Crétacé

(n1-6 c1-6) Le Crétacé est une période géologique qui s’étend de ≃ 145,0 à 66,0 Ma[4]. Elle se termine avec la disparition des dinosaures non aviens, des ammonites et de nombreuses autres formes de vie. Cette période est la troisième et dernière de l’ère Mésozoïque ; elle suit le Jurassique et précède le Paléogène.

Période Séries Étage Âge (Ma)
Paléogène Paléocène Danien Plus jeune
Crétacé Supérieur Maastrichtien 72.1 - 66.0
Campanien 83.6 - 72.1
Santonien 86.3 - 83.6
Coniacien 89.8 - 86.3
Turonien 93.9 - 89.8
Cénomanien 100.5 - 93.9
Inférieur Albien ≃113.0 - 93.9
Aptien ≃125.0 - ≃113.0
Barrémien ≃129.4 - ≃125.0
Hauterivien ≃132.9 - ≃129.4
Valanginien ≃139.8 - ≃129.4
Berriasien ≃145.0 - ≃139.8
Jurassique Malm Tithonien Plus âgé
Subdivision de la période Crétacé selon l'UISG, août 2018.

Sa fin est marquée par un stratotype riche en iridium que l’on pense associé à l’impact d’une météorite dans le Yucatan. Cette collision est considérée comme ayant participé fortement à l’extinction massive ayant entraîné entre autres la disparition des dinosaures. Néanmoins, la géologie montre que l'activité volcanique de grande ampleur commune aux cinq grandes extinctions avait déjà commencé avant l'arrivée du bolide[5].

Le Crétacé est nommé d’après le latin creta, « craie », se référant aux vastes dépôts crayeux marins datant de cette époque et que l’on retrouve en grande quantité en Europe, notamment dans le Nord de la France (affleurant par exemple au cap Blanc-Nez, aux falaises du pays de Caux et du val de Seine en Normandie ou encore en Champagne crayeuse)[6] et en Grande-Bretagne. Il a été défini par Jean-Baptiste d'Omalius en 1822 d’après des couches stratigraphiques présentes dans le Bassin parisien[7].

Certains anciens textes français emploient plutôt le terme Crétacique[8].

Crétacé
Données clés
Notation chronostratigraphique K
Notation française nc
Notation RGF c-n
Niveau Période / Système
Érathème / Ère
- Éonothème / Éon
Mésozoïque
Phanérozoïque

Stratigraphie

Étendue
DébutFin
≃145,0 MaPoint stratotypique mondial 66,0 Ma
(extinction Crétacé-Tertiaire)

Jurassique Paléogène

Sédimentaire
Lithologies notables importants dépôts de craie

Paléogéographie et climat

Reconstitution de la géographie de la fin du Crétacé.
Reconstitution de la géographie de la fin du Crétacé.
Climat
Taux de O2 atmosphérique env. 30 %vol[1]
(150 % de l'actuel)
Taux de CO2 atmosphérique env. 1 700 ppm[2]
(6 fois le niveau d'avant la révolution industrielle)
Température moyenne 18 °C[3]
(+°C par rapport à l'actuel)

Contexte géodynamique

Faune et flore

Deux Tarbosaurus attaquent un Deinocheirus (au centre) dans un paysage du Crétacé supérieur.
Deux Tarbosaurus attaquent un Deinocheirus (au centre) dans un paysage du Crétacé supérieur.

Évolution

Affleurements

Subdivisions

Edmond Hébert Reutlinger BNF Gallica
Edmond Hébert étudia à la fin du XIXe siècle les subdivisions du Crétacé en Europe.

Le Crétacé est généralement divisé en deux époques appelées Crétacé inférieur et supérieur.

Crétacé supérieur
Maastrichtien (72,1 ± 0,2 - 66,0 Ma)
Campanien (83,6 ± 0,2 - 72,1 ± 0,2 Ma)
Santonien (86,3 ± 0,5 - 83,6 ± 0,2 Ma)
Coniacien (89,8 ± 0,3 - 86,3 ± 0,5 Ma)
Turonien (93,9 - 89,8 ± 0,3 Ma)
Cénomanien (100,5 - 93,9 Ma)
Crétacé inférieur
Albien (≃ 113 - 100,5 Ma)
Aptien (≃ 125,0 - ≃ 113 Ma)
Barremien (≃ 129,4 - ≃ 125,0 Ma)
Hauterivien (≃ 132,9 - ≃ 129,4 Ma)
Valanginien (≃ 139,8 - ≃ 132,9 Ma)
Berriasien (≃ 145,0 - ≃ 139,8 Ma)

Sources[4].

Paléogéographie

Durant le Crétacé, le supercontinent Pangée finit de se scinder pour former les continents actuels, bien que leurs positions soient encore substantiellement différentes de ce qu'elles sont de nos jours. L’océan Atlantique s’élargit alors que l’Amérique du Nord se dirige vers l’ouest ; dans le même temps le Gondwana, qui s’était auparavant détaché de la Pangée, se fracture en Antarctique, Amérique du Sud et Australie, et s’éloigne de l’Afrique. L’Inde et Madagascar restent rattachés à la plaque africaine au début du Crétacé ; l’Inde s’en détache vers la fin du Berriasien. L’océan Indien et l’Atlantique Sud apparaissent durant cette période.

Cette activité crée des chaînes de montagnes sous-marines le long des lignes de fractures, provoquant l’élévation du niveau de la mer dans le monde entier : c’est la crise magmatique du Crétacé supérieur, à l’origine des plateaux des Caraïbes, d’Otong-Java… Au nord de l’Afrique, la mer de Téthys continue de rétrécir. En Amérique du Nord une mer intérieure peu profonde se forme (voie maritime intérieure de l'Ouest), puis commence à diminuer en laissant des dépôts marins minces intercalaires entre des couches de charbon. D’autres affleurements de cette période se situent en Europe et en Chine. Au maximum du niveau de la mer pendant le Crétacé, près d’un tiers des terres actuelles est submergé[9].

Le Crétacé est renommé pour ses formations calcaires : aucune autre période du Phanérozoïque n’en a produit autant[10]. L’activité au niveau des dorsales océaniques enrichit les océans en calcium, permettant aux coccolithophoridés de s’approvisionner en cet élément[11].

De plus, dans la région de l’Inde, des éruptions volcaniques massives se produisent vers la fin du Crétacé et le début du Paléocène, formant les trapps du Deccan.

Climat

Au début du Crétacé, la tendance au refroidissement amorcée à la fin du Jurassique se poursuit pendant le Berriasien. Les pôles ont peut-être connu à cette époque des glaciers permanents, ainsi que quelques montagnes élevées aux latitudes moyennes. Ce refroidissement n’est pas typique du Crétacé. À la fin du Berriasien les températures remontent puis restent relativement stables pendant le reste de cette période[12].

Cette tendance est due à l’activité volcanique intense qui produit de larges quantités de dioxyde de carbone. La mer de Téthys connecte les océans tropicaux d’ouest en est, permettant d’adoucir le climat global. Des fossiles de plantes adaptées à la chaleur ont été trouvés dans des régions aux latitudes élevées telles que l’Alaska ou le Groenland, et des fossiles de dinosaures sont présents à des latitudes éloignées du pôle Sud de seulement 15°.

Le gradient de température équateur-pôle est bien moins élevé que de nos jours ; les vents sont donc plus faibles, et en conséquence les remontées d’eau des océans sont moins accentuées et les océans plus stagnants. Ces océans sont donc moins oxygénés, et des événements anoxiques sont enregistrés dans les dépôts de schiste noir[13]. La température de surface et en profondeur des océans est nettement plus élevée que de nos jours.

Le climat global est donc chaud, avec des régions polaires dépourvues de glace permanente, sauf peut-être ponctuellement au Turonien. En effet, selon une étude publiée dans la revue Science, une équipe conduite par l’Allemand André Bornemann est parvenue à prouver l’existence de glaciers et à montrer que ces glaciers ont pu atteindre, sur de courtes périodes, jusqu'à 60 % du volume actuel de l’Antarctique ; le niveau de la mer chutant de 25 à 40 mètres, alors que la température de l’océan dans les zones tropicales avoisinait 37 °C contre les 28 °C actuels pour la zone ouest tropicale de l'Atlantique[14].

Vie

Flore

Les angiospermes s’étendent mais ne deviennent dominantes qu'à partir de la fin du Crétacé, pendant le Campanien. Leur dissémination est aidée par l’apparition des abeilles - les relations insectes-angiospermes sont un bon exemple de coévolution. Les premiers représentants d’arbres à feuilles : figuiers, magnolias et Platanaceae, apparaissent durant le Crétacé. Les gymnospermes du Trias, tels que les conifères, continuent de se développer. Les Bennettitales apparus pendant le Trias s’éteignent vers la fin du Crétacé[15]. Les plantes se modernisent, bien que les herbes n’évoluent pas avant la fin de cette période.

Faune terrestre

Les mammifères sont petits et n’ont que peu d’importance dans le règne animal. La faune est dominée par les reptiles archosauriens, essentiellement des dinosaures.

Dans le ciel, les ptérosaures sont communs dans les environnements maritimes, en particulier durant le Crétacé inférieur et moyen. Mais sur terre ils doivent faire face à la radiation évolutive des oiseaux ; à la fin du Crétacé, seules subsistent deux espèces de ptérosaures très spécialisées.

Les dépôts sédimentaires de la province chinoise du Liaoning fournissent de bons enregistrements fossiles du Crétacé inférieur : les restes bien conservés de nombreux petits mammifères, oiseaux et dinosaures, y ont été découverts.

  • Les Maniraptora trouvés sur ces sites sont intermédiaires entre les dinosaures et les oiseaux. Leur corps est, au moins partiellement, couvert de plumes.
  • En 2007 en Chine, a été découvert un petit reptile volant de la famille des ptérosaures qui vivait il y a environ 120 Ma. De la taille d'un moineau, la courbure des phalanges des pieds indique qu'il vivait principalement dans les ginkgos, arbres qui couvraient la Chine de cette période.

Durant le Crétacé, les insectes se diversifient. Les plus vieux termites et fourmis, Aphidoidea, Cynipidae et sauterelles apparaissent ainsi que quelques nouvelles familles de papillons.

Faune marine

Fossil Actinopterygian
Fossile de poisson du Crétacé.

Dans les mers, les raies, les requins modernes et les poissons deviennent communs ainsi que les reptiles marins : Ichthyosaures durant le Crétacé inférieur, Plésiosaures durant toute la période, et Mosasaures durant le Crétacé supérieur.

Les baculites, un genre d’ammonite, sont florissantes. Les hesperornithiformes, des oiseaux dinosauriens marins communs au Mésozoïque, n’ont pas de concurrents. Les Foraminifera, Globotruncana, et des échinodermes tels les étoiles de mer ou les oursins se développent. La première expansion des diatomées se fait dans les océans pendant le Crétacé - les diatomées d’eau douce n’apparaissent pas avant le Miocène. Le Crétacé est aussi une période importante pour l’évolution des organismes attaquant les couches calcaires, et la bioérosion devient un facteur important dans l’évolution des couches sédimentaires[16].

Extinction de la fin du Crétacé

Tarbosaurus museum Muenster
Tarbosaurus, un théropode Tyrannosauridae, fait partie des derniers dinosaures à avoir vécu à la fin du Crétacé.

La fin du Crétacé voit un déclin progressif de la biodiversité durant le Maastrichtien, un peu avant la crise écologique qui culmine lors de l’extinction du Crétacé. Après cette dernière, en dépit des nombreuses niches écologiques libérées la biodiversité mettra longtemps avant de redevenir aussi riche qu'auparavant[17].

En dépit de la sévérité de cette extinction, la vitesse de disparition varie entre et à l’intérieur des différents clades. Les espèces qui dépendent de la photosynthèse déclinent à cause du blocage de l’énergie solaire par les particules en suspension dans l’air après l’impact de Chicxulub. Tout comme aujourd’hui, le phytoplancton et les plantes terrestres étaient à la base de la chaîne alimentaire ; les herbivores dépendant de ces sources de nourriture se sont éteints, puis leurs prédateurs tel que le Tyrannosaurus rex[18].

Les Coccolithophoridés et les mollusques, y compris les ammonites, les rudistes, les escargots d’eau douce et les moules, ainsi que les organismes les consommant, s’éteignent ou subissent des pertes massives ; par exemple les Mosasauridae disparaissent[19].

Les omnivores, insectes et charognards survivent mieux à cette extinction. À la fin du Crétacé, il ne semble plus y avoir de mammifères purement carnivores ou herbivores. Les mammifères ou les oiseaux qui ont survécu semblent se nourrir d’insectes, de larves, de vers ou d’escargots, qui à leur tour se nourrissent de plantes mortes ou sont des charognards[17],[20],[21].

Dans les biocénoses vivant en eau courante, les extinctions sont moins marquées. Leurs communautés vivent fréquemment de détritus tombant dans l’eau plutôt que de plantes vivantes, et ces niches écologiques sont moins touchées[22]. Des modèles similaires mais plus complexes prévalent aussi dans les océans, les animaux vivant sur les fonds sont moins touchés que ceux vivant dans la zone pélagique, ces derniers dépendant plus directement de la productivité primaire du phytoplancton tandis que les animaux vivant sur ou dans les fonds marins vivent de déchets[17].

Les plus grands animaux survivant respirant de l’air, des crocodiliens et des champsosaures, sont semi-aquatiques. Les espèces modernes de crocodiles peuvent se nourrir de détritus et survivre pendant de longues périodes sans nourriture ; ces caractéristiques sont héritées de leur survie pendant l’extinction du Crétacé[20].

La plus fameuse des disparitions, celle des dinosaures, n’est donc que la partie visible d’un iceberg. Cette extinction massive est une des plus importantes dans l’histoire de la Terre.

Annexes

Articles connexes

Lien externe

Notes et références

  1. (de) teneur en oxygène dans l'atmosphère au Phanérozoïque
  2. (en) dioxyde de carbone au Phanérozoïque
  3. (en) température de la Terre
  4. (en) ChronostratChart2014-10[1]
  5. Conférence Les grandes extinctions organisée par la revue Pour la Science à l'hôtel de ville de Paris le 13 février 2008
  6. Guide de la géologie en France, éd. Belin, .
  7. [d’Halloy 1822] J.-J. d’Halloy, d’Omalius, « Observations sur un essai de carte géologique de la France, des Pays-Bas, et des contrées voisines », Annales des Mines, vol. 7,‎ , p. 353–376 (lire en ligne), p. 373 : « La troisième, qui correspond à ce qu'on a déjà appelé formation de la craie, sera désignée par le nom de terrain crétacé. »
  8. [Choffat 1900] Paul Choffat, Le crétacique supérieur au nord du Tage, Imp. de l'Académie Royale des Sciences, , 287 p. (lire en ligne).
  9. [Dickson 2001] (en) Dougal Dixon et al., Atlas of Life on Earth, New York, Barnes & Noble, , p. 215.
  10. [Stanley 1999] (en) Steven M. Stanley, Earth System History, New York, éd. W.H. Freeman and Co., (ISBN 0-7167-2882-6), p. 280.
  11. Stanley 1999, p. 279-281.
  12. (en) « The Berriasian Age », sur palaeos.com (consulté le 29 mars 2013).
  13. Stanley 1999, p. 481-482.
  14. [Bornemann et al. 2008] (en) André Bornemann, Richard D. Norris, Oliver Friedrich, Britta Beckmann, Stefan Shouten, Jaap S. Sinnighe Damsté, Jennifer Vogel, Peter Hofmann et Thomas Wagner, « Isotopic Evidence of Glaciation During the Creataceous Supergreenhouse », Science, vol. 319, no 5860,‎ , p. 189-192 (résumé).
  15. (en) « Introduction to the Bennettitales - the cycadeoids », sur ucmp.berkeley.edu (consulté le 10 avril 2019).
  16. [Taylor & Wilson 2003] (en) P.D. Taylor et M.A. Wilson, « Palaeoecology and evolution of marine hard substrate communities », Earth-Science Reviews, no 62,‎ , p. 1-103 (lire en ligne).
  17. [MacLeod et al. 1997] (en) N. MacLeod, P.F. Rawson, P.L. Forey et al., « The Cretaceous–Tertiary biotic transition », Journal of the Geological Society, vol. 154, no 2,‎ , p. 265–292 (lire en ligne).
  18. [Wilf & Johnson 2004] (en) P. Wilf et K.R. Johnson, « Land plant extinction at the end of the Cretaceous: a quantitative analysis of the North Dakota megafloral record », Paleobiology, vol. 30, no 3,‎ , p. 347–368 (DOI 10.1666/0094-8373(2004)030%3C0347:LPEATE%3E2.0.CO;2).
  19. [Kauffman 2004] (en) E. Kauffman, « Mosasaur Predation on Upper Cretaceous Nautiloids and Ammonites from the United States Pacific Coast », Palaios, Society for Sedimentary Geology, vol. 19, no 1,‎ , p. 96–100 (lire en ligne).
  20. [Shehan & Hansen 1986] (en) P. Shehan et T.A. Hansen, « Detritus feeding as a buffer to extinction at the end of the Cretaceous », Geology, vol. 14, no 10,‎ , p. 868–870 (lire en ligne).
  21. [Aberhan et al. 2007] (en) M. Aberhan, S. Weidemeyer, W. Kieesling, R.A. Scasso et F.A. Medina, « Faunal evidence for reduced productivity and uncoordinated recovery in Southern Hemisphere Cretaceous-Paleogene boundary sections », Geology, vol. 35, no 3,‎ , p. 227–230 (DOI 10.1130/G23197A.1).
  22. [Sheehan & Fastovsky 1992] (en) P.M. Sheehan et D.E. Fastovsky, « Major extinctions of land-dwelling vertebrates at the Cretaceous–Tertiary boundary, eastern Montana », Geology, vol. 20, no 6,‎ , p. 556–560 (lire en ligne).
Paléozoïque Mésozoïque Cénozoïque
Cambrien Ordovicien Silurien Dévonien Carbonifère Permien Trias Jurassique Crétacé Paléogène Néogène .
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Albien

L'Albien est le dernier étage stratigraphique du Crétacé inférieur, entre ≃ −113,0 et ≃ −100,5 Ma.

Il succède à l'Aptien et précède le Cénomanien, premier étage du Crétacé supérieur.

Aptien

L'Aptien est l'avant-dernier étage stratigraphique du Crétacé inférieur. Il s'étend de ≃ −125,0 à ≃ −113,0 Ma, succédant au Barrémien et précédant l'Albien.

Barrémien

Le Barrémien ou Barrêmien est le quatrième étage stratigraphique du Crétacé inférieur. Il s'étend de ≃ -129,4 à ≃ -125,0 Ma.

Il succède à l'Hauterivien et précède l'Aptien.

Bassin aquitain

Avec environ 66 000 kilomètres carrés le Bassin aquitain, ou bassin d'Aquitaine, est après le Bassin parisien le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France dont il occupe une grande part du sud-ouest. Le bassin est établi sur le socle cristallophyllien hercynien aplani pendant le Permien et qui commença à s'abaisser dès le Trias. Dans le bassin de Parentis et dans le bassin sous-pyrénéen le socle est enfoui sous 11 000 mètres de sédiments.

Campanien

Le Campanien est un étage stratigraphique du Crétacé supérieur. On le date entre 83,6 ± 0,2 et 72,1 ± 0,2 Ma, après le Santonien et avant le Maastrichtien.

Coniacien

Le Coniacien est un étage géologique du Crétacé supérieur. On le situe entre -89,8 ± 0,3 et -86,3 ± 0,5 Ma, après le Turonien et avant le Santonien.

Crétacé inférieur

Le Crétacé inférieur est la période la plus ancienne du Crétacé. On considère généralement qu'il s'est étendu de 145 Ma à 100,5 Ma.

Crétacé supérieur

Le Crétacé supérieur est la plus récente des deux époques qui subdivisent le Crétacé selon l'Échelle des temps géologiques. Il est daté entre 100,5 à 66,0 millions d'années. Il se termine avec une extinction massive, l'extinction Crétacé-Tertiaire (ou extinction K-T).

Cénomanien

Le Cénomanien, aussi appelé Woodbinian, est le premier étage stratigraphique du Crétacé supérieur. Il s'étend entre -100,5 Ma et -93,9 Ma.

Le Cénomanien représente le plus haut niveau marin des 600 derniers millions d'années (environ 150 m au-dessus du niveau actuel)[réf. nécessaire].

Cénozoïque

Le Cénozoïque est la troisième ère géologique du Phanérozoïque et la plus récente sur l'échelle des temps géologiques. Débutant il y a 66 millions d'années,, après l'extinction du Crétacé, il est précédé par le Mésozoïque et se poursuit de nos jours. Son nom signifie « nouvelle vie » et provient du grec kainos, nouveau, et zoe, vie.

Extinction Crétacé-Paléogène

L'extinction Crétacé-Paléogène ou extinction K-Pg, antérieurement dénommée extinction Crétacé-Tertiaire ou extinction K-T, est une extinction massive et à grande échelle d'espèces animales et végétales qui s'est produite sur une courte période de temps (à l'échelle géologique) il y a 66 millions d'années,.

Le remplacement abrupt des faunes et des flores, que l'on retrouve dans toutes les régions du monde, a historiquement servi à délimiter l'Ère secondaire (aujourd'hui dénommée Mésozoïque) de l'Ère tertiaire (aujourd'hui regroupée avec l'ancienne Ère quaternaire au sein du Cénozoïque). Sur le terrain, la frontière entre les deux ensembles est appelée limite Crétacé-Paléogène ou limite K-Pg (antérieurement limite Crétacé-Tertiaire ou limite K-T), le Crétacé étant la dernière période du Mésozoïque et le Paléogène la première du Cénozoïque. La limite K-Pg est fréquemment marquée par une mince couche d'argile présentant un taux anormalement élevé d'iridium, que l'on retrouve dans diverses régions du monde.

La majorité des paléontologues admettent que les oiseaux appartiennent au groupe des dinosaures ; les autres dinosaures sont dits non aviens. Les fossiles de dinosaures non aviens se trouvant presque uniquement au-dessous de la limite K-Pg, les paléontologues estiment majoritairement que ces dinosaures se sont éteints juste avant, ou pendant l'évènement. Dans cette interprétation, le fait que quelques fossiles de dinosaures aient été découverts au-dessus de la limite K-Pg est entièrement dû à des remaniements des sédiments, c'est-à-dire que l'érosion les a ramenés à la surface avant qu'ils ne soient recouverts par un dépôt de sédiments plus récents,,. Cette théorie pourra être vérifiée, puisque des systèmes de datation, utilisés depuis le début des années 2010, permettent de dater directement les ossements, contrairement aux méthodes antérieures qui ne dataient que les sédiments qui les entourent. Les mosasaures, les plésiosaures, les ptérosaures et de nombreuses espèces de plantes et d'invertébrés se sont également éteints. Les clades de mammifères et d'oiseaux ont survécu avec peu d'extinctions, et une radiation évolutive des taxons du Maastrichtien s'est produite bien après la limite. Le taux d'extinction et de radiation varie d'un clade à l'autre.

L'île de Madagascar, déjà séparée du continent africain à l'époque de l'événement, a développé de ce fait une faune distincte.

Les théories scientifiques expliquent les extinctions K-Pg par un ou plusieurs évènements catastrophiques, tels que des impacts massifs d'astéroïdes, et/ou une activité volcanique accrue, l'activité volcanique semblant cependant être antérieure. La datation de plusieurs cratères d'impact (comme l'impact de Chicxulub) et celle des roches issues d'une activité volcanique massive dans les trapps du Deccan, coïncident avec la période approximative de l'évènement d'extinction. Ces évènements géologiques auraient réduit la quantité de lumière solaire arrivant au sol, limitant ainsi la photosynthèse et menant à un changement massif de l'écologie terrestre. D'autres chercheurs avancent que l'extinction a été plus progressive, résultant de changements plus lents du niveau de la mer ou du climat.

Toutefois, les paléobotanistes, notamment les palynologues étudiant le pollen, semblent avoir montré au niveau de la limite K-Pg, et plus particulièrement sur les sites nord-américains, que l'extinction a été rapide et cohérente avec l'hypothèse d'un impact : disparition quasi instantanée du pollen d'angiospermes dominant au Maastrichien, fern spike (« pic des fougères ») coïncidant avec le pic d'iridium, végétation opportuniste (fougères le plus souvent) puis réapparition progressive de gymnospermes puis d'angiospermes, et reconstitution progressive de la biodiversité,,.

En mars 2010, un groupe de 41 scientifiques s'est accordé, dans la revue Science, sur le fait que la chute de l'astéroïde à l'origine du cratère de Chicxulub a été l'événement déclencheur de l'extinction K-Pg. Mais, quatre ans plus tard, la même revue relance le débat en publiant une nouvelle étude géochronologique, laquelle a permis une datation plus précise de l'évènement du plateau du Deccan, remettant en question l'idée que les gigantesques effusions de lave du Deccan auraient eu lieu trop tôt pour avoir joué un rôle dans les extinctions. L'étude montre que ce phénomène chevauche bien la période géologique d'extinctions majeures, et redonne de la crédibilité à l'hypothèse soutenue par Gerta Keller (paléontologue de l'Université de Princeton),,. Lors de cet épisode volcanique parmi les plus destructeurs de toute l'histoire de la Terre, les volcans auraient pu cracher assez de dioxyde de carbone et de soufre pour brutalement réchauffer la Terre et acidifier ses océans, en tuant les trois-quarts des formes terrestres de vie dont tous les dinosaures non aviens.

En octobre 2015, une datation encore plus précise des coulées de lave des trapps du Deccan, basée sur le rapport isotopique 40Ar/39Ar de l'argon, est obtenue par l'équipe de Paul R. Renne de l'université de Californie à Berkeley. Les épisodes les plus importants et les plus continus d'émissions de laves du Deccan, représentant 70 % du total, sont datés de moins de 50 000 ans après la chute de la météorite de Chicxulub. Cette coïncidence convainc les auteurs que l'épisode paroxysmal des trapps serait une conséquence de l'impact de la météorite de Chicxulub. Le choc de la météorite aurait induit une onde sismique énorme, équivalent d'un tremblement de terre de magnitude 11, qui aurait fragilisé la croûte terrestre de l'autre côté du globe, aux « antipodes » en longitude mais pas en latitude. Ainsi, après l'extinction massive due à l'impact de la météorite de Chicxulub, les éruptions volcaniques du Deccan, avec leurs quantités énormes de gaz létaux expulsées — dont le sulfure d'hydrogène (H2S) —, auraient prolongé les effets du nuage soulevé par l'impact météoritique,.

En avril 2019, une découverte majeure de fossiles dans le Dakota du Nord, datant du moment même de l'impact météoritique, permet de préciser les scénarios d'extinction correspondants.

Géologie de la Charente

Le département de la Charente occupe le nord du Bassin aquitain. Sa partie nord-est occupe la bordure occidentale du Massif central.

Jurassique

Le Jurassique est une période géologique qui s’étend de - 201,3 à - 145 millions d'années (Ma).

Le Jurassique constitue la période ou le système intermédiaire de l'ère Mésozoïque laquelle est aussi connue sous le nom d'« ère des reptiles ». Le début du Jurassique est marqué par une extinction massive d’espèces (l’extinction du Trias-Jurassique). Le système jurassique se subdivise en trois séries géologiques : Jurassique inférieur, Jurassique moyen et Jurassique supérieur autrefois dénommées, respectivement : Lias, Dogger et Malm.

La base du premier étage géologique du Jurassique, l'Hettangien est officiellement définie par un Point Stratotypique Mondial (PSM) qui marque ainsi la base du système jurassique. Par contre, le PSM de la base du premier étage du Crétacé, le Berriasien, qui marquerait le toit du Jurassique, n’a pas encore été choisi.

Le Jurassique a été nommé ainsi en 1829 par le géologue et naturaliste français Alexandre Brongniart d’après les calcaires trouvés dans le Jura. Cette période de l’ère Mésozoïque suit le Trias et précède le Crétacé.

Maastrichtien

Le Maastrichtien (appelé Maestrichtien jusqu'en 1980) est le 12e et dernier étage stratigraphique du Crétacé, entre -72,1 ± 0,2 et -66,0 Ma.

Il succède au Campanien et précède l'ère cénozoïque (Danien, premier étage du Paléogène).

Mésozoïque

Le Mésozoïque (du grec ancien mesos : μέσο, moyen et zoon : ζῷον, animal), appelé anciennement Ère secondaire (ou Ère des Reptiles), est une ère géologique qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma , au cours de laquelle apparaissent des espèces de mammifères et de dinosaures.

Sa limite inférieure correspond à l'extinction Permien-Trias et sa limite supérieure à l'extinction du Crétacé.

Ornithopoda

Les Ornithopoda (ornithopodes en français) forment un sous-ordre (ou un infra-ordre selon les classifications) éteint de dinosaures ornithischiens.

Paléogène

Le Paléogène, sur l'échelle des temps géologiques, est la plus ancienne période géologique du Cénozoïque. Succédant à l'extinction du Crétacé et précédant le Néogène, il s'étend de 66,0 à 23,03 millions d'années avant le présent. Le Paléogène est synonyme du Nummulitique défini par Adolphe d'Archiac.

Santonien

Le Santonien est un étage stratigraphique du Crétacé supérieur. On le date entre -86,3 ± 0,5 et -83,6 ± 0,2 Ma, après le Coniacien et avant le Campanien.

Turonien

Le Turonien est un étage stratigraphique du Crétacé supérieur. On le situe entre -93,9 et -89,8 ± 0,3 Ma, après le Cénomanien et avant le Coniacien.

Trias
Jurassique
Crétacé

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