Chypre (pays)

Chypre, en forme longue la république de Chypre (en grec Κύπρος, Kýpros, et Κυπριακή Δημοκρατία, Kypriakí Dhimokratía, ce dernier signifiant littéralement « République chypriote » ; en turc Kıbrıs et Kıbrıs Cumhuriyeti), est un État situé sur l'île de Chypre dans l’Est de la mer Méditerranée, dans le bassin Levantin. Bien que Chypre soit géographiquement proche de la région du Proche-Orient et la seule île majeure de la Méditerranée en Asie, le pays est rattaché culturellement et politiquement à l'Europe et est membre de l’Union européenne (UE). Depuis 1974, le tiers nord de l’île, située au-delà de la ligne verte contrôlée par les troupes de l'ONU, est sous occupation militaire turque et en 1983, ce territoire s'est proclamé République turque de Chypre du Nord (RTCN) sans que celui-ci soit reconnu par la communauté internationale, en dehors de la Turquie.

Chypre est réputée exercer sa souveraineté sur l'ensemble de l'île (moins la zone britannique), c'est-à-dire sur un territoire d'environ 9 000 km2 ; cependant elle ne contrôle en pratique que la partie méridionale, soit environ 61 % du territoire (5 896 km2) auquel il faut aussi soustraire la superficie contrôlée par les casques bleus de l'ONU — la ligne verte dite « ligne Attila » — de l'ordre de 3,7 % du territoire.

Chypre est membre de l'ONU (depuis le 20 septembre 1960[7]), du Commonwealth, de l’UE (depuis 2004[8]), de l’OMC, de l’OSCE et de l’OIF. Chypre a intégré la zone euro le .

République de Chypre

(el) Κυπριακή Δημοκρατία[1]

(tr) Kıbrıs Cumhuriyeti

Drapeau
Drapeau de Chypre.
Blason
Armoiries de Chypre.
Devise Aucune
Hymne Ὕμνος εἰς τὴν Ἐλευθερίαν (Imnos is tin Eleftherian, « Hymne à la Liberté »)
EU-Cyprus
Administration
Forme de l'État République présidentielle
Président de la République Níkos Anastasiádis
Langues officielles Grec et turc[2]
Capitale Nicosie

35° 08′ N, 33° 28′ E

Géographie
Plus grande ville Nicosie
Superficie totale 9 251 km2
(classé 167e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +2
Histoire
Indépendance du Royaume-Uni
Date accords signés effective
Démographie
Gentilé Chypriote ou Cypriote
Population totale (2018[3]) 864 236 hab.
(classé 158e)
Densité 92 hab./km2
Économie
PIB nominal (2013) 23 milliards de $[4]
PIB (PPA) 23,6 milliards de $[4]
PIB nominal par hab. (2013) 24 867 $[5] (31e)
PIB (PPA) par hab. (2017) 28 748 $[5] (36e)
IDH (2017) en augmentation 0,869[6] (très élevé  ; 32e)
Monnaie Euro (EUR​)
Divers
Code ISO 3166-1 CYP, CY​
Domaine Internet .cy
Indicatif téléphonique +357
Organisations internationales Drapeau des Nations unies ONU
Drapeau de l’Union européenne UE

Histoire

L'île de Chypre, que les anciens Égyptiens nommaient « Alachia », les anciens Assyriens « Iatnana » et les Phéniciens « Enkomi », était dès l'Antiquité au carrefour d'importants courants commerciaux, assimilant au fil des siècles différentes cultures provenant de la Crète minoenne, de la Grèce mycénienne et de tout le pourtour du bassin Levantin ; son nom de « Kupros » (« Κύπρος ») signifie cuivre, en référence aux importants gisements de ce métal, qui assurèrent sa renommée et sa prospérité[9] dans l'ensemble du bassin méditerranéen. Chypre était aussi connue pour ses nombreuses épices et plantations. L'histoire de Chypre fut très mouvementée et l'île subit de nombreuses tutelles : hellénique, romaine, byzantine, arabe, franque, vénitienne, ottomane et enfin britannique.

La république de Chypre actuelle obtient son indépendance du Royaume-Uni le [10], celle-ci est régie par le traité de garantie qui réunit la Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni. Ce dernier conserve deux bases souveraines dans le sud et l'est de l'île où sont stationnés près de 4 200 soldats britanniques.

Malgré cette paix fugace, les problèmes ne tardent pas à se manifester. Pour les milieux nationalistes grecs, la réunion de l'île à la Grèce (Énosis) est la dernière étape de la « libération » des pays de culture grecque, mais la minorité turque (18 % de la population) ne l'entend pas ainsi et les affrontements se multiplient pendant la décennie de 1960, surtout en 1964 et 1967, et plusieurs dizaines de personnes trouvent la mort, tant côté turc que grec. Le gouvernement du président Makários III, où les deux communautés sont représentées, peine à maintenir un équilibre. Lorsque la dictature des colonels se met en place en Grèce, de nombreux opposants grecs se réfugient à Chypre.

Le , la garde nationale dirigée par des officiers grecs acquis aux colonels lance une tentative de coup d'État contre le président Makarios avec l'aide du groupe armé de l'EOKA B (branche armée et dissidente du mouvement « EOKA » qui souhaitait réaliser l'Enosis par des voies politiques). Le 20 juillet, la Turquie intervient militairement arguant la protection des intérêts de la minorité turque, en lançant l'opération Attila, et occupe le nord de l'île en deux jours (s'assurant le contrôle de 38 % du territoire). En Grèce, le refus de l'armée de s'impliquer plus avant dans ce conflit provoque la chute de la dictature des colonels. Malgré la restauration de la république chypriote, la Turquie refuse de se retirer et impose la partition du pays de part et d'autre de la « ligne verte » (appelée « ligne Attila » par les Turcs). 200 000 Chypriotes grecs sont contraints à l'exode entre 1974 et 1975, chassés du territoire occupé par la Turquie ; les Chypriotes turcs sont forcés de s'installer au nord en 1975 à la demande de leur chef Rauf Denktaş, lors de pourparlers à Vienne (Autriche). Le , se met en place l'« État fédéré turc de Chypre » qui n'est reconnu que par la Turquie. En 1983, il devient la « République turque de Chypre du nord »[11]. L'ONU désapprouve cette occupation dans sa résolution 541 du 18 novembre 1983. L'UNFICYP prend le contrôle de la ligne verte et fait respecter le cessez-le-feu. De nombreux Chypriotes grecs et turcs, chassés de leurs terres, s'exilent en Grande-Bretagne. La « République turque de Chypre du nord » s'appauvrit en raison de l'embargo international, tandis que la Turquie mène une politique de colonisation de Turcs d'Anatolie vers la partie nord de Chypre (politique condamnée par des résolutions de l'ONU), ce qui fait passer le pourcentage de turcophones dans l'île de 18 % en 1970 à 22 % en 1997[12]. On compte aujourd'hui à Chypre 93 000 colons venus de Turquie[13].

Depuis la partition, il ne reste en tout que deux villages mixtes dans toute l'île : Pyla dans l'enceinte de la base britannique de Dhekelia, et Agios Androlikos/Yeşilköy dans la « République turque de Chypre du nord ».

Green Line - Ledra Street 2005
La ligne verte au niveau de la rue Ledra.

En 2003, la perspective de l'entrée de Chypre dans l'Union européenne [UE) permet un premier dégel, avec l'ouverture de points de passage sur la ligne verte, et une mission de bons offices du secrétaire des Nations unies, Kofi Annan. Le plan Annan, intervenant après trente ans de négociations infructueuses, propose d'instaurer un État confédéral, chaque État confédéré devant permettre l'installation (ou le retour) de 33 % au plus de résidents de l'autre communauté sur son sol. Bien que le nombre de Chypriotes turcs soit insuffisant pour atteindre ce taux au sud, alors que le nombre de Chypriotes grecs est largement suffisant pour l'atteindre au nord, ce plan fut accepté à plus de 65 % par les habitants du nord de l'île, mais rejeté à 70 % par ceux du sud lors d'un référendum : en effet, pour les Chypriotes grecs ayant été chassés du nord, la limitation à 33 % était inacceptable, étant donné qu'ils étaient environ 79 % des habitants du nord avant 1974 ; pour les Turcs en revanche, cela revenait à sauvegarder l'essentiel de leurs acquis tout en revenant dans la légalité internationale et en échappant à l'embargo et à la dépendance vis-à-vis d'Ankara. Au cours de ce référendum d'ailleurs, pour la première fois, des manifestations massives, rassemblant jusqu'à 50 000 personnes, ont eu lieu dans la partie occupée de Chypre, au cours desquelles la communauté chypriote turque a contesté ouvertement la politique sous tutelle d'Ankara du « président » Rauf Denktash, exigé sa démission, et exprimé son souhait de rattachement à la partie sud[14]. Le , la république de Chypre entre dans l'UE alors qu'une partie de son territoire est toujours occupée militairement par la Turquie, et depuis, l'inégalité économique entre les deux parties s'est aggravée. Tout progrès vers une solution à ce conflit qui sépare les deux communautés depuis 1974, semble désormais largement lié à l'avancée des négociations sur l'adhésion de la Turquie à l'UE : le retrait d'Ankara de Chypre est en effet l'une des conditions de cette adhésion. La création depuis 2005 de points de passage entre les deux côtés, permet aux populations de renouer des contacts et donne une lueur d'espoir en vue d'une amélioration de la situation.

En 2006, pendant la guerre du Liban voisin, Chypre sert de zone d'exfiltration aux milliers d'étrangers fuyant le pays. Par ailleurs une importante communauté libanaise maronite s'est installée à Chypre-Sud, à la suite de la guerre civile libanaise.

Le , malgré l'opposition de l'armée turque, la rue Ledra dans le centre de Nicosie, coupée en deux par un mur depuis 1974, est rouverte et devient le premier point de passage du centre de la ville[15].

À partir de 2013 : la crise financière internationale frappe sévèrement l'économie chypriote, contraignant le gouvernement à une politique d'austérité à laquelle le parlement cherche à résister : les Chypriotes perdent confiance dans les instances multilatérales et réagissent en développant l'économie informelle. Toutefois, les ressources gazières découvertes au large de Chypre ainsi que les mesures prises par le gouvernement ont permis à la République de renouer avec la croissance[16].

En ce qui concerne la réunification éventuelle de l'île, d'après l'AFP citée dans Libération le , « les discussions directes entre le nord et le sud ont repris en février, sous l'égide des Nations unies et grâce à l'appui marqué de Washington, après avoir été suspendues en 2012 »[17].

Géographie

Nicosia panoramic view Cyprus Tower 25 Jean Nouvel
La capitale de Chypre, Nicosie.
Cyprus lrg
Image satellite de Chypre.
Baie de Khrysokhou
Baie de Khrysokhou.

D'une superficie 9 250 km2 (dont 3 355 km2 dans la partie militairement occupée par la Turquie), l'île de Chypre est située dans le bassin Levantin, la partie orientale de la Méditerranée, à 69 kilomètres au sud des côtes d'Anatolie et à 104 kilomètres à l'ouest de la Syrie. Elle comporte 648 km de littoral. Le point culminant de l'île est le mont Olympe avec ses 1 951 m. Bien qu'étant une île, Chypre possède environ 150 km de frontière terrestre avec les bases militaires britanniques d'Akrotiri et Dhekelia[18].

La topographie de l'île est divisée en trois grands ensembles :

Carte de Chypre
Carte de l'île de Chypre.

Préservation de l'environnement

Réseau européen Natura 2000

Le réseau Natura 2000 rassemble des sites naturels ou semi-naturels de l'Union européenne ayant une grande valeur patrimoniale, par la faune et la flore exceptionnelles qu'ils contiennent.

En décembre 2018, Chypre comptait 64 sites dont :

Politique

Nicos Anastasiades, President of Cyprus - Cyprus will prove it can bounce back (8661999713) (cropped)
Le président de Chypre, Níkos Anastasiádis.

Législature

La Chambre des représentants (grec : Βουλή των Αντιπροσώπων; Vouli ton Antiprosópon ; turc : Temsilciler Meclisi) est le Parlement chypriote. Il a 59 membres élus pour un mandat de cinq ans, 56 membres par représentation proportionnelle et trois membres observateurs représentant les minorités religieuses : chrétiens maronites, catholiques romains (Église « latine ») et orthodoxes arméniens. 24 sièges sont attribués à la communauté chypriote turque. Cependant, depuis 1964, les membres turcs chypriotes n'ont pas pris leurs postes, et aucune élection ne s'est déroulée parmi la communauté turque chypriote comme le prévoit la Constitution de la République. Malgré cette anomalie, la Chambre a gardé vacants les sièges attribués à la communauté turque chypriote. Ces sièges demeurent disponibles aux députés turcs chypriotes pour autant qu'ils soient élus selon les règles de la Constitution.

Présidence

Le président de la République de Chypre est le chef de l'État et le chef du gouvernement de la République de Chypre. Le système de gouvernement présidentiel installé à Chypre est un système de gouvernement présidentiel complet, fait unique au sein de l'Union européenne. Le poste existe depuis la création de l’État en 1960. Actuellement, le président de Chypre est Níkos Anastasiádis, depuis le 28 février 2013.

Partis politiques

Relations avec l’Union européenne

Chypre signe le l'accord d'association qui entrera en vigueur le .

Le , Chypre présente la question d’adhésion, mais l'ouverture des négociations d'adhésion ne se fait que le . Elles s'achèvent lors du Conseil européen de Copenhague du .

Le , le Conseil européen approuve l'adhésion[21]. Le traité d'adhésion est signé le et entre en vigueur le [22].

Le , Chypre demande que soit examinée sa subordination aux critères de convergence. Le , la Banque centrale européenne[23] et la Commission européenne[24] publient leurs relations sur le respect des critères de convergence de la part de Chypre. Le 21 juin, le Conseil européen autorise l'adoption de l'euro. Après la décision des chefs d'état ou de gouvernement, les ministres de l'Économie et des Finances (Ecofin) abrogent le la dérogation dont Chypre jouit[25] et fixent le taux irrévocable de conversion : 1  = 0,585274 livre chypriote[26].

Le , en même temps que Malte, Chypre adopte l'euro en remplacement de la livre chypriote.

Politique étrangère

Chypre est membre des organisations suivantes[27] : Commission du Danube, Commonwealth, Conseil de l'Europe, Mouvement des non-alignés, OACI, OIF, OMS, OMC, OMI, OMT, OIAC, ONU, OSCE, UIT, UNESCO.

Divisions administratives

L’organisation territoriale de la République chypriote est constituée de trois divisions administratives : les districts, les municipalités et les communautés.

Les districts ont à leur tête des préfets, nommés par le gouvernement central. Il est le représentant de l’État (les districts ne sont donc pas des collectivités locales). Au sein des municipalités, le maire et les conseillers municipaux sont élus de manière distincte. On compte en 2001, 33 municipalités, dont 9 sont situées hors du territoire où s’applique la souveraineté effective de la République chypriote. Il s’agit en règle générale d’espaces urbains. Dans les communautés, la gestion est partagée entre le préfet et le maire élu.

Économie

Ledra Street
La rue Ledra, au centre de Nicosie.
Limanaki Paphos
Port de Paphos.

Chypre est le plus riche des dix nouveaux États-membres entrés en 2004 dans l'Union européenne en termes de PIB par habitant à prix courant ; il s'élevait en 2008 à 28 600 [18]. En 2007, la croissance a atteint 4,4 %, le taux de chômage 4,2 % et l'inflation 2,2 %. Toutefois, Chypre n'est pas épargnée par les perturbations de l'économie dans le monde. Ainsi, le ministre des Finances, Kharílaos G. Stavrákis, a annoncé qu'en 2007, la croissance serait comprise entre 3,4 % et 3,6 %, ce qui demeure toutefois au-dessus des prévisions de croissance de la zone euro.

L’économie de Chypre présente certaines faiblesses structurelles. Sa balance commerciale est structurellement déficitaire (- 5 270,7 milliards d'euros, soit 34 % du PIB), en raison de son tissu industriel modeste. Le secteur des services tire le pays vers le haut. Le secteur financier est hypertrophié (40 % du PIB). Le secteur du tourisme, qui ne représente plus que 12 % du PIB du pays, souffre d'un manque de compétitivité croissant.

Le gouvernement chypriote a lancé un « programme de convergence 2004-2008 ». Le triple objectif est de ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3 %, de faire repasser la dette publique en dessous du ratio de 60 % du PIB et d’assurer la soutenabilité des finances publiques, est sur le point d'être respecté. En 2007, Chypre affichait un solde budgétaire de 3,3 % en excédent, la dette publique n'était plus que de 59,8 %.

En matière de réformes structurelles, le gouvernement chypriote a défini une stratégie en trois points : libéralisation de l’économie, développement de l’« économie de la connaissance » et recherche d’un développement durable s’appuyant sur la modernisation des infrastructures de base et le capital humain.

La livre chypriote a intégré le le mécanisme de taux de change européen, dit MCE II, qui la lie à l'euro. Une demande officielle d'intégration dans l'union monétaire envoyée à la BCE et à la commission européenne le a reçu un avis favorable en mai 2007 : Chypre, en même temps que Malte, a finalement adopté l'euro et pu émettre ses premiers pièces et billets le , au taux de 1 EUR = 0,585274 CYP, soit 1 CYP = 1,7086 EUR[28].

Comme le souligne la journaliste Martine Orange : « depuis 1974, l’île est un paradis fiscal, une plaque tournante pour les capitaux légaux et illégaux. Les capitaux du Moyen-Orient y ont d’abord trouvé refuge, au moment de la guerre du Liban. Les fonds secrets de Slobodan Milošević et de ses sbires y ont transité pour financer leur guerre en Serbie. Les armateurs grecs sont venus y cacher leurs richesses. Les oligarques russes ont choisi d’y abriter une partie de leur fortune, avant de la rediriger vers l’Europe ou le reste du monde. Selon l’agence Moody's, les avoirs russes dans les banques chypriotes sont estimés à 23,8 milliards d’euros sur un total de 70 milliards. Les banques russes détiendraient à elles seules plus de 12 milliards d’euros[29]. »

Un pays sorti de la récession (2008-2016)

De 2008 à 2013, le chômage explose, passant de 4,2 à plus de 16,3 % ; le PIB par habitant diminue et le pays entre en récession en 2009 et de nouveau depuis 2010, atteignant -2,4 % au deuxième trimestre 2012. Fin 2012, Chypre doit demander une aide de 17 milliards d'euros à l'Union européenne pour soutenir son économie touchée par la crise grecque[30],[31]. Des politiques d'austérité sont mises en œuvre pour réduire les déficits publics, entraînant une baisse du niveau de vie[32]. La précarité se développe et 22 % de la population est en risque de pauvreté. En 2017, Chypre est un État bénéficiaire qui a reçu 206,7 millions d'euros au total provenant des contributions des autres États membres de l'Union européenne[33]. Depuis 2016, les mesures prises par le gouvernement ainsi que le début de l'exploitation des gisements de gaz ont permis de sortir de la crise, en 2018 le taux de croissance annuelle a atteint 3,9%, en faisant une des économies avec la plus forte croissance de la zone Euro.

Démographie

Demog-Chypre
La population de Chypre avant et depuis 1974, d'après G. Ténékidès.
Cyprus-demography
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

La population totale de l'île est d'environ un million d'habitants. 769 740 Chypriotes grecs vivent dans la zone Sud[18],[13], avec 25 000 Chypriotes turcs selon le recensement de 2001. Quelques centaines de Chypriotes grecs vivent également dans la partie occupée par la Turquie. Quelque 117 000 Chypriotes turcs vivent dans le Nord, auxquels s'ajoutent plus de 93 000 colons turcs venus d'Anatolie après 1974[13].

En 2009, la population est composée à 19,1 % de personnes âgées de moins de 15 ans, 68,1 % de la population est âgée de 15 à 64 ans, et 12,3 % de la population est âgée de 65 ou plus. La densité de population est de 85 habitants/km² en 2009. L'espérance de vie est de 75,91 ans pour les hommes et 80,86 pour les femmes en 2009[18].

En 2009, le taux de croissance de la population est de 0,519 %, avec un taux de natalité de 12,56 , un taux de mortalité de 7,76 , un taux de mortalité infantile de 6,6 , un taux de fécondité de 1,77 enfant par femme et un taux de migration de 0,42 [18].

Langues

Dans la partie contrôlée par le gouvernement, les langues parlées sont le grec (80,9 %) et le turc (0,2 %) qui ont le statut de langues officielles[34]. Chacune d'elles possède des variantes dialectales qui sont le grec chypriote et le turc chypriote. L'anglais (héritage de la colonisation britannique), est la troisième langue du pays et est parlé par 4,1 % de la population[35]. Chypre fait également partie de l'Organisation internationale de la francophonie[36].

Religions

Les Chypriotes sont à 78 % chrétiens orthodoxes. Il existe également de petites communautés maronite, arménienne et latine (5 %).

Dans la partie contrôlée par le gouvernement, les Chypriotes sont chrétiens orthodoxes à 89,1 %, chrétiens catholiques à 2,9 %, chrétiens protestants à 2 %, musulmans à 1,8 %, maronites/arméniens/hindous à 1,4 % et athées à 0,6 %. La partie occupée de l'île est en revanche majoritairement musulmane sunnite (18 % de la population totale de l'île)[18].

Les chrétiens orthodoxes de Chypre sont représentés mondialement par le pouvoir central du patriarcat œcuménique de Constantinople. Actuellement le patriarche est le Patriarche œcuménique Bartholomée Ier[37]. Pour leurs parts, les chrétiens protestants et anglicans de Chypre sont représentés par le diocèse anglican de Chypre[38].

Fêtes et jours fériés

Statue of Liberty Nicosia Cyprus
La fête de l'Indépendance est le 1er octobre à Chypre depuis 1960.
Nicosia City Hall Square in Christmas Nicosia Republic of Cyprus
Noël à Chypre, ici dans la capitale, Nicosie.

D’après le site d’informations officiel du gouvernement de la république de Chypre, quatre jours sont observés par toutes les communautés, les autres sont observés légalement selon chaque communauté nationale ou religieuse :

Date Nom français Noms locaux Remarques
1er janvier Jour de l’an Πρωτοχρονιά
New Year Day
Fête civile
6 janvier Épiphanie Epiphany Fête religieuse (observée par les orthodoxes grecs, et catholiques uniquement).
Noël arménien Christmas
variable Lundi des Rameaux Green Monday Fête religieuse (observée par les orthodoxes grecs, et aussi par catholiques et arméniens).
variable « Anniversaire du prophète » Prophet's Birthday Fête religieuse (observée par les Turcs musulmans).
variable
(2 jours)
Ramadan Ramazan Bayrami
variable
(3 jours)
Fête du sacrifice Kurban Bayrami
25 mars Fête nationale grecque (Annonciation) Ευαγγελισμός της Θεοτόκου Fête civile. Commémoration de la révolution de 1821, instaurée en 1838.
1er avril Fête nationale grecque chypriote Εθνική Επέτειος Fête communautaire (observée par les orthodoxes grecs, catholiques et arméniens). 1955-1959.
variable Vendredi saint Μεγάλη Παρασκευή Fête religieuse (observée par les orthodoxes grecs, catholiques, protestants et arméniens).
variable Lundi de Pâques Δευτέρα Διακαινησίμου
23 avril Journée internationale de l'enfant Cocuklar bayrami Journée commémorative pour les droits et le bien-être de tous les enfants du monde. Fête communautaire (observée par les Turcs).
1er mai Fête du Travail Εργατική Πρωτομαγιά et Işçiler bayramı Fête civile (internationale).
19 mai Commémoration d'Atatürk et Fête des sports et de la jeunesse Atatürk'ü Anma et Gençlik ve Spor Bayramı Fête communautaire (observée par les Turcs).
variable Pentecôte orthodoxe Kataklysmos Fête religieuse (observée par les orthodoxes grecs).
15 août Dormition Κοίμηση της Θεοτόκου
30 août Fête de la victoire, commémore la victoire finale dans la bataille de Dumlupinar en 1922 Zafer Bayramı Fête communautaire (observée par les Turcs).
1er octobre Jour de l’Indépendance de Chypre Ημέρα ανεξαρτησιάς Fête civile. 1960.
28 octobre Fête nationale grecque (Jour du Non) Επέτειος του Όχι Fête communautaire (observée par les orthodoxes grecs, catholiques et arméniens). Rejet de l’ultimatum de Mussolini et retrait des troupes italiennes en Albanie.
29 octobre Jour de l’indépendance turque Cumhuriyet Bayramı Fête communautaire (observée par les Turcs).
24 décembre Veille de Noël Christmas Eve Fête religieuse (observée par les orthodoxes grecs, catholiques, protestants et arméniens). Noël est fêté à Chypre de façon assez traditionnelle. Par contre comme partout dans le monde, Noël est devenu plus commercial à Chypre avec les courses folles pour acheter des cadeau et préparer la nourriture[39]. Au menu, pain de Noël de Chypre (gâteau de Noël d'Arsos, Limassol)[40], le psitó gourounópoulo, cochon de lait cuit au four et melomakarono[41].
25 décembre Noël Χριστούγεννα
Christmas
26 décembre Lendemain de Noël Boxing Day

Monuments

Transports et communications

A6 Motorway Cyprus towrds Paphos
Autoroute A6 en direction de Pafos.
  • Lignes de téléphone : 376 000 (86 228 pour la partie occupée) (en 2007)
  • Téléphones portables : 962 200 (147 522 pour la partie occupée) (en 2007)
  • Nombre d'utilisateurs Internet : 380 000 (en 2007)
  • Routes :
    • Total : 12 280 km (2 350 pour la partie occupée) (en 2007)
    • Goudronnées : 7 979 (1 370 pour la partie occupée) (en 2007)
  • Voies ferrées : 0 km
  • Voies navigables : 0 km
  • Nombre d'aéroports : 15 (dont 13 avec des pistes goudronnées) (en 2010)

Source : CIA World Factbook[18]

Tourisme

L'Office de tourisme de Chypre est un organisme semi-gouvernemental sous la responsabilité du Ministère du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme. L'office est responsable de la réglementation et du suivi des entreprises touristiques et des professionnels du tourisme à Chypre[43].

Amphitheatre Bay after a storm, Akamas Peninsula, Cyprus
La baie de l'amphithéâtre à Akamas, Chypre.

Événement

Gastronomie

Les principaux mets sont : la afélia, la moussaka, le mezzé, le halloumi, fromage dégusté cru ou grillé…

Codes

Chypre a pour codes :

Notes et références

  1. Κυπριακή Δημοκρατία (Kipriakí Dimokratía) se traduit littéralement en République chypriote.
  2. (en) « La constitution de la République de Chypre » [PDF], Président de la République de Chypre (consulté le 18 novembre 2013), p. 2.
  3. [1].
  4. PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  5. Fonds monétaire international, World Economic Outlook Database - Données pour l'année 2013.
  6. (en) « Human Development Reports », sur hdr.undp.org (consulté le 14 octobre 2018).
  7. « États Membres | Nations Unies », sur www.un.org (consulté le 15 mars 2018).
  8. « Chypre - Union européenne - European Commission », sur europa.eu, (consulté le 15 mars 2018).
  9. « Chronologie Chypre, Des premiers occupants à l'intégration dans l'espace gréco-romain - Clio - Voyage Culturel », sur www.clio.fr (consulté le 15 mars 2018).
  10. « Proclamation de l'indépendance de Chypre », sur perspective.usherbrooke.ca (consulté le 15 mars 2018).
  11. Gilles Bertrand, Le conflit helléno-turc : la confrontation des deux nationalismes à l'aube du XXIe siècle, Maisonneuve & Larose, 2004, 390 pp. (ISBN 978-2-7068-1727-4) p. 86.
  12. Gilles Bertrand, op. cit., p. 96.
  13. Gérard Chaliand, Atlas du nouvel ordre mondial, Paris, R. Laffont, , 129 p. (ISBN 978-2-221-10039-4, notice BnF no FRBNF39099835), p. 124-125.
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  20. « Carte des sites Natura 2000 (SIC, ZSC + ZPS) de Chypre, décembre 2017 (haute définition) », sur europa.eu (consulté le 1er octobre 2019)
  21. Décision du Conseil de l'Union européenne du 14 avril 2003 relative à l'admission de la République tchèque, de la République d'Estonie, de la République de Chypre, de la République de Lettonie, de la République de Lituanie, de la République de Hongrie, de la République de Malte, de la République de Pologne, de la République de Slovénie et de la République slovaque à l'Union européenne ([PDF] GU EU L 236 du 23.9.2003).
  22. Traité entre le Royaume de Belgique, le Royaume de Danemark, la République fédérale d'Allemagne, la République hellénique, le Royaume d'Espagne, la République française, l'Irlande, la République italienne, le Grand-Duché de Luxembourg, le Royaume des Pays-Bas, la République d'Autriche, la République portugaise, la République de Finlande, le Royaume de Suède, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (États membres de l'Union européenne) et la République tchèque, la République d'Estonie, la République de Chypre, la République de Lettonie, la République de Lituanie, la République de Hongrie, la République de Malte, la République de Pologne, la République de Slovénie, la République slovaque relatif à l'adhésion de la République tchèque, de la République d'Estonie, de la République de Chypre, de la République de Lettonie, de la République de Lituanie, de la République de Hongrie, de la République de Malte, de la République de Pologne, de la République de Slovénie et de la République slovaque à l'Union européenne ([PDF] GU EU L 236 du 23.9.2003).
  23. Rapport sur la convergence mai 2007 PDF).
  24. COM (2007) 0255 Rapport de la Commission - Rapport de convergence 2007 relatif à Chypre (établi conformément à l’article 122, paragraphe 2, du Traité, à la demande de Chypre) {SEC(2007) 623} PDF).
  25. 2007/503/CE Décision du Conseil du 10 juillet 2007 conformément à l'article 122, paragraphe 2, du traité, relative à l'adoption, par Chypre, de la monnaie unique au 1er janvier 2008 ([PDF] GU EU L 186 du 18.7. 2007).
  26. Règlement (CE) no 1135/2007 du Conseil du 10 juillet 2007 modifiant le règlement (CE) no 2866/98 en ce qui concerne le taux de conversion à l’euro pour Chypre L 256 du 2.10.2007).
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Voir aussi

Bibliographie

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  • Pierre Blanc, La déchirure chypriote, Géopolitique d'une île divisée, Paris, L'Harmattan, 2000.
  • Alain Blondy, Chypre, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » (no 1009), , 127 p. (ISBN 978-2-130-48605-3, notice BnF no FRBNF36199786).
  • Andréas Chatzisavas (dir.), Chypre et l'Europe, Besançon, Éd. Praxandre, 1998.
  • Daphné Chrysostomides, Les requêtes cypriotes contre la Turquie devant la Commission et la Cour Européenne des Droits de l'Homme et leur importance, Nicosie, Institute for Political Research and European Affairs, 1998.
  • (en) Étienne Copeaux et Claire Mauss-Copeaux, « Dividing Past and Present. The ‘Green Line’ in Cyprus, 1974-2003 », dans Inga Brandell (ed.), State Frontiers. Borders and Boundaries in the Middle East, Londres, IB Tauris, 2006, p. 33-52.
  • Étienne Copeaux et Claire Mauss-Copeaux, Taksim! Chypre divisée, Lyon, Aedelsa, 2005. Ce livre résulte d'une enquête menée parmi la population turco-chypriote de 1995 à 2004.
  • Étienne Copeaux (dir.), Recherches en cours sur la question chypriote, Cahiers de Recherches du Groupe de recherches et d’Études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, Monde arabe contemporain, Lyon, 2001, no 9. [2]
  • Jean-François Drevet, Chypre, île extrême, chronique d'une Europe oubliée, Paris, Syros/Alternatives, 1991.
  • Jean-François Drevet, Chypre en Europe, Paris, L'Harmattan, 2000.
  • Fabrizio Frigerio, « Enosis et Taksim [union et partage] : culture et identité nationale à Chypre », Relations internationales, Paris-Genève, 1980, no 24, hiver, p. 415-423.
  • Fabrizio Frigerio, « Nations et État à Chypre », Cadmos, Genève, 1984, no 25, p. 39-58.
  • Fabrizio Frigerio, « Les partis politiques à Chypre : bibliographie », Bibliographie sélective sur les partis politiques en Europe du Sud : Grèce, Espagne, Portugal, Turquie et Chypre, Études et recherches, no 21, Département de Science politique de l'Université de Genève, Genève, 1988, p. 87-95.
  • Fabrizio Frigerio, « Quelle fédération pour Chypre ? », Recherches en cours sur la question chypriote, sous la dir. d'Étienne Copeaux, Cahiers de Recherches du G.R.E.M.M.O. (Groupe de recherches et d’Études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient), Monde arabe contemporain, Lyon, 2001, no 9, p. 9-19.
  • Yoann Kassianides, La politique étrangère américaine à Chypre (1960-1967), L'Harmattan, Paris, 2005 (ISBN 2-7475-8459-3).

Articles connexes

Liens externes

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Camille Abily

Camille Abily (de nom complet Camille Anne Françoise Abily) est une footballeuse internationale française née le 5 décembre 1984 à Rennes. Durant sa carrière, elle évolue au poste de milieu de terrain offensif et prend sa retraite sportive à l'issue de la saison 2017-2018.

Chronologie de Chypre

Cette chronologie de l'Histoire de Chypre nous donne les clés pour mieux comprendre l'histoire de Chypre, l'histoire des peuples qui ont vécu ou vivent dans l'actuel Chypre.

Chypre (île)

Chypre, en grec Κύπρος, en turc Kıbrıs, est une île située dans le bassin Levantin qui constitue la partie la plus orientale de la mer Méditerranée, souvent considérée comme européenne (politiquement et culturellement) mais située à 69 kilomètres au sud de l'Anatolie (partie asiatique de la Turquie moderne) et à 104 km à l'ouest de la Syrie. Cette position n'empêche pas Chypre d'être membre de l'Union européenne, de facto pour sa partie sud, de jure pour toute l'île. En 2010, elle est peuplée d’environ 1 150 000 habitants, majoritairement Chypriotes grecs (838 897 habitants pour la République de Chypre, soit 75 % de la population de l'île, contre environ 300 000 Chypriotes turcs pour Chypre du Nord, ainsi que 14 500 Britanniques installés dans des enclaves militaires).

Le territoire de l'île est ainsi divisé entre trois souverainetés de facto :

Celle de la République de Chypre, la seule internationalement reconnue. Elle dispose d'un siège à l'ONU et est membre de l'Union européenne (UE). Elle est réputée pour exercer sa souveraineté sur l'ensemble de l'île (moins la zone britannique) ; cependant elle ne contrôle en pratique que la partie méridionale, soit environ 61 % du territoire auquel il faut aussi soustraire la superficie contrôlée par les casques bleus de l'ONU - la ligne verte dite « ligne Attila » - de l'ordre de 3,7 % du territoire.

Celle de la partie nord (occupée par l'armée turque depuis 1974, y compris une partie de Nicosie) autoproclamée République turque de Chypre du Nord (RTCN) le 13 novembre 1983, qui n'est reconnue que par la Turquie. La ligne verte la sépare du reste du pays. Formant environ 36% du territoire, elle est peuplée presque exclusivement par des Chypriotes d'origine turque (qui formaient 18 % de la population avant 1974) et par des Turcs issus de la politique de colonisation organisée à partir de 1974 ; un village mixte avec minorité Chypriote grecque, subsiste dans la presqu'île de Karpassia ou Kırpaşa. L'Organisation de la conférence islamique accorde depuis 2004, à la RTCN le statut d'observateur, sous le nom d'« État turc de Chypre ». La Gambie et le Pakistan sont les rares pays présentant le souhait de considérer cette République autoproclamée comme un État à part entière.

Celle du Royaume-Uni (3% du territoire) dans les enclaves britanniques d'Akrotiri et Dhekelia au sud de l'île. Ce sont deux bases militaires britanniques conservées par l'ancienne puissance coloniale après l'indépendance de l'île. Là aussi, quelques villages mixtes ont subsisté.Le plan de l'ONU, dit plan Kofi Annan, approuvé par l'Union européenne en 2004, visait à réunifier l'île avant son intégration dans l'UE : il est accepté par 65 % des Chypriotes turcs, car il permet une reconnaissance légale de l'autonomie du territoire au sein de l'État chypriote, tout en ouvrant la ligne verte, mais rejeté par 75 % de l’électorat chypriote grec parce qu'il limite à 33 % le nombre de réfugiés autorisés à rentrer chez eux et à récupérer leurs biens. Lorsque, le 1er mai 2004, la République chypriote est entrée dans l'Union européenne (bien que celle-ci se disait réticente à accepter une île divisée), la partie nord se trouva de facto exclue. Cette adhésion est due en grande partie aux pressions diplomatiques de la Grèce, qui menaçait de bloquer les 9 autres adhésions prévues en 2004 (Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie) si Chypre en était exclue en raison de la partition. Il est toutefois précisé dans le protocole no 10 du traité d'adhésion à l’Union européenne de 2003 que toute l'île de Chypre appartient de jure à l'UE, y compris la partie nord échappant de facto au contrôle de la République de Chypre où l'acquis communautaire est suspendu. Le statut de l'île est donc devenu un point de contentieux majeur des relations entre la Turquie et l'Union européenne. Néanmoins, sur le terrain, des progrès ont été réalisés, les deux entités ayant ouvert des points de passage dans la « ligne Attila » et permis aux habitants de chaque côté de se rendre dans l'autre.

Concours Eurovision de la chanson 1987

Le Concours Eurovision de la chanson 1987 fut la trente-deuxième édition du concours. Il se déroula le samedi 9 mai 1987, à Bruxelles, en Belgique. Il fut remporté par l'Irlande, avec la chanson Hold Me Now, interprétée par Johnny Logan. L'Allemagne termina deuxième et l'Italie, troisième.

Concours Eurovision de la chanson 1993

Le Concours Eurovision de la chanson 1993 fut la trente-huitième édition du concours. Il se déroula le samedi 15 mai 1993, à Millstreet, en Irlande. Il fut remporté par l'Irlande, pays hôte, avec la chanson In Your Eyes, interprétée par Niamh Kavanagh. Le Royaume-Uni termina deuxième et la Suisse, troisième.

Concours Eurovision de la chanson 1998

Le Concours Eurovision de la chanson 1998 fut la quarante-troisième édition du concours. Il se déroula le samedi 9 mai 1998, à Birmingham, au Royaume-Uni. Il fut remporté par Israël, avec la chanson Diva, interprétée par Dana International. Le Royaume-Uni, pays hôte, termina deuxième et Malte, troisième.

Constitution de la République de Chypre

La Constitution de Chypre, officiellement la Constitution de la République de Chypre (Το Σύνταγμα της Κυπριακής Δημοκρατίας) est la loi suprême de la République de Chypre telle qu'elle l'était en 1960, mais qui est toujours en vigueur bien qu'elle ne soit plus techniquement applicable. La Constitution a été adoptée le 6 juillet 1960 et est entrée en vigueur le 16 août 1960, depuis lors, elle n’a été modifiée que cinq fois. Le document original contenait 199 articles et mettait sur un pied d'égalité le grec et le turc, les faisant toutes deux langues officielles. Il s'agit d'une constitution de type "dualiste" et d'un genre de "fédéralisme fonctionnel".

Drapeau de Chypre

Le drapeau de la République de Chypre a été officialisé le 16 août 1960 sous les termes des accords de Londres et de Zurich grâce auxquels une ébauche de constitution vu le jour, ainsi que la proclamation d'indépendance de l'État de Chypre.

Ce drapeau représente la carte de l'île placée au-dessus de deux branches d'olivier (symbole de paix) sur un fond blanc. La carte est de couleur cuivre, symbolisant les importants minerais de cuivre présents sur l'île (principalement sous la forme de chalcopyrite, qui est à l'origine du nom de l'île) dont la couleur est jaune.

Droits LGBT à Chypre

Les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) à Chypre font l'objet d'une reconnaissance récente.

Europe de l'Est

Géographiquement, l’Europe de l'Est est la partie orientale de l’Europe, délimitée à l’est par l’Oural, la mer Caspienne, le Caucase, les mers Noire, de Marmara et Égée.

Pour la plupart de langues slaves, les États d’Europe orientale ont également des populations de langues germanique, baltes, finno-ougriennes ou romanes.

Histoire de Chypre

L’histoire de Chypre est celle d'une île méditerranéenne située au carrefour de l'Europe, du Levant et de l'Afrique.

L’île de Chypre, que les anciens Égyptiens nommaient « Alachia », les anciens Assyriens « Iatnana » et les Phéniciens « Enkomi », fut dès l’Antiquité au carrefour d’importants courants commerciaux, assimilant au fil des siècles différentes cultures provenant de la Crète minoenne, de la Grèce mycénienne et de tout le pourtour du bassin Levantin. Son nom grec de « Kupros » (« Κύπρος ») signifie cuivre, en référence aux importants gisements de ce métal, qui assurèrent sa renommée et sa prospérité dans l’ensemble du bassin méditerranéen.

Après avoir été longtemps indépendante et autonome sous l'autorité de rois placés à la tête de dix cités-royaumes, Chypre devient au VIe siècle av. J.-C. l’enjeu de guerres entre les Perses et les Grecs. Elle reste perse, puis passe sous le sceptre d'Alexandre le Grand, et, après sa mort, sous celui des Ptolémées d'Égypte. Cette période hellénistique inaugure l’hellénisation de l’île, qui reste majoritairement de culture grecque sous la domination romaine en 58 av. J.-C. Chypre passe ensuite sous l'influence byzantine, franque en 1192, vénitienne en 1489, ottomane en 1571 et britannique en 1878 (jusqu'en 1960).

Aujourd'hui, l'île de Chypre est peuplée d’environ 1 200 000 habitants ; les Chypriotes grecs étant majoritaires et les Chypriotes turcs minoritaires, tandis que les Britanniques conservent des enclaves militaires sous souveraineté de la Couronne. La partie nord de l'île est occupée par la Turquie depuis 1974. Chypre est divisée de facto en deux entités, séparées entre elles par la « ligne verte » également appelée « ligne Attila ».

ISO 3166-1

ISO 3166-1 est une des parties de la norme ISO 3166.

Publiée par l’ISO, pour la première fois en 1974, pour la deuxième fois en 2006 et la troisième fois en 2013, elle attribue 3 codes pour les pays du monde :

ISO 3166-1 alpha-2 : codes à deux lettres pour de nombreuses applications, notamment les domaines de premier niveau pour chaque pays, ou les codes des unités monétaires ISO 4217.

ISO 3166-1 alpha-3 : codes à trois lettres.

ISO 3166-1 numeric : codes à trois chiffres, identiques à ceux définis par la Division statistique des Nations unies, dans la spécification UN M.49.Toutefois, toutes les entités géopolitiques statistiques retenues dans UN M.49 ne sont pas des entités retenues dans ISO 3166-1 car toutes ne désignent pas des pays ou territoires autonomes, car on y trouve aussi des codes pour le monde, les continents, et des grandes régions de continents, ou certains regroupements correspondant à d’anciens pays et contenant chacun plusieurs pays actuels, alors que la norme ISO 3166-1 est définie pour coder des territoires actuels sans que l’un ne puisse inclure totalement ni partiellement l’autre.

Liste de musées à Chypre

Cet article présente une liste non exhaustive de musées à Chypre, classés par district puis par ville.

Liste des matchs de l'équipe de Chypre de football par adversaire

Cette liste présente les matchs de l'équipe de Chypre de football par adversaire rencontré. Lorsqu'une rivalité footballistique particulière existe entre Chypre et un autre pays, une page spécifique est parfois proposée.

Liste des matchs de l'équipe des Pays-Bas de football par adversaire

Cet article présente une liste des matchs de l'équipe des Pays-Bas de football depuis son premier match officiel en 1905 par adversaire rencontré. Lorsqu'une rivalité footballistique particulière existe entre les Pays-Bas et un autre pays, une page spécifique est proposée.

Mark van Bommel

Mark Peter Gertruda Andreas van Bommel, né le 22 avril 1977 à Maasbracht, située dans la Province de Limbourg aux Pays-Bas, est un joueur de football néerlandais ayant évolué au poste de milieu de terrain dans plusieurs grands clubs d'Europe tels que le FC Barcelone, le Bayern Munich ou encore le Milan AC. Il était le capitaine du Bayern de Munich de 2008 à janvier 2011 et de l'équipe des Pays-Bas d'août 2010 à juin 2012.

Mickaël Poté

Mickaël Franck Poté, né le 24 septembre 1984 à Lyon, est un footballeur international béninois évoluant au poste d'attaquant au BB Erzurumspor.

Miss Univers 2000

Miss Univers 2000, 49e édition du concours de Miss Univers, a eu lieu le 12 mai 2000 à l'Eleftheria Stadium, à Nicosie, Chypre.

Lara Dutta, Miss Inde, âgée de 22 ans, a remporté le prix.

Turquie

La Turquie, en forme longue la république de Turquie, en turc : Türkiye et Türkiye Cumhuriyeti , est un pays transcontinental situé aux confins de l'Asie et de l'Europe. Elle a des frontières avec la Grèce et la Bulgarie à l'ouest-nord-ouest, la Géorgie et l'Arménie à l'est-nord-est, l'Azerbaïdjan (Nakhitchevan) et l'Iran à l'est, l'Irak (Gouvernement régional du Kurdistan) et la Syrie à l'est-sud-est. Il s'agit d'une république à régime présidentiel dont la langue officielle est le turc. Sa capitale officielle est Ankara depuis le 13 octobre 1923. La Turquie est bordée au nord par la mer Noire, à l'ouest par la mer Égée et au sud-ouest par la partie orientale de la mer Méditerranée : le bassin Levantin. La Thrace orientale (Europe) et l'Anatolie (Asie) sont séparées par la mer de Marmara.

Les détroits du Bosphore (à l'est-nord-est) et des Dardanelles (à l'ouest-sud-ouest) relient respectivement cette mer à la mer Noire et à la Méditerranée. Ces deux bras de mer forment ce qu'on appelle les Détroits.

La Turquie possède une partie de son territoire en Europe par la Thrace orientale (qui équivaut à 3 % de sa surface territoriale mais qui représente 14 % de sa population, soit plus de 10 millions de personnes). Par sa localisation géographique, pays d'Asie avec une petite portion sur l'Europe, au carrefour des axes Russie — Méditerranée et Balkans — Moyen-Orient, sur l'antique route de la soie, aujourd'hui sur le tracé d'oléoducs d'importance stratégique, cette région a toujours été un carrefour d'échanges économiques, culturels et religieux. Elle a fait le lien entre l'Orient et l'Occident, d'où sa position géostratégique de premier plan qui se renforce au vu des évènements politiques qui secouent tant le Moyen-Orient que le marché des hydrocarbures ou les tensions liées au problème de l'eau.

La Turquie moderne, fondée sous l'impulsion de Mustafa Kemal Atatürk en 1923 sur les ruines de l'Empire ottoman, entaché par les génocides arménien, assyrien et grec pontique, défait à la suite de la Première Guerre mondiale, est une république parlementaire, laïque, unitaire et constitutionnelle. Depuis lors, elle n'a eu de cesse de se rapprocher de l'Occident en se joignant, par exemple, à des organisations de coopération : l'OTAN, l'OCDE, l'OSCE, le Conseil de l'Europe ou le G20. La Turquie est officiellement candidate depuis 1963 à l'entrée dans la Communauté économique européenne (CEE), l'actuelle Union européenne (UE), avec qui elle a conclu un accord d’union douanière en 1995, en vigueur depuis 1996. Les négociations pour l'entrée de la Turquie dans l'UE sont officiellement en cours depuis 2005. Parallèlement, la Turquie a su conserver des liens privilégiés avec les pays à population majoritairement musulmane comme elle, ainsi qu'avec le Moyen-Orient et l'Asie centrale en participant notamment à l'Organisation de la coopération islamique, l'Organisation de coopération économique, et le Conseil turcique.

Pays d'Europe et organisations européennes
Conseil de l'Europe
Union européenne
Espace Schengen
Zone euro
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CEMB
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Entités territoriales et enclaves de Chypre
République de Chypre
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