Colère

En psychologie, la colère est considérée comme une émotion secondaire, liée à une blessure physique ou psychique, un manque, une frustration et se caractérise généralement par une réaction vive entraînant des manifestations physiques ou psychologiques de la part de la personne concernée, celle-ci pouvant cependant être contenue, voire dissimulée.

Selon certains philosophes grecs, notamment Aristote, la colère peut faire souffrir celui qui l'exprime et peut être ainsi considérée comme une passion.

Angry
Expression de colère chez une petite fille.

Étymologie et définitions

Selon le Littré, le mot français « colère » est issu du latin « cholera  » signifiant, bile ou colère, lui même issu du grec « χολέρα », qui signifie non pas bile, mais choléra. Colère est entré assez tard dans le vocabulaire de la langue française. Autrefois le mot habituel pour désigner la colère était « ire ». Le mot « chole » est apparu ensuite, (du grec χολὴ, bile) et a été longtemps utilisé dans le sens d'emportement[1].

Selon le dictionnaire Larousse, le terme colère est défini comme un « état affectif violent et passager, résultant du sentiment d'une agression, d'un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales »[2]. Selon le CNRTL, le mot colère est défini plus simplement comme une « vive émotion de l'âme se traduisant par une violente réaction physique et psychique »[3]. Le dictionnaire littré présente la colère comme « un sentiment d'irritation contre ce qui nous blesse »[4]. Le nouveau dictionnaire de la langue française conçu et élaboré par le grammairien français Jean-Charles Laveaux, publié en 1828, présente la colère comme une « émotion de l'âme » et définit le terme comme un « accès de fureur » causé par une injure entraînant un désir de se venger[5].

Aspects médicaux

Emo boy 03 in rage
État colérique.

Biologie

La colère, à l'instar de toutes les émotions, n’est donc pas uniquement localisée dans le cerveau humain. Selon une étude publié par le site EurekAlert!, publié par L’association américaine pour le progrès de la science (AAAS), « la colère provoque des changements profonds de l’état d’esprit des sujets par rapport à différents paramètres psychologiques – ils se sentaient plus irrités et leur état d’esprit était davantage négatif. »[6].

La colère provoque plusieurs modifications physiologiques et mentales préparant le corps au mouvement et à la réaction. Elle se traduit par une augmentation de l'activité cardio-respiratoire, une accélération du rythme cardiaque et un afflux de sang, notamment dans la partie supérieure du corps, ce qui peut colorer la peau. La respiration devient ample et rapide, ce qui cause notamment la hausse involontaire du volume sonore lors de l'expression de la parole. La colère provoque aussi une contraction involontaire du corps dans son ensemble et en particulier des mains, qui tendent alors à se fermer en poing, ainsi que du visage dont les sourcils se froncent, et les mâchoires se serrent, donnant une expression dure au visage. Les narines se dilatent pour s'adapter à un flux d'air plus important. Le sujet ressent un échauffement de la peau et le besoin d'agir. La colère, cependant, est le plus souvent de courte durée : ses signes s'effacent lorsque l'attention se centre sur un objet neutre et ses effets s'estompent.

Psychologie

Description

Selon l'enquête de la journaliste Christine Baudry, les études de psychologie ont démontré, et expérimentent chaque jour, les effets nocifs de la censure de la colère dite « colère rentrée », qui enferme l'individu dans des zones de non-dits et parasite la relation à soi-même et aux autres[7]. Il existe pourtant des expressions positives de la colère, qu'il est possible d'apprendre, de même qu'il est possible et souvent souhaitable d'accueillir la colère des autres[8]. Pour mémoire, « chez les Inuits, la colère s'exprime toujours en public, les deux adversaires s'insultent, s'injurient, jusqu'à ce que les rires des spectateurs et spectatrices de cette joute, où aucun coup n'est échangé mais où aucun mot n'est censuré, les départagent[9].

Si la colère est une forme d'expression licite d'indignation contre l'injustice, elle est parfois incontrôlable. Face à un mal subi, la personne en colère ne se contente pas alors de répondre par un mal équivalent, rétablissant une sorte d'ordre de droit égalitaire, mais rend facilement au centuple le mal qu'elle a subi. Pour Albert Camus, « la révolte est le refus d'une part de l'existence au nom d'une autre part qu'elle exalte. Plus cette exaltation est profonde, plus implacable est le refus. Ensuite, lorsque dans le vertige et la fureur, la révolte passe du tout ou rien, à la négation de tout être et de toute nature humaine, elle se renie à cet endroit ». La colère, lorsqu'elle est aveugle et dévastatrice, devient de la fureur et génère de la peur. »

Les différents types de colère

Selon Gonzague Masquelier, psychothérapeute didacticien et directeur de l’école parisienne de Gestalt, l'état de colère chez l'être humain peut se développer selon quatre modes différents[10]:

  • La « colère étouffée » : non déclarée, elle se manifeste chez une personne se définissant comme incapable de se mettre en colère.
  • La « colère rentrée » ou rétro-réfléchie : non exprimée, la personne enferme sa colère en elle.
  • La « colère réfléchie » : liée à une réflexion personnelle, elle est déviée par la personne sur un autre objet que celui qui est lié à sa colère.
  • La « colère hypertrophiée (fureur) » : exprimée dans l'excès et disproportionnée par rapport à sa raison, elle peut entraîner la personne à commettre des actes violents.

Colère et rage

Au niveau de la médecine psychiatrique, la rage est l'état mental le plus extrême du spectre de la colère. Lorsqu'un patient est sujet à la rage, cela se termine lorsque la menace n'est plus oppressante ou que le patient atteint de rage est immobilisé. Des problèmes psychopathologiques tels que la dépression augmentent les chances et l'exposition à la rage[11],[12].

Aspects religieux

Tradition chrétienne

Dans la Tradition catholique, la colère fait partie des sept péchés capitaux, avec l'acédie (ou la paresse spirituelle), la gourmandise, l'orgueil, la luxure, l'avarice et l'envie.

Évagre le Pontique
Evagrius
Évagre le Pontique (à gauche).

Évagre le Pontique est le premier à définir la colère comme un péché capital, c'est-à-dire source d'autres péchés. On lit par exemple, dans une formulation empruntée largement au stoïcisme (voir le commentaire de l'éditeur) : « La colère est une passion très prompte. On dit, en effet, qu'elle est un bouillonnement de la partie irascible et un mouvement contre celui qui a fait du tort ou paraît en avoir fait[13]. » Ce tort causé engendre d'abord une autre passion, la tristesse, d'où procède donc la colère. On lit ainsi : « Ne t'abandonne pas à la pensée de la colère, en combattant intérieurement celui qui t'a contristé, ni à celle de la fornication, en imaginant continuellement le plaisir. D'un côté, l'âme est obscurcie, de l'autre, elle est invitée à laisser s'embraser sa passion; dans les deux cas, l'intellect est souillé… comme un chien fait d'une jeune biche[14]. »

Mais de manière générale, comme on le voit aussi dans la tradition latine à la suite de Cassien, la tristesse est placée après la colère : « La tristesse… provient des pensées de la colère; en effet, la colère est un désir de vengeance, et la vengeance non satisfaite produit la tristesse[15]. » La clef du succès contre cette passion est de mépriser aussi bien la gloire que l'infamie:

Il faut prendre soin des passions, et ainsi nous surmonterons facilement les pensées. Par exemple, contre la fornication (utiliser) épuisement du corps, jeûne, veille, retraite; contre la colère et la tristesse, mépriser la matière, la gloire et l'infamie[16].

Une seule colère est légitime : « Il n'y a pas de colère juste, sauf celle qui est dirigée contre les démons; les autres (colères) sont contre nature; car "pour ceux qui font preuve de toute douceur envers tous les hommes" (Tite 3, 2) se mettre en colère est contre nature. »[17]

Thomas d'Aquin

Thomas d'Aquin, 1225, 1274 est un philosophe scolastique, fondateur du thomisme. Dans le traité la Somme théologique, il a consacré trois questions à la colère : Partie 2a, Questions 46, 47 et 48.

Tradition bouddhiste

Pour les bouddhistes, la « colère-aversion » fait partie des trois poisons de l'esprit, avec le désir-attachement, ou Trishna, et l'ignorance, ou Avidyā[18]. Le 14e dalaï-lama précise que la colère étant passagère, comme les autres défauts de l'esprit, elle n'est pas inhérente[19]. La colère est classée dans la catégorie des poisons mentaux ou émotions perturbatrices qui ne sont pas liés à des vues déformées ou croyances. Pour l'affaiblir, la méditation sur l'amour-tendresse en constitue un antidote contrecarrant. La colère a pour origine l'ignorance et l'intelligence confuse se fixant sur l’existence indépendante des phénomènes. Ainsi, pour éliminer la colère, la sagesse de la réalisation de l'absence d’ego en est l'antidote[20].

Dans la tradition karma-kagyu, un rituel lié à Mahakala, « Éliminer la Colère par le Feu » (tibétain : སཌང་བ་རྣམ་སྲེག, Wylie : sDang ba rnam sreg) a été écrit par le 6e karmapa à la demande du 1er Gyaltsap Rinpoché[21].

Dans la pratique de la patience, confronté à la colère et l'agressivité dans la vie quotidienne, il est conseillé aux bouddhistes de s'efforcer ne pas répondre par la colère, en surmontant ses émotions[22], qui engendrent un karma négatif.

La voie du mahamoudra et du dzogchen expose la possibilité de transmuter les émotions comme la colère, sans l'exprimer ni la réprimer, en expérimentant son essence, la clarté dynamique de l'esprit, qui permet de réaliser la « clarté-vide »[23].

« Les dieux sont autocrates. Ils ont confisqué l'immortalité et la colère. Seul Dieu a le droit d'être en colère[9] » : c'est l' ire de Dieu, un flot d'ouragan, un souffle torride qui balaye tout sur son passage.

« Un esclave, un domestique, un prisonnier, désormais un salarié, ne peuvent oser la colère, il en va pour eux de leur survie (physique ou professionnelle)". "Les ébauches de législation sur le harcèlement moral dans les entreprises viennent sans doute aucun de la disparition forcée et acceptée de l'expression de la colère sur les lieux de travail, de son caractère décrété tacitement impossible, impensable[9]. » Dans le milieu familial, à l'école, la situation n'est guère différente.

Aspect philosophique

Mythologie

Dans la mythologie grecque, Lyssa qui personnifie la colère est engendrée par Ouranos et Gaïa, respectivement l'Air et la Terre-Mère, qui donnent en même temps naissance à la Terreur, l'Habileté et la Dissension. Elle était souvent apparentée aux Maniae, les déesses de la folie. Son équivalent romain était nommé Ira. L'auteur latin Hygin la présente comme une fille de Gaïa et d'Éther[24].

Toujours dans la mythologie grecque, Némésis (en grec ancien Νέμεσις / Némesis) personnifie la juste colère des dieux et elle est liée au châtiment céleste. Le substantif « némésis » est employé par antonomase pour désigner la colère ou la vengeance divine[25].

Aristote
Aristoteles Louvre
Aristote

Aristote (384 av. J.-C. – 322 av. J.-C.), qui a fondé l'école du Lycée et l'école des péripatéticiens, a consacré dans la Rhétorique un chapitre sur la colère : De ceux qui excitent la colère ; des gens en colère ; des motifs de colère.

Selon Aristote, toutes nos actions se rattachent nécessairement à sept causes diverses : le hasard, la contrainte, la nature, l'habitude, le calcul, la colère et le désir passionné. La colère, au même titre que le désir, est une passion (comme le sont aussi la pitié, la terreur, la haine, l'envie, l'émulation et la dispute). Le philosophe s'intéresse bien plus à l'état psychologique lié à la colère et c'est en dialecticien qu'il la définit ainsi « Admettons que la colère soit le désir douloureux de se venger publiquement d'un mépris publiquement manifesté à notre endroit, où à l'égard des nôtres, ce mépris n'étant pas justifié. »[26].

Sénèque
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Sénèque

Sénèque (v. 4 av. J.-C. - 65 ap. J.-C.) est un philosophe stoïcien qui, comme tel, prône le contrôle des passions et l'appui de la raison contre les influences brutales des émotions. Son traité De la colère (De Ira) explicite sa position de stoïcien sur la passion de colère. Il la considère comme une folie temporaire, nuisible et dangereuse, commune aux femmes, aux hommes et aux enfants, qui au lieu de s'opposer au mal et à l'injustice, peut y pousser. En cela, elle n'est pas noble car elle ne pousse pas uniquement à la justice et n'est pas une émotion raisonnable et raisonnée. Parce qu'elle obscurcit le jugement et remplace la considération raisonnée, elle peut également mener à la peur ou à la cupidité et détourner l'homme de son but. De plus la colère n'est pas apaisée par la vérité et peut au contraire y trouver de nouveaux griefs.

Sénèque n'accorde de plus aucune valeur militaire à la colère où elle ne supplée pas au courage, mais fait au contraire remarquer que malgré leur férocité et leur furie, les troupes germaniques sont régulièrement défaites par l'armée romaine professionnelle et disciplinée. Il s'oppose à toute prise de décision sous son influence et déconseille d'accéder aux désirs des enfants qui s'emportent.

La peur est absente pendant la colère. L'hyperbole est un mode d'expression courante pendant une colère.

Contrairement à la volonté qui est le désir d'un bien accompagné de raison, la colère est irraisonnée. Elle est un désir de vengeance, secondaire à une marque de mépris, et, comme tout désir de vengeance, elle s'adresse toujours à quelqu'un en particulier : On n'agit jamais avec colère contre une personne sur qui l'on ne peut exercer sa vengeance. Le plaisir qui l'accompagne vient de l'espoir de cette vengeance.

Par mépris, il faut entendre le dédain, la vexation et l'outrage. Le mépris n'assigne aucune valeur à celui qui en est l'objet. La vexation consiste à obtenir que la volonté d'autrui ne s'accomplisse pas. L'outrage est de causer de la honte à quelqu'un, et d'y trouver de la jouissance, en se fondant dans la croyance qu'il y a un avantage sur celui qui est déshonoré.

On pense devoir être honoré, de ceux qui sont inférieurs dans un système hiérarchisé (richesse, rang de naissance, pouvoir…) ou de ceux dont on croit devoir attendre un bon office. Ainsi on ne peut ressentir une colère contre ceux qui peuvent nous être supérieurs ; dans ce cas, ou bien on n'agit pas avec colère, ou bien on le fait d'une manière moins énergique. La colère est le contraire du fait d'être calme. Le calme est un retour de l'âme à l'état normal et un apaisement de la colère[27].

Selon Sénèque, ce qui fait tomber la colère est l'acte de repentance, d'humiliation, ou le fait d'agir avec considération. On devient calme après avoir épuisé sa colère contre un autre. Ou lorsqu'une personne qui nous a fait du tort se trouve condamnée.

La colère a son origine dans ce qui nous touche personnellement, tandis que la haine est indépendante de ce qui se rattache à notre personne. La colère peut guérir avec le temps, pas la haine. La haine s'attaque plus à une classe de gens. La colère s'accompagne de peine, non la haine. La colère peut porter à la haine. La colère, comme l'inimitié, peut inspirer la crainte, par le pouvoir et la volonté qu'elle procure. Il y a de l'assurance dans le sentiment de la colère, du fait de l'impression de subir une injustice.

Baruch Spinoza
Spinoza
Spinoza

Les doctrines de Baruch Spinoza, 1632-1677, font partie des courants du Rationalisme, du Panthéisme et de l'Eudémonisme. La philosophie classique des affects ou sentiments distingue la colère de la haine. En effet, Spinoza définit la haine (odium) comme une tristesse accompagnée de l'idée d'une cause, donc ce qui correspondrait à un mécontentement attribué à un objet précis tandis que la colère (ira) est définie comme l'effort de causer du mal à l'objet de notre haine[28]. « Mal », ici signifie tout ce que nous imaginons pouvoir diminuer notre puissance d'exister propre[29]. Spinoza rejoint en ce sens le stoïcien Cicéron qui définissait la colère comme « désir (libido) de punir celui qui semble nous avoir causé un dommage injustement »[30]. La colère serait alors la conséquence immédiate de la haine, elle-même causée par différents sentiments négatifs comme la sensation d'être menacé, une offense, une humiliation, etc. Et en tant que désir de faire subir un mal à ce qui nous en a fait subir auparavant, elle est à son tour cause de violence, de conflit, puis de haine et de colère en retour.

Spinoza oppose à la colère l' animositas, non pas l'animosité dans le sens de colère ou hostilité durable contre une personne, mais d'"ardeur, fermeté, courage". Avec la générosité, il fait de l'animositas une des deux vertus fondamentales ou forces de l'âme[31].

Pour lutter contre tout ce qui peut nous détruire, Spinoza oppose à la colère aveugle, le courage de l' animositas, «désir qui porte chacun de nous à faire effort pour conserver son être en vertu des seuls commandements de la raison[32]. »

Aspects judiciaires et politiques

Études

Police Everywhere Justice Nowhere sign at a rally at the State Capitol in St Paul, MN
Le sentiment d'injustice peut entraîner une sensation de colère (Manifestants contestant une décision de justice devant le capitole de Saint-Paul aux USA).

Pour Lytta Basset[33] l'injustice est un des mobiles de la colère et « une personne en colère est une personne qui n'a pas renoncé à la justice »[33]. La question de la justice ne se pose que dans le champ des relations interpersonnelles : la colère constitue un formidable contre-pouvoir face aux idéologies de toutes sortes. Elle est un potentiel de transformation inter-individuelle, à condition de ne pas "casser" la relation.

Tant que la recherche de la justice mobilise un individu, le processus de justification est sous-jacent. Mais cela nécessite qu'une relation soit encore possible, que le sujet en colère ne s'enferme pas à l'intérieur d'elle, et qu'un Autre puisse l'accueillir. Si ce n'est pas le cas, le sujet se met en danger. La tentation de l'auto-justification est grande, nourrissant le soupçon qu'autrui a besoin d'un coupable. La culpabilité et le sentiment de culpabilité s'entremêlent, pour le meilleur et pour le pire. Si ce n'est pas le cas, la frontière précise entre l'auto-accusation et l'accusation réelle est mince, quelle que soit la légitimité de la colère. Le processus de justification se transforme alors en hostilité et en inimitié et celui du bouc émissaire entre en scène.

Au niveau politique, selon Marie-Claire Caloz-Tschopp, professeur à Institut d'études politiques et internationales de Lausanne, la colère est une puissance vitale qui permet de s'indigner et de se défendre en interpellant l'adversaire, entraînant une certaine forme de courage, innovation politique et civilité [34].

Colères collectives

2018-11-25 15-09-05 manif-GJ-Errues-Menoncourt
Le mot « colère », inscrit sur une pancarte lors d'une manifestation du mouvement des Gilets jaunes en France en novembre 2018.
  • La grève qui se base sur le principe d'une action collective est liée à une colère de la part des personnes qui la mènent. la presse présente souvent cette action comme l'expression d'une colère de la part des salariés d'une entreprise, des agents d'une administration, voire des membres d'un secteur économique ou d'une catégorie professionnelle[35].
  • La manifestation publique, liée à un mouvement de masse (défilé organisé par des syndicats professionnels, voire par des associations et quelquefois de manière spontanée), est également associée à une colère. Dans certains cas, en marge de certaines manifestations, des scènes de violences urbaines, souvent qualifiées d'émeutes peuvent parfois lieu, donnant ainsi à la colère exprimée un niveau très élevée quelquefois assimilés à de la rage. Durant les manifestations de mai 68 certains groupes qualifiées de « radicaux » revendiquèrent le nom d'« enragés ».
  • L'insurrection est également une action collective liée à une révolte contre un pouvoir en place et pouvant conduire à des mouvements de violences générés par un état de colère extrême. Selon le philosophe Georges Didi-Huberman, « [...] le feu de la colère suscite un événement imprévisible, qui, entre fête et violence, entre allégresse et ressentiment, est toujours susceptible de bifurquer ou de se dévoyer, s’il n’est pas simplement écrasé ou canalisé par l’autorité contre laquelle il s’est dressé. »[36].

La colère dans les arts

Hieronymus Bosch- The Seven Deadly Sins and the Four Last Things - Anger
La colère. Détail des « Sept péchés capitaux » Jérôme Bosch 1475-1480.

Dans la peinture

  • Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Étapes humaines
Ce tableau, attribué à Jérôme Bosch, réalisé vers 1500 ou ultérieurement. Huile sur panneau, le tableau représente une série de scènes circulaires. Il est actuellement exposé au Museo del Prado à Madrid (Espagne) dont la une représentation de la colère, dans sa partie inférieure.

Dans la littérature

  • L'Iliade
Les premiers mots du chant I de l'Iliade d'Homère introduisent le récit fondateur comme un chant sur la colère d'Achille ("Mênin aiede, thea, Peleiadeo Achileos") :

« Chante, déesse, la colère d'Achille, fils de Pélée ; détestable colère, qui aux Achéens valut des souffrances sans nombre et jeta en pâture à Hadès tant d'âmes fières de héros, tandis que de ces héros mêmes elle faisait la proie des chiens et de tous les oiseaux du ciel - pour l'achèvement du dessein de Zeus »

— Iliade, chant I, v. 1-5, trad. Paul Mazon, éd. Belles Lettres, 1937).

Si la colère contre Agamemnon conduit Achille à rester provisoirement en retrait de la bataille, elle a souvent pour fonction de pousser le héros à agir avec vigueur.
  • Les Raisins de la colère (titre original en anglais : The Grapes of Wrath)
Ce roman de John Steinbeck publié en 1939 évoque les aventures d'une famille pauvre de métayers, les Joad, contrainte de quitter l'Oklahoma à cause de la sécheresse, et de la grave crise économique qui frappe les États-Unis durant la Grande Dépression

Au cinéma

Zombie Hulk costume
Le personnage de fiction Hulk représente une forme de colère violente au cinéma (personne portant un déguisement de Hulk).
  • Dans le cas du super-héros Hulk, la colère et le stress déclenchent même une transformation physique du scientifique Bruce Banner, qui devient un colosse à la peau verte doté d'une force prodigieuse.
Titres de films avec le mot colère 

Dans la bande dessinée

  • Les melons de la colère est une bande dessinée françaises de Bastien Vivès, paru aux éditions les requins marteaux, en 2011. (ISBN 978-2-84961-114-2)
  • Colère noire est une série de bandes dessinées françaises publiées par les humanoïdes associés[37].

Plusieurs mangas contiennent des représentations symboliques de la colère :

  • dans Fullmetal Alchemist de Hiromu Arakawa, l'un des sept Homonculus représente la colère. Son nom est Wrath, qui signifie « Colère » en anglais ;
  • dans Judge de Yoshiki Tonogai, Ryuhei, le jeune homme au masque de cheval, représente la colère ;
  • dans Seven Deadly Sins (en français « Les sept péchés capitaux ») de Nakaba Suzuki, le personnage principal, Meliodas, représente le péché de la colère, symbolisé par un dragon tatoué sur son corps.

Dans la chanson

  • La Rage est une chanson de de la chanteuse française Keny Arkana dans l'album Entre ciment et belle étoile, distribué en 2006.

Références

  1. Site du Littré, étymologie du mot colère, consulté le 21 décembre 2018
  2. Site Larousse.fr, page sur la définition du mot colère, consultée le 01 décembre 2018
  3. Site du CNRTL, page sur la définition du mot colère, consultée le 02 décembre 2018
  4. site du dictionnaire Littré, page sur le mot colère, consulté le 02 décembre 2018
  5. Google livre "Nouveau dictionnaire de la langue française de Jean-Charles Laveaux", volume premier, consulté le 1er décembre 2018
  6. Google livre "Découvrir le Reiki par le Dr Sandrine Beudon, consulté le 2 décembre 2018
  7. site de Santé magazine, article "Apprenez à gérer votre colère", consulté le 1er décembre 2018
  8. "Le pouvoir créateur de la colère" d'Harriet Goldhor Lerner. Éditions du Jour
  9. Jean-Pierre Dufreigne Bref traité de la colère
  10. site psychologie.com, page "Exprimer sa colère", consultée le 1er décembre 2018
  11. Painuly et al., 2005
  12. (fr) « La rage », sur Redpsy (consulté le 25 janvier 2011)
  13. Évagre le Pontique, Traité pratique, ch. 11 (Guillaumont, Sources chrétiennes, 171, p. 517-519
  14. Traité pratique, ch. 23 (Guillaumont, Sources chrétiennes, 171, p. 555
  15. Evagre, Huit esprits, ch. 11-12 (PG 79, col. 1156-1157)
  16. Chapitres des disciples d'Evagre, 62 (Géhin, Sources chrétiennes 514, p. 163).
  17. Chapitres des disciples d'Evagre, 137 (Géhin, Sources chrétiennes 514, p. 219)
  18. Bertrand Dumas, Philippe Cornu, https://books.google.fr/books?id=4MhgDwAAQBAJ&pg=PT90 La mort, un passage ?: Regards croisés bouddhistes et chrétiens], Editions du Cerf, 2018, (ISBN 2204126071), p. 90
  19. Tenzin Gyatso, L'Enseignement du Dalaï-Lama, p. 31
  20. 14e dalaï-lama (Avant-propos Sogyal Rinpoché), La Grande Paix de l'esprit, Éditions de La Table Ronde, 2008, (ISBN 2710329875), p. 96-97
  21. Rituel de Mahakala, première partie : introduction, initiation, transmission par la lecture.
  22. Kalou Rinpoché, La Voie du Bouddha, éditions du Seuil, 1993, , p. 341
  23. Kalou Rinpoché, op. cit., p. 327
  24. (en) Mary Grant, Mary (trans.) (1960). The Myths of Hyginus. pp. 815.
  25. Définitions lexicographiques et étymologiques de « némésis » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  26. Site persée ouvrage "la colère chez Aristote" par Janine Fillion-Lahille, consulté le 02 décembre 2018
  27. site Bibliotheca Classica Selecta , page sur le livre de Sénèque "De la Colère, consultée le 02 décembre 2018
  28. l'Éthique III, scolie 2 de la proposition 40.
  29. cf. scolie de la prop. 39.
  30. Cicéron, Tusculanae, 4, 9, 21.
  31. Spinoza, Éthique, III, prop. 59, scolie.
  32. Spinoza, Éthique, IV, prop. 69.
  33. Lytta Basset Sainte colère
  34. Google livre "Colère, courage, création politique: La colère, une passion politique ? de Marie-Claire Caloz-Tschopp, consulté le 1er décembre 2018
  35. Site du Journal du Dimanche, article "Première grève des enseignants contre Blanquer : les 6 raisons de la colère des syndicats", consultée le 2 décembre 2018
  36. Site du journal le monde diplomatique, article de Georges Didi-Huberman, "Du bon usage de l’insurrection - Où va donc la colère ?", publié en mai 2016
  37. Site bédéthèque, page sur les albums de la série "Colère noire", consulté le 14 décembre 2018

Voir aussi

Bibliographie

  • Sénèque, De la colère (41), trad., Les Belles Lettres, 1922.
  • Thich Nhat Hanh, La colère. Transformer son énergie en sagesse, Jean-Claude Lattès, 2002.
  • (en) Scott Miller, « Anger and Military Veterans », Columbia Social Work Review, Columbia University Libraries and Columbia University School of Social Work.,‎ , p. 7- 16 (lire en ligne)

Articles connexes

Liens externes

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Achille

Achille (en grec ancien Ἀχιλλεύς / Akhilleús) est un héros légendaire de la guerre de Troie, fils de Pélée, roi de Phthie en Thessalie, et de Thétis, une Néréide (nymphe marine). Il est fréquemment appelé « Péléide » ou « Éacide », épithètes qui rappellent son ascendance.

Sa mère le plonge dans le Styx, l'un des fleuves des Enfers, pour que son corps devienne invulnérable ; son talon, par lequel le tient Thétis, n'y est pas trempé et reste celui d'un mortel. Il est éduqué par le centaure Chiron qui lui apprend les arts de la guerre, la musique et la médecine. Alors qu'il est encore adolescent, il choisit une vie courte, mais glorieuse, plutôt qu'une existence longue mais sans éclat. Caché par sa mère, qui veut l'empêcher de participer à la guerre de Troie, à la cour du roi Lycomède, le jeune homme est découvert par Ulysse et rejoint, avec son ami intime Patrocle, l'expédition grecque. Lors de la dixième année du conflit, une querelle avec Agamemnon le pousse à quitter le combat : c'est la « colère d'Achille » chantée par l’Iliade. La mort de Patrocle le pousse à reprendre les armes pour affronter Hector, le meilleur des Troyens. Achille trouve la mort peu après l'avoir tué, atteint au talon par une flèche de Pâris guidée par le dieu Apollon. Dans Le Banquet de Xénophon, Xénophon dit qu'ils n'étaient pas amants ; Eschyle dit le contraire dans sa pièce Les Myrmidons.

Achille est honoré comme un héros, voire comme un dieu par le monde grec. Beau, valeureux, champion d'une morale orgueilleuse de l'honneur, il incarne « l'idéal moral du parfait chevalier homérique ».

Agamemnon

Agamemnon (en grec ancien Ἀγαμέμνων / Agamémnôn, « immuable, obstiné ») est un héros grec et roi de Mycènes. Membre de la famille des Atrides, il est marié à Clytemnestre, avec qui il a trois filles, Iphigénie, Chrysothémis et Électre/Laodicé, ainsi qu'un fils, Oreste. Il assume le commandement de l'armée achéenne durant la guerre de Troie. Dans ce cadre, il est souvent nommé comme le « roi des rois de toute la Grèce ». Durant le siège, il s'empare de Briséis, butin d'Achille, provoquant la colère de celui-ci narrée dans l’Iliade. Après la chute de Troie, il rentre chez lui et est assassiné par son cousin Égisthe, devenu l'amant de son épouse Clytemnestre, qui elle-même tue Cassandre (concubine d'Agamemnon).

Agamemnon est initialement un qualificatif de Zeus : Zeus Agamemnon est « Zeus à la grande pensée ». Il représente un cas fréquent dans la religion grecque où l'épithète divine devient un héros. Chef de l'expédition contre Troie, il est aux Achéens ce que Zeus est aux dieux.

Aguirre, la colère de Dieu

Aguirre, la colère de Dieu (titre original allemand : Aguirre, der Zorn Gottes) est un film allemand réalisé par Werner Herzog, sorti en 1972, dans la mouvance du nouveau cinéma allemand.

Douze hommes en colère (film)

Douze hommes en colère (12 Angry Men) est un drame judiciaire américain réalisé par Sidney Lumet et sorti en 1957.

Henry Fonda

Henry Fonda /ˈhɛnɹi 'fɒndə/ est un acteur américain, né le 16 mai 1905 à Grand Island (Nebraska) et mort le 12 août 1982 à Los Angeles (Californie). Il est le père de l'acteur Peter Fonda et de l'actrice Jane Fonda et le grand-père de l'actrice Bridget Fonda.

Sixième acteur de légende selon l'American Film Institute, Henry Fonda a marqué durablement le cinéma américain avec des films majeurs tels que Les Raisins de la colère (1940), Un cœur pris au piège (1941), La Poursuite infernale (1946), Le Faux Coupable (1956), Douze hommes en colère (1957) ou Le Jour le plus long (1962). Comme beaucoup d'acteurs de son époque, il est fidèle à plusieurs grands réalisateurs comme John Ford, Henry King, Henry Hathaway ou Sidney Lumet.

Son fils Peter pense que ses sympathies démocrates ont pu lui porter préjudice au début des années 1950 et expliquer le fait qu'il n'ait rien tourné durant six ans. Il fut d'ailleurs l'un des membres fondateurs du « Hollywood Democratic Committee » dans les années 1930, en soutien au programme de Franklin Roosevelt.

Henry Fonda a essentiellement interprété au cours de sa carrière des héros virils et intègres en quête de justice et de paix. Il trouve cependant un contre-emploi parfait dans l'un de ses rôles les plus marquants, Frank, dans Il était une fois dans l'Ouest (1968).

En 1981, il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière des mains de Robert Redford et, en 1982, quelques mois avant sa mort, l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans La Maison du lac.

La Colère d'un héros

La Colère d'un héros (titre original : Hero's Trial) est un roman de science-fiction écrit par James Luceno. Publié aux États-Unis par Del Rey Books en 2000,, il a été traduit en français et publié par les éditions Fleuve noir en 2001,. Ce roman, se déroulant dans l'univers étendu de Star Wars, est le quatrième tome de la série Le Nouvel Ordre Jedi, formée de dix-neuf livres, mettant en scène la guerre contre les Yuuzhan Vong. Avec sa suite L'Éclipse des Jedi, il compose le sous-cycle appelé Les Agents du chaos. Il se déroule vingt-cinq ans après la bataille de Yavin.

La Colère du Marsupilami

La Colère du Marsupilami est la cent vingt-sixième histoire et le cinquante-cinquième tome de la série Spirou et Fantasio. Il marque le retour du personnage du Marsupilami, dont la dernière apparition dans la série datait de l'épisode Le Faiseur d'or, publié en 1969 dans Spirou et sorti en album en 1970. Il s'agit du premier tome d'une aventure en deux parties.

Les Raisins de la colère

Les Raisins de la colère (titre original en anglais : The Grapes of Wrath) est un roman de John Steinbeck publié en 1939. L'auteur reçoit pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940.

L'intrigue se déroule pendant la Grande Dépression (la Grande Dépression est une période qui débute lors du krach de 1929 et qui se termine par le début de la Seconde Guerre mondiale, en 1939) et le lecteur suit les aventures d'une famille pauvre de métayers, les Joad, qui est contrainte de quitter l'Oklahoma à cause de la sécheresse, des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Alors que la situation est presque désespérée, les Joad font route vers la Californie avec des milliers d'autres Okies (habitants de l'Oklahoma), à la recherche d'une terre, d'un travail et d'un avenir.

Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1940 par John Ford, avec Henry Fonda. La fin du film est différente de celle du roman.

Les Raisins de la colère (film)

Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath), est un film américain réalisé par John Ford en 1940. Il est une adaptation du roman éponyme de John Steinbeck publié en 1939 et récompensé du prix Pulitzer l'année suivante. Ce film, qui a obtenu deux Oscars, fait partie des meilleurs films du cinéma américain.

Offensive de Raqqa (2016-2017)

L'offensive de Raqqa, aussi baptisée l'opération Colère de l'Euphrate (en kurde : hemleya Xezeba Firatê, arabe : عملية غضب الفرات), a lieu lors de la guerre civile syrienne. Déclenchée le 5 novembre 2016 par les Forces démocratiques syriennes, elle a pour but de prendre la ville de Raqqa occupée par l'État islamique qui en a fait sa « capitale » de facto après l'avoir isolée du territoire environnant que les FDS ont précédemment conquis. L'assaut final contre la ville elle-même a été déclenché le 6 juin 2017. L'offensive s'achève le 17 octobre 2017 par la prise de la ville de Raqqa par les FDS.

Paint It, Black

Paint It, Black (connue également sous son titre originel Paint It Black, sans virgule) est une chanson du groupe de rock britannique The Rolling Stones, créditée Jagger/Richards bien que tous les membres du groupe aient contribué à sa composition, notamment Bill Wyman et Brian Jones. La chanson sort en single successivement des deux côtés de l'Atlantique à une semaine d'intervalle en mai 1966, et atteint dans les deux cas la première place. En juin 1966, le titre est intégré à l'édition américaine de l'album Aftermath.

Paint It, Black est une des chansons les plus connues des Rolling Stones, apparaissant fréquemment sur des compilations et étant désormais presque systématiquement interprétée lors des apparitions du groupe.

Paris en colère

Paris en colère est une chanson dont les paroles sont de Maurice Vidalin et la musique de Maurice Jarre, interprétée par Mireille Mathieu et sortie en 1966. Elle se trouve sur son troisième 45 tours. Cette chanson est la B.O. du film Paris brûle-t-il ?. On retrouve la chanson dans le générique de fin du film La vie est un long fleuve tranquille d'Étienne Chatiliez. Le disque s'est écoulé à plus de 400 000 exemplaires.

Elle a également été interprétée le 14 juillet 2013 et 2014 par le ténor Florian Laconi, accompagné par la musique de la Garde républicaine, lors de la fête nationale,.

Mireille Mathieu a enregistré une version en espagnol de cette chanson sous le titre Arde Paris en 1989.

Sidney Lumet

Sidney Lumet (né le 25 juin 1924 à Philadelphie et mort le 9 avril 2011 à New York) est un réalisateur américain, avec plus de 50 films sous sa direction, dont Douze hommes en colère, acclamé par la critique en 1957, et Network, main basse sur la télévision en 1976. Récompensé par un Oscar d'honneur en 2005 pour services rendus aux scénaristes, aux acteurs et à l'art du cinéma, Sidney Lumet était considéré comme le « maître du polar juridique », la plupart de ses films traitant directement ou indirectement du système judiciaire. Sidney Lumet a été inhumé au Mount Carmel Cemetery du Queens à New York.

Sohila

Sohila qui se traduit par chanter sa gloire, appelé aussi Kirtan Sohila (Kirtan signifie prière à Dieu) est un des hymnes les plus célèbres du livre saint des sikhs, le Guru Granth Sahib. Il est chanté dans les prières quotidiennes, le soir, et, aux enterrements. Il est en fait une compilation de cinq hymnes différentes, trois écrits par Guru Nanak, un par Guru Ram Das, et un par Guru Arjan. La légende dit que ces prières lorsqu'elles sont récitées le soir, chasse les cambrioleurs des esprits; par cambrioleurs, il faut comprendre: l'avarice, l'attachement et la colère. Pour le sikh, la dévotion est le bon chemin par rapport à celui de l'égoïsme attaché au matérialisme; la dévotion, les prières enlèvent même de l'esprit la peur de la mort

Stade du miroir

Le stade du miroir est un stade dans le développement psychologique où l'usage du miroir amène l'enfant à prendre conscience de son corps et à le distinguer des autres corps. L'un des premiers à étudier ce stade est le psychologue français Henri Wallon ; il sera suivi de René Zazzo, Jacques Lacan, Donald Winnicott et Françoise Dolto. Ces trois derniers auteurs introduisent ce stade dans la théorie psychanalytique. Cette réflexion cherche à préciser comment la conscience de soi se crée et fonctionne. Ce stade, énoncé comme une étape clé de la constitution du Moi pose néanmoins une difficulté élémentaire : préalablement à l'invention et à la diffusion du miroir, les enfants ont pu se passer de cet objet et dépasser le stade auquel il se réfère sans celui-ci. Motif pour lequel le stade du miroir peut être, logiquement comme légitimement, considéré comme étant une simple convention analytique propre à la psychanalyse.

Syndicat

Un syndicat est un groupement de personnes physiques ou morales pour la défense ou la gestion d'intérêts communs.

Le terme syndicat vient du terme Syndic. Étymologiquement, le Syndic désigne historiquement d'abord une personne ayant à gérer la défense des intérêts communs d'une collectivité, puis une personne qui représente un groupe autre que le groupe municipal, un conseiller, un avocat. À l'origine, le syndic représente son groupe dans une action en justice. Dans ce contexte, le terme syndicat désigne la fonction jouée par le syndic, mais aussi le groupe représenté qui s'est aussi appelé chambre syndicale.

En France, le terme a de nombreuses acceptions mais en raison de l'importance de la relation entre employeurs et employés (ouvriers et employés, techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs et cadres), il désigne relativement souvent les organisations de défense de l'intérêt des salariés (ouvriers, employés ou cadres), souvent désignées sous le sigle « OS » (organisations syndicales) et protégées par le droit du travail, une législation particulière reconnaissant la liberté syndicale, et le droit de grève.

Vice-versa (film, 2015)

Vice-versa ou Sens dessus dessous au Québec (Inside Out) est le 133e long métrage d'animation des studios Disney et le 15e long métrage de Pixar. Réalisé en images de synthèse par Pete Docter, il est sorti en 2015. Il remporte en 2016 l'Oscar du meilleur film d'animation.

Affects
Vision du monde
Identifiés par
Thomas d'Aquin
Œuvres

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