André Lemaire

André Lemaire est un épigraphiste, historien et philologue français né le [1], directeur d'études à l'École pratique des hautes études, où il enseigne la philologie et l'épigraphie hébraïques et araméennes. Spécialisé dans la civilisation ouest-sémitique ancienne et les origines du monothéisme, il est membre correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.

Il dirige l’édition scientifique de la série internationale Supplements to Vetus Testamentum (plus de 30 volumes).

André Lemaire
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Le Temple de Salomon

Dans les années 1980, il authentifie une petite pièce sculptée brisée, « la grenade d'ivoire (en) » qui, d'après l'inscription examinée avec les méthodes de l'épigraphie, daterait selon lui du VIIIe siècle av. J.-C. et aurait appartenu aux objets de culte du temple du roi Salomon[2]. Cette authenticité a été contestée par le professeur Yuval Goren de l'Université de Tel Aviv qui affirme que l'inscription gravée dessus est postérieure à l'éclatement de la pièce[3]. Acquise pour la somme de 550 000 $, la grenade, dont l'authenticité est fortement mise en doute, n'est désormais plus présentée au musée d'Israël comme une pièce authentique[4].

Publications

  • Les Ministères aux origines de l'Église : Naissance de la triple hiérarchie, évêques, presbytes, diacres, Cerf, 1971
  • Les Ministères dans l'Église, Le Centurion, 1974
  • La Palestine à l'époque perse (avec Ernest-Marie Laperrousaz), Cerf, 1994
  • Le Monde de la Bible, Les Arènes, 1999
  • Histoire du peuple hébreu, Que sais-je, 6e éd., 2001
  • Prophètes et rois : Bible et Proche-Orient (dir.), Cerf, 2001
  • Le Proche-Orient asiatique, tome 2 (avec Paul Garelli), PUF, 2002
  • La Naissance du monothéisme : Point de vue d'un historien, Bayard, 2003

Notes et références

  1. Lemaire, André (1942-....), « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr, 71206-frfre (consulté le 7 février 2018)
  2. André Lemaire, “Une inscription paléo-hébraïque sur grenade en ivoire,” Revue biblique, Vol. 88, pp. 236-239
  3. la grenade d'ivoire sur le site www.bib-arch.org 10 avril 2013
  4. Dossier "La fausse grenade de Salomon" dans La Recherche, n°391, p.48 (2005), http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/5-fausse-grenade-salomon-01-11-2005-77405

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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128 av. J.-C.

Cette page concerne l'année 128 av. J.-C. du calendrier julien proleptique.

Alphabet protosinaïtique

L'alphabet protosinaïtique, également appelé alphabet protocananéen, est l'un des plus anciens alphabets connus. Il est, par dérivations et modifications successives, à l'origine de la plupart des alphabets utilisés aujourd'hui par les langues indo-européennes.

Cet alphabet linéaire (par opposition à cunéiforme) comporte vingt-trois signes distincts, ce qui indique qu'il ne peut pas s'agir d'un syllabaire. Il est hypothétiquement dérivé des hiéroglyphes égyptiens : plus de la moitié des signes peuvent être mis en relation avec leur prototype égyptien. Certains chercheurs estiment d'ailleurs qu'il ne s'agit que d'un syllabaire dégénéré où chaque symbole représente une consonne suivie d'une voyelle quelconque, ce qui correspond de facto à un abjad ; les signes unilitères égyptiens semblent avoir profondément influencé les caractères de l'alphabet protosinaïtique.

Années 600 av. J.-C.

VIIIe siècle av. J.-C. |

VIIe siècle av. J.-C. |

VIe siècle av. J.-C.

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Années 900 av. J.-C.

XIIe siècle av. J.-C. |

XIe siècle av. J.-C. |

Xe siècle av. J.-C. |

IXe siècle av. J.-C. |

VIIIe siècle av. J.-C.

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Araméens

Les Araméens sont un ensemble de groupes ethniques du Proche-Orient ancien qui habitaient des régions de la Syrie et de la Mésopotamie au Ier millénaire av. J.-C. De petits États araméens se sont développés à partir du XIe – Xe siècle av. J.-C. durant les premiers temps de l'Âge du Fer. Les Araméens n'ont pourtant jamais développé une culture ou un État unifié. Ils sont devenus au milieu du Ier millénaire un élément important de la population de l'Assyrie et de la Babylonie, au point que leur langue, l'araméen, s'est répandue dans tout le Proche-Orient ancien.

Diacre (catholicisme)

Le diacre (du grec ancien διάκονος, diákonos « serviteur ») est une personne ayant reçu le premier degré du sacrement de l'ordre dans l'Église catholique romaine. Alors que les prêtres, qui ont reçu le second degré du sacrement de l'ordre, sont les collaborateurs de l'évêque dans son caractère sacerdotal, le diacre est collaborateur de l'évêque dans son caractère ministériel.

Ministère (religion)

Les ministères sont les fonctions nécessaires à l'organisation des différentes institutions religieuses. L'adjectif « ecclésiastique » est propre aux confessions chrétiennes.

Monothéisme

Un monothéisme (du grec μονός [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une religion qui affirme l'existence d'un Dieu unique et transcendant. C'est notamment le cas des religions abrahamiques : judaïsme, christianisme et islam. D'autres religions ou croyances monothéistes ont vu le jour comme le zoroastrisme, le culte d'Aton, le sikhisme ou encore le déisme. Les religions monothéistes s'opposent notamment aux polythéismes et aux panthéismes, mais aussi à l'animisme, etc. En effet, les polythéistes croient en plusieurs divinités tandis que pour les panthéistes Dieu est immanent et non transcendant.

Quand une religion conçoit une divinité nationale, ou métaphysique (comme Shiva ou Vishnou), comme simplement supérieure à d'autres, on parle plutôt de « monolâtrie » ou d'« hénothéisme », termes de création récente, types de polythéisme.

Ossuaire de Silwan

L’ossuaire de Silwan est une urne funéraire, contenant des ossements, trouvée en Israël en 2002. Il porte une inscription en araméen qui se traduit par « Jacques fils de Joseph, frère de Jésus » et daterait du Ier siècle. D'aucuns en déduisent qu'il s'agit des os de Jacques le Juste, le propre frère de Jésus de Nazareth, premier dirigeant de l'Église primitive, mais dont l'existence a été occultée par la suite.

Depuis se sont engagées :

une bataille de spécialistes sur l'authenticité de l'ossuaire

une bataille de théologiens sur la nécessité ou non de reconsidérer le fait que Jésus, celui des chrétiens, avait eu des frères et, que, de ce fait, comment penser la « Virginité perpétuelle » de la Vierge Marie ?L’ossuaire appartient à Oded Golan, collectionneur israélien qui fut poursuivi pour faux et usage de faux avant d'être acquitté par la justice israélienne le 14 mars 2012.

Paul André Louis Lemaire

Paul André Louis Lemaire, né le 9 décembre 1768 à Dunkerque (Flandre française) et décédé le 12 mai 1841 à Dunkerque (Nord) est un homme politique français.

Premier Livre des Rois

Le Premier Livre des Rois est un livre de l'Ancien Testament classé parmi les livres des Prophètes dans le judaïsme et le christianisme. Avec le Deuxième Livre des Rois il constituait à l'origine un ensemble, le Livre des Rois qui a été divisé à l'époque de la Septante.

Les deux livres des Rois racontent l'histoire d'Israël depuis la rébellion d'Adonias (Adonija), quatrième fils du roi David (vers 1015 av. J.-C.) jusqu'à la captivité finale de Juda (vers 586 av. J.-C.). Ils contiennent toute l'histoire du royaume du nord (les dix tribus d'Israël) depuis la séparation d'Israël en deux royaumes jusqu'à sa déportation par les Assyriens dans les régions du nord.

Presbytre

Le presbytre (du grec ancien πρεσβύτερος / presbutéros) désigne l'« ancien » ou l' « aîné » en grec classique avant de désigner une fonction de responsable et de conseiller de communauté dans les premières communautés chrétiennes. Il est à l'origine du mot actuel « prêtre ».

Prêtre catholique

Un prêtre catholique, du grec ancien πρεσβύτερος, presbuteros, qui signifie « ancien », en latin presbyter, est un homme chrétien qui reçoit au moment de son ordination, par l'imposition des mains de l'évêque, la mission de « rendre présent » le Christ parmi les gens, en particulier par des sacrements comme l'eucharistie (la messe), le sacrement de réconciliation ou du pardon (la confession), le sacrement des malades, en instruisant comme avec le catéchisme, en accueillant ou en guidant toutes les personnes qui s'adressent à lui.

Le prêtre fait l'objet d'une vocation particulière que les croyants catholiques identifient à un appel de Dieu. Le discernement de l'appel à la prêtrise et la formation du prêtre se fait au séminaire. Si ce que les catholiques reconnaissent comme l'appel de Dieu est confirmé par le séminariste et par l'Église, le séminariste est ordonné diacre puis prêtre par un évêque.

Dans l'Église catholique de rite latin, depuis la réforme grégorienne, les prêtres doivent prendre l'engagement de vivre dans le célibat.

Temple de Salomon

Le Temple de Salomon (hébreu : מקדש שלמה mikdash Shlomo), également connu comme le premier temple de Jérusalem est selon la Bible hébraïque (I Rois 6-8 & II Chroniques 3-5), un lieu de culte édifié par le roi Salomon sur le mont Moria et détruit lors du siège de Jérusalem par l’armée babylonienne de Nabuchodonosor II. Conçu par le roi pour centraliser le culte du Dieu d’Israël, Jéhovah (ou Yahvé), son hégémonie est remise en cause après sa mort et l’ouverture d’un autre sanctuaire à Béthel, dans le royaume schismatique d’Israël. C’est dans ce laps de temps que se produisent la plupart des faits décrits dans les livres prophétiques.

Le compagnonnage et la franc-maçonnerie intègrent dans leurs rituels de nombreuses références au Temple de Salomon : le temple maçonnique en est parfois vu comme une reproduction symbolique.

XIIIe siècle av. J.-C.

IIIe millénaire av. J.‑C. |

IIe millénaire av. J.‑C. |

Ier millénaire av. J.‑C.

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XVe siècle av. J.-C. |

XIVe siècle av. J.-C. |

XIIIe siècle av. J.-C. |

XIIe siècle av. J.-C. |

XIe siècle av. J.-C. |

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Années 1290 av. J.-C. | Années 1280 av. J.-C. | Années 1270 av. J.-C. | Années 1260 av. J.-C. | Années 1250 av. J.-C. Années 1240 av. J.-C. | Années 1230 av. J.-C. | Années 1220 av. J.-C. | Années 1210 av. J.-C. | Années 1200 av. J.-C.

YHWH

יהוה est le Tétragramme (grec ancien : Τετραγράμματον, Tetragrammaton, « mot composé de quatre lettres »), le théonyme de la divinité d’Israël, composé des lettres yōḏ (י), hē (ה), wāw (ו), hē (ה), et retranscrit YHWH en français.

Apparaissant près de 7 000 fois dans l’ensemble de la Bible hébraïque et présenté comme le « nom propre » de l’Elohim du judaïsme, il pourrait être dérivé de la racine trilittère en hébreu : היה (HYH, « être »). Considéré d’une sainteté suprême et déclaré ineffable en raison du troisième commandement (« ne pas prononcer le nom divin en vain ») vers le IIIe siècle, il est substitué dans les prières ou la lecture de la Torah par Adonaï (hébreu : אדני « mon Seigneur ») et par HaShem (hébreu : השם « le Nom ») dans un contexte profane.

Certaines traductions chrétiennes de la Bible l’ont parfois transcrit par « Yahvé », « Yahweh », « Jéhovah » ou « Jéhova ». Depuis le pontificat de Benoît XVI, l’Église catholique préconise, entre autres par respect pour les Juifs, de ne plus prononcer « Yahvé » mais d’employer à la place l'expression « le Seigneur » selon l’usage de la Vulgate, laquelle suit elle-même les copies tardives de la Septante, dans lesquelles le Tétragramme avait fini par être remplacé par Κύριος (Kyrios, « Seigneur »).

Yahwisme

Le yahwisme est un néologisme utilisé pour nommer un courant hypothétique de la religion israélite antique, qui serait antérieur à l'Exil du peuple d'Israël à Babylone. Ce néologisme est construit à partir du terme YHWH considéré par les tenants de cette théorie comme un théonyme, bien que les grammairiens penchent, depuis Baruch Spinoza, à le considérer comme une forme verbale. André Lemaire, Directeur d’études à l'Ecole pratique des hautes études, est promoteur de cette théorie nouvelle qui heurte les sensibilités traditionalistes du judaïsme. Son ouvrage The Birth of Monotheism: The Rise and Disappearance of Yahwism est fort récent, puisqu'il date de février 2007.

Évêque

Un évêque est celui qui a autorité sur une Église chrétienne particulière ou un diocèse. Sous des formes et des modalités très différentes, la fonction épiscopale existe, à l'origine, dès les débuts de l'Église catholique, ainsi que dans l'Église orthodoxe (y compris les Églises orthodoxes orientales). Elle s'est étendue à l'Église anglicane et à certaines Églises protestantes.

Aujourd'hui dans le catholicisme, chaque évêque est consacré par un ou plusieurs évêques issus d'une chaîne d'ordonnateurs qui, théoriquement, remonte dans le temps jusqu'à l'un des apôtres du Christ. C'est ce qu'on appelle la succession apostolique. Dans le langage juridique du droit canonique catholique, l'évêque est appelé ordinaire local.

Dans le protestantisme, il s'agit en général d'une fonction d’Église élective et non d'un ordre sacramentel puisque les sacrements sont en nombre inférieurs dans le protestantismes. La succession apostolique n'est pas considérée comme devant être « historique » (même si elle l'est parfois de facto), mais comme « spirituelle ». Lorsqu'une Église protestante n'a pas institué de fonction d'évêque, c'est en général un président (président de consistoire, président d’Église) qui est élu et qui remplit des fonctions équivalentes à celles d'un évêque.

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