Charaka Samhita

La Charaka Samhita (IAST: Carakasaṃhitā, Dev.:चरक संहिता)[1] est un traité médical datant de l’antiquité védique attribué à Charaka. Considéré comme un des textes fondateurs de l’Āyurveda, il fut plus tard commenté par Cakrapāṇidatta au XIe siècle. Il s'agirait du plus ancien des trois antiques traités de l'Ayurveda, et avec la Suśruta Saṃhitā, cet ouvrage est maintenant identifié dans le monde entier comme une importante source d'information concernant les premières connaissances médicales de l'Histoire et leur mise en pratique, indépendamment des sources issues de la Grèce antique[2].

Ce texte est une samhita, c’est-à-dire une « collection qui forme un ensemble ».

Caraka Saṃhitā
A section of the Carakasamhita - sutrasthana Wellcome L0040423
Un manuscrit de la Charaka Samhita
Titre original
(sa) चरक संहिता
Langue
Auteur
Sujet
Pays

Origines

Bien que sa datation soit incertaine, il s’agit d’un texte sanskrit datant vraisemblablement des débuts de l'ère chrétienne[3]. Le terme de Charaka désigne à la fois son auteur ainsi qu'un sage errant ou un médecin ambulant de l'Inde antique, tandis que Saṃhitā signifie compilation ou recueil. La source originelle est identifiée comme étant le Tantra Agniveśa sur la base des enseignements de Punarvasu; Charaka est réputé avoir rédigé cet ouvrage tandis que Dridhabala l’aurait encore développé au Ve siècle[4].

La forme du texte

Le texte est principalement rédigé en vers (śloka) de 32 syllabes. Cette versification est courante, et elle est également celle d’autres textes traditionnels comme le Mahābhārata et le Rāmāyaṇa.

Tous les textes en sanskrit qui font autorité sont insérés dans une tradition plus ou moins objective mais dont le rappel introduit le corps de chaque ouvrage. Du dieu jusqu’à l’humain qui a transcrit le texte, toute la lignée est traditionnellement dėclinée en avant-propos. Il s’agit du maṅgala ou « paragraphe de bon augure » jugé indispensable pour que l’œuvre puisse être menée à son terme sans obstacle et pour qu’elle soit dite complète.

Le maṅgala contient le nom de l’auteur, le sujet de l’ouvrage (vishaya), la motivation de l’ouvrage (prayojana), la méthode d’exposition (samgati) et le public ciblé (adhikarin).

Dans le cas de la Charaka Samhita, la lignée commence avec Brahmā, le créateur et se termine par l’auteur. Ce dernier ne se considérant pas véritablement comme « auteur » mais comme « rapporteur » d’une connaissance qui existe depuis toujours. Même les grands philosophes, comme Shankara, ne se présentaient jamais comme des novateurs, mais comme des commentateurs d’une connaissance éternelle.

Le cadre du texte est une sorte de colloque de sages (Rishi) sur un flanc de l’Himalaya.

Contenu

À l’origine de l’Ayurveda, la science médicale holistique[5] datant de la civilisation védique, on trouve l’Atharvaveda, texte plus ancien, dans lequel sont réunis des hymnes curatifs. À l'origine, les principes de guérison exposés dans l'Atharva-Véda reposaient essentiellement sur le son ou la parole. La médecine était alors « vocale », c’était par le son que l’on soignait. Les hymnes étaient des moyens de guérison et leur simple récitation avait, selon le texte, le pouvoir de soigner toute chose. Les médicaments, tels qu'on les connaît aujourd’hui, n'étaient pas encore développés[6].

La Charaka Samhita offre, quant à elle, un second type de médecine, plus tardive et plus proche de ce que nous entendons par ce terme aujourd’hui (même si cette médecine était associée à la quête du bonheur et de la délivrance spirituelle, ce qui est absent de la médecine moderne occidentale).

Le texte comprend 8 sections, soit un total de 120 chapitres, en commençant par Sutrasthan qui traite des principes fondamentaux de la pratique ayurvédique. Les avancées scientifiques originales portées au crédit de la Charaka Samhita sont:

  • Une approche rationnelle de la cause et du traitement des maladies
  • L’introduction de méthodes objectives d’examen clinique

« L'observation directe est la caractéristique la plus remarquable de l’Ayurveda, même si parfois elle est mélangée à des considérations métaphysiques. La Samhitā souligne que parmi tous les types d'éléments de preuve qu’on peut recueillir, les plus fiables sont ceux qui sont directement observés par les yeux. Dans la médecine ayurvédique le traitement dépend de quatre facteurs: du médecin, des substances utilisées (médicaments ou diététique), du personnel infirmier et du patient. Les qualités du médecin sont les suivantes: bonne maîtrise des données théoriques de la science, une grande expérience, des compétences pratiques et le respect de la propreté. Les qualités des médicaments ou substances utilisées sont: l’abondance, la facilité de mise en œuvre, la multiplicité des usages et la puissance de leur action. Les qualités du personnel infirmiers sont: une bonne connaissance des techniques de soins infirmiers, la compétence, le dévouement envers le patient et la propreté, tandis que les qualités essentielles des patients sont les suivantes: une bonne mémoire, le respect des prescriptions des médecins, le courage et la capacité à bien décrire les symptômes ressentis. »

— Chattopadhyaya D., Studies in the History of Science in India[7].

Soins infirmiers

La Charaka Samhita indique que « les infirmiers devraient avoir une bonne conduite, être d’une pureté remarquable, dotés d'un haut degré d’intelligence et de compétence, habités par la bonté, qualifiés dans tous les soins qu’un patient peut exiger, savoir cuire les aliments, donner le bain et laver le patient, frictionner et masser ses membres, le lever du lit et l'aider à marcher, savoir faire les lits et les nettoyer, préparer le patient, être habile à deviner les attentes du malade et ne jamais refuser de faire quoi que ce soit qui lui soit ordonné[8]. »

Les principes de l’Ayurvéda

Quelques axes principaux évoqués par la Charaka Samhita et que l’on retrouve fréquemment dans l’Ayurvéda tel qu’il est compris aujourd’hui :

  • La vie vécue normalement est un état de bonheur
  • L’hygiène de vie permet de restaurer l’harmonie de l’homme avec son environnement
  • L’alimentation, la digestion et l’assimilation sont des questions essentielles pour la santé
  • Les médicaments sont de nature végétale (341 recensés dans l’ouvrage), animale (177 recensés) ou minérale (64 recensés)
  • La parole comme méthode de soin, présente dans l’Atharva-Véda, est associée à ces médicaments (Rasayana).
  • La médecine est tout autant préventive que curative
  • La maladie est considérée comme la conséquence d'erreurs diététiques et comportementales, d’une mauvaise compréhension des lois de l’univers ainsi que d’une mauvaise harmonie entre le corps et l’esprit.

Le yoga tel qu’on le connaît en Occident, c’est-à-dire le yoga des postures, était également mentionné comme faisant partie de la panoplie des remèdes.

Le diagnostic médical par la prise du pouls (nadipariksha) est un autre élément important de la médecine (bien que plus tardif) décrit dans la Charaka Samhita. On y mesure l’équilibre ou le déséquilibre des trois doshas (vata, pitta et kapha), parfois traduits par « humeurs », qui sont associés aux trois divinités de la Trimūrti : Shiva, Vishnu et Brahma respectivement.

L’homme, l’univers et le Soi

L'utilisation du mot Veda, qui signifie Connaissance, indique l'importance de l'Ayurveda en Inde. Ce dernier propose un bien-être durable dans la vie, tant individuelle que familiale et sociale. Elle replace l'homme dans sa dimension à la fois physique et spirituelle.

Selon la Charaka Samhita et la philosophie védique en général, l'homme est comme l’univers, il est structuré comme lui et constitué des mêmes éléments (« Je suis fait de l’univers et l’univers est fait de moi »). On parle par exemple du feu en l’homme, comme on le fait aujourd’hui, par l’inflammation, la fièvre brûlante, ou le feu digestif. Mais de manière plus fondamentale encore, le corps est considéré comme un ensemble d’éléments matériels périssables qui constituent un vêtement provisoire pour l’ātman (le Soi) qui, lui, est éternel.

Références

  1. The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet
  2. Valiathan, M.S. (2003) The Legacy of Caraka Orient Longman (ISBN 81-250-2505-7) reviewed in Current Science, Vol.85 No.7 Oct 2003, Indian Academy of Sciences seen at [1] June 1, 2006
  3. Michel Angot, « L'Ayurveda ancien et contemporain en Asie du sud et en Occident » PDF
  4. Scientific Basis for Ayurvedic Therapies, Lakshmi C. Mishra, CRC Press, 2003, 656 pages
  5. Ayurvedic medicine: core concept, therapeutic principles, and current relevance, Arvind Chopra, MD, DNB, and Vijay V. Doiphode, MASc, PhD, in Medical Clinics of North America, Volume 86, Issue 1, p. 75-89
  6. Voir, par exemple, l’hymne pour se soigner des vers intestinaux Atharva-Véda II 31
  7. Chattopadhyaya, D. (1982) Case for a critical analysis of the Charak Samhita In Studies in the History of Science in India (Ed. D. Chattopadhyaya). Vol. 1. New Delhi: Editorial Enterprises. p. 209-236. cited in Tiwari, Lalit “A Summary of the Late D. Chattopadhyaya's Critique of Charaka Samhita” seen at [2] June 1, 2006
  8. Vol I, section XV

Bibliographie

  • Michel Angot, Caraka-Samhita - Traité d'Ayurveda : Volume 1 : Le Livre des Principes (Sutrasthana) & Le Livre du corps (Sarirasthana), vol. 1, BELLES LETTRES, , 768 p. (ISBN 2251720529 et 978-2251720524)
  • (en) Kaviratna, A.C. and P. Sharma, tr., The Caraka Samhita 5 Vols., Indian Medical Science Series. Sri Satguru Publications, a division of Indian Books Centre, Delhi 81-7030-471-7
  • Menon, I A and H F Haberman, Dermatological writings of ancient India Medical History. 1969 October; 13(4): 387–392. seen at The Wellcome Trust Centre for the History of Medicine at University College London [3] June 1, 2006
  • Traduction de Jean Papin (en 3 tomes), Paris, Éditions Almora, 2006 (tome I), 2009 (tome II), 2011 (tome 3).

Lien interne

Lien externe

  • Charaka Samhita, texte sanskrit de la Vedic Society accompagné d'une traduction en anglais.
  • Portail de la médecine
  • Portail du monde indien
  • Portail du sanskrit
Attar (parfum)

L'attar est un parfum sans alcool originaire d'Inde et du Moyen-Orient. Il est obtenu par distillation de végétaux, très souvent la rose de Damas qui donne l'attar de rose. Son nom provient de l'arabe عطر (`itr, « parfum »), qui a donné le persan عطر (parfumé). Le persan a ensuite donné les noms hindi इत्र et bengali আতর, qui désignent l'attar mais aussi le parfum en général.

L'attar est peu connu en Occident mais il est très utilisé dans sa région d'origine, notamment par les Musulmans en raison de son absence d'alcool.

Le principal centre de production d'attar est la ville de Kannauj dans l'Uttar Pradesh. Les fleurs qui y sont utilisées proviennent de districts avoisinants ou de régions plus éloignées, comme l'Himalaya. Le bois de santal vient du sud-ouest de l'Inde (notamment Kerala et Karnataka).

Ayurveda

L'ayurveda est une forme de médecine traditionnelle non conventionnelle originaire de l'Inde également pratiquée dans d'autres parties du monde. L'āyurveda, ayurvéda ou encore médecine ayurvédique – en devanāgarī : आयुर्वॆद, la « science de la vie », de āyus (vie) et veda (science, ou connaissance) – puiserait ses sources dans le Véda, ensemble de textes sacrés de l'Inde antique. En l'occurrence, il s'agit d'une approche médicale « holistique » datant de la civilisation védique et toujours pratiquée aujourd'hui. En Inde, depuis novembre 2014, elle est promue par le ministère du Yoga fondé par le Premier ministre nationaliste Narendra Modi.

L'Ayurveda demeure une forme de médecine traditionnelle encore vivace en Asie du Sud,.

Les critiques de cette pratique dénoncent cependant l'utilisation de métaux lourds tels que le plomb, le mercure ou l'arsenic. De plus, bien que l'Ayurveda fasse partie des pratiques médicales traditionnelles auxquelles l'Organisation mondiale de la santé tente de faire appliquer les principes scientifiques de la médecine moderne,, elle n'est généralement pas promue ou reconnue par la communauté scientifique qui la considère comme une pseudo-médecine,,. Les associations de lutte contre les dérives sectaires pointent aussi, régulièrement, des liens entre des mouvements sectaires et des pratiques de médecines non conventionnelles comme l'ayurvéda,,,,,,.

Bharadvāja

Bharadvāja (aussi Bharadwaja), est l'un des sages védiques révérés (rishi) dans l'Inde ancienne.

Bharadvāja est un érudit de renom, un économiste et un éminent médecin. Ses contributions à la littérature de l'Inde ancienne, principalement aux puranas et au Rig-Veda, ont joué un rôle important en donnant un aperçu de la société indienne d'alors. Lui et sa famille d'étudiants sont considérés comme les auteurs du sixième livre du Rig-Veda.

Bharadvāja est le père du guerrier brahmane Droṇācārya, un personnage principal du Mahabharata, et instructeur des princes de Pandava et de Kaurava. Il est grand-père d'Aśvatthāma, un autre guerrier légendaire du Mahabharata. Droṇācārya et Aśvatthāma ont combattu dans différentes batailles du Mahabharata aux côtés des Kauravas.

Il est également mentionné dans la Charaka Samhita, un texte indien ancien faisant autorité dans le domaine de la médecine.

Bharadvāja est l'un des Saptaṛṣis (en) (sept grands sages ou Maharishi), les autres sages Atri, Vashistha, Vishvamitra, Jamadagni, Kashyapa et Gautama (en).

Charaka

Pour plus d'informations sur le livre Charaka Samhita, voir Charaka Samhita .Un Charaka, (IAST: Caraka, devanāgarī : चरक) était un médecin itinérant. Un Charaka a vraisemblablement été médecin de l'empereur Kanishka et aurait donc vécu au Ier siècle. La tradition indienne le situe à une période beaucoup plus ancienne. Issu d'une famille brahmane, il est considéré comme un des principaux fondateurs de l’antique science ayurvédique, un système de médecine et de mode de vie.

Dioscoride

Pedanius Dioscoride (en grec ancien Πεδάνιος Διοσκορίδης Pedanios Dioskoridês), est né entre les années 20 et 40 ap. J.-C., à Anazarbe en Cilicie (une province romaine située au sud-est de l'actuelle Turquie) et mort vers 90 ap. J.-C. C'est un médecin, pharmacologue et botaniste grec dont l'œuvre a été une source de connaissances majeures en matière de remèdes de nature végétale, animale ou minérale, durant les 1 500 ans que couvrent les époques de l'Empire romain, de l'Empire byzantin, de la période arabe classique et du Moyen Âge au début de l'époque moderne en Europe. Il est l'auteur du traité Περὶ ὕλης ἰατρικῆς, Peri hulês iatrikês, « À propos de la matière médicale », œuvre rédigée en grec ancien mais plus connue sous le nom latin de De Materia Medica. Considéré comme un manuel de référence dans le domaine de la pharmacologie européenne et musulmane, il fut conservé et se propagea tout au long de l'Antiquité et du Moyen Âge, par des copies du texte grec sur papyrus, parchemin et papier et à travers ses traductions en latin, syriaque, arabe, persan et langues européennes.

Jusqu'au début du XVIe siècle, l'ouvrage fut abondamment recopié (et plus ou moins remanié) et l'objet de quelques exégèses, sans qu'il soit porteur d'un progrès notable dans l'analyse botanique ou thérapeutique,. Le tournant s'opère à l'époque de la Renaissance, où les riches commentaires du médecin Mattioli apportent une contribution nouvelle à la matière médicale et en annoncent d'autres tant dans les prescriptions médicales qu'en botanique, comme ce fut le cas des études de terrain précises faites aux siècles suivants, par les botanistes Joseph Pitton de Tournefort et John Sibthorp. À la même époque, Charles Plumier nomma le genre Dioscorea en son honneur.

Par la suite, le texte de Dioscoride cessa peu à peu d'être l'ouvrage de référence de la matière médicale. Quand les développements des sciences biologiques et de la chimie ouvrirent un nouveau paradigme de l'évaluation des remèdes, l'objet de la recherche passa de la matière médicale aux principes actifs, de l'écorce de quinquina à la quinine, du pavot à la morphine, etc. Les plantes médicinales laissèrent progressivement la place à des remèdes chimiques aux doses parfaitement contrôlées et le nom de Dioscoride fut largement oublié. Les chercheurs ne visèrent plus à s'inscrire dans des lignées les plus longues possibles, mais ambitionnèrent de se positionner à la tête d'une marche en avant de la connaissance.

Plusieurs des grandes traditions médicales apparues dans l'Antiquité ont produit concurremment, aux alentours du Ier siècle, des ouvrages fondateurs de leur matière médicale respectives (le Shennong bencao jing en Chine, et le Charaka Samhita en Inde). Cependant, les médecines traditionnelles chinoise ou indienne ont offert une évolution contrastée avec la médecine européenne. Au contact de la médecine moderne, elles se sont rationalisées et se sont débarrassées des notions magiques et religieuses, les plus difficilement acceptables de nos jours. Mais alors qu'elles n'ont pas effectué de ruptures épistémologiques avec les principaux concepts des anciennes médecines savantes, non seulement elles n'ont pas été laminées par la biochimie comme l'a été la médecine gréco-latine, mais elles ont continué à être exercées et même à essaimer dans de nombreuses régions du monde.

En ce qui concerne les anciennes matières médicales, qu'elles soient d'origine chinoise ou indienne, l'analyse chimique et les évaluations cliniques modernes aboutissent immanquablement à des travaux de pharmacognosie, identiques à ceux effectués partout dans le monde (voir par exemple l'ouvrage Pharmacognosie de Jean Bruneton, à valeur totalement universelle, traitant de toutes les plantes médicinales quelle que soit leur origine).

Histoire de la neurologie

L'histoire de la neurologie est une branche de l'histoire de la médecine et des neurosciences qui étudie le développement des connaissances dans le domaine des maladies du système nerveux. Celles-ci remontent aux temps préhistoriques, mais la neurologie en tant que spécialité médicale académique ne s'individualise que progressivement à partir du XVIe siècle. Purement observationnelle à ses débuts, la neurologie progressa parallèlement à l'approche systématique du système nerveux permise par la neuroanatomie et la neurophysiologie.

Histoire des troubles mentaux

L'histoire des troubles mentaux remonte à de nombreux siècles, de l'ère préhistorique jusqu'à l'époque actuelle et moderne. De nombreux peuples, de diverses cultures, ont donné leurs opinions et leur perception sur ce qu'étaient les troubles mentaux. De grands penseurs tels que Platon ou Socrate se sont penchés sur ces anomalies mentales.

Kansa

(bell metal, bronze, kansya, kasa, kansu)

Dans la tradition indienne, le kansa est un alliage de cuivre appréciée pour ses qualités sonores, esthétiques et thérapeutiques. Le kansa est une forme de bronze composée d’environ 80 % de cuivre, 20 % d’étain, généralement complétés par des quantités minimes de zinc, de fer et de plomb.

Le kansa est considéré par certains traités métallurgiques comme un métal (loha) en soi (voir notamment le Charaka Samhita).

Kisari Mohan Ganguli

Kisari Mohan Ganguli, parfois désigné sous le nom K. M. Ganguli, né à Janai (en) au Bengale-Occidental le 1er décembre 1848 et mort le 15 janvier 1908 à Calcutta, est un avocat et journaliste indien connu principalement pour sa traduction intégrale en anglais du Mahabharata.

Orange (fruit)

L’orange ou orange douce est le fruit de l’oranger (Citrus sinensis L.) de la famille des Rutacées. Comme pour tous les agrumes, il s’agit d'une forme particulière de baie appelée hespéride. Il existe plusieurs variétés d’oranges classées en quatre groupes variétaux.

Comestible, elle est réputée pour sa grande teneur en vitamine C, bien que cette dernière ne soit pas particulièrement haute comparée à d'autres fruits et légumes. C’est le quatrième fruit le plus cultivé au monde.

L’orange a donné son nom à la couleur secondaire qui, sur le cercle chromatique, prend place entre le rouge et le jaune.

Oxyde de zinc

L’oxyde de zinc est un composé chimique d'oxygène et de zinc, corps ionique de formule chimique ZnO.

Rauvolfia serpentina

Rauvolfia serpentina est un arbrisseau de la famille des Apocynaceae, originaire des régions tropicales de l'Inde, du Pakistan, de la péninsule Malaise et de Java.

En Inde, sa racine est réputée être un remède contre les morsures de serpent, les maladies mentales et la fièvre. La médecine ayurvédique moderne l'utilise sous le nom de sarpagandhaa सर्पगंधा.

Synonyme

(≡) Ophioxylon serpentinum L. (basionyme)

Relations entre l'Inde et l'Iran

Cet article décrit les relations entre l'Inde et l'Iran à travers les âges et aujourd'hui.

Shloka

Shloka (sanskrit, en devanāgarī श्लोक et selon IAST : śloka; signifiant "chant", à partir de la racine śru, "oreille") est une catégorie de strophe de la métrique indienne, dérivé de l'Anuṣṭubh (en) védique. Son invention est attribuée à Vālmīki. La strophe est formée de quatre padas octosyllabes. Il est devenu le mètre le plus fréquent à partir du IVe siècle, par exemple Mahabharata et Ramayana, sont composés presque exclusivement en shlokas.Selon la tradition cette forme est issue d'une composition spontanée de Valmiki en colère d'avoir vu un chasseur abattre l'un des deux oiseaux d'un couple, shloka prenant forme de malédiction contre le chasseur :

« मा निषाद प्रतिष्ठां त्वमगमः शाश्वतीः समाः।यत्क्रौञ्चमिथुनादेकमवधीः काममोहितम्॥ ; mā niṣāda pratiṣṭhā tvamagamaḥ śāśvatīḥ samāḥyat krauñcamithunādekam avadhīḥ kāmamohitam ; Tu ne trouveras nul repos pendant de longues années d’éternité,/ Pour avoir tué un oiseau amoureux et sans méfiance ! »

Selon la tradition, cette strophe née du chagrin de Valmiki face à la douleur de l'oiselle qui pleurait son compagnon tué par un chasseur, est le premier shloka de la littérature sanskrite.

Le shloka est un couplet de deux hémistiches de chacun 16 syllabes, eux-mêmes composés de deux Pādas de huit syllabes, et qui peuvent prendre la forme pathyā ("normale"), ou une parmi plusieurs formes vipulā ("étendues"), selon la table de fréquence suivante (où "⏑" représente laghu, léger, et "–" représente guru, lourd).

Sur 2579 hémistiches de Kalidasa, Magha, Bharavi, et Bilhana, les quatre formes admissibles de shloka ont une pat respective de : 2289, 116, 89, 85.

Les contraintes de constructions sont les suivantes :

GeneralLes 1ere et 8eme syllabes des deux pādas sont libres.

Syllabes 2-3 : forme "⏑ ⏑" exclue ; "⏑ –", "– ⏑" ou "– –" sont permis

Syllabes 2-4 du second pāda : forme "– ⏑ –" exclue

Syllabes 5-7 du second pāda : forme "⏑ – ⏑" requise (cadence iambique).forme normale (pathyā)Syllabes 5-7 du premier pāda : forme "⏑ – –" requiseformes étendues (vipulā): la 4ème syllabe du premier pāda est obligatoirement "–" . En outre, une des formes suivantes est présente :na-vipulā: Syllabes 5-7 "⏑ ⏑ ⏑"

bha-vipulā: Syllabes 2-7 "– ⏑ – – ⏑ ⏑" ou bien "– – – , – ⏑ ⏑" (avec une césure)

ma-vipulā: Syllabes 2-7 "– ⏑ – – , – –" (avec une césure après la 5ème)

ra-vipulā: Syllabes 5-7 ", – ⏑ –" (après une césure))La forme shloka s'incarne dans les poèmes épiques Bhagavad Gita, Mahabharata, Ramayana, Puranas, Smritis mais aussi dans les traités scientifique de l'hindouisme comme les Sushruta Samhita et Charaka Samhita., Par exemple, la Mahabharata présente de nombreux mètres, mais mais une proportion écrasante -- environ 95% -- sont des shlokas de type anustubh, et pour le reste essentiellement du type tristubh.

Vimāna

Le terme vimāna signifie « char des dieux » ou « char céleste ». Ce terme est en concurrence avec ratha, terme plus ancien en ce sens. Il désigne aussi le trône ou le palais céleste, ce qui lui donne d’autres dimensions en comparaison d’un simple ratha. Un vimāna célèbre est notamment le « char fleuri », pushpaka vimana (IAST : puṣpaka vimāna), du démon Ravana (IAST : Rāvaṇa), avec lequel il enleva Sītā, l’épouse du dieu Rāma.

Par extension, il désigne la résidence d’un roi ou d’un dieu sur terre : un palais royal ou un temple. Dans l'architecture des temples, le vimāna est un élément qui recouvre le saint des saints (garbha griha) des temples de l'Inde du sud dans l'architecture dravidienne. Dans l’Inde du nord, cet élément architectural est appelé shikhara (IAST : śikhara), tandis que ce terme est réservé au dôme surmontant le vimāna en Inde du Sud.

Dans la médecine, vimāna désigne traditionnellement la science de la mesure ou de la proportion, bien que certains considèrent qu’il devait plutôt signifier « connaissance particulière », de même que pramāna signifie « moyen de connaissance » et anumāna « inférence ».

Ce terme a également été repris par certains ufologues, selon la théorie controversée dite des anciens astronautes.

Épilepsie

L'épilepsie, aussi appelée mal comitial, est une affection neurologique qui touche plus de 50 millions de personnes à travers le monde. L'épilepsie se manifeste habituellement durant l’enfance ou à l’adolescence, ou encore après l’âge de 65 ans, plus rarement a partir de 30 ans. Chez les personnes âgées, l'augmentation des cas de troubles cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux accentue le risque. Un tiers des patients souffre d'une épilepsie réfractaire et présente des crises malgré l'utilisation des anti épileptiques. Elle est définie par une prédisposition cérébrale à engendrer des crises épileptiques dites « non provoquées », c'est-à-dire non expliquées par un facteur causal immédiat. Une crise épileptique est caractérisée par une altération fonctionnelle transitoire au sein d'une population de neurones (soit limitée à une région du cerveau : crise dite « partielle », soit impliquant les deux hémisphères cérébraux de manière simultanée : crise dite « généralisée ») due à une décharge épileptique.

Un facteur prédisposant peut être d'origine génétique, lésionnel (lésion cérébrale présente depuis la naissance, malformative, ou acquise au cours de la vie, comme un accident vasculaire cérébral ou les complications d'un traumatisme crânien grave), toxique (comme certains médicaments comme le tramadol qui abaissent le seuil épileptologène) ou autre (par exemple, une anomalie de l'électro-encéphalogramme peut être considérée comme prédisposant).

Il n'existe pas une seule épilepsie, mais de nombreuses formes différentes, à l'origine de crises épileptiques elles-mêmes très variées (crise tonico-clonique généralisée ou convulsions, crise myoclonique, absence épileptique, crise partielle simple, crise partielle complexe, sont les plus fréquentes). Une épilepsie est caractérisée par deux traits essentiels : le caractère « généralisé » (les crises intéressent d'emblée les deux hémisphères cérébraux) ou « partiel » (les crises n’intéressent qu'une population limitée de neurones), et leur étiologie (« idiopathique » ou « génétique », et « symptomatique » ou « structurel/métabolique », selon les anciennes et nouvelles terminologies, respectivement).

Chez les personnes souffrant d'épilepsie, la survenue d'une crise est souvent due à un état de fatigue inhabituel, un manque de sommeil, ou un état anxieux. Dans une minorité de cas dits « photosensibles », une stimulation lumineuse intermittente (par exemple, un stroboscope ou un écran vidéo) peut être à l'origine des crises.

Texte de l'hindouisme

Dans d’autres langues

This page is based on a Wikipedia article written by authors (here).
Text is available under the CC BY-SA 3.0 license; additional terms may apply.
Images, videos and audio are available under their respective licenses.