Boeing B-17 Flying Fortress

Le Boeing B-17 Flying Fortress est l'un des bombardiers américains, voire alliés, les plus connus de la Seconde Guerre mondiale et surtout celui qui a largué le plus gros tonnage de bombes tout au long du conflit. Conçu dans la seconde moitié des années 1930, le B-17 a été construit à 12 677 exemplaires et a servi sur tous les théâtres d'opération jusqu'en 1945.

Boeing B-17 Flying Fortress
Un B-17G conservé par la Commemorative Air Force en vol.

Un B-17G conservé par la Commemorative Air Force en vol.

Constructeur Drapeau : États-Unis Boeing
Rôle Bombardier lourd
Statut Retiré du service
Premier vol
Mise en service
Date de retrait
Coût unitaire 314 100 $
Nombre construits 12 731[1]
Équipage
10
Motorisation
Moteur Wright R-1820-97 Cyclone
Nombre 4
Type 9 cylindres en étoile avec turbocompresseur
Puissance unitaire 1 200 ch
Dimensions
Boeing B-17G
Envergure 31,62 m
Longueur 22,66 m
Hauteur 5,8 m
Surface alaire 131,92 m2
Masses
À vide 16 390 kg
Avec armement 24 495 kg
Maximale 29 710 kg
Performances
Vitesse maximale 510 km/h
Plafond 11 156 m
Vitesse ascensionnelle 276 m/min
Rayon d'action A/R avec charge max : 1 610 km
Charge alaire 185,7 kg/m2
Armement
Interne 2 724 kg de bombes
Externe onze mitrailleuses Browning M2 de 12,7 mm

Conception

Boeing Model 299 b299-3
Le Model 299.

Boeing commence le travail de conception sur le Modèle 299 dès juin 1934, en réponse à un cahier des charges de l'armée américaine pour un bombardier à « plusieurs moteurs » capable de transporter une tonne de bombes à plus de 3 000 km en volant à une vitesse moyenne de 200 mph (environ 320 km/h). Les ingénieurs proposent une formule équipée de quatre moteurs. La construction d'un prototype commence peu après. Celui-ci effectue son premier vol le et montre rapidement ses capacités en effectuant un vol non-stop de 3 378 km à la vitesse moyenne de 373 km/h. Le Model 229 a huit membres d'équipage dont quatre mitrailleurs, et ses moteurs sont des Pratt & Whitney R-1690 Hornet de 750 ch.

Les propositions des autres constructeurs se révélant inférieures, l'USAAF signe un contrat pour 65 avions de présérie désignés YB-17, juste avant qu'un accident ne détruise le prototype, le 30 octobre 1935. L'enquête sur l'origine du crash rend méfiant l'État-Major et la commande est réduite à treize exemplaires. Les YB-17 n'ont plus que six membres d'équipage et leurs moteurs sont des Wright GR-1830 Cyclone fournissant 930 ch au décollage. Le premier d'entre eux décolle le 2 décembre 1936 et les treize exemplaires sont livrés entre janvier et août 1937.

Boeing B-17D in flight
Boeing B-17D en vol en 1941.

Après un certain nombre de modifications (agrandissement de la dérive, suppression de la tourelle de nez, moteurs plus puissants, installation d'un système de visée pour le bombardement, etc.), la fabrication en série est lancée avec le B-17B, dont les livraisons commencent en juillet 1939. Il est aussitôt suivi par le B-17C (dont les tourelles de défense sont améliorées et qui reçoit une mitrailleuse de 12,7 mm à l'avant, du blindage pour protéger l'équipage et des réservoirs auto-obturants) puis par le B-17D (une mitrailleuse de plus sous le ventre, refroidissement des moteurs amélioré).

Il faut cependant attendre 1941 et la version B-17E pour que commence la production en grande série. Cette nouvelle version corrige un défaut majeur, à savoir l'impossibilité de défendre correctement l'avion contre un attaquant venant de l'arrière. Pour cela, un nouveau poste de tir est placée à l'extrémité du fuselage avec deux mitrailleuses de 12,7 mm. Les autres positions de mitrailleurs sont également améliorées, de sorte que le B-17E dispose finalement de huit mitrailleuses de 12,7 mm (dont 4 en deux tourelles) et une de 7,62 mm (celle à l'avant). Enfin, la dérive et les ailes sont légèrement agrandies pour améliorer la stabilité.

Boeing B-17F 42-29513 in flight, 1943
B-17F en vol en 1943.

Le premier B-17E décolle le 5 septembre 1941 et quelques exemplaires sont déjà en unité opérationnelle à Pearl Harbor lors de l'attaque surprise japonaise. Dès 1942, une version B-17F est mise au point pour prendre en compte les problèmes rencontrés en opération : pas moins de 400 modifications sont apportées, dont l'installation de nouveaux moteurs Wright R-1820-97 Cyclone pouvant fournir (brièvement) 1 380 ch en situation d'urgence. Cette version est la première à être produite non seulement par Boeing (2 300 exemplaires) mais aussi par Douglas (605 exemplaires) et Lockheed (500 exemplaires).

B-17G Nose in Detail
Le nez d'un B-17G et sa tourelle "menton" armée de deux mitrailleuses de 12,7 mm.

La version construite dans le plus grand nombre d'exemplaires est le B-17G. Comme l'expérience des opérations montre une défense insuffisante du secteur avant, une tourelle "menton" avec deux mitrailleuses de 12,7 mm est ajoutée sous le nez. Ceci porte l'armement défensif à treize mitrailleuses, car les deux mitrailleuses ajoutées à l'avant sur les derniers B-17F (une de chaque côté) sont conservées. Les livraisons commencent fin 1943 et, comme pour le B-17F, Douglas (avec 2 395 exemplaires) et Lockheed (2 250 exemplaires) participent à la production, Boeing produisant 4 035 appareils. Les B-17 produits par Boeing sont codés avec les lettres BO, ceux construits chez Lockeed-Vega avec le code VE et les appareils construits par Douglas avec le code DL (ex : le General Ike avait pour matricule B-17G-40 « BO » 42-97061, le Flak Eater B-17G-40 « DL » 44-6009, et le Tinker Toy B-17F-25 « VE » 42-5846).

La robustesse du B-17 est fort appréciée par les équipages qui savent qu'ils peuvent rentrer à bon port même après avoir subi de gros dommages. On trouve de nombreux clichés de B-17 à l'état de quasi-épaves, pris après leur retour à la base. L'un d'entre eux (All American III) ayant sa queue quasiment sectionnée suite à une collision avec un BF-109.

Malgré cela, environ 4 750 exemplaires sont perdus au combat, soit un peu plus du tiers du nombre de B-17 construits. L'avion affiche de bonnes performances à haute altitude ; en revanche, sa capacité d'emport en bombes est plus limitée que celle des autres bombardiers lourds de son époque.

Engagements

Le B-17 au sein de la RAF

Plb-rafb17
Un B-17C de la RAF au-dessus de l'Allemagne le 9 août 1941.

Les Britanniques souhaitent acquérir le B-17 car ils se sentent directement concernés par la tactique nouvelle que cet appareil met en œuvre : le bombardement de jour - donc de précision - à haute altitude et hors de portée de l'artillerie antiaérienne (voir DCA et Flak) et dans des conditions d'interception très difficiles pour la chasse allemande. Finalement à la fin de 1940, les responsables de la Royal Air Force prennent contact avec l'Army Air Corps en vue d'obtenir quelques Forteresses volantes. Les Américains livrent alors 20 B-17C. Après quelques modifications (réservoirs auto-obturants), celles-ci sont acheminées par la voie des airs, pilotées par des équipages américains. Des accords spécifient que les Britanniques doivent expérimenter les techniques élaborées aux États-Unis et tenir les chefs de l'Air Corps informés des résultats enregistrés. Le Squadron 90 de la RAF est spécialement chargé de cette mission. La RAF veut tirer le plus grand avantage possible du plafond du B-17 en bombardant de 30 000 pieds, c'est-à-dire 10 000 mètres d'altitude. Les Américains préconisent 20 000 à 25 000 pieds, soit 6 000 à 7 500 mètres.

Le 8 août 1941, un B-17C du Squadron 90 est attaqué par trois Messerschmitt Bf 109 F du Jagdgeschwader 52 au-dessus de l'île de Texel, au nord de la Hollande-Septentrionale. C'est la première fois qu'un B-17 est intercepté par des avions de chasse : les 3 Bf 109F touchent bien le quadrimoteur mais sans grand résultat ; les mitrailleurs du B-17 répliquent de telle façon qu'ils mettent hors de combat les trois assaillants. La Forteresse volante commence à établir sa légende. Le 16 août un autre appareil, revenant d'une mission de bombardement sur Brest, est pris à partie par 7 Bf 109 du JG 2. L'avion britannique subit 26 attaques mais criblé d'impacts et avec un moteur en flammes, le B-17 rejoint quand même le Royaume-Uni et s'y écrase.

Il y a encore quelques missions sur la Norvège, avec des succès mitigés, mais par la suite le Squadron 90 cède ses B-17C au Squadron 220 du Costal Command qui les utilise comme patrouilleurs océaniques. Un détachement part pour le Moyen-Orient où il obtient d'ailleurs peu de résultats.

Si les B-17C du Squadron 90 n'infligent pas de dommages importants, ils n'en sont pas moins utiles aux Alliés car leur utilisation opérationnelle permet de corriger tous les défauts dont ils souffrent lors de leur mise en service actif. Ainsi l'armement et le blindage sont-ils renforcés. Un système destiné à empêcher le givrage des armes et des moteurs est développé. Et on élabore des équipements pour les pilotes et les mitrailleurs tandis que des observations médicales déterminent les incidences du vol à haute altitude sur le corps humain.

Au Royaume-Uni au sein de la 8e US Air Force

B-17s-532d Bombardment Squadron
Des B-17 volant en formation au-dessus de l'Europe occupée en 1944.
Combatbox
Formation dite Combat Box de 12 B-17 lors des missions de bombardement.
Marks and letters on the tails of B-17 during WWII in Europe
Principales marques sur les queues de B-17 en Europe.

La tactique officielle de l’United States Army Air Corps (rebaptisé United States Army Air Force — USAAF — en 1941) est le bombardement à haute altitude en utilisant le viseur à correction gyroscopique Norden (alors secret). Les unités de la 8e Air Force arrivant des États-Unis s'établissent à High Wycombe (Angleterre) le pour former le 97e groupe de bombardement.

Le , dix-huit B-17 du 97e groupe attaquent avec succès la gare de triage de Rouen-Sotteville[2].

Les deux stratégies différentes des forces de bombardement britanniques et américaines sont organisées à la conférence de Casablanca en . Il en résulte une offensive de bombardement combinée, l'opération Pointblank qui doit affaiblir la Wehrmacht et établir une supériorité aérienne en vue de l'offensive terrestre.

L'opération Pointblank débute par l'attaque de cibles sur l'Europe occidentale. Le général Ira C. Eaker et la 8e Air Force placent la plus haute priorité dans l'attaque de l'industrie aéronautique allemande et, en particulier, les usines d'assemblage de chasseurs, de moteurs et de roulements à billes.

Le , une attaque sur Brême menée par cent quinze B-17 contre les usines Focke-Wulf est un échec. Seize avions sont abattus, quarante-huit autres endommagés.

Vu que les raids sur les aérodromes allemands n'affaiblissent pas significativement la force de la chasse allemande, Eaker ordonne des missions plus lointaines contre les centres industriels allemands.

La 8e Air Force prend pour cible les usines de roulements à billes de Schweinfurt.

Le premier raid le ne cause pas de dommages importants aux usines et les 230 bombardiers rencontrent des chasseurs qu'ils estiment à 300. Trente-six avions sont abattus et 200 hommes perdus, et, avec le raid jumelé sur Ratisbonne, plus tôt dans la même journée, c'est soixante avions qui sont perdus ce jour-là.

Une seconde tentative le est surnommée plus tard le « jeudi noir ». Des 291 forteresses attaquantes, 59 sont abattues au-dessus de l'Allemagne, une disparaît dans la Manche, cinq s'écrasent en Angleterre et douze de plus doivent être mises au rebut à la suite des dommages de combat ou après des atterrissages sur le ventre. Une perte totale de 77 B-17. 131 appareils sont endommagés à des degrés divers et nécessitent des réparations avant de reprendre l'air. Des 2 900 hommes d'équipage, 650 ne reviennent pas, encore que quelques-uns survivent à la guerre comme prisonniers. Cinq hommes sont tués et quarante-trois blessés dans les avions qui, endommagés, réussissent à regagner l'Angleterre. Cinq cent quatre-vingt-quatorze hommes sont déclarés « disparus au combat ». Seuls 33 avions atterrissent sans dommages.

De telles pertes ne peuvent être supportées, et l'USAAF, reconnaissant la vulnérabilité des bombardiers lourds face aux intercepteurs, suspend les bombardements de jour en profondeur sur l'Allemagne en attendant le développement d'un chasseur d'escorte capable de protéger les bombardiers sur le trajet Angleterre-Allemagne aller-retour. La 8e Air Force perd à elle seule cent soixante-et-onze bombardiers en . Elle doit supporter des pertes comparables le au cours de missions sur Oschersleben, Halberstadt et Brunswick. Devant la dégradation des conditions météorologiques, James Doolittle ordonne l'interruption de la mission, mais les unités de tête, déjà entrées dans l'espace aérien ennemi, continuent la mission. La plus grande partie de l'escorte fait demi-tour ou rate le rendez-vous. Il en résulte la perte de 60 B-17.

Un troisième raid sur Schweinfurt illustre ce qu'on doit appeler ensuite la « Grande semaine ». Avec une escorte de P-47 et de P-51 équipés de réservoirs supplémentaires améliorés pour accroître leur rayon d'action, seulement 11 des 231 B-17 sont perdus. L'escorte de chasseurs réduit le taux de pertes à sept pour cent et seulement 247 B-17 sont perdus pendant les 3 500 sorties de la « Grande semaine ».

En , 27 des 40 groupes de la 8eAir Force et 6 des 21 groupes de la 15e USAAF utilisent des B-17. Les pertes dues à la Flak continuent à être élevées tout le long de 1944, mais le , le taux de pertes est si bas qu'il ne nécessite plus de remplacements et que le nombre d'appareils par groupe de bombardement est réduit. L'offensive combinée de bombardement a réussi.

Les B-17 en Méditerranée

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Un B-17G du 97th BG de la 15th AF en 1943.

À la suite du débarquement des Alliés en Afrique du Nord (opération Torch), des groupes entiers de B-17 alors affectés à la 8e Air Force quittent la Grande-Bretagne pour constituer le noyau de la 12e Air Force placé sous le commandement du Général James H. Doolittle (instigateur et leader du fameux Raid sur Tokyo en avril 1942). En juin 1942, 7 B-17 arrivent des Indes en Égypte pour participer à l'offensive (MTO) aux côtés de 2 groupes de B-24. La 8e Air Force délègue elle aussi quelques appareils. D'août 1942 à mars 1943, ces appareils bombardent les ports et aérodromes de l'Axe en Tunisie. Quand les Germano-Italiens capitulent en mai 1943, la 12e Air Force fut scindée en 9e (pour le bombardement tactique) et 15e (pour le bombardement stratégique) Air Forces.

La 15th USAAF formée le et activée le est constituée dans un premier temps avec quatre groupes de B-17 et deux groupes de B-24. Quinze nouveaux groupes sont prélevés sur la 8th USAAF, la première sortie a lieu le 15 novembre 1943 et visait les usines Messerschmitt à Wiener Neustadt près de Vienne en Autriche. Sur les 112 appareils mis en œuvre, onze sont perdus mais la ville a subi les dommages les plus lourds occasionnés depuis le début de l'offensive aérienne stratégique. D'un autre côté, la position géographique privilégiée dont bénéficie la 15th USAAF lui permet d'attaquer les Balkans, notamment les gisements d'hydrocarbures de Ploiești, le midi de la France, l'Italie du nord, l'Autriche et même le sud de l'Allemagne. Elle appuie également l'opération Dragoon (débarquement allié dans le sud de la France). Dans le même temps les raids répétés contre Ploiești éliminent pratiquement toute production de pétrole. La 15th USAAF se concentre alors sur les fabriques d'essence synthétique établies dans la moitié sud du Reich. Et en quelques semaines, la production d'essence diminue de 50 %. Réputée pour la précision de ses bombardements bien supérieure à celle de la 8th USAAF, la 15th USAAF cesse son action en .

Engagés dans le Pacifique

B-17 bombing japanese positions on Gizo Island, Solomon Islands
Le B-17F (41-24457)"The Aztec's Curse" bombardant les positions japonaises dans les Îles Salomon, Oct. 1942.

C’est dans la nuit du 6 au 7 décembre 1941 que le premier Groupe de B-17E appartenant au Bomb Group 7 arrive aux Philippines via Hawaï. Ils atterrissent en catastrophe au beau milieu de l’attaque japonaise contre Pearl Harbor. L'offensive nipponne contre les Philippines se déroule en même temps que le raid de Pearl Harbor. De plus au soir du 8 décembre 1941, des 35 B-17C et D déjà basés aux Philippines, 17 seulement sont encore en état de vol. Par la suite, ces B-17 portent des coups durs aux forces japonaises. Mais à la veille de Noël 1941, le général Douglas MacArthur, devant l'invasion presque totale de l'archipel philippin, ordonne la retraite sur l'Australie.

D'Australie, les B-17 épargnés sont redéployés à Java afin de combattre l'avancée nipponne. Quelques-uns d'entre eux se distinguent en assaillant sans relâche les unités navales au large des Indes néerlandaises, de la Nouvelle-Guinée et dans la mer de Bismarck. Le B-17D Suzy-Q en est le meilleur exemple : il accumule plusieurs milliers d'heures de combat et couvre une distance de 35 000 miles (56 000 km). Très sollicitées, les Forteresses volantes savent également gagner le respect des pilotes de chasse japonais. Au cours de cette campagne, les Nippons ne parviennent à détruire que six B-17 en combat aérien. Mis à part les Zéro, aucun chasseur japonais ne possède de canon. La plupart sont équipés d’un armement insuffisant pour avoir raison d’un B-17. Il faut dire que les appareils de chasse nippons sont conçus pour le combat tournoyant et ne disposent ni de blindage ni de réservoirs auto-obturants. Ainsi, un avion japonais atteint aux réservoirs se transformait rapidement en une véritable torche. Les B-17 infligent alors des coups mortels aux escadrilles de Zéro. Malgré cela, en mars 1942, les Indes néerlandaises sont envahies et les Alliés reportent leurs lignes sur le nord de l'Australie.

Après la guerre

PB-1W Fortress fully armed in flight c1946
Un PB-1 W d'alerte avancé et de surveillance en 1946.

En 1945, un certain nombre de B-17G sont transformés en avions de sauvetage en mer, leur soute recevant alors un canoë gonflable. Désignés B-17H, ils ont le temps de faire quelques missions dans le Pacifique avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, et reprennent du service pendant la guerre de Corée avant d'être réformés au milieu des années 1950. D'autres B-17 sont convertis pour la reconnaissance photographique (désignation F-9), tandis que l'US Navy et les garde-côtes récupèrent une cinquantaine d'avions à la fin de la guerre pour des missions de patrouille maritime et de sauvetage.

Israeli B-17Gs 01011953
B-17G Israéliens en vol.

De nombreux B-17 sont convertis en drones radiocommandés une fois la Seconde Guerre mondiale terminée, soit pour prendre des relevés lors d'essais atomiques, soit pour servir de cibles aux premiers missiles air-air en cours de développement. D'autres sont utilisés pour le transport de passagers (en Bolivie et en Suède), le sauvetage en mer (au Brésil et au Portugal), la lutte anti-incendie, etc.

Trois bombardiers B-17 acquis par l'État d'Israël participent à la guerre de 1948[3]. Ces avions, au départ au nombre de quatre, avaient été achetés au prix de 15 000 dollars US l'unité. Les avions avaient pris leur envol à Miami puis avaient traversé l'Atlantique jusqu'en Tchécoslovaquie. Un des avions avait cependant été saisi aux Açores par les autorités portugaises sur demande du gouvernement américain. Les trois autres avions effectuèrent de nombreuses missions durant tout le conflit. Les deux survivants servirent même lors de la Crise du canal de Suez en 1956. Les Flying Fortress israéliens furent définitivement retirés du service en 1958.

L'Institut géographique national français s'équipe en 1947 d'une flotte de 14 B-17 rachetés au surplus pour assurer ses opérations de photographie aérienne. Certains restent en exploitation jusqu'au milieu des années 1980[4] malgré les difficultés de maintenance rencontrées et leur consommation élevée de carburant (1 000 litres d'essence aviation par heure).

En juillet 2011, dix B-17G volent encore régulièrement (dont le B-17G Sally B en Angleterre), deux autres demeurent en état de voler mais ne volent plus régulièrement (dont le B-17G The Pink Lady à l'aérodrome de La Ferté-Alais). Deux autres avions sont en restauration pour revoler d'ici dix ou vingt ans dont un rarissime B-17E baptisé Desert Rat[5]. Un autre avion « hybride » est restauré à Urbana dans l'Ohio pour le Champaign Aviation Museum à partir de deux épaves de B-17G et devrait voler d'ici quelques années[6]. Vingt-trois B-17 sont exposés dans des musées ou sur des bases aériennes et enfin une dizaine sont en stockage (dont un B-17G ex F-BGSO de l'IGN stocké au Musée de l'air et de l'espace du Bourget). Au total, un peu moins d'une cinquantaine d'avions ont survécu.

Variantes

QB-17 Drone Holloman AFB 1959
Un avion-cible QB-17 en 1959.
  • Model 299 : prototype équipé de moteurs Pratt & Whitney Hornet de 750 ch (1 exemplaire).
  • Y1B-17 : version de présérie, moteurs Wright R-1820-39 de 930 ch (13 exemplaires).
  • Y1B-17A : amélioration du précédent avec moteur Cyclone turbocompressés (1 exemplaire).
  • B-17B : première version de série avec moteurs Wright R-1850-51 Cyclone de 1 200 ch (39 exemplaires).
  • B-17C : nouveaux moteurs Wright GR-1820-65 Cyclone, meilleur blindage (38 exemplaires).
  • B-17D : amélioration du refroidissement des moteurs, une mitrailleuse de plus (42 avions neufs).
  • B-17E : nouveau profil sur le dessus de l'appareil pour modifier la dérive, moteurs Wright GR-1820-97 Cyclone, armement défensif de queue renforcé (512 exemplaires).
  • B-17F : moteurs Wright R-1820-97, nouveau montage des mitrailleuses dans le nez vitré sans montant, train d'atterrissage plus robuste (3 405 exemplaires).
  • B-17G : ajout d'une tourelle Bendix sous le nez de l'avion et turbocompresseurs General Electric B-22 (8 680 exemplaires).
  • B-17H : avions destinés au sauvetage en mer (modification de B-17G).
  • YB-40 : conversion de 25 B-17F en 1943 avec ajout d'une tourelle double à l'emplacement du radio, d'une chin turret (tourelle de menton) et le remplacement par des mitrailleuses doubles sur les côtés (waits). Ils sont utilisés comme avions d'escorte et emportent le triple de munition soit 11 275 coups par rapport à un B-17F (3 900 coups).
  • XB-38 : remotorisation d'un B-17E (s/n 41-2401) avec des Allison V-1710 et nouvelle désignation.

Un certain nombre d'avions ont connu des utilisations nécessitant une requalification. Les CB-17 (quelle que soit la sous-version) étaient dévolus au transport. Les VB-17 étaient les avions d'état-major "VIP". L'avion utilisé par le Général Doolittle à son arrivée à Okinawa était surnommé "Boops". Après guerre, le B-17 a aussi été transformé en DB-17, avion "pilote" de drones. La version QB-17 était le drone lui-même. L'avion a connu de très nombreuses utilisations après guerre qui n'ont pas engendré de changement d’appellation, des exemplaires utilisés par l'Institut géographique national à ceux utilisés comme bombardiers d'eau.

Les B-17 les plus connus

ShooShooShoo
Le B-17 Shoo Shoo Shoo Baby.
B-17 Flying Fortress F-AZDX Hahnweide 2009
The Pink Lady, toujours en vol en 2009.
  • Memphis Belle (B-17F-10-BO) dont de nombreux films (un premier film documentaire de 1944 et une production hollywoodienne de 1990) relatent l'exploit de réussir vingt-cinq missions (voir Memphis Belle et Nose art). Vingt-cinq missions réussies signifient pour l'équipage un billet de retour pour les États-Unis. Le capitaine Robert Morgan et son équipage sont les premiers à y parvenir en 1943. Leur 26e mission consiste à ramener Memphis Belle aux États-Unis. Cet appareil est aujourd'hui conservé à Memphis.
  • Shoo Shoo Shoo Baby dont le nom vient d'une fameuse chanson de Glenn Miller.
  • Yankee Doodle.
  • General Ike (B-17G-40-BO 42/97061), abattu le 8 mai 1944 au-dessus de Berlin, un an avant la capitulation allemande.
  • The Pink Lady (B-17G).
  • Swamp Ghost (en).
  • Liberty Belle, appareil reprenant cette dénomination portée par deux douzaines de B-17 et B-24 durant la Seconde Guerre mondiale et construit à partir de deux B-17 endommagés. Appartenant à The Liberty Foundation, il a entièrement été détruite par le feu, le 13 juin 2011, à la suite d'un atterrissage d’urgence sans dommages humains dans un champ à Oswego (Illinois). Une reconstruction à partir de l'épave, et en utilisant encore des éléments d'un autre B-17, est en cours.
  • Miss Charlotte.
  • Nine o Nine, de la Fondation Collings, détruit par le feu le 2 octobre 2019 sur l'aérooport de Bradley, dans le Connecticut. Deux minutes après son décollage, le pilote demande à revenir se poser immédiatement, ayant un gros problème avec le moteur n° 4. Lors de l'atterrissage, l'avion se présente trop bas, arrache les rampes lumineuses d'approche, puis dévie et finit par heurter le bâtiment des matériels de dégivrage, et prend feu. L'incendie est rapidement éteint par les pompiers de l'aéroport, mais l'avion est presque entièrement détruit. Sur les treize occupants, sept sont morts (dont les deux pilotes), et six sont gravement blessés. Un membre du personnel du dégivrage, et un pompier de l'équipe qui intervenait ont été brûlés aux mains et aux bras en tentant d'accéder à l'intérieur de l'avion pour aider à l'évacuation (voir 2019 Boeing B-17 Flying Fortress crash (en)).
  • Sentimental Journey.
  • Texas Raiders.
  • Chow Hound, (no 42-31367 du 322e Bomb Squadron). Abattu lors d'une mission en Normandie par la Flak allemande et crashé dans un champ à Lonlay-l'Abbaye le 8 août 1944. Aucun des neuf membres d'équipage ne survécut. Les restes de trois disparus furent retrouvés lors d'une fouille en 2004 et inhumés au cimetière d'Arlington en 2006. En 2011, une délégation de soldats américains rapatrie une aile de l'avion aux États-Unis.
  • All American, à l'origine d'une des plus fameuses photos d'un B-17 sérieusement endommagé lors d'une mission mais qui ramena tout son équipage sain et sauf à la base.
  • Old 666 (en) peu connu mais important : il contribua à photographier l'île de Bougainville pour la Campagne de Bougainville. Il résista à l'assaut de plusieurs Mitsubishi A6M mais il s'en sortit indemne grâce au courage de son équipage et tout l'équipage reçu la Medal of Honor.

Notes et références

Bibliographie

  • Enzo Angelucci et Paolo Matricardi, Les avions, t. 4 : La Seconde Guerre mondiale - U.S.A., Japon, U.R.S.S., etc…, Elsevier Sequoia, coll. « Multiguide aviation », (ISBN 2-8003-0277-1), p. 56-59.
  • (en) Roger A. Freeman (trad. Eric Lerminiaux), B-17 en action, Paris, Éditions E.P.A., , 200 p. (ISBN 978-2-851-20105-8, OCLC 841613268).
  • (en) Roger A. Freeman, B-17, Fortress at War, New York, Charles Scribner's Sons, , 185 p. (ISBN 978-0-684-14872-4, OCLC 3037308).
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Autres lectures

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Voir aussi

Articles connexes

Livres

  • Roger A. Freeman, B-17 en action, EPA, 198 p. ; traduit de l'anglais ; dépôt légal 3T 1980.
  • B-17 G de Pierre Bergounioux

Liens externes

Références

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447th Air Expeditionary Group

Le 447th Air Expeditionary Group (447 AEG) est une unité de l'United States Air Force affecté à l'Air Combat Command de l'United States Air Forces Central.

Active de 1943 à 1945, de 1947 à 1951 et de 2003 à nos jours, l'unité est actuellement stationne à la base aérienne de Sather sur l'aéroport international de Bagdad en Irak.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le nom de l'unité était le 447th Bombardment Group (Heavy) était un groupe de Boeing B-17 Flying Fortress rattaché à la 8th USAAF à Rattlesden en Angleterre. Au cours de la « Big Week » du 20 au 25 février 1944, la 447th prit part à la campagne intensive de bombardements contre l'industrie aéronautique allemande.

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50 Mission Crush

50 Mission Crush est un jeu vidéo de type wargame créé par John Gray et publié par Strategic Simulations en 1984 sur Apple II, Atari 8-bit, Commodore 64, puis porté sur IBM PC en 1985. Le jeu simule la carrière de l'équipage d'un Boeing B-17 Flying Fortress pendant la Seconde Guerre mondiale. Il combine des éléments de wargame traditionnel avec des éléments de jeu vidéo de rôle, les membres de l'équipage pouvant gagner de l’expérience pour améliorer leur efficacité. Le joueur y incarne le commandant d'un bombardier B-17 et doit sélectionner son équipage, déterminer la quantité de bombes et de carburant qu'il embarque et définir l’altitude de croisière de son avion. Après chaque mission, l'ordinateur lui attribue un certain nombre de points en fonction de la difficulté de la mission, de la précision de ses bombardements et du nombre d'avions ennemis abattus.

Air Force (film)

Air Force est un film américain réalisé par Howard Hawks, sorti en 1943. Il relate l'histoire de l'équipage du Boeing B-17 Flying Fortress Mary'Ann au début de la guerre du Pacifique de la Seconde Guerre mondiale.

Sorti pendant la guerre, c'est un des premiers films patriotiques destinés à soutenir l'effort de guerre.

Air Warrior

Air Warrior est un jeu vidéo de simulation de vol de combat en ligne développé par Kesmai et initialement publié sur le réseau GEnie aux États-Unis en 1988. Il devient ensuite disponible aux joueurs européens sur le réseau On-Line Entertainment au début des années 1990, avant d’être commercialisé en version boite en 1992 par Konami, sous le titre Air Warrior SVGA,. Une version solo, baptisée Air Warrior II, est ensuite publié par Interactive Magic en 1997.

Il est considéré comme l’un des plus anciens simulateurs de combat aérien en multijoueur . A sa sortie, il n’est disponible qu’en téléchargement sur le réseau GEnie. Le programme est alors gratuit, le joueur ne payant que pour le temps passé à le télécharger et à y jouer. Le jeu se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et permet aux joueurs de piloter différents avions de cette période, incluant le North American P-51 Mustang, le Zero, le Supermarine Spitfire, les Messerschmitt Bf 109 et Me 262 ou le Boeing B-17 Flying Fortress. Il permet au joueur de s’entrainer au pilotage hors ligne mais pour simuler les combats aériens, le joueur doit forcément être connecté au réseau,.

Aérodrome de Borj El Amri

L'aérodrome de Borj El Amri (code OACI : DTTI) est un aérodrome desservant Borj El Amri, une ville du gouvernorat de la Manouba en Tunisie. Il est situé à 23 kilomètres au sud-ouest de Tunis.

Durant la Seconde Guerre mondiale, alors connu sous le nom d'aérodrome de Massicault, il est utilisé par la Twelfth Air Force des United States Army Air Forces durant la campagne de Tunisie, accueillant notamment des Boeing B-17 Flying Fortress, des Martin B-26 Marauder et des Lockheed P-38 Lightning.

B-17 Flying Fortress (jeu vidéo)

B-17 Flying Fortress est un jeu vidéo de simulation de vol de combat conçu par Mike Brunton et publié par MicroProse en 1992 sur PC et Amiga. Le jeu se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et met le joueur aux commandes d’un bombardier Boeing B-17 Flying Fortress au cours de missions de bombardement se déroulant en Europe. Le joueur peut incarner chacun des dix membres d’équipage du bombardier, chacun d’eux pouvant accomplir des actions spécifiques. Il doit également gérer son équipage, chaque membre étant caractérisé dans sept catégories différentes, comme le moral, la santé, la navigation et le pilotage.

First Over Germany

First Over Germany est un jeu vidéo de type wargame créer par John Gray et publié par Strategic Simulations en 1989 sur Apple II, Commodore 64 et IBM PC,. Le jeu simule, à l'échelle tactique, les opérations de bombardements aériens contre l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Le jeu fait suite à B-24, également développé par John Gray et publié par Strategic Simulations en 1987,. Il couvre les missions du 306th Flying Training Group, de l'entrainement aux opérations de bombardements. Le joueur pilote l'un des Boeing B-17 Flying Fortress du groupe, principalement au joystick mais aussi avec le clavier pour certaines commandes comme celle d'allumage du moteur, la rentrée ou la sortie du train d’atterrissage ou l'ouverture et la fermeture du compartiment des bombes,. Au début du jeu, le joueur peut d'abord sélectionner son équipage avant d'effectuer huit missions d'entrainement, au cours desquelles il se voit transférer à la base de Thurleigh, en Angleterre. Une fois sur place, il se voit confié sa première missions de bombardement, contre une usine de Lille. Il enchaine ensuite les 25 missions du jeu qui propose notamment de bombarder des usines, des ports ou des chantiers navals.

Gordon A. Blake

Gordon Aylesworth Blake, né en 1902 et mort en 1997, est un lieutenant général américain de l'United States Air Force ayant notamment été directeur de la National Security Agency (NSA) entre 1962 et 1965.

Après être sorti diplômé de West Point, Blake est entré dans l'United States Army Air Corps. Il reçoit la Silver Star pour bravoure au combat lorsque, subissant une attaque japonaise sur l'île d'Oahu, il est resté à son poste, dans la tour de contrôle du terrain d’atterrissage, afin d'aider les Boeing B-17 Flying Fortress à atterrir.

Incident de Charlie Brown et Franz Stigler

L'incident de Charlie Brown et Franz Stigler a eu lieu le 20 décembre 1943, quand, après un bombardement réussi sur Brême, le Boeing B-17 Flying Fortress de Charles 'Charlie' Brown (surnommé "Ye Olde Pub") fut gravement endommagé par la chasse allemande. L'as de la Luftwaffe Franz Stigler, malgré l'opportunité qui se présentait d'abattre le bombardier, décida, pour des raisons humanitaires, de permettre à l'équipage de rentrer en Angleterre. Les deux pilotes se sont rencontrés 40 ans plus tard et leur amitié dura jusqu'au décès de Franz Stigler en mars 2008.

Memphis Belle

Memphis Belle est le nom d'un bombardier B-17 Flying Fortress datant de la Seconde Guerre mondiale, dont de nombreux films et reportages relatent les exploits. Ce fut le deuxième avion et équipage à réussir vingt-cinq missions trois jours après le Hell's Angels, signifiant à l'époque un billet de retour pour les États-Unis. Cet appareil est, en 2011, conservé au musée national de l'armée de l'air des États-Unis (National Museum of the United States Air Force), implanté sur la base aérienne Wright-Patterson, dans l'Ohio.

On peut voir en France, au musée volant Salis implanté au sein de l'aérodrome de La Ferté-Alais, une autre Forteresse volante qui lui a « donné la réplique » dans le film Memphis Belle : The Pink Lady.

Unterseeboot 257

Le Unterseeboot 257 (ou U-257) est un sous-marin allemand (U-Boot) de type VII.C utilisé par la Kriegsmarine (marine de guerre allemande) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Unterseeboot 270

Le Unterseeboot 270 (ou U-270) est un sous-marin allemand (U-Boot) de type VII.C utilisé par la Kriegsmarine (marine de guerre allemande) pendant la Seconde Guerre mondiale.

Unterseeboot 531

L'Unterseeboot 531 (ou U-531) est un sous-marin allemand utilisé par la Kriegsmarine pendant la Seconde Guerre mondiale

Après sa formation à Stettin en Pologne au sein de la 4. Unterseebootsflottille jusqu'au 31 janvier 1943, l'U-531 est affecté dans une formation de combat à la base sous-marine de Lorient en France dans la 2. Unterseebootsflottille.

Le 22 avril 1943, alors que l'U-531 vient de quitter Kiel pour rejoindre la meute de loups gris Fink, il est attaqué 2 fois par des avions venant d'Islande, qui lui causent des dommages mineurs. La première attaque est celle d'un hydravion britannique Consolidated PBY Catalina de l'escadrille Sqdn 190/S à 15 heures 29 et la seconde attaque celle d'un bombardier britannique Boeing B-17 Flying Fortress de l'escadrille Sqdn 206/D à 22 heures.

L'U-531 est coulé le 6 mai 1943 dans l'Atlantique nord au nord-est de Terre-Neuve, à la position géographique de 52° 48′ N, 45° 18′ O, par des charges de profondeur lancées du destroyer britannique HMS Vidette.

Les 54 hommes d'équipage meurent dans cette attaque.

Unterseeboot 871

Le Unterseeboot 871 (ou U-871) est un sous-marin allemand utilisé par la Kriegsmarine pendant la Seconde Guerre mondiale.

Venus Ramey

Venus Ramey Murphy, née le 26 septembre 1924 à Ashland dans le Kentucky aux États-Unis, est couronnée Miss America 1944 et devient plus tard, une militante contre les politiques antitabac du gouvernement américain. Dans les années 1970, elle participe à la campagne de sauvetage d'Over-the-Rhine, un quartier de Cincinnati. Pour lui rendre hommage, durant la Seconde Guerre mondiale, sa photo décore un Boeing B-17 Flying Fortress, qui a fait 68 sorties au-dessus de l'Allemagne, ravagée par la guerre sans jamais perdre un homme. Elle meurt le 17 juin 2017 à Agoura Hills en Californie.

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