Baal

Baal ou Ba'al (hébreu : בָּעַל, Báʿal, qui signifie supérieur, suprême, arabe : بعل, Ba'al), akkadien : Bēl, phénicien : בעלת Baʿalat, בַּעֲלָה (Baʿalāh, en hébreu) au féminin, est un dieu sémitique, cananéen puis phénicien, qui, sous les dynasties des Ramsès, est assimilé dans la mythologie égyptienne à Seth et à Montou.

Baal thunderbolt Louvre AO15775
Stèle de Baal au foudre, XVe-XIIIe siècle, trouvée à Ras Shamra (Ougarit), musée du Louvre

Origines

Le terme Baal n'est pas à l'origine religieux : cet appellatif répandu dans de nombreuses langues sémitiques dénote un être supérieur aux autres, respectable, le « seigneur », le « maître », le « propriétaire » (בעל הבית : Baal abaït : le propriétaire de la maison en hébreu moderne) et aussi l'époux (בעלי : Baali : mon époux en hébreu moderne et en arabe بعلي). Ce titre est particulièrement appliqué à une divinité de l'orage et de la fertilité proche-orientale, nommée Melqart en Phénicie ou Hadad en Syrie[1].

De nombreux noms de rois sont également précédés de cette particule. Le mot n'était d'ailleurs pas utilisé qu'à des fins honorifiques ; l'exemple ba‘lāh hārišôn (l'ex-mari, le veuf) démontre la portée très large de ce mot. Un rabbin particulièrement reconnu était appelé Baal Shem Tov.

Baal est une appellation générique d'un dieu, accompagnée d'un qualificatif qui révèle quel aspect est adoré : Baal Marcodés, dieu des danses sacrées ; Baal Shamen, dieu du ciel ; Baal Bek, le Baal solaire ; le dieu sémite Belzébuth ; et surtout, Baal Hammon, le terrible dieu des Carthaginois. Ainsi, chaque région avait son dieu, son Baal local. Dans la version du panthéon cananéen, Baal est le fils du roi des dieux, El, et de la déesse de la mer, Achéra. Il était pour les cananéens le dieu du soleil et de l'orage ainsi que celui de la fertilité (en rapport avec la pluie de l'orage et le soleil, tous deux nécessaires dans la croissance des plantes)[2].

Baal est devenu l'appellation punique de nombreux dieux d'origine sémite dont le culte a été célébré depuis le IIIe millénaire av. J.-C. jusqu'à l'époque romaine. Bealiah (plus justement bə‘’alyâ), qui signifie « Jah (YHWH) est Baal ». Il s'agit, du point de vue de la religion hébraïque, d'un blasphème car remettant en cause l'unicité de Dieu, puisque la Bible considère les « Baal » étrangers comme de faux dieux.

Son nom — le maître ou l'époux — se retrouve partout dans le Moyen-Orient, depuis les zones peuplées par les sémites jusqu'aux colonies phéniciennes, dont Carthage. Il est invariablement accompagné d'une divinité féminine (Astarté, Ishtar, Tanit), même s'il est hermaphrodite.

Culte

Les textes bibliques témoignent de la « lutte acharnée » qui prend place à partir du IXe siècle contre la vénération des divinités qu'incarne Baal qui concurrencent YHWH, divinité d'Israël en voie de « monothéisation[1] ». C'est de loin la divinité vétéro-testamentaire la plus mentionnée après YHWH (Jah, le Seigneur) ou Elohim, avec près de 90 occurrences[3]. Le Coran en fait mention dans la sourate 37[4]. Il y a aussi lieu de rapprocher Baal de Houbal, idole de pierres semi-précieuses qui était perchée sur le toit de la Kaaba jusqu'à l'instauration de l'Islam, et qui était censée représenter une des divinités suprêmes du polythéisme arabe préislamique.

On le décrit comme le culte du veau d'or dans le livre d'Osée[5]. Dans la Bible, il n'a aucune identité précise, mais rassemble toutes les divinités qui pourraient détourner le peuple de Dieu du droit chemin. C'est pourquoi dans le Livre des Juges, chaque histoire commence par : « Le peuple de Dieu se détourna du Seigneur et adora les Baals et les Astartés. » De la même façon, « Astartés » rassemble les divinités se référant à Ishtar, la déesse de Babylone. Paradoxalement, certains passages bibliques attribuent à Dieu des spécificités « baaliques » : à l'instar de Baal, Dieu habite sur une montagne, il amène la pluie, la fertilité et les récoltes ou est qualifié de « chevaucheur des nuées[1] ».

À ce culte est associé la prêtrise, et des sanctuaires sur chaque colline, appelés hauts lieux. À l'intérieur se trouvaient des icônes et statues de Baal, et à l'extérieur des colonnes de pierre (probablement les symboles phalliques de Baal), des poteaux sacrés qui représentaient Ishtar, et des autels à encens. Ce culte était associé aussi dans l'esprit à certains corps célestes (soleil, étoiles)[6].

Selon la Bible, des prostitués, mâles et femelles, servaient sexuellement sur les hauts lieux et certains passages bibliques rapportent parmi les rituels chaldéens des sacrifices d'enfants pour obtenir les faveurs de la divinité[7], dans le livre de Jérémie (19:5 ) : « Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal : Ce que je n'avais ni ordonné ni prescrit, Ce qui ne m'était point venu à la pensée ». Néanmoins, les liens entre de tels sacrifices et les cultes de Baal ne sont pas nombreux dans les textes bibliques et les sources extra-bibliques ne sont pas probantes sur de tels liens[8].

En phénicien Hanni-baal est un nom théophore signifiant « qui a la faveur de Baal », et qui a été porté par Hannibal, le célèbre général carthaginois qui attaqua Rome.

Le culte de Baal était également célébré dans la ville phénicienne florissante de Baalbek probablement depuis sa fondation au IIIe millénaire av. J.-C., avant que celle-ci ne devienne Heliopolis quand les divinités phénicienne auront été ramenées à un culte du soleil.

Dans la culture

Les récits et représentations antiques et bibliques à charge contre Baal ont été repris par plusieurs médias, notamment en l'associant avec Moloch, comme certains commentaires du texte hébraïque Tanakh le font.

La série de bande dessinée Alix, de Jacques Martin, met notamment en scène les sacrifices d'enfants projetés dans les gueules des idoles représentant Moloch-Baal ou Baal-Amon (L'Île maudite, Le Tombeau étrusque, Le Spectre de Carthage, La Conjuration de Baal). En dehors des récits bibliques, Martin s'inspire beaucoup de l'histoire de Salammbô[9], de Gustave Flaubert, et fait le lien entre les filles de Loth et le culte du feu, devenant le culte d'Ammon-Moloch et faisant tache d'huile dans les pays du Proche-Orient[10].

Notes et références

  1. Thomas Römer, Dieu obscur: le sexe, la cruauté et la violence dans l'Ancien Testament, Labor et Fides, (ISBN 9782830908244, lire en ligne).
  2. « Qui est Baal ? », sur GotQuestions.org/Francais (consulté le 20 novembre 2018).
  3. Dany Nocquet (préf. Thomas Römer), Le "livret noir de Baal" : la polémique contre le dieu Baal dans la Bible hébraïque et l'ancien Israël, Genève, Labor et Fides, coll. « Actes et recherches », , 401 p. (ISBN 978-2-830-91104-6, OCLC 55224698), p. 13
  4. As Saffat (الصَّافات), verset 125 : « 123Elie était, certes, du nombre des Messagers. 124Quand il dit à son peuple: “Ne craignez-vous pas [Allah] ?” 125Invoquerez-vous Baal (une idole) et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs, 126Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ? »
  5. Os 9-10.
  6. (en) Karel van der Toorn, Bob Becking et Pieter W. van der Horst,, Dictionary of deities and demons in the Bible DDD, Leiden Boston Grand Rapids, Mich, Brill Eerdmans, , 960 p. (ISBN 978-0-802-82491-2 et 978-9-004-11119-6, OCLC 39765350), p. 202
  7. De telles descriptions sont présentes dans 1 Rois, 2 Rois, 1 Chroniques et 2 Chroniques.
  8. (de) Rainer Albertz, Religionsgeschichte Israels in alttestamentlicher Zeit, Grundrisse zum. Alten Testament 8, éd. Vandenhoeck & Ruprecht, 1992, cité par Dany Nocquet in Le "livret noir de Baal", p. 34, voir bibliographie.
  9. Ce nom provient du phénicien Shalambaal « image de Baal » (Gisèle Séginger Salammbô, Flammarion "GF", 2001 : "Salammbô", le nom d’Astarté [1]).
  10. Diego Jiménez, « Incoherences historiques dans Alix »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?) [PDF] (consulté le 21 mai 2019)

Annexes

Bibliographie

  • Dany Nocquet, Le "livret noir de Baal" : la polémique contre le dieu Baal dans la Bible, éd. Labor et Fides, 2004, extraits en ligne
  • Jean-Pierre Thiollet (préf. Guy Gay-Para, ill. Marcel C. Desban), Je m'appelle Byblos, Milon-la-Chapelle, Éd. H & D, coll. « Histoire & découvertes » (no 1), (ISBN 978-2-914-26604-8, OCLC 469940260)
  • (en) H.J.W. Drijvers, Cults and Beliefs at Edessa, Brill Archive, , 205 p. (ISBN 978-90-04-06050-0)

Articles connexes

Liens externes

  • Portail de l’Égypte antique
  • Portail de la mythologie
  • Portail du monde antique
  • Portail des Phéniciens et du monde punique
  • Portail du Proche-Orient ancien
Astarté

Astarté (du grec Ἀστάρτη) est une déesse connue dans tout le Proche-Orient, de l'âge du bronze à l'Antiquité, présentant un caractère belliqueux. Athtart (𐎓𐎘𐎚𐎗𐎚 , ‘ṯtrt, ‘Aṯtart ou ‘Athtart) à Ougarit, Shaushka ou Shaushga chez les Hourrites, Ashtart (‘shtrt) en langue punico-phénicienne, Ashtoret ou Ashtarot (עשתרת) en hébreu, elle est l'équivalent de la déesse mésopotamienne Ishtar (pour les babyloniens) ou Inanna (pour les sumériens). Elle fut implantée dans la mythologie égyptienne sous les Ramessides. À califourchon sur son cheval, elle accompagne et protège le souverain. Elle devient la fille de Rê ou de Ptah, et est une des compagnes de Seth.

Elle semble avoir comme descendance Aphrodite en Grèce, Turan en Étrurie et Vénus à Rome sous le nom officiel de Vénus Erycine.

Elle est Tanit, chez les Carthaginois.

Tanit est une déesse d'origine cananéenne de la fertilité, présidant aux naissances et à la croissance. Elle était la déesse tutélaire de la ville de Sarepta et son culte prit de l'ampleur à Carthage où elle était nommée Oum.

Le papyrus d'Astarté (papyrus fragmentaire) semble laisser entendre qu'Astarté est celle qui contrecarre les demandes exorbitantes de tribut que Yam (roi des dieux) demande aux autres dieux.

Ba'al Hammon

Ba'al Hammon ou Baal Hammon, parfois surnommé le « Saturne africain », est la divinité centrale de la religion carthaginoise à qui est offert le sacrifice du molk.

Dieu cosmique, il occupe une place première dans le panthéon berbéro-punique, possède son sacerdoce, ses sanctuaires (tophet), ses représentations et ses attributs attitrés. Il avait pour parèdre Tanit. Son culte était particulièrement exigeant et demandait une totale confiance de la part de ses fidèles.

Dieu de la fécondité et des récoltes, il semble avoir, par sa spécificité, constitué un élément de permanence dans le monde berbère et, par son caractère central (hénothéisme), ouvert la voie au monothéisme en Afrique romaine. Avec la romanisation de l'Afrique du Nord, ce dieu d'origine sémitique est capté par la divinité romaine Saturne (syncrétisme d'association) avant de disparaître avec le triomphe du christianisme.

Toutefois, il y a une certaine survivance dans l'onomastique et plus précisément l'anthroponymie, certains prénoms en usage particulièrement en Tunisie se greffant au nom du dieu : par exemple une culture est dite « Baali » (ba'li en dialecte tunisien) si elle est conduite sans irrigation, ou à la grâce de Dieu.

Yigael Yadin, archéologue israélien, pense qu'un culte était rendu à Ba'al Hammon et à Tanit pendant l'âge du bronze à Hazor. Il a ainsi retrouvé dans les ruines de cette ville des stèles, des masques et un étendard qu'il rapproche du culte de ce dieu de la culture punique. Par ailleurs, certains commentateurs ont rapproché Ba'al Hammon du dieu Moloch cité dans la tradition hébraïque, à cause notamment des sacrifices prétendument rendus à ce dieu à Carthage, le nom Moloch renvoyant probablement au terme molk ou sacrifice. La question des sacrifices humains à Carthage est loin d'être résolue, du fait de la faiblesse des indices archéologiques et de la nature partisane des sources littéraires.

Une rue de Carthage, située à proximité des ports puniques, porte le nom de Baal Hammon.

Baal (Belgique)

Baal est une section de la commune belge de Tremelo située en Région flamande dans la province du Brabant flamand

C'est là qu'est organisée chaque année une épreuve de cyclo-cross comptant pour le trophée Gazet van Antwerpen.

Portail du Brabant flamand

Baal (Brecht)

Baal est la première pièce de théâtre du dramaturge allemand Bertolt Brecht, écrite en 1918-1919.

Pièce de jeunesse, elle sera modifiée à plusieurs reprises par son auteur jusqu'en 1955[réf. nécessaire].

Cette pièce, pleine de réminiscences d'Arthur Rimbaud, raconte la vie dénuée de sens d'un jeune poète maudit, Baal, brûlant la vie par tous les bouts et la noyant dans le schnaps; cherchant à combler un vide existentiel, il se nourrit de sexe et de poésie. La pièce le dépeint comme un personnage bestial, taciturne et provocateur.

Baal (EP)

Baal, ou David Bowie in Bertolt Brecht's Baal, est un EP de David Bowie sorti le 13 février 1982.

Il se compose d'interprétations de cinq chansons tirées de Baal, la première pièce de théâtre du dramaturge allemand Bertolt Brecht. Bowie interprète également le rôle-titre de la pièce dans l'adaptation produite par la BBC diffusée le 2 mars 1982 à la télévision britannique.

L'EP constitue la dernière parution de nouveau matériel de Bowie sur le label RCA Records. Il se classe à la 29e place des meilleures ventes de singles britanniques.

Baal Shem Tov

Rabbi Israël ben Eliezer (רבי ישראל בן אליעזר), né le 25 août 1698 et mort le 22 mai 1760 en Pologne, appelé le « Baal Shem Tov » (le « Maître du Bon Nom ») ou le Besht הבעש"ט par acronyme, est un rabbin mystique, fondateur du judaïsme hassidique.

Le « Baal Shem Tov » vit dans une époque intermédiaire entre les visions cabbalistiques de Louria et les aventures messianiques du shabataïsme et du frankisme.

Belzébuth

Belzébuth (arabe : بعل الذباب, Ba‘al adh-Dhubāb ; hébreu : בעל זבוב, Baʿal Zəbûb ; grec : Βεελζεβούλ, Beelzeboúl ; latin : Beelzebūb : Seigneur de tout ce qui vole) est un dieu du monde sémite vraisemblablement vénéré à Éqrôn (ou Accaron). Dans des sources principalement bibliques et postérieures aux textes vétéro-testamentaires, Belzébuth est un démon, un des princes couronnés de l'Enfer. Les Philistins anciens l'adoreraient sous le nom de "Baalzebub". Il est aussi connu sous le nom de "Enlil", "Bel", ou bien encore comme le Démon goétique "Bael". Il est représenté sous l'apparence d'une mouche.

Khyan

Khyan (ou Souser-en-Rê) est un souverain Hyksôs de la XVe dynastie, vers -1635/-1633.

Il est le successeur de Mery-ouser-Rê (également connu sous le nom de Yaqoub-Har ou Yaqoub-Baal).

On retrouve son nom à Bubastis et à Gebelein en Égypte, mais également sur un lion de granit à Bagdad, une jarre du palais de Cnossos, et des scarabées et des empreintes de sceaux en Palestine.

Ludovic Baal

Ludovic Baal, né le 24 mai 1986 à Cayenne en Guyane, est un footballeur professionnel français. Il occupe actuellement le poste de défenseur au Stade brestois 29 et en sélection guyanaise.

Mitnagdim

Les Mitnagdim, ou « opposants », sont les Juifs orthodoxes qui s'opposèrent au XVIIIe siècle à l'apparition du judaïsme hassidique. Par extension, les actuels groupes religieux continuant les pratiques religieuses des premiers Mitnagdim sont toujours appelés ainsi, bien que l'opposition aux hassidim soit devenue très ténue.

On parle aussi de courant lituanien pour désigner les Mitnagdim, car les Yeshivot (académies religieuses) de ce courant ont été particulièrement influentes en Lituanie au XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Ougarit

Ougarit (Ugarit en anglais ou en allemand, en ougaritique : 𐎜𐎂𐎗𐎚) est une ancienne cité du Proche-Orient, située dans l'actuelle Ras Shamra (initialement nommée Ras ech-Chamra, « cap du fenouil »), près de Lattaquié en Syrie. Cette capitale de l'ancien royaume homonyme était au débouché d'une route qui joignait la mer Méditerranée au bassin mésopotamien, entre l'Empire hittite au nord et la sphère d'influence égyptienne au sud. Elle connait son apogée au tournant du IIe millénaire av. J.‑C.

Pessa'h Sheni

Pessa'h Sheni (hébreu : פסח שני « seconde pâque ») est une fête juive mineure d’origine biblique.

Prescrite pour permettre la réalisation de l’offrande pascale à ceux qui en avaient été empêchés un mois plus tôt, elle perd largement de son actualité après la destruction du second Temple. Elle continue cependant à être marquée dans le calendrier et s’enrichit de nouvelles dimensions au Moyen Âge.

Elle a lieu le 14 iyar, au vingt-neuvième jour de l’omer (généralement en mai dans le calendrier grégorien), en Israël comme en diaspora. Elle ne donne lieu pour certains qu’à des modifications mineures dans la liturgie mais d’autres rendent hommage en ce jour à Rabbi Meïr baal Haness, effectuant pour certains un pèlerinage sur son mausolée supposé, à Tibériade.

Temple de Bêl (Palmyre)

Le temple de Bêl est un monument hellénistique de la cité de Palmyre en Syrie consacré au dieu Bêl. Construit en 32, il montrait un plan typique des temples du Moyen-Orient, tandis que les façades étaient purement de style grec ou romain. Le 30 août 2015, le site a été détruit à l'explosif par l'État islamique' alors qu'il s'agissait de l'un des temples les mieux conservés de Syrie.

Tishri

Tishri (en hébreu תשרי, « tishri », « tichri », « tishrei » ou « tisseri ») est le 1er mois de l'année civile et le 7e mois de l’année ecclésiastique du calendrier hébraïque.

C'est un mois automnal de trente jours.

Le nom « tishri », d'origine akkadienne (tašrītu : « commencement », de šurrû : « commencer »), était largement utilisé depuis la captivité à Babylone, apparaissant dans le Talmud et le Targoum d'Onkelos.

Le Baal Hatourim dans son commentaire sur la Torah dans Béréchit 1:1 dit qu'en inversant les lettres de בראשית (Béréchit - Au commencement) on obtient א בתשרי (soit 1er tishri).

Yaakov ben Asher

Rabbi Yaakov Ben Asher (1270, Cologne, Saint empire romain germanique, aujourd'hui en Allemagne - 1343, Tolède, Royaume de Castille, aujourd'hui en Espagne) est un décisionnaire rabbinique et législateur juif, il est appelé le Baal HaTourim de par son œuvre.

Fils de Rabbi Asher ben Yehiel, le Rosh, avec qui il étudia. Il naquit en Allemagne et, en 1303, il accompagna son père à Tolède où il vécut dans une extrême pauvreté et consacra sa vie à la Torah.

La renommée de Rabbi Yaakov est basée sur sa codification halakhique encyclopédique, Arbaa Tourim, qui a précédé le Choulhan Aroukh, et d'après laquelle Rabbi Yaakov a été nommé Baal HaTourim. Sa disposition et la richesse de son contenu en font un ouvrage de base, en Halakha, qui fut largement diffusé dans le monde juif. Il fut si universellement accepté que, lorsque Rabbi Yossef Karo écrivit son ouvrage majeur, Beth Yossef, il décida de le baser sur le Tourim, « parce qu'il contient la plupart des opinions des décisionnaires ».

Rabbi Yaakov a également écrit un long commentaire du Houmach, faisant le relevé des explications littérales (Peshat) des commentateurs antérieurs. Au début de chaque section, il ajouta « comme apéritif, des gematriot et des explications de la Massora, pour stimuler l'esprit du lecteur ». Paradoxalement, l'œuvre tout entière ne fut imprimée que deux fois et ce sont justement les « hors-d'œuvre » devenus populaires qui sont publiés dans la plupart des éditions de la Bible sous le nom de "Baal HaTourim".

Parmi ses élèves, on compte, selon Shem haGuedolim, Rabbi David Aboudirham.

Toujours selon Shem haGuedolim, Rabbi Yaakov mourut sur le chemin de la Terre d'Israël

Yahweh

Yahweh, aussi écrit dans les publications Yahvé, Iahvé, Jéhovah, YHWH ou JHVH (de l'hébreu יהוה (yhwh)), est dans le milieu ouest-sémitique du Proche-Orient ancien étroitement associée à l'Israël antique, un des noms donnés au Très-Haut, le Dieu Créateur. Yahweh est vénéré dans les royaumes d'Israël et de Juda. Son sanctuaire principal est le premier Temple de Jérusalem. Dans la Bible hébraïque, Yahweh (YHWH) est présenté comme le Dieu national des Enfants d'Israël. En dehors de la Bible, l'archéologie a fourni des exemples du lien entre le théonyme Yahweh et les Israélites. La religion de l'Israël antique ressemble beaucoup à celle des autres peuples sémitiques du Proche-Orient ancien, notamment à celles de la zone syro-palestinienne. Le culte israélite développe cependant avec le temps des caractéristiques uniques qui l'isolent des autres religions.

Élie

Élie (hébreu : אֵלִיָּהו ēliyahū, « Mon Dieu est YHWH » ; syriaque : īlyā ; arabe : إِلْيَاس ilyās) est un prophète majeur dans les religions abrahamiques.

Divinités
Mythe de la création
Composition de l'être
Cultes
Créatures fantastiques

Dans d’autres langues

This page is based on a Wikipedia article written by authors (here).
Text is available under the CC BY-SA 3.0 license; additional terms may apply.
Images, videos and audio are available under their respective licenses.