Assarhaddon


Assarhaddon fut roi d'Assyrie de 680 à 669. Son nom, Assur-aha-iddina, signifie « Assur a donné un frère ».

Des débuts difficiles

Assarhaddon est le fils du roi Sennacherib, et de son épouse Zakutu. C'est sans doute cette dernière qui arrive à le faire désigner comme son successeur par son père en 683, alors que celui-ci avait déjà d'autres fils plus âgés. Probablement en butte à l'hostilité de ses frères, il est envoyé en résidence dans l'ouest du royaume. Arad-Mulissu, l'ancien héritier présomptif, se révolte peu après contre son père Sennacherib (dynastie sargonide), qu'il assassine avec l'aide d'autres de ses frères. Assarhaddon doit donc les vaincre pour monter sur le trône. C'est ce qu'il fait assez rapidement, une grande partie du royaume ayant visiblement refusé de suivre ses frères rebelles, qui s'exilent dans le petit royaume de Shubria.

Un souverain souffreteux

Assarhaddon est une personne à la santé fragile, fréquemment victime de crises qui le plongent dans un état dépressif. Sans doute très craintif quant à son avenir, il se montre très inquiet de connaître son avenir et les risques qui planent sur lui et son royaume. De ce fait, il accorde une très grande place à ses devins et astrologues. Il a notamment souvent recours à la mesure exceptionnelle du substitut royal, craignant pour sa vie.

Œuvre politique et militaire

Assarhaddon (grandeur nature)
Stèle représentant Assarhaddon après sa victoire à Memphis.

Il n'en demeure pas moins un souverain intelligent et connaît de grands succès politiques et militaires, dignes de ceux de ses aînés. Il réussit à apaiser la situation à Babylone saccagée par son père (sacrilège qu'il perçoit comme la raison de la triste fin de ce dernier), en restaurant la cité et en lui rendant la statue de son dieu Mardouk, déportée par Sennacherib en Assyrie. S'il doit encore mener quelques combats dans la région, il réussit à faire d'Urtaki, le roi d'Élam, un allié fidèle. En Phénicie, il envahit Sidon, et soumet Tyr. Il mène plusieurs expéditions vers le nord et le nord-est de son pays, et une de ses campagnes en Iran atteint le Patusharri, que l'on situe autour du mont Bikni. Mais, sous la menace des Cimmériens et des Scythes, il doit reculer dans cette région, tout en tentant un rapprochement avec les seconds en mariant une de ses filles à leur roi Bartatua. La plus grande campagne de son règne reste cependant celle menée en Égypte, en représailles au soutien apporté par Taharqa à des révoltes en Palestine. En 671, ses troupes prennent Memphis et la pillent. Aussitôt qu'il quitte ce pays, Taharqa reprend le pouvoir, ce qui nécessite une nouvelle intervention en 669. Mais celle-ci n'aura pas lieu, Assarhaddon mourant sur le chemin de l'Égypte.

Jean Bottéro rapporte qu'au vu de son important dossier pathologique, Assarhaddon aurait peut-être souffert et serait mort d'un lupus érythémateux disséminé[1].

Succession

Pour éviter à ses fils les ennuis qu'il a connus au début de son règne, Assarhaddon a réfléchi sa succession, sans doute avec l'aide de sa mère Zakutu, qui joua un grand rôle tout le long de son règne (puisqu'elle lui survécut). Son premier choix, Sin-nadin-apli, mourut avant son père, qui dut désigner un autre de ses fils comme successeur. Il désigna Assurbanipal comme futur roi d'Assyrie, et fit le choix de placer un autre de ses fils, Shamash-shum-ukin, aîné d'Assurbanipal, sur le trône de Babylone, tout en précisant qu'il devrait allégeance à son cadet. Ce choix avait sans doute pour but de maintenir le calme en Babylonie. Assarhaddon fit jurer à ses sujets de respecter son choix, et après sa mort sa mère fit renouveler ce serment, la succession se passa sans heurts mais Shamash-shum-ukin se révolta contre son frère de nombreuses années plus tard.

Notes et références

  1. Jean Bottéro, Au commencement étaient les dieux, Tallandier, Paris, 2004, 260 pages, p. 135

Bibliographie

  • Pierre Villard, « Assarhaddon », dans Francis Joannès (dir.), Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Paris, , p. 82-84
  • (en) Andrew Kirk Grayson, « Assyria: Sennacherib and Esarhaddon (704-669 B.C.) », dans John Boardman et al. (dir.), The Cambridge Ancient History, volume III part 2: The Assyrian and Babylonian Empires and other States of the Near East, from the Eighth to the Sixth Centuries B.C., Cambridge, Cambridge University Press, , p. 122-141
  • (de) R. Borger, Die Inschriften Assarhaddons, Königs von Assyrien, AfO 9, Graz, 1956
  • (en) S. Parpola, Letters from Assyrian Scholars to the Kings Esarhaddon and Assurbanipal, 2 vol., AOAT 5, 1993
  • (en) H. Hunger, Astrological Reports to Assyrian Kings, SAA 8, Helsinki, 1992
  • (en) M. Lukko, G. van Buylaere, The Political Correspondance of Esarhaddon, SAA 16, 2002
  • (en) F. Reynolds, The Babylonian correspondence of Esarhaddon, and letters to Assurbanipal and Sin-Sarru-Iskun from Northern and Central Babylonia, SAA 18, 2004

Lien externe

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Ahiqar

Ahiqar est un sage assyrien-araméen très connu dans les traditions de l'Antiquité proche-orientale, puisqu'il était mentionné par des textes juifs et grecs antiques. On ne peut cependant pas dire s'il a réellement existé. Il est le héros du Roman d'Ahiqar, une œuvre littéraire originaire de Mésopotamie antique, rédigée en araméen au plus tôt durant le dernier siècle de l'empire assyrien, le VIIe siècle av. J.-C. Cette œuvre témoigne de l'acculturation entre Assyriens et Araméens durant la période dite « néo-assyrienne », et de l'utilisation croissante de la langue araméenne alphabétique en lieu et place de l'akkadien rédigé en signes cunéiformes. Elle relève des traditions littéraires mésopotamiennes et syro-araméenne, se plaçant à la charnière entre les deux. Ce texte se présente comme le récit des mésaventures d'un dignitaire de la cour royale assyrienne, mais aussi comme une compilation de proverbes, donc un texte de « sagesse ». Il est aujourd'hui essentiellement connu grâce à des papyrus retrouvés en 1906 à Éléphantine en Égypte datés du règne du roi perse achéménide Darius II (fin du Ve siècle av. J.-C.).

Le récit a pour personnage principal Ahiqar, chancelier du roi assyrien Assarhaddon (680-669 av. J.-C.), qui malgré toutes ses prières n'a jamais obtenu d'enfant. Un message divin lui enjoint finalement d'adopter son neveu Nadin, fils de sa sœur, qu'il prend sous son aile. L'éducation qu'il lui prodigue consiste en des proverbes sages qui sont énumérés dans le récit. Puis il lui transmet sa charge lors qu'il se retire de la cour. Mais le comportement de son neveu est tellement odieux qu'Ahiqar le chasse de sa maison. En guise de vengeance, Nadin persuade le roi que son oncle cherchait à le trahir pour le compte de rois rivaux lui attirant ainsi la disgrâce royale. Mais le bourreau chargé d'exécuter Ahiqar lui permet de s'échapper car il lui doit la vie, et exécute à sa place un autre prisonnier dont il présente le cadavre au roi. Le roi d'Égypte, apprenant la mort du plus avisé des conseillers d'Assarhaddon, envoie à ce dernier un défi qui consiste à résoudre des énigmes complexes, ou sinon il devra payer un lourd tribut. Assarhaddon est désemparé mais apprend par le bourreau qu'Ahiqar est encore en vie. Il le rappelle, et ce dernier réussit à résoudre toutes les énigmes posées par le roi d'Égypte. Ahiqar obtient d'Assarhaddon le droit de châtier lui-même son neveu tout en lui prodiguant des admonestations sous forme de proverbe.

Akkad (ville)

Akkad ou Agade est une ville antique de Basse Mésopotamie, ancienne capitale de l'Empire d'Akkad, fondé par Sargon l'Ancien. Elle n'a toujours pas été retrouvée, et sa situation exacte demeure donc inconnue. On la situe soit dans les environs de Kish, ou bien plus au nord, jusque dans la région de Baghdad (peut-être même à l'emplacement de l'actuelle capitale de l'Irak), ou la basse vallée de la Diyala. Le seul moyen de connaître certains de ses aspects est le recours aux textes anciens.

La ville n'est mentionnée dans aucune source avant que Sargon d'Akkad n'en fasse la capitale de son Empire au XXIVe siècle av. J.-C., il est donc vraisemblable qu'il ait fondé la ville. Selon les textes[Lesquels ?], il en fit une capitale à l'image de sa puissance : il y bâtit un grand palais royal, ainsi que de nombreux temples, le principal étant voué à Ishtar, la déesse protectrice de la dynastie d'Akkad. Ce temple était semble-t-il accompagné d'une ziggourat (construite peut-être plus tard)[évasif]. On sait également par une inscription de Sargon que des bateaux provenant de pays du golfe Persique (Dilmun, Magan, Meluhha) venaient jusqu'aux quais d'Akkad, ce qui indique que cette cité avait un port fluvial.

Akkad reste la capitale de l'Empire fondé par Sargon jusqu'à son effondrement au début du XXIIe siècle av. J.-C. Selon le texte dit de la Malédiction d'Akkad, la ville est prise et pillée par les Gutis. Si tel est le cas, cet évènement ne signe en rien sa fin, puisqu'elle est au XXIe siècle av. J.-C. un centre provincial important sous l'Empire de la troisième dynastie d'Ur, un gouverneur y résidant. Elle est ensuite toujours mentionnée au IIe millénaire, durant lequel elle est incorporée dans le royaume de Babylone. Un des deux rois kassites nommé Kurigalzu y entreprit des travaux. Au XIIe siècle av. J.-C., elle est pillée par l'armée élamite. Des rois de la première moitié du Ier millénaire av. J.-C. y effectuent encore des travaux, comme Assarhaddon d'Assyrie et Nabonide de Babylone. Elle a peut-être servi de nécropole pour des rois babyloniens[réf. nécessaire]. La cité est encore attestée dans des textes datant des règnes de Darius Ier (522-486 av. J.-C.) et de Séleucos Ier (323-280 av. J.-C.).

Années 660 av. J.-C.

VIIIe siècle av. J.-C. |

VIIe siècle av. J.-C. |

VIe siècle av. J.-C.

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Années 670 av. J.-C.

VIIIe siècle av. J.-C. |

VIIe siècle av. J.-C. |

VIe siècle av. J.-C.

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Années 680 av. J.-C.

VIIIe siècle av. J.-C. |

VIIe siècle av. J.-C. |

VIe siècle av. J.-C.

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Assurbanipal

Assurbanipal (aussi Asurbanipal, Ashurbanipal, Assur-Banapliou, Assourbanipal) en Akkadien : Aššur-Bāni-Apli ou Aschschur-bani-apli ou Assur-bani-apli "Le Dieu Assour a fait un [autre] fils" ou "Assur est le créateur d'un héritier", ou Sardanapale fut roi d'Assyrie de 669 av. J.-C. à 631 av. J.-C. ou 626 av. J.-C. Il fut le fils du roi Assarhaddon et de la reine Esarhemet (ou Ešar-ḫamat), et fut un des derniers grands souverains de l'Assyrie antique. Son nom, Aššur-ban-apli, signifie « Assur a donné un fils héritier ».

Ce personnage est connu comme l'un des rares souverains de son temps sachant lire et écrire. La sculpture assyrienne atteignit son apogée sous son règne (Palais nord et sud-ouest de Ninive). Pour les Grecs, qui le connaissaient sous le nom de Sardanapal(l)os — d'où la forme latine Sardanapal(l)us et le français Sardanapale —, c'était le symbole d'un homme puissant menant une vie luxueuse et dissolue, d'où le sens de « débauché » pris en français par ce terme. D'après certains chercheurs, As(e)nappar ou Osnapper cité dans la Bible, serait en fait Assurbanipal.

Baal Ier

Baal Ier de Tyr fut roi de Tyr de 682 à 668 av. J-C..

Dix cités-royaumes de Chypre

Les dix cités-royaumes de Chypre sont un ensemble de dix États situés sur cette île énumérés dans une inscription du roi assyrien Assarhaddon en 673-672 avant Jésus-Christ. Il s'agit de :

Paphos, Πάφος (grec) ;

Salamine, Σαλαμίς (grec) ;

Soloi, Σόλοι (grec) ;

Kourion, Κούριον (grec) ;

Chytri, Χῦτροι (grec) ;

Cition, Κίτιον (gréco-phénicienne) (Larnaka) ;

Amathonte, Ἀμαθούς (gréco-Eteocypriote) ;

Idalion, Ἰδάλιον (grec) (près de la cité de Dali / Dhali) ;

Ledrai, Λῆδραι (grec) ;

Tamassos, Ταμασσός (grec).L'île de Chypre a été divisée à partir de l'âge du fer en cités-États qui ont remplacé les structures politiques de l'âge du bronze. Leur nombre a varié au cours de l'histoire - la plus ancienne liste, datée de -707, en dénombre sept et il en aurait existé un maximum de quinze selon l'historien David Rupp.

Empire néo-assyrien

L'Empire néo-assyrien était un Empire mésopotamien de l'âge du fer qui a existé entre 911 et 609 av. J.-C.,,, et qui a été le plus grand empire du monde jusqu'à cette époque. Les Assyriens ont perfectionné les premières techniques de gouvernement impérial, dont beaucoup sont devenues la norme dans les empires ultérieurs. Selon de nombreux historiens, l'Empire néo-assyrien est le premier véritable empire de l'histoire. Les Assyriens ont été les premiers à être armés d'armes en fer et leurs troupes ont employé des tactiques militaires avancées et efficaces.

Après les conquêtes d'Adad-nirari II à la fin du Xe siècle av. J.-C., l'Assyrie est devenu le plus puissant État du monde connu à cette époque, dominant alors le Proche-Orient ancien, la Méditerranée orientale, l'Asie Mineure, le Caucase et certaines parties de la péninsule Arabique et de l'Afrique du Nord, éclipsant et conquérant des rivaux tels que le royaume de Babylone, Élam, la Perse, Urartu, la Lydie, les Mèdes, les Phrygiens, les Cimmériens, Israël, Juda, la Phénicie, Chaldée, Canaan, l'Empire koushite, les Arabes et l’Égypte,.

Dans la périodisation courante, la période néo-assyrienne succède aux périodes paléo-assyrienne (vers 2025–1378 av. J.-C.) et médio-assyrienne (1365–934 av. J.-C.) à la fin de l'âge du bronze. Pendant cette période, l'araméen ancien est devenue une langue officielle de l'empire, à côté de l'akkadien.

À la mort d'Assurbanipal en 627 av. J.-C., l'empire commença à se désintégrer à la suite d'une série de guerres civiles brutales et incessantes en Assyrie. En 616 av. J.-C., Cyaxares, roi des Mèdes et des Perses, s'allia à Nabopolassar, souverain des Babyloniens et des Chaldéens, ainsi qu'avec les Scythes et les cimmériens contre l'Assyrie. À la chute d'Harran (en) en 609 av. J.-C., les Babyloniens et les Mèdes vainquirent l'alliance assyro-égyptienne, après quoi l'Assyrie cessa en grande partie d'exister en tant qu'État indépendant. Une tentative ratée (en) de reconquérir Harran mit définitivement fin à l'Empire assyrien. Bien que l'empire soit tombé, l'histoire assyrienne a continué ; il y a encore aujourd'hui des Assyriens vivant en Iran, en Irak et ailleurs.

Me-Turan

Me-Turan (ou Me-Turran, Me-Turnat, Me-Turnu) est une ville de la Mésopotamie antique, dont les ruines se trouvaient sur le site constitué de Tell Haddad et des deux tells voisins de Tell as-Sib, dans la vallée de la Diyala, dans l'est de l'Irak actuel.

Ces sites ont fait l'objet de fouilles archéologiques conduites par des équipes archéologiques irakiennes de 1977 à 1984, lors de campagnes de sauvetage avant que la région du bassin du Hamrin ne soit inondée (en 1984) à la suite de la construction d'un barrage sur la Diyala.

Le site est occupé au début du IIe millénaire av. J.‑C. (période paléo-babylonienne). La ville passe vers le milieu du XIXe siècle av. J.-C. sous la coupe du plus puissant royaume de la Diyala, Eshnunna (règne d'Ipiq-Adad II), qui étend son emprise sur tout le bassin. Le millier de tablettes mis au jour sur les différents tells datent pour la plupart de cette époque, notamment des textes littéraires, rituels et mathématiques, aux côtés de textes administratifs, épistolaires et juridiques. Me-Turan est mentionnée par la suite dans une tablette d'un site du Hamrin, Tell Imlihiye, à l'époque kassite (XIIIe siècle av. J.-C.), puis apparaît à plusieurs reprises dans des textes de l'époque néo-assyrienne, entre le IXe siècle av. J.-C., quand elle est prise par les troupes de Salmanazar III, et le VIIe siècle av. J.-C., époque durant laquelle les rois Assarhaddon et Assurbanipal restaurent son temple principal, l'Eshahula, dédié au dieu infernal Nergal. Au siècle suivant, c'est le roi perse Cyrus II qui proclame l'avoir restauré dans son fameux cylindre.

Les fouilles ont mis au jour plusieurs résidences, datées des périodes paléo-babylonienne et kassite. Un monument de l'époque paléo-babylonienne, peut-être un temple ou bien un palais, a été exploré, mais c'est surtout le temple de Nergal d'époque néo-assyrienne qui a été fouillé. L'édifice mesure 80 × 47 m, organisé autour de deux cours intérieures séparées par un vestibule disposant d'une porte décorée de reliefs en bronze, que l'on retrouve aussi dans le saint des saints de l'édifice, de configuration babylonienne classique, barlong avec le podium situé dans l'axe de l'entrée.

Le site est encore occupé à l'époque parthe.

Sennachérib

Sennachérib (ou Sanchérib dans l’Ancien Testament ou Senaquerib ou Sanherib ou Sankhérib, en akkadien : Sîn-Ahhê-Erîba ou Sîn-aḫḫe-eriba ou Sin-ahhe-Eriba ou Sin-achche-Eriba) fut roi d’Assyrie de -705 à -681. Il était le fils de Sargon II, qui l'avait associé au pouvoir de son vivant. Son nom, Sîn-ahhê-erība, qui signifie « Sîn a donné des frères (en remplacement) », révèle que ce roi n'était sans doute qu'un fils cadet arrivé sur le trône après la mort de ses aînés.

Shamash-shum-ukin

Shamash-shum-ukin (mort à Babylone en 648 av. J.-C.) fut roi de Babylone. Il fut nommé à la tête de la ville par son père, le souverain assyrien Assarhaddon. Cela se produisit vers 670 av. J.-C. Il était le frère aîné d'Assurbanipal et devint son vassal lorsque celui-ci monta sur le trône assyrien.

En 664 av. J.-C., le territoire de Babylone est envahi par une armée élamite. La ville n'est sauvée que par un renfort assyrien.

Vers 655 av. J.-C., l'empire assyrien connaît une nouvelle vague de révoltes, commençant à l'ouest par le refus de Psammétique Ier, qui administre l'Égypte, de payer de nouveau tribut.

Vers 653 av. J.-C., Shamash-shum-ukin profite de ces difficultés pour se révolter. Il obtient le soutien des Élamites et des tribus chaldéennes. C'est le début d'une violente guerre civile qui tourne à l'avantage des Assyriens, les coalisés étant défaits lors de la bataille d'Ulai. Babylone est assiégée à partir de 650 av. J.-C. Shamash-shum-ukin meurt dans l'incendie de son palais lorsque la ville tombe aux mains de l'armée assyrienne en 648. Assurbanipal place alors Kandalanu sur le trône de Babylone.

Shikaft-e Gulgul

Shikaft-e Gulgul (ou grotte de Gulgul) est un site rupestre assyrien situé dans les environs de Gulgul, village à proximité du mont Pusht-e Kuh, au Luristan, en Iran. Il consiste en un relief sculpté dans la roche, datant du VIIe siècle av. J.-C., et attribué à Assarhaddon.

Taharqa

Taharqa est un roi de Napata et un pharaon de -690 à -664, il est le fils de Piânkhy et d'Abar et le frère et successeur de Chabataka. Son nom d'Horus est Oaikhaou, son nom de roi Nefertemkhourê (Nefertoum protège Rê) et son nom de naissance Taharka ou Taherouk. Il est généralement représenté avec la calotte propre aux rois koushites, sur laquelle se dressent les deux uræus, insignes de la double royauté de la Nubie et de l'Égypte antique.

Il est cité dans la Bible (Ancien Testament chrétien, Deuxième Livre des Rois, XIX, 9, et "dès "2R, XVIII, 21 sqq, sous la forme "Taharqa" ou "Tirhaqa"), donc du point de vue des Hébreux (et annoté comme tel, de sa XXVe dynastie ou même « XXVe dynastie éthiopienne », en commentaire de bas de page, dans la Bible de Jérusalem parue aux Éditions Desclée de Brouwer avant 1985).

Tel Gamma

Tel Gamma (תל גמה) est un tel du Néguev occidental au bord de la rivière Bésor, à proximité du kibboutz Réïm.

Le tel a été identifié par les chercheurs à la ville cananéenne de Yurzah (ירזה ) qui est citée dans des listes du pharaon Thoutmôsis III (XVe siècle av. J.-C.). Yurzah est à nouveau citée dans une inscription du souverain assyrien Assarhaddon (VIIe siècle) comme une des villes qui se sont soulevées contre la domination assyrienne et dont la reine a été déportée à Ninive. Elle apparaît avec la liste des villes situées le long de la Via Maris qui relie l'Égypte à la vallée de Jézréel par la plaine côtière. Le nom de Yurzah apparaît dans 2 lettres où le gouverneur de la ville, Pu-Hadad (ou Pu-Baal), est qualifié d'homme de Yurza (awelu să Yu-ur-za). La ville n'est pas mentionnée dans le Tanakh. Elle a pu être considérée comme relevant du territoire de Gaza

« C'est lui [ Ézéchias ] qui battit les Philistins jusqu'à ce qu'il se fût emparé de Gaza et de son territoire, depuis la tour des guetteurs jusqu'à la ville fortifiée »

— Livre des Rois II (18:8)

Les premières fouilles archéologiques, qui ont identifié par erreur le site à la Guérar biblique ont mis en évidence une occupation continue depuis le Bronze récent (« époque cananéenne ») jusqu'à l'époque byzantine : des bâtiments de style assyrien, des fourneaux pour la cuisson du fer, un hangar pour le stockage des céréales d'époque perse et plusieurs tombes d'époque byzantine.

Urtaki

Urtaki ou Urtak(u) est un roi de l'ancien royaume d'Élam, au sud-est de l'ancienne Babylone. Il a régné de 675 à 664 av. J.-C., son règne se chevauchant avec ceux des rois Assyriens Assarhaddon (681-669) et Assurbanipal (668-627).

Urtak succède à son frère, Khumban-Khaldash II. Khumban-Khaldash fit un raid réussi contre l'Assyrie et mourut peu de temps après. Il fut remplacé par Urtaki, qui rendit à l'Assyrie les idoles que son frère aîné avait prises dans le raid, et qui répara ainsi les relations entre Élam et l'Assyrie.

Il fait alliance avec l'Assyrie d'Assarhaddon en 674 av. J.-C., et pendant un certain temps, Élam et l'Assyrie ont des relations amicales, qui durent jusqu'à la fin du règne d'Assarhaddon, mais se détériorent après la succession d'Assarhaddon par Assurbanipal.

Pendant une famine dans l'Élam, Assurbanipal accueillit des réfugiés temporaires de l'Élam dans son empire, et envoya lui-même de l'aide alimentaire en Élam. Cependant, après un certain temps Urtak, unissant ses forces avec la tribu Gambulu des Araméens, attaque la Babylonie autour de 665 av. J.-C., et meurt peu de temps après. La succession est assurée par son frère Teumman, qui est tué par Assurbanipal peu de temps après.

Zakutu

Naqi'a/Zakûtu est une reine assyrienne, qui a vécu au VIIe siècle avant notre ère. Son nom de naissance, Naqi'a, signifie « La pure » en araméen, ce qui semble indiquer l'origine ethnique de ce personnage. Zakûtu en est la traduction en assyrien. Elle est liée à trois grands rois assyriens de la dynastie des Sargonides : son mari Sennacherib, son fils Assarhaddon et son petit-fils Assurbanipal.

Précédé par Suivi par
Sennacherib
Sargon II and dignitary.jpg
Assarhaddon
681 - 669 av. J.-C.
Assurbanipal
Précédé par Suivi par
Sennacherib
Assarhaddon
681 - 669 av. J.-C.
Shamash-shum-ukin
Rois d'Assyrie
Période néo-assyrienne

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