Confucius

Confucius (en français : /kɔ̃.fy.sjys/ ; chinois simplifié : 孔子 ; pinyin : Kǒng Zǐ ; Wade : K'ung³-tzu³), né le à Zou (陬) et mort le à Qufu (曲阜) dans l’actuelle province du Shandong, est un philosophe chinois. Son patronyme est Kong, son prénom Qiu, et son prénom social Zhongni[1]. Il est le personnage historique qui a le plus marqué la civilisation chinoise, et est considéré comme le premier « éducateur » de la Chine.

Son enseignement a donné naissance au confucianisme, doctrine politique et sociale érigée en religion d'État dès la dynastie Han et qui ne fut officiellement bannie qu'au début du XXe siècle, avec une résurgence en 1973 (voir Critique de Lin Piao et de Confucius). Ses principaux disciples sont nommés les Douze Philosophes et honorés dans les temples confucéens.

Il est généralement appelé Kǒngzǐ (孔子) ou Kǒng Fūzǐ (孔夫子) par les Chinois, ce qui signifie « Maître Kong » et a été latinisé en Confucius par les Jésuites. Les Coréens l'appellent Kong-ja, les Japonais, Kôshi, et les Vietnamiens, Khổng Tử.

Sa vie

Sa figure mi-historique, mi-légendaire est retracée dans sa première biographie issue de Shiji (史記 / 史记, Shǐjì), œuvre de l'historien chinois Sima Qian écrite de 109 à 91 av. J.-C., soit plus de quatre siècles après sa disparition[2].

Noms

Il avait pour nom personnel Kong Qiu (孔丘), et pour nom social Zhongni (仲尼). Aussi appelé respectueusement Kongfuzi (孔夫子 : « maître Kong »), ou simplement Kongzi (孔子).

Le nom latinisé « Confucius », dérivé de Kongfuzi, a été créé au XVIe siècle par des missionnaires jésuites en Chine, probablement par Matteo Ricci[3].

Origines

La famille Kong était originaire de l'État de Song. Kong Fu Jia, son arrière-grand-père, y était le ministre de la guerre. Après que celui-ci fut assassiné, son fils Fang Shu se réfugia dans l'État de Lu, où il mena une carrière militaire. Son fils, Shu Lianghe, allait suivre ses traces et faire lui aussi une brillante carrière militaire. La famille Kong était une famille de grands guerriers. Confucius, fils de Shu Lianghe, fut le premier de sa lignée à abandonner la voie des armes.

Naissance

Confucius est né le 28 septembre 551 avant notre ère à Zou (陬), ville dont son père était le gouverneur, non loin de la ville de Qufu (曲阜), pays de Lu, actuelle province de Shandong. Sa mère Zheng Zai étant allée prier sur le mont Qiū (丘) le prénomma ainsi.

Une naissance légendaire

D'après la légende, des événements extraordinaires auraient précédé sa naissance ; une licorne aurait en outre prédit sa naissance. Elle vomit une tablette de jade qui prédisait la naissance d'un enfant qui soutiendrait la déclinante dynastie Zhou. Au cours de la nuit de sa naissance, deux dragons se seraient posés sur le toit de sa maison. Cinq vieillards, qui restituaient les essences des Cinq Planètes, arrivèrent dans sa cour. Des chants célestes se seraient fait entendre. Puis finalement, des voix prophétisèrent : Le Ciel favorisera la naissance d'un fils saint.

Les historiens chinois, depuis deux mille ans, parlent de ce temps très ancien comme étant celui des « Printemps et des Automnes » (春秋), faisant ainsi référence à une chronique racontant ce qui advint entre 771 et 481 av. J.-C. précisément dans cette région que l'on nommait alors le pays de Lu.

Famille

Selon la tradition, son père, Shu Lianghe (叔梁紇), était un descendant de Yi Yin (en) (伊尹), premier ministre de Cheng Tang (), le fondateur de la dynastie Shang (商朝).

Gouverneur de la principauté de Lu (鲁国 / 魯國, lǔguó), dans le sud-est de l’actuelle province du Shandong, il épousa en secondes noces à l'âge de 65 ans la jeune Zheng Zai, alors âgée de 15 ans.

Il mourut alors que Confucius n’avait que trois ans, laissant sa famille dans la pauvreté.

Descendance

La famille de Confucius, les Kong, possède l'arbre généalogique le plus grand du monde. Les filiations de père en fils, qui comptent aujourd'hui 83 générations, ont été enregistrés depuis la mort de Confucius. Selon le Comité de Compilation de la Généalogie de Confucius, il compte 2 millions de descendants connus et enregistrés, sur un total de descendants estimés de 3 millions[4].

Apparence physique

Taille

Selon le Shiji, Confucius mesurait six pieds neuf pouces de haut, ce qui équivaut à 2,06 mètres. Cette haute stature lui venait de son père qui mesurait lui-même plus de 2,20 mètres.

Enfance et jeunesse

Dès l’âge de dix-sept ans, grâce à un goût précoce pour les livres et les rites, Confucius serait devenu précepteur. Il se maria à dix-neuf ans et eut son premier fils, Kong Li (孔鯉) un an plus tard. Celui-ci fut suivi de deux filles. Pour vivre, il effectuait probablement des tâches administratives pour le chef de province.

Âge adulte

Relations avec le duc Jing de Qi

Confucius qui séjournait au pays de Qi (齐国 / 齊國, qíguó) fut reçu à cette occasion par Jiang Ziya (姜子牙, jiāng zǐyá), duc Jiang de Qi, qui le fit mander. Les deux hommes dialoguèrent à propos d'affaires d'État, mais aussi sur des sujets comme la morale et les us et coutumes. Ils se parlèrent régulièrement pendant tout le séjour de Confucius. Le duc Jing, qui aimait les idées de Confucius, était décidé à lui confier des charges dans son gouvernement mais en fut finalement dissuadé par un de ses conseillers, qui craignait probablement pour son poste. Finalement, quand le duc Jiang rencontra une dernière fois Confucius, il lui dit « Je suis trop vieux pour vous employer. » Par la suite, Confucius retourna au pays de Lu.

Rencontre avec Lao Tseu

La légende veut qu’il ait rencontré Lao Zi (老子), père du taoïsme[5]. Il serait allé le trouver, à Luoyang, pour s'enrichir de connaissances concernant les rites de deuil. Ils auraient eu un long échange et, au moment où Confucius allait le quitter, Lao Dan lui aurait dit :

« Selon les traditions, les gens fortunés donnent des présents à leur hôte et les gens pauvres donnent des mots. N'étant pas aisé, je puis néanmoins vous donner des mots; Un homme intelligent, grand observateur, se trouvera toujours en danger de mort, car il se plaît à parler des autres. Par son vaste savoir et son solide jugement, il en vient à découvrir ce que les autres ont de plus méprisable. Être fils comme être un simple sujet dépossède du soi. »

Après, Confucius resta sidéré et renonça à parler pendant trois jours - ou un mois - tellement Lao Zi l'avait troublé.

Carrière

À la cour de Lu

Après la mort de sa mère en -530, il enseigna sa connaissance des textes anciens au petit groupe de disciples qui le suivait. Après quelques emplois subalternes à la cour du duc de Lu, il devint Grand Ministre de la Justice de Lu à l'âge de 53 ans. Yuan Xian était le chef de la maisonnée de Confucius quand celui-ci exerçait la fonction de Ministre de la Justice de Lu. Après la mort de son maître, Yuan Xian partit dans l'État de Wei, où il a vécu reclus et dans la pauvreté[6].

Cependant, après que ce duc eut préféré prendre du plaisir trois jours durant avec des danseuses au lieu d'assurer sa tâche de gouvernement, Confucius décida de quitter son poste de ministre et, en -496, partit pour quatorze années d’errance, à la recherche d’un souverain capable de l’écouter[7]. Il rentra définitivement à Lu pour se consacrer jusqu’à sa mort, le 11 mai -479, à l’enseignement et à la compilation de textes anciens.

L'entrevue de Jiagu

Les années d'errance

Les dangers du pays de Song

Confucius et ses disciples s'étaient rassemblés dans un bois pour se reposer et écouter l'enseignement du maître. Quand Huan Tui, ministre de la guerre du pays de Song, tenta de l'assassiner en faisant tomber un arbre sur lui. Confucius se contenta de l'éviter, mais lui et ses disciples ne firent pas de vieux os dans le pays de Song et le quittèrent rapidement par la suite.

Piégé entre Chen et Cai

Confucius et ses disciples étaient dans le pays de Chen quand le roi de Chu envoya des cadeaux à Confucius. Le roi Zhao de Chu voulait solliciter Confucius à exercer une charge dans son gouvernement. Cependant, Chen et Cai, qui étaient des ennemis de Chu, voulaient empêcher cela de se produire et cernèrent Confucius et ses disciples, les amenant dans un état de siège. Le roi de Chu l'ayant appris, qui tenait son camp à Chengfu, détacha un corps d'armée pour les dégager de leur position fâcheuse. L'opération fut un succès et Confucius et ses disciples purent s'échapper. Confucius était tout disposé à exercer une charge au sein du pays de Chu et voulut rencontrer son roi. Mais Zixi, grand conseiller de Chu, sentant sa position au sein du gouvernement de Chu menacée, ne ménagea pas ses efforts pour faire changer d'idée au roi de Chu qui, finalement, renonça.

Les dangers du bourg de Kuang

Étonnamment, Confucius ressemblait physiquement à un homme cruel nommé Yang Huo. Or celui-ci avait commis des exactions contre la population du bourg de Kuang. Les gens de Kuang qui prenaient Confucius pour Yang Huo, le cernèrent et voulurent le pendre. Confucius réussit néanmoins à s'échapper.

Le retour au pays de Lu et mort

Son disciple Ran Qiu, avait été sollicité par Ji Kangzi pour exercer une charge dans le gouvernement de Lu et il rentra à Lu. Après son arrivée, Ran Qiu demanda à Ji Kangzi, premier ministre de l'État de Lu, de faire revenir son maître. Ji Kangzi accepta. Confucius revint à Lu, mais n'allait pas exercer de charge dans le gouvernement. Il continua son enseignement jusqu'à sa mort.

Le piège de Yang Huo

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Tombe de Confucius

Yang Huo — tyran qui vivait en ce temps — était déterminé à rencontrer Confucius ; aussi décida-t-il de lui envoyer un cadeau au moment où Confucius n'était pas chez lui. D'après la tradition, un lettré qui n'est pas chez lui et qui reçoit un cadeau d'un seigneur doit aller chez ledit seigneur à pied le remercier de ses bonnes grâces. Or Confucius s'est résolu à ne pas le voir, estimant qu'il s'agissait d'un piège tendu par cet homme fourbe et cruel. Aussi décide-t-il d'aller le remercier au moment où il n'est pas chez lui, pour ne pas le voir. Cependant Yang Huo anticipe la manœuvre et prend les devants, tant et si bien que les deux se rencontrent sur le chemin. Quand il voit Yang Huo, il réalise qu'il est bel et bien piégé. Sa vivacité d'esprit le sort de cette mauvaise situation. Yang Huo voulait en fait solliciter Confucius à exercer des charges dans son pseudo-gouvernement, dans le but de semer le trouble dans le gouvernement légitime du prince Ting.

Sa pensée

L'essentiel de la pensée de Confucius nous est parvenu à travers les Analectes, ou Entretiens, recueil de propos de Confucius et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux, compilés par des disciples de deuxième génération.

Bien qu’il n’ait jamais développé sa pensée de façon théorique, on peut dessiner à grands traits ce qu’étaient ses principales préoccupations et les solutions qu’il préconisait. Partant du constat qu’il n’est pas possible de vivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages, et qu’il faut donc vivre en bonne société avec ses semblables, Confucius tisse un réseau de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. En son temps, la Chine était divisée en royaumes indépendants et belliqueux, les luttes pour l’hégémonie rendaient la situation instable et l’ancienne dynastie Zhou avait perdu le rôle unificateur et pacificateur que lui conférait le mandat du Ciel. Confucius voulait donc restaurer ce mandat du Ciel qui conférait le pouvoir et l’efficacité à l’empereur vertueux. Cependant, bien qu’il affirme ne rien inventer et se contenter de transmettre la sagesse ancienne, Confucius a interprété les anciennes institutions selon ses aspirations, il a semé les graines de ce que certains auteurs appellent l'« humanisme chinois ».

Mettant l’homme au centre de ses préoccupations et refusant de parler des esprits ou de la mort, Confucius n’a pas fondé de religion au sens occidental du terme, même si un culte lui a été dédié par la suite. Cherchant à fonder une morale positive, structurée par les « rites » et vivifiée par la « sincérité », mettant l’accent sur l’étude et la rectitude, Confucius représente pour les Chinois d’avant la Révolution l’éducateur par excellence, mais la lecture attentive des Entretiens montre qu’il n’a pas voulu s’ériger en maître à penser, et qu’au contraire il voulait développer chez ses disciples l’esprit critique et la réflexion personnelle : « Je lève un coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui. »

Confucius 02
Confucius

Un apport très important, et révolutionnaire en quelque sorte, de Confucius, est à chercher dans la notion de « Junzi » (« gentilhomme ») qui, avant lui, dénotait une noblesse de sang et dont il a modifié le sens pour le transformer en noblesse du cœur, un peu comme le mot anglais gentleman. Le concept central de la doctrine de Confucius est Ren, la bienveillance, dont la pratique a pour norme Li, la moralité[8]. Son enseignement, bien que principalement orienté vers la formation de futurs hommes de pouvoir, était ouvert à tous, pas seulement aux fils de princes. On peut faire remonter à cette impulsion de départ la longue tradition des examens impériaux, chargés de pourvoir l’État en hommes intègres et cultivés, que le plus humble paysan pouvait (en théorie) tenter. Bien que cette institution « méritocratique » ait subi différents avatars et distorsions, elle a certainement joué un rôle prépondérant dans la pérennité de la culture chinoise et dans la relative stabilité du Céleste Empire pendant deux millénaires.

Selon Confucius, la soumission au père et au prince va de soi et garantit la cohésion des familles et du pays, mais elle s’accompagne d’un devoir de (respectueuses) remontrances si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction. De très nombreux lettrés chinois, se réclamant à juste titre de l’enseignement de leur maître, ont péri ou été bannis, pour avoir osé critiquer l’empereur quand celui-ci, sous l’influence de courtisans ou de prêtres taoïstes, ne prenait plus soin de son peuple et laissait le pays sombrer dans la famine ou la guerre civile.

Sa postérité

La postérité de Confucius, en Chine et en Extrême-Orient, ne saurait être sur-évaluée. Ses commentateurs et ses continuateurs proches comme Mencius et Xun Zi ont formé un corps de doctrine, appelé confucianisme, choisi comme philosophie d’État en Chine pendant la dynastie Han.

Les Jésuites en Chine réalisent un transfert culturel de la pensée confucéenne aux élites européennes du XVIIe et XVIIIe siècles, favorisant la sinophilie, voire la sinomanie des intellectuels. Ils font de Confucius un saint, ce qui est un des éléments déclencheurs de la Querelle des rites[9].

Jusqu’à la fin de l’Empire, en 1911, le système des examens, basé sur le corpus confucéen, est resté en vigueur. Certains analystes, chinois ou occidentaux, pensent que l’influence du confucianisme est toujours prépondérante à l’époque actuelle. La Corée du Sud (cf. article Yi I ) et Singapour se réclament toujours de cette doctrine politique (2007). Le Japon se revendique également de cette doctrine pour les bases de sa société, depuis la transformation de la société par Hayashi Razan, sous l'ère Edo, et aujourd'hui encore, on considère que les racines de la société nippone sont shinto-confucianistes. Une seconde mondialisation après celle des jésuites est véhiculée après la Seconde Guerre mondiale par le sinologue James Legge ou le philosophe pragmatiste Herbert Fingarette (en) (auteur de Confucius, The Secular as Sacred, « Confucius, le séculier en tant que sacré », paru en 1972)[10].

Cette continuité apparente du confucianisme en Chine ne doit cependant pas cacher les constants renouvellements, suivis de retours aux sources ou d’éclipses temporaires, qui ont animé l’histoire de la pensée chinoise. Ainsi le renouveau du confucianisme, instauré par Zhu Xi pendant la dynastie Song, après une relative mise en retrait durant la dynastie des Tang, a intégré les apports anciens de la pensée taoïste et les apports plus récents du bouddhisme en une orthodoxie restée relativement incontestée depuis lors. C'est depuis la fondation de la République de Chine que l’enseignement des Quatre Livres et des Cinq Classiques confucéens n'est plus obligatoire :

Les Quatre Livres (四书 / 四書, sì shū) sont :

Liji
Le Livre des Rites.

Les Cinq Classiques (五經 Wǔ jīng) sont :

Deux mouvements inverses s'observent actuellement[11] : développement en Chine continentale d’écoles confucéennes privées qui inculquent aux élèves l'apprentissage par cœur des classiques de Confucius dont la figure est reconstruite et réinventée ; à l'opposé, surtout chez les sinologues occidentaux, un mouvement de déconstruction de la figure de Confucius et du texte des Entretiens[12].

Ses élèves

Confucius a eu plus de 3 000 élèves ; parmi lesquels 72 (77 selon certaines sources) maîtrisent les 6 arts enseignés.

Et parmi les disciples, 10 sont considérés comme des sages ou philosophes dans la tradition confucéenne.

Dix sages de l'école confucéenne

D'après le verset 3 (ou 2 selon version) du chapitre 11 du Lun Yu :

Bibliographie

Publications anciennes

1783 morale de Confucius 1005146
En 1783, imprimé par Jacques-François Valade et Hubert Cazin, gravure de Rémi Delvaux exemplaire de la bibliothèque Carnegie (Reims).

Tous ses livres moraux ont été mis en latin et paraphrasés par Prospero Intorcetta, Christian Herdtrich, François de Rougemont et Philippe Couplet, sous le titre de Confucius, Sinarum philosophus, Paris, 1687, in-folio.

Le Shū Jīng a été traduit en français, par le Père Antoine Gaubil, 1770 ; le Zhōng Yóng a été publié en chinois, avec traduction latine et française, par Abel-Rémusat, 1817, in-4 ; le Ta hio, par Guillaume Pauthier (chinois, latin et français), 1837, in-8.

On trouve aussi plusieurs des ouvrages de Confucius dans les Sinensis imperii libri classici sex du Père François Noël, Prague, 1711, collection traduite en français par l'abbé François-André-Adrien Pluquet, 1784, 7 volumes in-18.

La Vie de Confucius a été écrite par le Père Joseph-Marie Amiot dans les Mémoires sur les Chinois. On a publié la Morale de Confucius, Amsterdam, 1688, 1 volume in-8.

Traductions

  • Philosophes confucianistes, Gallimard, coll. La Pléiade, 1536 p. Les Entretiens (Lun Yu) de Confucius, Meng Zi, La Grande Étude (Da Xue), La pratique équilibrée (Zhong Yong), Le classique de la piété filiale (Xiao-jing), Xun Zi.
  • Anne Cheng, Entretiens de Confucius, Paris, 2004 (1re éd. 1981)
  • Pierre Ryckmans, Les Entretiens de Confucius, Paris, 2005 (1re éd. 1987)
  • André Lévy, Confucius, Entretiens avec ses disciples, Paris, 1993

Source ancienne

Études

Ouvrages généraux
  • Anne Cheng, Histoire de la pensée chinoise, Paris, 2002, p. 61-93.
  • Jeffrey Riegel, Confucius, The Stanford Encyclopedia of Philosophy, 2013.
Ouvrages sur Confucius
  • Pierre Do-Dinh : Confucius et l'humanisme chinois Éditions du Seuil Collection Maîtres Spirituels, 1958.
  • Karl Jaspers, Confucius. Éditions Noé 2006. (ISBN 2916312013).
  • René Étiemble, Confucius, Gallimard 1966. Édition augmentée 1985 (Folio-Essais) (ISBN 2070323587)
  • Yasushi Inoue, Confucius, Éditions Stock pour la traduction française (ISBN 9782234054240)
  • Lin Yutang, La sagesse de Confucius, éd. Picquier poche, 2008 (ISBN 2809700559)
  • Yu Dan : Le bonheur selon Confucius Éditions Belfond 2009
  • Michèle Moioli : Apprendre à philosopher avec Confucius, Éditions Ellipses, 2011 (ISBN 978-2-7298-6385-2)
  • Danielle Elisseeff, Confucius, Les Mots en Action, Paris, 2003
  • Jean Lévi, Confucius, Paris, 2003
  • Jean-Paul Desroches et al., Confucius, à l'aube de l'humanisme chinois, Paris, 2003
  • José Frèches, Moi, Confucius, XO édition, 2013
  • Defu Guo, Biographie illustrée de Confucius, Pages Chinoises, 2 tomes, 2016 (ISBN 109539102X)

Livres-audio

  • Dialogue avec ses disciples de Confucius, Éditions Thélème, Paris, 2007.

Filmographie

Films sur la vie de Confucius :

  • Confucius, 1940, de Fei Mu.
  • Confucius, 2010, de Hu Mei.

Film dont le titre porte son nom :

Hommage

L'astéroïde (7853) Confucius a été nommé en son honneur

Notes et références

  1. Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée UNESCO : http://www.ibe.unesco.org/publications/ThinkersPdf/confucif.pdf
  2. Hervé Beaumont, Chine, Éditions Marcus, , p. 116
  3. (en) Phan, Peter C., Catholicism and Confucianism: An intercultural and interreligious dialogue, New York, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-982787-9), page 170
  4. « L'arbre généalogique de Confucius dénombre 2 millions de descendants », sur People Daily, (consulté le 23 mai 2017)
  5. Histoire comparative des idées politiques, Maurice Robin, 1988
  6. Huang 1997, p. 204.
  7. Histoire de la Chine Antique: Des Origines à la Fin des Printemps et Automnes (546 AV JC): Tome 2 - Page 385, Dang Vu Quang
  8. Collectif, Dictionnaire de la sagesse Orientale, Robert Laffont, (ISBN 2-221-05611-6)
  9. René Étiemble, Les Jésuites en Chine. La Querelle des rites, 1552-1773, Julliard, , p. 56-57
  10. Anne Cheng, « Histoire intellectuelle de la Chine », L’annuaire du Collège de France, no 109,‎ , p. 796
  11. Anne Cheng, « Histoire intellectuelle de la Chine », L’annuaire du Collège de France. Cours et travaux,‎ , p. 495–514 (ISSN 0069-5580, DOI 10.4000/annuaire-cdf.1033, lire en ligne, consulté le 17 septembre 2016)
  12. (en)Chang Hao, « New Confucianism and the Intellectual Crisis of Contemporary China », in Charlotte Furth (éds), Limits of Change : Essays on Conservative Alternatives in Republican China, Harvard University Press, 1976, p. 276- 302

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Classique chinois

Jing (chinois 經), Classique ou Canon, désigne en Chine les ouvrages dont le contenu est considéré comme « permanent » (littéralement jing signifie « constant ») et orthodoxe du point de vue du confucianisme. Jing a aussi désigné par la suite les sutras bouddhiques.

L'étude des Quatre Livres (à partir du XIIIe siècle) et des Cinq Classiques (à partir du IIe siècle av. J.-C.) (四書五經, 四书五经, Sìshūwǔjīng) était obligatoire pour les étudiants qui souhaitaient devenir fonctionnaires. La rédaction, la compilation ou le commentaire des Cinq classiques étaient attribués à Confucius. Toute discussion politique était émaillée de références à cette base commune et il n'était pas possible de devenir lettré, ou même officier militaire, sans les connaître à la perfection.

Confucianisme

Le confucianisme, Rújiā (儒家) « école des lettrés » puis Rúxué (儒学) « enseignement des lettrés » , est l'une des plus grandes écoles philosophiques, morales, politiques et dans une moindre mesure religieuses de Chine. Elle s'est développée pendant plus de deux millénaires à partir de l'œuvre attribuée au philosophe Kongfuzi, « Maître Kong » 孔夫子 (551-479 av. J.-C.), connu en Occident sous le nom latinisé de Confucius. Après avoir été confrontée aux écoles de pensée concurrentes pendant la Période des Royaumes combattants et violemment combattue sous le règne de Qin Shi Huang, fondateur du premier empire, elle fut imposée par l'empereur Han Wudi (-156 ~ -87) en tant que doctrine d'État et l'est restée jusqu'à la fondation de la République de Chine (1911). Elle a aussi pénétré au Viêt Nam, en Corée et au Japon où elle a été adaptée aux circonstances locales.

À partir du milieu du IXe siècle se sont dégagés divers courants constituant le néoconfucianisme (Lǐxué 理学, Dàoxué 道学, Xīnxué 心学, etc.) qui en est devenu la version officielle au XIIIe siècle. Sous la dynastie Qing est apparu le Hànxué (漢学) critique du néo-confucianisme, puis au XXe siècle, le nouveau confucianisme.

La Chine est depuis plusieurs milliers d'années régie par un système de pensée complet formé du confucianisme, du taoïsme et du bouddhisme, le confucianisme exerçant la plus grande influence.

L'influence de Confucius en Asie orientale est telle qu'on peut la comparer à celles de Platon et Jésus en Occident. Il n'est pas le fondateur d'une religion, mais a créé avec ses disciples, sur la base de la pensée de son époque, un système rituel achevé et une doctrine à la fois morale et sociale, capable de remédier selon lui à la décadence spirituelle de la Chine de l'époque.

Pendant la révolution culturelle chinoise, une propagande politique initiée par Mao Zedong en 1973 faisait la critique de Confucius, associée systématiquement à celle de Lin Piao, sous le nom de Pi Lin, Pi Kong.

Critique de Lin Piao et de Confucius

La campagne de critique de Lin Piao et de Confucius fut une propagande politique initiée en 1973 par Mao Zedong et sa femme, Jiang Qing. Ce fut une extension de la campagne anti-Lin Piao d'alors, et fut indirectement utilisée pour attaquer le premier ministre Zhou Enlai. Des universitaires comme Yang Rongguo ont relié Lin Biao et les autres dirigeants éjectés aux politiques confucianistes, les accusant de suivre sa philosophie. La trahison présumée de Lin Biao a été reliée à son ancien présumé équivalent moral. La tentative alléguée de Confucius de s'opposer au mouvement de l'histoire en soutenant les valeurs de la Société d'Esclave du Zhou occidental était un assaut allégorique sur la politique du Chef du gouvernement Zhou Enlai qui ont miné potentiellement le legs de la révolution culturelle. Il faisait partie d'une série de campagnes dans les dernières étapes de la révolution culturelle.

Entretiens de Confucius

Les Entretiens de Confucius (traditionnel : 論語, simplifié : 论语, pinyin : Lúnyǔ, ou plus rarement Lùnyǔ), aussi connus sous le nom d’Analectes, est une compilation de discours de Confucius (551-479 av. J.-C.) et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux.

Écrits durant la période des Printemps et des Automnes jusqu’à la période des Royaumes combattants (de 479 av. J.-C. environ jusqu’en 221 ap. J.-C.), les Analectes sont l’œuvre représentative du confucianisme et continuent à avoir une grande influence sur le mode de pensée et les valeurs des Chinois et des peuples de l’Asie de l'Est.

Institut Confucius

Les instituts Confucius (pinyin : kǒngzǐ xuéyuàn ; traditionnel : 孔子學院 ; simplifié : 孔子学院) sont des établissements culturels publics à but non lucratif, implantés depuis 2004 par la République populaire de Chine dans plusieurs villes du monde. Les buts principaux des succursales sont de dispenser des cours de chinois, de soutenir les activités d'enseignement locales, de délivrer les diplômes de langue HSK (pinyin : Hanyu Shuiping Kaoshi; simplifié : 汉语水平考试) et de participer à la diffusion de la culture chinoise. Ces branches se soumettent à la loi du pays où elles se trouvent et à la surveillance et l'inspection du ministère de l'éducation du pays.

Itoku

L'empereur Itoku (懿徳天皇, Itoku Tennō) est le quatrième empereur du Japon à apparaître sur la traditionnelle liste des empereurs.

Aucune date certaine ne peut être attribuée à cet empereur et il est considéré par les historiens comme un « empereur légendaire ».

Il est le troisième de huit empereurs sans légende, le Kojiki et le Nihonshoki ne précisant que son nom et sa généalogie. La tradition lui attribue des dates de vie de -553 à -476 et situe son règne à partir de -510, à la suite de celui de son père Annei. Nihon Ōdai Ichiran rappelle qu'il fut un contemporain de Confucius.

Si la tradition affirme qu'il a réellement existé et lui attribue une tombe, les études historiques modernes tendent à montrer qu'il n'a en fait jamais existé.

Kangxi

L'empereur de la dynastie Qing Xuányè 玄晔 (nom personnel) Kāngxī 康熙 (nom de règne), en translittération EFEO K'ang-Hi, est né le 4 mai 1654 à Pékin dans la Cité interdite et mort le 20 décembre 1722. Il fut l'empereur qui eut le règne le plus long de l'histoire de la Chine, de 1661 à 1722, soit 61 ans.

Kong Rong

Kong Rong (153 - 26 juillet 208) était le préfet de Beihai sous les Han. C'était un écrivain des plus célèbres à l'époque de la Chine Antique, et l'un des Sept Lettrés de Jian'an.

Un jour Tao Quiao, seigneur du Xu, lui demanda de venir l'aider contre l'invasion de Cao Cao. De ce pas, Kong Rong rassembla ses troupes et mena la bataille avec vigueur et courage. Après la bataille Cao Cao s'était retiré de la province pour s'en prendre aux autres nations.

Quelques années plus tard, Kong Rong avait accepté d’offrir ses services à Cao Cao mais ne se doutait pas qu'il s'entraînait dans un piège. Une seule journée après son entrée au Wei, Kong Rong est exécuté de la main de Cao Cao pour avoir refusé de coopérer lors de l'invasion du Xu.

Kong Rong n'avait pas eu d'enfant donc pas de descendant, la famille Kong prit fin au moment où l'épée de Cao Cao trancha sa gorge.

Kong Rong était également descendant de l'illustre penseur et philosophe Confucius.

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Lao Tseu

Lao Tseu ou Laozi ou Lao Zi (chinois : 老子 ; pinyin : Lǎozǐ ; Wade : Lao³ Tzu³), plus communément appelé en Chine Tàishàng lǎojūn (太上老君, Tàishàng lǎojūn, « Seigneur suprême Lao »), de son vrai nom Li Er (李耳, Lǐ ěr), aurait été un sage chinois et, selon la tradition, un contemporain de Confucius (milieu du VIe siècle av. J.-C. – milieu du Ve siècle av. J.-C., fin de la période des Printemps et Automnes). Il est considéré a posteriori comme le père fondateur du taoïsme. Il serait né dans le pays de Chu du royaume des Zhou et serait parti pour une retraite spirituelle vers l’ouest de la Chine actuelle avec une destination inconnue. Les informations historiques le concernant sont rares et incertaines et sa biographie se développe à partir de la dynastie Han, essentiellement à partir d’éléments surnaturels et religieux ; quelques chercheurs sceptiques estiment depuis la fin du XXe siècle qu'il s’agit d’un personnage fictif ou composite, et non proprement historique,.

Le Tao Tö King (Livre de la Voie et de la Vertu) que la tradition lui attribue est un texte majeur du taoïsme, considéré comme important par d'autres courants également. Lao Tseu est considéré par les taoïstes comme un dieu (太上老君, Tàishàng lǎojūn, « Seigneur suprême Lao ») et comme leur ancêtre commun.

Il est représenté comme un vieillard à la barbe blanche, parfois monté sur un buffle.

Liste des Instituts Confucius

L'Institut Confucius est implanté dans plus d'une trentaine de pays au moins dont voici un essai de liste.

NOTA : Si le nom de l’institut est en italique, l'institut est fermé.

Philosophie chinoise

La philosophie chinoise rassemble divers courants de pensée essentiellement issus de trois traditions: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme.

Période des Printemps et Automnes

La période des Printemps et Automnes ou période Chunqiu (pinyin Chūnqiū sin. 春秋) désigne, dans l'histoire de Chine, la première partie de la dynastie des Zhou orientaux (Dong Zhou 東周, 771-256 av. J.-C.), c'est-à-dire une période allant d'environ 771 à 481/453 av. J.-C. Elle tire son nom des Annales des Printemps et Automnes, une chronique des événements survenus entre 722 et 481 av. J.-C. issue des scribes de l'État de Lu mais concernant aussi les autres États.

Durant la période des Zhou de l'Ouest (c. 1045-771 av. J.-C.), les nombreux petits États qui s'étendent dans la vallée du fleuve Jaune et ses alentours jusqu'au cours du fleuve Bleu connaissent sous l'égide des rois Zhou un régime qui a pu être qualifié de « féodal », reposant sur les liens de parenté et d'allégeance entre lignages aristocratiques, dont les pratiques rituelles sont dominées par le culte des ancêtres. Mais après la prise de leur capitale en 771 av. J.-C. et son déplacement plus à l'est, les nouveaux rois Zhou « orientaux » n'exercent plus qu'une autorité symbolique, et s'affirment alors des princes puissants qui exercent temporairement la fonction d'« hégémon », leur assurant la direction de coalitions militaires regroupant plusieurs principautés. Mais aucune des grandes puissances (Qi, Jin, Chu, Qin, Wu, Yue) n'arrive jamais à exercer une hégémonie durable et à regrouper tous les pays Zhou sous sa coupe, entraînant progressivement la Chine dans une phase de conflits de plus en plus aigus.

Cette évolution politique s'accompagne d'évolutions sociales et culturelles, surtout évidentes à partir de la seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C. : d'abord fidèles aux traditions héritées de la période des Zhou occidentaux, avec une culture relativement homogène, les principautés dégagées de l'autorité et l'influence dominante de l'ancien centre politique et culturel affirment leur autonomie. Cette période voit donc des cultures régionales émerger, visibles notamment dans l'art et les pratiques funéraires, tandis qu'un nouvel ordre politique se met lentement en place, substituant à l'ancien ordre fondé sur des rapports personnels et les lignages, une nouvelle organisation politique et sociale plus abstraite et systématique, qui est consacrée par la suite sous les Royaumes combattants. Les modes de pensée évoluent aussi à la fin de la période, avec notamment la figure de Confucius qui, tout en se voulant un restaurateur de l'ancienne tradition Zhou, pose les bases d'une nouvelle façon de penser l'homme et l'action politique.

Qilin

Le qilin, qílín, kilin, kirin ou kỳ lân est un animal composite fabuleux issu de la mythologie chinoise possédant plusieurs apparences. Il tient généralement un peu du cerf et du cheval, possède un pelage, des écailles ou les deux, et une paire de cornes ou une corne unique semblable à celle du cerf. Créature cosmogonique et roi des animaux à pelage, il ne réside que dans les endroits paisibles ou au voisinage d’un sage, en découvrir un est toujours un bon présage. On lui prête aussi le pouvoir d'amener un fils talentueux qui fera de grandes choses. Il apparait dans les textes (mais pas toujours dans les représentations) avec une corne unique, et il est souvent appelé licorne dans les langues occidentales.

Qufu

Qufu (chinois : 曲阜 ; pinyin : Qūfù) est une ville de la province du Shandong en Chine. C'est une ville-district placée sous la juridiction de la ville-préfecture de Jining. Elle abrite le temple, le cimetière et la demeure de famille de Confucius, inscrits en 1994 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Shandong

Le Shandong (chinois simplifié : 山东省 ; chinois traditionnel : 山東省 ; pinyin : Shāndōng shěng ; litt. « à l'est de la montagne ») est une province de l'est de la Chine, sur la mer Jaune et le golfe de Bohai. Avec plus de 100 millions d'habitants, c'est l'une des provinces les plus peuplées du pays. Bien que situé au sud de Pékin, on considère que le Shandong fait partie de la Chine du Nord. Son chef-lieu est Jinan (pinyin : Jǐ'nán). La partie est de la province, la péninsule du Shandong où se trouve la ville de Qingdao, bénéficie d'importants investissements étrangers. C'est dans le Shandong, alors nommé pays de Lu, que vécut et mourut Confucius (551-479 av. J.-C.).

Temple confucéen

Un temple confucéen, ou temple de Confucius (en chinois: 孔庙, en pinyin: Kǒng miào), est un temple consacré à Confucius et aux principaux philosophes du confucianisme, notamment les Douze Philosophes.

Le plus grand et le plus ancien temple confucéen se trouve à Qufu, la ville natale de Confucius. Bien que la Chine (Hong Kong et Taïwan inclus) compte le plus grand nombre de temples confucéens, on en trouve également dans d'autres pays asiatiques : Viet Nâm, Corée du Nord et du Sud, Japon, Indonésie et Malaisie.

Au Viet Nâm, ils sont fréquemment dénommés Temples de la Littérature (Văn Miếu). On les nomme Kōshi byō (孔子廟) en japonais, Kongja myo (공자묘) en coréen et Boen bio en indonésien.

Temple de Confucius de Pékin

Le temple de Confucius de Pékin (chinois simplifié : 北京孔庙 ; chinois traditionnel : 北京孔廟 ; pinyin : Běijīng Kǒngmiào) est le deuxième plus grand temple confucéen de Chine après celui de Qufu.

Depuis 1988, il fait partie des sites historiques et culturels majeurs protégés au niveau national par l'État chinois.

Zhu Xi

Zhu Xi (chinois : 朱熹 ; pinyin : Zhū Xī ; Wade : Chu¹ Hsi¹ ; EFEO : Tchou He) (1130 - 1200) est un lettré de la dynastie Song du Sud qui devient l'un des plus importants néoconfucianistes en Chine. À ce titre, il est considéré comme l'un des Douze Philosophes, aux côtés de philosophes contemporains de Confucius. Zhu Xi et ses étudiants codifient ce qui est aujourd'hui considéré comme le canon confucianiste des Classiques chinois :

les Quatre Livres, composés

des Entretiens de Confucius

du Mencius

de la Grande Étude

de l'Invariable Milieu

et les Cinq Classiques :

le Classique des vers

le Classique des documents

le Classique des mutations ou Yi Jing

le Livre des rites

les Annales des Printemps et des AutomnesZhu Xi écrit de nombreux commentaires de ces classiques. Ces ouvrages ne sont pas reconnus et diffusés durant la vie de leur auteur. Cependant, ils deviennent par la suite des commentaires reconnus et incontournables des classiques confucianistes et dominent la pensée chinoise jusqu'à l'abolition des examens en 1905. Son influence s'exerce également sur le néoconfucianisme japonais et coréen.

Zi Si

Zi Si 子思 (483 ? - 402 ? AEC) est un philosophe confucéen.

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