Anne la prophétesse

Anne (חַנָּה en hébreu, Ἄννα en grec ancien), Anne fille de Phanuel, Anne la prophétesse ou Anne de Jérusalem est un personnage du Nouveau Testament, mentionné seulement dans l'Évangile selon Luc.

C'est une sainte chrétienne fêtée le 3 février[1],[2].

Giotto - Scrovegni - -19- - Presentation at the Temple
Anne (à droite) lors de la présentation de Jésus au Temple (œuvre de Giotto, chapelle Scrovegni à Padoue)

Anne la prophétesse dans l'évangile

Anne était une prophétesse âgée qui prophétisa au sujet de Jésus dans le Temple de Jérusalem lors de l'épisode de sa présentation de Jésus au Temple. Elle intervient au moment de la prophétie de Syméon. Elle apparaît dans Luc 2:36-38[3]:

Prophétie d’Anne:

« Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d’Asher. Elle était fort avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari, elle était restée veuve ; parvenue à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le Temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. Survenant au même moment[4], elle se mit à louer Dieu et à parler de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. ».

Il en ressort les éléments suivants :

  • elle était une prophétesse.
  • elle était la fille de Phanuel.
  • elle était de la tribu d'Asher.
  • elle était devenue veuve après sept ans de mariage (son mari n'est pas nommé).
  • elle était une juive pieuse, très attachée aux pratiques religieuses de la prière et du jeûne.

Il ne semble pas qu’elle soit citée dans un autre texte, qu’il soit canonique ou apocryphe.

Rembrandt Harmensz. van Rijn 056
Rembrandt, Anne et Syméon dans le Temple

Dans les arts

  • La prophétesse Anne est représentée en statue avec Marie, Joseph et Syméon sur la façade de la cathédrale de Chartres (XIIIe siècle).
  • La prophétesse Anne est représentée par Giotto sur une fresque de la chapelle Scrovegni à Padoue.
  • Rembrandt fit une représentation de sa mère en prophétesse Anne dans un tableau, peint en 1631, exposé au Rijksmuseum d'Amsterdam.

Bibliographie

  • (en) Richard Bauckham, Gospel Women: Studies Of The Named Women In The Gospels, Anna of the Tribe of Asher, T&T Clarck, Edinburgh, 2002, p. 77-109.

Notes et références

  1. Nominis : Sainte Anne de Jérusalem
  2. Forum orthodoxe.com : saints pour le 3 février du calendrier ecclésiastique
  3. Lc 2. 36-38
  4. C'est-à-dire au moment où Syméon prophétisait

Liens externes

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3 février

Le 3 février est le 34e jour de l'année du calendrier grégorien. Il reste 331 jours avant la fin de l'année, 332 en cas d'année bissextile.

C'était généralement le 15e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la vache.

2 février - 3 février - 4 février

9 décembre

Le 9 décembre est le 343e jour de l'année du calendrier grégorien, le 344e en cas d'année bissextile. Il reste 22 jours avant la fin de l'année.

C'était généralement le 19e jour du mois de frimaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la sabine.

8 décembre - 9 décembre - 10 décembre

Abbaye de Saint-Ferme

L'abbaye de Saint-Ferme est une abbaye catholique située dans la commune de Saint-Ferme, dans le département de la Gironde, en France.

Anawim

Les Anawim sont les pauvres de Yahvé . En hébreu, le singulier Anawah est utilisé par les prophètes (Sophonie, Amos), dans les Psaumes et par Marie dans le Magnificat : les pauvres de Dieu, c'est-à-dire les « courbés », les « inclinés », les petits, les faibles, les humbles, les affligés, les doux. Le dominicain Bernard Bro rapporte les propos d'un théologien et exégète selon lequel dix ans d'études bibliques ne suffiraient pas pour éclaircir cette notion, cette idée, répondant à la question de savoir pourquoi seuls les pauvres d'Israël pouvaient accueillir Dieu.

Aussi cet article donne-t-il quelques clefs étymologiques d'interprétation et pistes de lecture sans vouloir en rien faire le tour de cette question.

André de Crète (hymnographe)

André de Crète l'hymnographe est né vers 660 à Damas et mort à Mytilène un 4 juillet, très probablement en 740. C'est un saint de l'Église orthodoxe et de l'Église catholique romaine, fêté le 4 juillet,.

Anne

Anne est un nom propre d'origine hébraïque (voir le personnage biblique Hanna) , surtout utilisé comme prénom.

Anne est un prénom épicène aujourd'hui en majorité féminin. Sa fête principale est le 26 juillet.

Fresques de l'église Saint-Martin de Vic

Les fresques de l'église Saint-Martin de Vic sont le décor peint qui s'étend sur le chœur et l'abside de l'église Saint-Martin de Vic. Ces fresques uniques font la célébrité de l'église et du lieu. Elles ont été reconstituées à l'identique en deux lieux très différents : à la Cité de l'architecture et du patrimoine de Paris et à Naruto (Tokushima) au Japon au Musée d'art Ōtsuka.

La Cité des dames

La Cité des dames est un récit allégorique de Christine de Pizan paru à Paris en 1405.

Liste des femmes dans la Bible

Liste des femmes présentes dans la Bible Hébraique et la Bible chrétienne. La liste est classée dans l'ordre alphabétique.

Prophète

Prophète, au féminin prophétesse (grec : προφήτης [profétès], docteur, interprète de la parole divine ; devin), est un mot provenant du latin chrétien et emprunté au grec prophêtês qui désigne une personne qui tient, d'une inspiration que l'on croit être divine, la connaissance d'événements à venir et qui les annonce par ses paroles ou ses écrits. La Bible élargit le sens : ce n'est plus spécifiquement une personne qui parle de l'avenir (comme un devin), mais une personne qui parle au nom de Dieu, donnant des messages de sagesse, dénonçant le mal, dictant des conduites à tenir.

Un faux prophète est, selon la Bible qui utilise le terme régulièrement, un prophète reconnu (à tort) de son vivant, généralement quelqu'un qui n'ouvre pas les yeux sur le mal que commet le peuple, mais contesté par un autre prophète qui, lui, parlerait effectivement au nom de Dieu,. Actuellement, on comprend parfois le terme comme un prophète non reconnu par les autres religions ou systèmes de croyances. Les critères pour différencier les deux dépendent de chaque religion. On les trouve par exemple dans des traités comme celui de Jean de Gerson sur l’« esprit de discernement »[réf. nécessaire] ou les textes du Nouveau Testament pour les chrétiens.

Le prophète s'oppose au devin en ce qu'il n'est pas fataliste, il intervient pour que ceux qui l’écoutent changent leur vision et leur comportement, et qu'il ne fonde pas sa connaissance de l'avenir sur l'interprétation d'indices ou de signes concrets : cartes à jouer, vol des oiseaux, tirage au sort, ivresse, etc.

Le prophète se dit au service et mû par la divinité, et va souvent à l'encontre de l'opinion de ses concitoyens. Il forme ainsi un contre-pouvoir, forme d'antidote à l'embourgeoisement institutionnel.

Pour le judaïsme, un prophète annonce des événements à venir si le peuple ne change pas de comportement, et opère à titre de lettre de créance un ou plusieurs miracles.

Pour les chrétiens, « visions et prophétie sont des choses communes dans le peuple de Dieu ». L'Esprit soufflant « où il veut », tout homme peut être prophète, parler au nom de la Transcendance, de Dieu, même occasionnellement, un non-chrétien.

Chez les manichéistes, Mani est le successeur de Jésus et le dernier prophète.

Chez les musulmans, le cycle de la Prophétie est scellé par Mahomet, au sens d'homme inspiré par Dieu, dans les ouvrages traitant de l'islam.D'une façon générale, on qualifie de prophète toute personne qui a fait une prophétie en annonçant par avance un événement que les personnes à qui il s'adressait considéraient comme imprévisible.

Prophétie de Siméon

La prophétie de Siméon est une prophétie dite par Siméon, personnage de la Bible, à la Vierge Marie.

Le récit biblique décrit Siméon comme un homme juste et pieux, qui attendait la consolation d'Israël et qui avait l'Esprit-Saint sur lui. Toujours dans le récit de Saint Luc, Siméon avait été averti par Dieu qu'il ne mourrait point avant de voir le Christ. On écrit parfois Syméon pour épeler son nom.

Siméon est venu au temple de Jérusalem pour avertir Joseph et Marie que leur fils Jésus est la lumière des nations. Sa prophétie fait d'abord une allusion au récit de la Passion. Parlant à Marie, il lui annonce que son âme sera transpercée par une épée au pied de la croix.

Cette prophétie a fait pleurer la Vierge Marie. Les chrétiens prient Notre-Dame des Douleurs en méditant sur cet événement. Le chapelet des douleurs est consacré aux sept douleurs de Marie, et cet événement biblique constitue la première de ses sept douleurs. Selon Jean-Paul II, la prophétie de Siméon lui a semblé comme une seconde annonciation (cf. Redemptoris Mater). Avec Joseph, elle rencontre ensuite Anne la prophétesse.

Saint Jean ne dit pas que Marie fut transpercée par une épée dans son récit mais il ne l'exclut pas :

« Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. »

Le Stabat Mater est beaucoup plus clair là-dessus: « Alors, son âme gémissante, toute triste et toute dolente, un glaive la transperça ». Munificentissimus Deus reprend la prophétie de Siméon en proclamant le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie.

Marie a survécu au glaive car l'Évangile dit qu'elle fut présente devant le Saint-Sépulcre, où elle pleura de nouveau. Elle est également mentionnée dans le récit de la Pentecôte.

Les théologiens affirment qu'elle a accompagné les apôtres et qu'elle a vécu jusqu'à un âge avancé. Ils affirment aussi que Marie a subi une mort temporelle avant son Assomption. Ils sont cependant incertains sur le lieu de sa mort: soit Éphèse, soit Jérusalem.

Présentation au Temple (icône)

La Présentation de Jésus au Temple (en russe : Сретение Господне ou Принесение во Храм) est une icône de la fin du XVe siècle originaire de Novgorod en Russie. Elle illustre l'évènement de la vie de Jésus relaté par Luc (Luc 2:22s). L'auteur de cette icône est inconnu.

Présentation de Jésus au Temple

La Présentation de Jésus au Temple est un événement de la vie de Jésus tel que relaté dans l'Évangile selon Luc (Lc 2:22s). Accomplissant une prescription de la loi juive - « Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur » (Ex 13:2,11-13) - les parents de l'enfant Jésus le présentent et l'offrent au Temple de Jérusalem. Il y est reçu par le vieillard Symeon.

Ce récit lucanien a plus un caractère apocalyptique et théophanique qu'historique.

La fête chrétienne qui y est associée est célébrée quarante jours après Noël, c'est-à-dire le 2 février dans le calendrier grégorien. Dans les Églises d'Orient, elle est aussi célébrée le 2 février du calendrier julien, qui équivaut au 14 février du calendrier grégorien. Le 2 février fut longtemps une date importante pour les paysans ce qui est commémoré par un grand nombre de proverbes. Cette date est traditionnellement celle de la Chandeleur, originairement une fête païenne célébrant la lumière remplacé par la fête chrétienne.

Cette fête est également un thème de l'iconographie religieuse, aussi bien en peinture qu'en enluminures, sculpture, vitraux, tapisseries, etc. Elle s'inspire d'une scène décrite par l'Évangile selon Luc II, 22-39 où le fils de la Vierge Marie est annoncé par Syméon comme le « Maître » et « la lumière qui portera la révélation aux païens », c'est-à-dire aux non-juifs.

Sainte Anne (homonymie)

Sainte Anne désigne dans le christianisme plusieurs saintes, bienheureuses et vénérables, dont principalement :

Anne (Ier siècle), selon le protévangile de Jacques et l'évangile du Pseudo-Matthieu, la mère de la Vierge Marie et donc la grand-mère de Jésus-Christ.

Triptyque de l'Adoration des mages

Le triptyque de l'Adoration des mages également connu sous le nom de « triptyque du Prado » est un triptyque du peintre primitif flamand Hans Memling, actif à Bruges de 1465 à sa mort en 1494. Le triptyque est au musée du Prado. Il est composé de trois parties : le volet gauche est une Nativité, le panneau central une Adoration des mages, le volet droit est une Présentation au temple. Dans le choix des thèmes, ainsi que dans leur représentation, ce triptyque est proche de celui de Jan Floreins et du polyptyque Hulin de Loo.

Vie de la Vierge à Chartres

Le vitrail dit de la Vie de la Vierge à Chartres est un vitrail narratif du déambulatoire sud de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, qui raconte l'enfance de la Vierge Marie. Il partage cette baie, numérotée 028 dans le Corpus vitrearum, avec le vitrail du Zodiaque et travaux des mois, à gauche dans la même baie, et un oculus représentant le Christ bénissant, Alpha et Oméga.

Le thème en est la première partie de la vie de la Vierge Marie, combinaison des récits apocryphes de la Nativité de Marie et les évangiles de l'Enfance que l'on trouve principalement dans l'évangile selon Luc et l'évangile de Matthieu.

Le vitrail fut offert par la corporation des vignerons et Thibaut VI de Blois.

Église Syméon et Anne (Saint-Pétersbourg)

L' église Syméon et Anne (en russe : Церковь Симеона и Анны (Санкт-Петербург)) est une église aujourd'hui ouverte au culte, située à Saint-Pétersbourg, à l'angle de la rue Belinskovo et de la rue Mokhovaïa. C'est un monument architectural, une des plus anciennes églises de la ville. C'est une église de l'ordre de Sainte-Anne.

Elle dépend de l'éparchie de Saint-Pétersbourg au sein de l'Église orthodoxe russe.

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