Araméens

Les Araméens sont un ensemble de groupes ethniques du Proche-Orient ancien qui habitaient des régions de la Syrie et de la Mésopotamie au Ier millénaire av. J.-C. De petits États araméens se sont développés à partir du XIe – Xe siècle av. J.-C. durant les premiers temps de l'Âge du Fer. Les Araméens n'ont pourtant jamais développé une culture ou un État unifié. Ils sont devenus au milieu du Ier millénaire un élément important de la population de l'Assyrie et de la Babylonie, au point que leur langue, l'araméen, s'est répandue dans tout le Proche-Orient ancien.

Histoire des royaumes araméens

Origines

Le terme Aram apparaît pour la première fois dans une inscription du roi assyrien Teglath-Phalasar Ier (1114-1076 av. J.-C.), qui mentionne une victoire contre les « Ahlamû du pays d'Aram » ou les « Ahlamû-Araméens », lors d'une campagne dans la région située entre la rivière Khabur et l'Euphrate, et même au-delà. Il s'agit alors de groupes de populations tribales vivant dans ces régions, peut-être des groupes semi-nomades occupant les zones de steppes à l'écart des zones les plus peuplées. Ces mêmes populations se retrouvent dans les textes relatant les guerres des roi assyriens suivants, à commencer par Assur-bel-kala (1073-1056). Le pays d'Aram ou les Araméens sont alors souvent associés à un autre terme désignant une population, Ahlamû, mentionnés dans des textes antérieurs[1].

Les populations araméennes telles qu'elles apparaissent dans les textes suivants sont manifestement des descendants des populations ouest-sémitiques occupant ces régions depuis de nombreux siècles, qui se constituent en de nouvelles entités politiques à la suite de l'effondrement de beaucoup de royaumes de l'espace syrien, après la chute de l'une des grandes puissances dominant la partie occidentale de la région auparavant, les Hittites, et du recul progressif des Assyriens dans la partie orientale, période marquée notamment par un phénomène de ruralisation et de déclin des villes. Ces populations n'avaient donc pas forcément des origines nomades ou semi-nomades, et n'étaient pas d'origine extérieure comme cela a pu être proposé par le passé, mais comprenaient au contraire des composantes urbaines, rurales et semi-nomades issues des populations occupant la même région durant l'Âge du Bronze[2].

Les royaumes araméens de Syrie : formation et développement

Neo-hittites et arameens
Carte des États néo-hittites et araméens vers 900-800 av. J.-C.

Les sources assyriennes ne documentent plus la situation politique de la Syrie durant le siècle suivant, qui voit l'éviction de ce royaume de cet espace. L'archéologie atteste en tout cas d'un processus de ré-urbanisation aux XIe – Xe siècle av. J.-C. en Syrie, avec l'apparition de capitales fortifiées, d'abord au nord/nord-ouest, puis dans les autres parties de la région par la suite, ce qui semble confirmer la constitution de nouveaux royaumes plus ou moins centralisés et urbanisés[3]. Ce n'est qu'à partir du début du IXe siècle av. J.-C. que les Assyriens reprennent pied dans ces régions, et font alors face à ces entités politiques qui se sont manifestement formées depuis leur départ, dans des conditions qui restent inconnues. On trouve alors des royaumes divisés couramment en deux groupes, essentiellement en fonction de l'ethnie qui les domine (mais ne constitue pas forcément le gros de leur population) :

  • des royaumes araméens, dominés par une élite ouest-sémitique, parlant un dialecte araméen, plus développés à l'est, mais pas seulement ;
  • des royaumes dits « néo-hittites », dont les souverains portent des noms louvites ou hittites, plus marqués par l'héritage de l'ancien royaume hittite, plus développés dans la partie occidentale.

Les royaumes araméens sont souvent nommés d'après un ancêtre dynastique, suivant la formulation « Maison de X » (Bīt X). Les États les plus puissants sont le Bit Agusi, dans la Syrie du Nord, le royaume de Hama en Syrie centrale, le royaume de Damas (Aram-Damas) plus au Sud, et Sam'al (Bit Gabbari) dans les contreforts orientaux de l'Amanus. Sur le Moyen-Euphrate, Bit Adini et Bit Bahiani font face les premiers aux avancées assyriennes, qui les empêchent d'atteindre plus de puissance et de stabilité. Plus au sud Laqê et Bit Halupe sont des entités politiques moins centralisées, ne disposant apparemment pas de capitales fortifiées, de mêmes que, plus au nord, Nisibe et Bit Zamani qui se trouvent dans la région du Tur-Abdin[4]. La Syrie occidentale est marquée par la cohabitation de populations araméennes et « néo-hittites » (parlant plutôt la langue louvite, apparentée au hittite). Plusieurs royaumes situés vers la frange littorale sont ainsi considérés comme mixtes : Que, Unqi/Pattina ; c'est aussi le cas de Sam'al. Les principales puissances néo-hittites se trouvent entre le nord-ouest de la Syrie et le sud-est de l'Anatolie : Karkemish, Melid (Malatya), Kummuhu (la Commagène), Gurgum. Au Sud, le littoral libanais est quant à lui dominé par les royaumes phéniciens, situés au voisinage d'Aram-Damas, qui étend par ailleurs sont influence plus au Sud, vers le royaume d'Israël.

Les conquêtes assyriennes en Syrie

Empire neo assyrien
Carte des différentes phases d'expansion de l'empire néo-assyrien.

À partir du règne d'Adad-nerari II, qui débute en 911, les Assyriens entament un processus de reconquête de la Syrie, poursuivi par ses successeurs[5]. Il est marqué par la mise en place d'une politique militaire agressive, comprenant des campagnes annuelles visant à soumettre les ennemis par la force, en leur imposant un tribut ; certains choisissent de se soumettre sans combat, d'autres en revanche prennent les armes et s'exposent à une répression terrible. Le rapport de force tourne dès le début en faveur des Assyriens, qui peuvent reprendre pied rapidement dans plusieurs régions de Syrie où ils affrontent en premier lieu des royaumes araméens de la Djézireh occidentale et du Moyen Euphrate, puis les coalitions des royaumes araméens et néo-hittites, quand ils parviennent plus à l'ouest.

Assurnasirpal II (883-859 av. J.-C.) mène plusieurs campagnes dans la région du Moyen Euphrate, où il défait les rois des pays de Suhû, de Laqê, du Bit Agusi et du Bit Adini[6]. Les Araméens rebelles commencent alors à être victimes des déportations massives perpétrées par les Assyriens dans le but d'abattre les velléités de soulèvement, tout en repeuplant des régions de leur royaume qu'ils souhaitent mettre en valeur, notamment la nouvelle capitale Kalkhu (Nimroud).

« Le vingtième jour du mois de Sivan (I), je quittai Kalkhu. Après avoir franchi le Tigre je me dirigeai vers le pays du Bit Adini (et) approchai la ville de Kaprabu, leur ville fortifiée. La ville était solidement fortifiée ; elle flottait telle un nuage dans le ciel. Les gens, confiants en leurs nombreuses troupes, ne descendirent pas (et) ne se soumirent pas à moi. Par l'ordre du dieu Assur, le grand seigneur, mon seigneur, et les insignes divins qui me précédaient, j'assiégeai la ville (et) la conquis grâce à des tunnels, des béliers (et) tours de siège. Je massacrai un grand nombre d'entre eux, je tuai 800 de leurs gens d'armes (et) leur pris des prisonniers (et) biens. J'emportai 2 500 de leurs troupes (et) les établis à Kalkhu. Je rasai, détruisis, brûlai (et) consumai la ville. (Ainsi) j'imposai le respect de la splendeur du dieu Assur, mon seigneur, sur le Bit Adini.

À ce moment je reçus le tribu d'Ahunu, homme du Bit Adini (et) de Habinu, homme de la ville de Til-abni, de l'argent, de l'or, de l'étain, du bronze, des étoffes en lin multicolore, des bûches de cèdre, trésor de son palais. Je leur pris des otages (et) leur montrai de la miséricorde. »

— Une campagne contre le royaume araméen de Bit Adini, d'après les Annales d'Assurnasirpal II[7].

Son successeur Salmanazar III fait face à la révolte du même Ahunu/i, souverain du Bit Adini qui avait rendu autrefois hommage à son père, mais avait pris de l'importance en étendant sa domination vers l'ouest, et monté une coalition avec l'appui de Sam'al, Karkemish et Que. Il est vaincu en 858, et sa capitale Til Barsip est prise. Elle est rebaptisée Kâr-Salmanazar (« Fort Salmanazar »), et sert de tête de pont à l'expansion assyrienne vers la Syrie. Le Moyen Euphrate est tombé entre les mains des Assyriens. Après cette victoire, Salmanazar poursuit son offensive vers la Syrie méridionale, où il remporte une premier succès contre Hama. Mais cela suscite une nouvelle coalition contre lui, conduite par le roi de Damas, Adad-Idri. Après plusieurs affrontements, en 845, la grande confrontation entre l'Assyrie et ses adversaires araméens et néo-hittites se déroule à Qarqar. Les Assyriens sortent apparemment victorieux, mais ne parviennent pas à s'emparer de leurs ennemis. Salmanazar revient dans la région en 841 et bat le nouveau roi de Damas, Hazael[8].

Après cela, l'Assyrie connaît une période de troubles internes, et elle n'est plus en mesure de tenter de mettre la main sur les royaumes de Syrie. L'expansion du royaume d'Urartu, depuis l'actuelle Arménie, offre pendant un certain temps un contrepoids à l'expansion assyrienne. Si une coalition des rois de Damas, d'Israël, de cités phéniciennes et néo-hittites est battue par Adad-nerari III, cette victoire ne sera pas exploitée en raison des difficultés internes rencontrées en Assyrie. Néanmoins, ce royaume tient bon, notamment grâce à Shamshi-ilu, un général d'origine araméenne établi à Til-Barsip, qui mène des campagnes contre l'Urartu[9].

La fin des royaumes araméens de Syrie

L'Assyrie reprend l'offensive avec la prise du pouvoir par Teglath-Phalasar III en 745 av. J.-C. Celui-ci change d'attitude vis-à-vis de ses adversaires : au système de prédation de ses prédécesseurs, qui se contentaient de lever un tribut sur leurs adversaires, il substitue un système d'intégration. Les royaumes vaincus sont désormais intégrés à l'empire assyrien après élimination de leurs élites. Tous les royaumes araméens vont peu à peu être détruits et intégrés à l'Assyrie. L'Urartu est vaincu avec ses alliés néo-hittites et araméens en 743. Quelques années plus tard, Teglath-Phalasar III revient, annexe les deux plus puissants royaumes araméens, Arpad et Damas, et organise des déportations de plus en plus massives[10]. À la mort de ce roi en 726, il n'existe plus aucune puissance politique araméenne, tandis que les autres royaumes néo-hittites de l'espace syrien sont également annexés ou en passe de l'être.

Références

  1. Briquel-Chatonnet 2004, p. 9-11 ; Sader 2010, p. 275-276
  2. Sader 2010, p. 277-280
  3. Sader 2010, p. 280-281
  4. Sader 2010, p. 281-282
  5. Garelli 2001, p. 73-77
  6. Garelli 2001, p. 77-79
  7. (en) A. Kirk Grayson, The Royal inscriptions of Mesopotamia. Assyrian periods Vol. 2 : Assyrian Rulers of the First Millennium B.C. (1114-859 B.C.), Toronto, Buffalo et Londres, University of Toronto Press, , p. 216
  8. Garelli 2001, p. 83-87
  9. Garelli 2001, p. 96-102
  10. Garelli 2001, p. 105-113

Bibliographie

Généralités

  • Paul Garelli et André Lemaire, Le Proche-Orient Asiatique, tome 2 : Les empires mésopotamiens, Israël, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « La Nouvelle Clio »,
  • (en) Peter M. M. G. Akkermans et Glenn M. Schwartz, The Archaeology of Syria : From Complex Hunter-Gatherers to Early Urban Societies (c.16,000-300 BC), Cambridge, Cambridge University Press,
  • Bertrand Lafont, Aline Tenu, Philippe Clancier et Francis Joannès, Mésopotamie : De Gilgamesh à Artaban (3300-120 av. J.-C.), Paris, Belin, coll. « Mondes anciens »,

Araméens et peuples voisins

  • Françoise Briquel-Chatonnet, Les Araméens et les premiers Arabes : des royaumes araméens du IXe siècle à la chute du royaume nabatéen, Aix-en-Provence, Edisud,
  • Paul-Eugène Dion, Les Araméens à l'âge du fer : histoire politique et structures sociales, Paris, Gabalda,
  • (en) Edward Lipiński, The Aramaeans : Their Ancient History, Culture, Religion, Louvain, Peeters,
  • Christine Kepinski et Aline Tenu (dir.), « Dossier : Interaction entre Assyriens et Araméens », Syria, t. 86,‎ , p. 7-178
  • (en) Hélène Sader, « The Aramaeans of Syria: Some Considerations on Their Origin and Material Culture », dans André Lemaire et Baruch Halpern (dir.), The Books of Kings: Sources, Composition, Historiography and Reception, Leyde et Boston, Brill, coll. « Supplements to Vetus Testamentum », , p. 273-300
  • (en) Trevor Bryce, The World of the Neo-Hittite Kingdoms : A Political and Military History, Oxford et New York, Oxford University Press,
  • (en) Herbert Niehl (dir.), The Aramaeans in Ancient Syria, Leyde, Brill,
  • Vincent Blanchard (dir.), Royaumes oubliés : De l'empire hittite aux Araméens, Paris, Louvre Éditions - Lienart,

Liens internes

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Années 850 av. J.-C.

Xe siècle av. J.-C. |

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Aram-Damas

Aram Damas était un État araméen du Proche-Orient ancien aux environs de Damas en Syrie, de la fin du XIIe siècle av. J.-C. à -734.

Les informations concernant cet État viennent d'annales assyriennes, de textes araméens et de la Bible hébraïque.

La plus grande partie des textes sources sont assyriens, néanmoins ils sont souvent des duplicatas. La plupart sont des annales des rois assyriens Salmanazar III, Adad-Nirari III, et Téglath-Phalasar III. Ces textes se réfèrent à Aram-Damas d'un point de vue assyrien mais dévoilent par plusieurs aspects la puissance de cet État et citent les noms de certains de ses dirigeants.

Les inscriptions royales araméennes sont rares et seule une stèle royale de Aram-Damas a été identifiée : la stèle de Tel Dan. D'autres sources en araméen qui éclairent l'histoire de Aram-Damas incluent deux "inscriptions de butin" de l'Érythrée et des îles de Samos et la stèle de Zakkur.

La Bible hébraïque donne de nombreux récits détaillés de l'histoire d'Aram-Damas, principalement lorsqu'il est en contact avec Israël, bien que la datation de ces textes soit plus tardive. [réf. nécessaire]Les sources sur les débuts de l'histoire de Aram-Damas sont quasi inexistantes. D'après des annales datant de Teglath-Phalasar Ier (-1114 à -1076), le peuple araméen avait commencé à s'établir dans la moitié sud de la Syrie. Il existe aussi des textes bibliques mentionnant les batailles de David contre les Araméens en Syrie méridionale au Xe siècle av. J.-C..(« 2 Samuel 10:6-19 »)

La première donnée fiable est trouvée dans des textes araméens, assyriens et hébreux qui tous mentionnent un État avec comme capitale Damas au IXe siècle av. J.-C.. Cet État semble avoir atteint son apogée à la fin du IXe siècle sous Hazaël qui, selon les textes assyriens combattit contre les Assyriens, et selon les textes araméens eut un certain pouvoir sur l'État d'Unqi au nord de la Syrie, et selon les textes hébraïques conquit tout Israël.

Au VIIIe siècle av. J.-C., Raçon (Resin dans la Vulgate) est un vassal du roi assyrien Teglath-Phalasar III. En -732 il s'allie à Pékah, roi d'Israël, pour attaquer Ahaz, roi de Juda. Mais Ahaz demande l'aide de Teglath-Phalasar III qui répond positivement après que ce dernier lui eut payé tribut(« 2 Rois 16:7-9 ») à la suite de quoi Téglath-Phalasar III saccage Damas et annexe Aram. Selon « 2 Rois 16:9 », la population fut déportée et Rezin exécuté ; ce qui est aussi mentionné dans une des inscriptions de Téglath-Phalasar III.

Excessivement peu de preuves archéologiques de Aram-Damas existent. Il est difficile de fouiller à Damas du fait de son peuplement continuel. Aucune autre des cités de Aram-Damas n'a pu être positivement identifiée à partir des sources et il n'existe quasi pas de fouilles de l'âge du fer de sites aux alentours de Damas. Les trouvailles matérielles de sites plus au sud (tels Tell-Ashtara, Tell er-Rumeith, et-Tell, Tel Dan, Tell el-Oreme, pour n'en nommer que quelques-uns) ne montrent pas beaucoup d'aspects remarquables les différenciant de ceux du nord d'Israël.

Aram (pays biblique)

L'Aram est une région mentionnée dans la Bible située dans le centre de la Syrie actuelle. À son apogée, l'Aram s'étendait des montagnes libanaises jusqu'à l'Euphrate, comprenant certaines parties de la vallée du Khabour dans le nord-ouest de la Mésopotamie, à la frontière de l'Assyrie. La région était connue sous le nom de Terre d'Amurru pendant l'Empire Akkadien (2335-2154 avant J. -C.), l'Empire Néo-Sumérien (2112-2004 avant J. -C.) et l'Ancien Empire Assyrien (2025-1750 avant J.-C.) en référence à ses habitants en grande partie amorrites. Pendant l'empire néo-assyrien (911-605 av. J. -C.), l'empire néo-babylonien (612-539 av. J. -C.) et l'empire achéménide (539-332 av. J. -C.), Aram était connu sous le nom d'Eber-Nari.

Araméen

L'araméen (ܐܪܡܝܐ) appartient à la famille de langues chamito-sémitiques (appelées également langues afro-asiatiques). Son nom vient d'Aram, une ancienne région du centre de la Syrie.

Dans cette famille, l'araméen appartient à la branche sémitique. Plus précisément, il constitue une partie de la sous-famille sémitique occidentale septentrionale, qui comprend également les langues cananéennes telles que l'hébreu et l'ougaritique. L'alphabet araméen a été largement adopté pour les autres langues et est l'ancêtre des alphabets hébreu et arabe, ainsi que de l'alphabet Kharoshthi dans le nord-ouest de l'Inde, et peut-être l'alphabet Brahmi.

Durant ses 3 000 ans d'histoire écrite, l'araméen a été utilisé en tant que langue administrative des empires et langue de culte. C'était une des langues quotidiennes en Judée pendant la période du Second Temple (539 av. J.-C. – 70 apr. J.-C.), la langue parlée par Jésus-Christ,, la langue d'une grande partie des livres bibliques de Daniel et d'Esdras, et la principale langue du Talmud. Toutefois, le judéo-araméen était différent par les caractères et par la grammaire. La longue histoire de l'araméen et son utilisation diversifiée et généralisée a abouti à la création de nombreux dialectes, parfois considérés comme des langues. Ainsi, il n'y a pas eu une langue araméenne statique, chaque époque et chaque zone géographique a plutôt eu sa propre variété. L'araméen a été retenu comme langue liturgique par certaines Églises orientales, sous la forme du syriaque, variété araméenne dans laquelle a été diffusé le christianisme oriental. Ces communautés parlent cette langue ou parlent une autre forme d'araméen comme langue vernaculaire.

L'araméen moderne est parlé aujourd’hui comme première langue par de nombreuses petites communautés éparses et en grande partie isolées, chrétiennes, juives, et par les groupes ethniques mandéens de l'Asie occidentale — les plus nombreux, les Assyriens, sous la forme de l'assyrien néo-araméen et du chaldéen néo-araméen — ; ils ont tous conservé l'utilisation d'une langue véhiculaire dominante, malgré les transferts linguistiques.

Les langues araméennes sont considérées comme langues en voie de disparition.

Araméens (chrétiens orientaux)

Les Araméens-Assyriens sont un peuple antique du Proche et du Moyen-Orient dont l'héritage — en tout premier lieu la langue, dans laquelle le Christ aurait prêché — se transmet à l'époque moderne au sein de communautés ethnico-religieuses du même nom.

Les Araméens modernes s'identifient ou sont identifiés comme Syriaques, mais également comme Assyriens, Assyro-Chaldéens, Chaldo-Assyriens ou Araméo-Assyro-Chaldéo-Syriaques. Le terme « syriaque » désigne tous les Araméens chrétiens, où qu'ils vivent en Orient (Syrie, Irak, Iran, Liban, Turquie...).

Depuis le début du XXe siècle, des communautés araméennes se sont installées en Amérique, en Europe ou en Australie.

Coupe du monde de football ConIFA 2014

La Coupe du monde de football ConIFA 2014 est la première édition de la Coupe du monde de football ConIFA, un tournoi international de football pour les États, les minorités, les apatrides et les régions non affiliées à la FIFA organisée par ConIFA.

Le tournoi est organisé par FA Sápmi dans la région de Laponie, tous les matchs ont lieu dans la ville d'Östersund en Suède,.

L'équipe du Québec, se retire de la compétition après avoir été invitée en 2013, à la suite du désir de la Fédération de soccer du Québec de s'associer à l'équipe du Québec.

L'équipe du Comté de Nice de football devient le premier champion de la Coupe du monde de football ConIFA,.

Données archéologiques sur la communauté juive d'Éléphantine

La communauté juive d'Éléphantine est une communauté juive égyptienne de l'époque perse achéménide (Ve siècle av. J.-C.) vivant sur l'île Éléphantine, alors appelée Yeb. Son histoire est connue grâce aux papyri d'Éléphantine et aux fouilles archéologiques du secteur d'habitation juif. Ces documents couvrent une période de -495 à -399.

Génocide assyrien

Le génocide assyrien ou araméen / chaldéen / syriaque (également connu sous le nom Sayfo ou Seyfo) est le meurtre en masse de la population « assyrienne » de l'Empire ottoman lors de la Première Guerre mondiale. La population assyrienne du Nord de la Mésopotamie (Tour Abdin, Hakkari, Van, Siirt, régions du Sud-Est de l'actuelle Turquie et la région du Nord-Ouest de l'Iran, Urmiah) a été déplacée de force et massacrée par les forces ottomanes entre 1914 et 1920.

Les estimations sur le nombre total de morts varient. Certains rapports citent le nombre de 270 000 morts, bien que les estimations récentes aient révisé ce chiffre au nombre plus réaliste de 500 000 à 750 000 morts représentant environ 70 % de la population assyrienne de l'époque,.

Le génocide assyrien a eu lieu durant la même période et dans le même contexte que le génocide arménien et des Grecs pontiques. Toutefois, les études sur le génocide assyrien sont relativement récentes notamment en raison du fait que la question du génocide arménien a occupé longuement la scène principale des génocides à l'encontre des populations chrétiennes de l'Empire ottoman.

En 2007, l'Association internationale des spécialistes des génocides (International Association of Genocide Scholars) est parvenue à un consensus selon lequel « la campagne ottomane contre les minorités chrétiennes de l'Empire entre 1914 et 1923 constituait un génocide contre les Arméniens, les Assyriens et les Grecs pontiques d'Anatolie ».

Judéo-araméen

Le judéo-araméen (hébreu: ארמית aramit, « araméen ») désigne en linguistique l’ensemble des langues et dialectes araméens parlés par les Juifs. Comme pour beaucoup de langues juives, ces idiomes sont influencés en mesure variable par l’hébreu.

L’araméen étant la lingua franca du Moyen-Orient à l’époque des empires babylonien et perse (au milieu du Ier millénaire av. J.-C. ?), il devient la langue principale des Judéens (ainsi que des Samaritains) de la terre d’Israël et de Babylonie, reléguant l'hébreu à la liturgie juive (dans laquelle l’araméen fait également intrusion).

Le recul de l’hébreu nécessite la rédaction de Targoumim, traductions araméennes des livres bibliques souvent enrichies d’interprétations rabbiniques, utilisées lors des lectures publiques de la Torah. Certains Targoumim sont rédigés en judéo-araméen galiléen[réf. nécessaire], la variante occidentale du Talmud de Jérusalem (également parlée à l’époque de Jésus), tandis que d’autres le sont en araméen judéo-babylonien, la langue du Talmud de Babylone dérivée de l’araméen oriental. L’araméen acquiert de ce fait une dimension particulière dans la pratique et la pensée juive, contribuant avec l’hébreu à la naissance du Lashon Hakodesh (en) utilisé dans la littérature rabbinique. La rédaction du Zohar en araméen ne fait qu’accroître cette importance.

Cependant, dans sa dimension quotidienne, l’araméen recule à son tour, au fur et à mesure de l’éloignement des communautés juives des centres araméophones d’une part, et du déclin de l’empire perse d’autre part. En Europe, il cède la place aux langues judéo-romanes et judéo-germaniques. En Orient, il est remplacé par les langues judéo-arabes et judéo-persanes. Seules quelques communautés juives originaires du Kurdistan continuent à pratiquer des variantes juives de langues néo-araméennes ; elles sont collectivement appelées Targoum et ceux qui les pratiquent les « Juifs targoumis ». Ces langues sont actuellement éteintes ou en voie de l’être, les nouvelles générations les ayant abandonnées au profit de la langue du pays de résidence.

Mishna

La Mishna (hébreu : משנה, « répétition ») est le premier recueil de la loi juive orale et par conséquent de la littérature rabbinique. Compilée vers le début du IIIe siècle de l’ère chrétienne par Juda Hanassi, elle est, hormis quelques versets araméens, écrite dans un hébreu qui lui est propre, et recense les opinions, polémiques et éventuelles résolutions légales des Tannaïm (« Répétiteurs ») sur les prescriptions de la Torah, organisées thématiquement en six ordres subdivisés en 63 traités (massekhtot, sing. massekhet).

Le terme Mishna fait à la fois référence à l’ouvrage recensant ces quelques deux milliers d’articles — on parle alors de la Mishna — et aux articles eux-mêmes — on parle alors d’une mishna ou de mishnayot. Les Talmuds désignent aussi du nom de mishnayot des articles qui n’ont pas été inclus dans la Mishna mais dans des compilations parallèles, dénommées collectivement braïtot (« [traditions] extérieures »). L’exposé des mishnayot et leur étude (guemara) forment le corpus des Talmuds.

NF-Board

La NF-Board est une fédération internationale de football regroupant des équipes non reconnues par la FIFA. Elle a été fondée le 12 décembre 2003 par Jean-Luc Kit, président et fondateur de l’Observatoire mondial des footballs.

Au lendemain de la Coupe UNPO, le 24 juin 2005, la N.F.-Board et l’UNPO ont adopté une déclaration commune : « Les droits pour les peuples de participer à des événements sportifs est une base pour une communauté démocratique internationale respectueux de toutes les diversités, en conformité avec l’esprit sportif. »La N.F.-Board s'occupe de la coordination des matches de ses différents membres et a organisé en novembre 2006 la première Viva World Cup à Hyères, dans le sud de la France (compétition qui reprend les principes de la coupe du monde mais strictement réservée aux équipes non-FIFA). La première édition a été gagnée par l’équipe de Laponie (Sami).

Toute entité ou pays non reconnu sur le plan international peut devenir membre. Le leitmotiv de la N.F.-Board est de permettre à toute équipe de football de pouvoir s'exprimer sur le terrain sans nécessiter le feu vert ou l'aide de la FIFA. Elle se définit elle-même comme l'antichambre de la FIFA et non comme une fédération concurrente. L'un des buts premiers de la N.F.-Board est de voir à plus ou moins long terme ses adhérents entrer à la FIFA. Dès septembre 2007, la N.F.-Board publia un bulletin sur ses propres activités et sur les membres de l’organisation N.F.-Board News en quatre langues : français, espagnol, anglais et italien ; par la rédaction du journaliste sportif italien Antonello Gallo.

La fédération du Skåneland de football devint membre de la N.F.-Board en avril 2011Depuis 2013, le football NON-FIFA est géré par la Confédération des associations de football indépendantes.

Cependant, en mai 2017, la N.F.-Board a annoncé son retour.

Jean-Luc Kit, co-fondateur de la N.F.-Board, a annoncé l’organisation de deux compétitions internationales : une coupe d’Europe VIVA Masculine du 10 au 17 décembre 2017 et la Coupe du monde féminine VIVA, du 3 au 10 juin 2018 qui sera la troisième édition après ceux de 2008 et 2010.

La N.F.-Board annonce le 25 mai 2017 que des coupes du monde auront lieu en 2019, 2020 et 2021.

Psaume 103 (102)

Le psaume 103 (102 selon la numérotation grecque) est attribué à David. C'est une hymne à la bonté de Dieu, difficile à classer, et de datation probablement tardive car on y trouve des mots araméens.

Le verset 12 fait référence à l'Orient et l'Occident. Il est notable à deux titres, car Israël avait à l'époque une représentation du monde plate. Si le psalmiste avait opposé le Nord et le Sud, c’eut été un contresens puisque quand on va au nord, une fois le Nord dépassé, on se redirige vers le Sud. Au contraire, l'Ouest reste toujours l'Ouest. De plus, dans une représentation plate, l'Est et l'Ouest sont séparés par une distance infinie, qui constitue dans le psaume la mesure du pardon de Dieu.

Ramsès V

Ramsès V est le quatrième pharaon de la XXe dynastie d'Égypte antique. Il règne de -1150 à -1145 (H.W. Helck, R. Krauss, T. Schneider) ou de -1147 à -1143 (J. Málek, I. Shaw). Il existe d'autres dates de règne en fonction des spécialistes.

Il est le fils de Ramsès IV et de la reine Douatentopet. Selon certains égyptologues, il prit le pouvoir le 1er jour du 3e mois de la saison Akhet et la fin de son règne serait le 28e jour du 2e mois de la saison Peret. À l'époque de son règne, Hébreux et Philistins se disputent la Palestine, les Araméens submergent la Syrie, les Empires d'Assyrie et de Babylone régressent. Le papyrus Wilbour est le document le plus important qui nous soit parvenu relatant une partie de son règne. C'est aussi l'une des sources les plus utiles au sujet de l'économie égyptienne de cette époque.

Son règne est marqué par l'influence grandissante des prêtres d'Amon, qui contrôlaient la majeure partie du pays et de ses finances. Le papyrus Turin 1887 rapporte un scandale financier au cours de son règne, qui impliquait les prêtres d'Éléphantine.

On ne connaît pas clairement les circonstances de sa mort – peut-être a-t-il été assassiné par son successeur, Ramsès VI. Sa momie a été retrouvée, et semble attester qu'il est mort de la variole, quoiqu'une blessure majeure à la tête ait pu entraîner sa mort.

Royaume d'Israël

Le royaume d'Israël est un royaume du Proche-Orient ancien établi par les Israélites dans le nord de la Palestine à l'Âge du fer. Il existe pendant environ 200 ans, de la fin du Xe au VIIIe siècle av. J.-C. (environ 930-720 av. J.-C.). Les historiens le nomment souvent royaume de Samarie ou royaume du Nord pour le différencier du royaume de Juda, au sud. Selon la Bible hébraïque, il succède au royaume uni d'Israël et de Juda. Il est aussi appelé « Ephraïm ». Il est dirigé par plusieurs dynasties successives. Sa capitale est d'abord Sichem, avant que Jéroboam n'opte pour Tirça. Plus tard, Omri fonde la ville de Samarie qui est la capitale du royaume jusqu'à sa chute. La Bible donne une vision assez négative du royaume, sa population étant accusée de s'être éloignée de l'enseignement de Moïse en tombant dans l'idolâtrie. Le royaume d'Israël est conquis vers 720 av. J.-C. par l'empire assyrien.

Royaumes néo-hittites

Les États que l’on appelle néo-hittites, ou plutôt syro-hittites, étaient des entités politiques de langue louvite, araméenne et phénicienne qui se sont créés à l’âge du fer au nord de la Syrie et au sud de l’Anatolie et qui ont émergé après l'effondrement de l'Empire hittite vers 1180 av. J.‑C. et ont perduré jusqu'aux environs de 700 av. J.‑C. Le qualificatif de « néo-hittite » est parfois réservé spécifiquement aux principautés parlant louvite comme Arslantepe et Karkemish, bien que, dans un sens plus large, l'expression plus globale de culture « syro-hittite » soit maintenant appliquée à toutes les entités qui se sont développées au sud de la partie centrale de l'Anatolie après la chute de l’empire hittite — telles que Tabal et Quwê — ainsi que ceux du nord de la Syrie et de ses zones côtières.

Syrianska Football Club

Le Syrianska FC est un club suédois de football basé à Södertälje qui évolue actuellement en deuxième division.

Fondé en 1977 par des syriaques/araméens orthodoxes originaires de Turquie et de Syrie, le club monte pour la première fois de son histoire en première division en 2010. Il est relégué en deuxième division en 2013.

Syriaque

Le syriaque (en syriaque : ܣܘܪܝܝܐ / suryāyā ou suryoyo) est une langue sémitique du Proche-Orient, appartenant au groupe des langues araméennes. L'araméen (ארמית [Arâmît], ܐܪܡܝܐ [à l'origine Armāyā, puis Ārāmāyā ou Oromoyo]) existe au moins depuis le XIIe siècle av. J.-C. et a évolué au cours des siècles. Le syriaque représente si l'on veut un « dialecte » de l'araméen (celui de la région d'Édesse) qui s'est constitué comme langue écrite au début de l'ère chrétienne.

Viva World Cup

La VIVA World Cup était une compétition de football qui faisait confronter des Fédérations non affiliées à la FIFA.

La VIVA World Cup est née de l'imagination de Jean-Luc Kit après plusieurs dizaines d'années de recherches et d'aides apportées aux Fédérations non affiliées à la FIFA. Cette idée s'est accélérée à la suite du match Monaco-Tibet de Fribourg-en-Brisgau le 14 janvier 2001. La première édition de la Viva World Cup est organisé par la NF-Board en 2006.

En 2013, la NF-Board est touché par des soupçons de malversation qui oblige l'organisation à annuler l'édition 2014. Suite ces événements, le concept de la compétition est repris par la Confédération des Associations de football indépendants qui organise la ConIFA World Football Cup en 2014.

Équipe des Araméens de football

L'équipe des Araméens de football est une sélection de joueurs professionnels qui est sous l'égide de l'Association Araméens de Football (Arameans Suryoye Football Association), fondée en mars 2008 par Melke Alan en Suède. La sélection représente les Araméens.

Elle est depuis 2014 membre de la Confédération des associations de football indépendantes. À ce titre, elle participe à ses compétitions internationales. Elle terminera 3e lors de la première édition de la Coupe du monde de football ConIFA 2014.

Elle fut membre de la NF-Board de 2003 à 2013, elle finira deuxième de la VIVA World Cup 2008.

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