de l'impôt, Machault crée la charge de contrôleur des vingtièmes, commissaires dépendant du contrôle général, enquêtant dans les paroisses. Dans chaque généralité, un directeur des vingtièmes surveille les opérations et fait dresser les rôles, sous l'autorité de l'intendant. La perception ou recouvrement est calqué sur celui de la taille. En cas de contentieux la jugement est dans les mains de l'intendant et l'appel passe directement au Conseil du Roi.

Les oppositions voient très vite le jour chez le clergé, les pays d'Etat, les privilégiés et les cours souveraines. Le clergé refuse son intégration dans le système de l'impôt ordinaire puisque ses biens doivent être réservés aux œuvres religieuses. Pour les pays d'Etat et les privilégiés, le vingtième est perçu comme une extension du despotisme car ils sont le seul rempart de la centralisation du pouvoir monarchique. Face à ces contestations, dès 1751 le clergé obtient une exemption de l'impôt. Mais les privilégiés et les pays d'Etat ne s'organisant pas dans une lutte commune et organisée, le vingtième perdure jusqu'en 1789. Il est suivi d'un deuxième (1756) puis d'un troisième vingtième (1759), qui sont motivés par les difficultés économiques dues à la Guerre de Sept ans. La guerre finie, ce dernier vingtième est supprimé en 1763, les deux autres subsistant.

Cet impôt de conception moderne, heurte profondément les mentalités attachées aux privilèges. Nombreux sont les particuliers et les corps constitués qui lui substituèrent l'abonnement fiscal ou le rachat définitif. Beaucoup de nobles s'arrangent pour ne pas le payer notamment grâce au soutien de la cour des aides qui délaissent peu à peu son rôle de contrôle des revenus. En 1763, le parlement de Paris, après avoir bataillé contre les contrôles, obtient que les cotes du vingtième ne soient plus réévaluées. Cela conduit à un manque à gagner pour le Trésor à une époque où les prix agricoles s'envolent. En 1787, devant la faillite de la monarchie, il est décidé de supprimer toutes les exemptions. Mais la décision arrive trop tard. En 1789, les deux vingtièmes rapportaient environ 57 millions de livres.

Wenceslas Antoine de Kaunitz

Wenceslas Antoine, comte, puis prince (1764) de Kaunitz, comte de Rietberg (en allemand : Wenzel Anton von Kaunitz-Rietberg, en tchèque : Václav Antonín Kounic), connu dans les textes français de l'époque comme « prince de Kaunitz », né à Vienne le 2 février 1711 et mort à Mariahilf le 27 juin 1794, est un diplomate et homme d'État bohémien au service de la monarchie de Habsbourg.

En tant que membre du Conseil aulique du Saint-Empire romain et un adepte du despotisme éclairé, Kaunitz était un conseiller proche de Marie-Thérèse d'Autriche et de son fils, l'empereur Joseph II. Nommé Chancelier d'État et chef de la diplomatie autrichienne à la veille de la guerre de Sept Ans, il a marqué la Révolution diplomatique de 1756 en créant l'alliance avec la France contre la Grande-Bretagne et la Prusse.

Étymologie du terme anarchie

Le terme anarchie est un dérivé du grec « ἀναρχία » (« anarkhia »). Composé du préfixe a- privatif an- (en grec αν, « sans », « privé de ») et du mot arkhê, (en grec ἀρχή, « origine », « principe », « pouvoir » ou « commandement »),. L'étymologie du terme désigne donc, d'une manière générale, ce qui est dénué de principe directeur et d'origine. Cela se traduit par « absence de principe », « absence de règle », « absence de chef », « absence d'autorité » ou « absence de gouvernement ».

Dans un sens négatif, l'anarchie évoque le chaos et le désordre, l'anomie. Dans un sens positif un système où les individus sont dégagés de toute autorité. Ce dernier sens apparaît en 1840 sous la plume du théoricien socialiste Pierre Joseph Proudhon (1809-1865). Dans Qu'est-ce que la propriété ?, l'auteur se déclare anarchiste et précise ce qu'il entend par anarchie : une forme de gouvernement sans maître ni souverain.

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