Ancien Testament

L'Ancien Testament ou Ancienne Alliance[1] (en grec : ἡ Παλαιὰ Διαθήκη // hê Palaià Diathếkê) ou Premier Testament est l'expression utilisée dans la tradition chrétienne pour désigner l'ensemble des écrits de la Bible antérieurs à Jésus-Christ[2]. L'Ancien Testament est donc la Bible juive (également appelée Bible hébraïque ou Tanakh). Pour les chrétiens, il forme la première partie de la Bible[3], la deuxième partie, appelée Nouveau Testament, étant constituée de l'ensemble des livres relatifs à la vie de Jésus-Christ (Évangiles, Actes des Apôtres, Épîtres, Apocalypse)[2].

Gutenberg bible Old Testament Epistle of St Jerome
Une page de l'Ancien Testament tirée de la Bible de Gutenberg, composée à partir de la Vulgate de saint Jérôme (vers 1455).

Étymologie

Le mot testament vient du latin testamentum (« testament ; témoignage »), lui-même traduit du grec διαθήκη / diathếkê (« testament, contrat, convention »). Dans un sens religieux, testament signifie « alliance »[2].

Origines

Ce que les chrétiens appellent Ancien Testament provient d'un ensemble de textes religieux rédigés pour sa très grande majorité à l'origine en hébreu et qui nous est parvenu sous la forme de copies[4]. Le reste a été écrit en araméen ou en grec (tous les livres du Nouveau Testament ont été rédigés en grec)[2].

Un certain nombre de ces écrits composent la Bible hébraïque, nommée TaNaK ou Tanakh, par abréviation des noms en hébreu des parties qui le composent : Torah (la Loi), Neviim (les Prophètes), Ketouvim (les Écrits).

Cette Bible hébraïque est traduite en grec à partir du milieu du IIIe siècle av. J.-C., en commençant par le Pentateuque (Torah). Cette traduction grecque, connue sous le nom de Septante, est largement utilisée par la communauté juive d'Égypte[2]. Au fil du temps, elle s'étoffe d'autres livres. Vers 132 av. J.‑C., la Loi et les Prophètes sont déjà traduits en grec. D'autres livres (notamment les Écrits) sont ensuite encore traduits de l'hébreu, mais certains livres sont aussi directement rédigés en grec, si bien que les textes religieux en hébreu et en grec divergent[5]. C'est à partir du milieu du IIe siècle que les chrétiens appellent cette Bible juive Ancien Testament pour le distinguer des écrits réunis entretemps dans le Nouveau Testament[6].

L'Église chrétienne primitive se fonde sur cette version grecque des Septante. C'est pourquoi son Ancien Testament comprend, en plus des livres du Tanakh juif, d'autres livres ainsi que quelques compléments dans les livres d'Esther, Daniel… Ces textes sont appelés livres deutérocanoniques par l'Église catholique. Les Églises orthodoxes, qui les reconnaissent comme canoniques, ne les désignent par aucun terme particulier.

Les Églises protestantes ont un Ancien Testament calqué sur la Bible hébraïque.

La version latine de l'Ancien et du Nouveau Testaments[7] en usage dans l'Église est composée par saint Jérôme de 392 à 410. Elle porte le nom de Vulgate[2].

Jean-Louis Ska, jésuite et professeur d'Ancien Testament, parle de bibliothèque nationale, comparable par le concept et non les dimensions, aux bibliothèques d'Alexandrie, du roi Assurbanipal à Khorsabad et aux archives de plusieurs cités antiques retrouvées par des archéologues. Dans le second livre des Maccabées (Ier siècle av. J.-C.), on trouve la mention d'une bibliothèque fondée par Néhémie. Judas Maccabée recueille les livres les plus importants pour Israël et les met à la disposition de la communauté hébraïque d'Égypte (2M 2,13-15)[8].

Canon

Il est difficile de situer le moment à partir duquel l'Ancien Testament est constitué en canon par les chrétiens. Au IIe siècle, l'Église de Rome décide de rejeter l'hérésie de Marcion, qui prétend supprimer toute référence aux écrits vétéro-testamentaires. Ce n'est que plus tard que le canon de la Bible chrétienne est constitué.

Le plan du canon de l'Ancien Testament selon la Septante est le suivant[9] :

  • Pentateuque (Torah) : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome
  • Les livres historiques : Josué, Juges, Ruth, I-II Samuel, I-II Rois, I-II Chroniques, Esdras, Néhémie, Esther, Tobie*, Judith*, I-II Maccabées*
  • Les Hagiographes : Livre de Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, Cantique des Cantiques, Sagesse de Salomon*, Ecclésiastique*
  • Les Prophètes : Ésaïe, Jérémie, Lamentations, Baruch*, Ézéchiel, Daniel, Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie

Les livres dits « deutérocanoniques » dans l'Église catholique sont signalés par une *.

Différences avec le Tanakh

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Ensemble des rouleaux du Tanakh.

L'Ancien Testament chrétien comprend des écrits qui ne se trouvent pas dans le Tanakh, comme les « deutérocanoniques » des catholiques et des orthodoxes. Ces derniers sont appelés Apocryphes par les protestants, et sont transmis par la traduction grecque des Septante. Il s'agit de Tobie, du Livre de Judith, certains chapitres d'Esther, 1-2 Maccabées, certains chapitres de Daniel, Sagesse, Ecclésiastique (Siracide) et Baruch.

De plus, l'ordre et l'organisation des livres ne sont pas les mêmes. Le Tanakh est divisé en trois parties :

  1. La Torah (« instruction », « enseignement », « loi »), c'est-à-dire le Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitiques, Nombres, Deutéronome
  2. Les Nevi'im (Josué, Juges, 1-2 Samuel, 1-2 Rois) et prophètes postérieurs majeurs (Isaïe, Jérémie, Ézéchiel) et mineurs (Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahoum, Habaquq, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie)
  3. Les écrits : Psaumes, Proverbes, Livre de Job, les « rouleaux » (Ruth, Cantique des Cantiques, Qohélet ou Ecclésiaste, Lamentations, Esther), Daniel, Esdras et Néhémie, 1-2 Chroniques (l'ordre des livres dans cette troisième catégorie peut varier).

Dans l'Ancien Testament, Job, Psaumes, Proverbes et Ecclésiastique (Siracide) sont placés dans les livres historiques. Ensuite viennent les livres prophétiques : six prophètes majeurs :

et les douze petits prophètes.

Notes et références

  1. Introduction à l'Ancien Testament, p. 22.
  2. Encyclopédie Larousse du XXe siècle, Paris, 1932.
  3. Histoire visuelle de la Bible, National Geographic, Les Nouveaux Essentiels, , 512 p. (ISBN 9782822900331).
  4. Voir Édouard Dhorme, Introduction à la Bible (Ancien Testament) (Pléiade (Gallimard) ; p. XVII-XVIII).
  5. Introduction à l'Ancien Testament, p. 102.
  6. Thomas Römer, Jean-Daniel Macchi, Christophe Nihan, Introduction à l'Ancien Testament, Labor et Fides, , p. 19.
  7. Traductions de la Bible.
  8. J.L. Ska, L'Ancien Testament expliqué à ceux qui n'y comprennent rien ou presque, Bayard (ISBN 978 2 227 48327 9), p. 17- 21.
  9. Introduction à l'Ancien Testament, p. 21-22.
  10. Baruch ben Neria n'est pas considéré comme prophète par les Juifs et les Protestants.
  11. livre deutérocanonique absent des canons juif et protestant ; parfois placé avant les Lamentations.

Articles connexes

Liens externes

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Deutéronome

Le Deutéronome (du grec τὸ Δευτερονόμιον, tò Deuteronómion, la seconde loi, en hébreu דְּבָרִים Devarim, paroles) peut être lu comme le cinquième livre de la Bible hébraïque ou Ancien Testament et dernier de la Torah (le Pentateuque chrétien) ou comme le premier livre de l'historiographie deutéronomiste. Il contient le récit des derniers discours de Moïse aux Israélites et le récit de sa mort, avant qu'ils n'entrent au pays de Canaan, sur l'autre rive du Jourdain.

Il est intitulé en hébreu Devarim (prononcer /dva.ʁim/), c'est-à-dire Paroles, qui sont les premiers mots du texte ou Michné Torah, la répétition de la Torah.

Décalogue

Le Décalogue (en hébreu עֲשֶׂרֶת הַדִּבְּרוֹת : Assereth ha-Dibberoth) — les Dix Paroles pour le judaïsme, traduit par les Dix Commandements pour le christianisme — est un court ensemble écrit d'instructions morales et religieuses reçues, selon les traditions bibliques, de Dieu par Moïse au mont Sinaï.

Dans la Torah, il est écrit que la transmission de ces instructions morales sous la forme de tables gravées provient « du doigt de Dieu ». La Bible parle de « dix paroles » (Ex 34:28 ; Dt 4:13), ce que la version des Septante rend par le mot δεκάλογος / dekálogos, d'où le terme français de « Décalogue ».

Exil à Babylone

L’exil à Babylone est le nom qu'on donne généralement à la déportation à Babylone des Juifs de Jérusalem et du royaume de Juda sous Nabuchodonosor II, qui fait suite au siège de Jérusalem de 586 av. J.-C. déjà amorcé en 597 av. J.-C.

Généalogie dans la Genèse

La Bible hébraïque (ou Ancien Testament), contient un grand nombre d'énumérations, de dénombrements, de généalogies. Certains des personnages y sont attestés par l'histoire des peuples voisins. C'est le cas d'une partie des personnages des livres des Rois (I et II) et des Chroniques (I et II). D'autres ne recueillent à ce jour aucun témoignage extra-biblique, et sont donc une question adressée aux historiens et archéologues, et/ou une affaire de foi.

Ainsi, on trouve dans le livre de la Genèse beaucoup de personnages au sujet desquels on ne sait rien de plus que le nom de leurs ascendants et descendants, l'âge de leur accession à la paternité et le nombre d'années de cette paternité jusqu'à leur mort; les mariages ne sont pas mentionnés, la liste des enfants contient rarement des filles, souvent seulement le fils aîné, etc. Peut-on rapprocher ces recensements du travail fait par les registres d'églises ou les recensements civils (pratiqués également dans l'Antiquité, en Israël ou Rome par exemple) ?

Une étude des genres littéraires de ces textes bibliques permet aussi d'interpréter ces généalogies de manière non historique (au sens actuel de ce mot), mais soit géographique (dire la « parenté » entre voisins), soit plutôt théologique. La foi ne consiste pas forcément, alors, à « croire que ça s'est passé comme ça », mais aussi à chercher le message que l'auteur du livre veut faire entendre à ses lecteurs. Par exemple, les noms équivalents dans les descendants de Caïn (le fils aîné d'Adam et Ève) et de Seth (le troisième fils, ancêtre de Noé) laissent entendre que c'est la même humanité qui est coupable et passible de mort (le Déluge), mais aussi susceptible de vivre de la grâce de Dieu (l'arche et la nouvelle création).

Quoi qu'il en soit, ces listes permettent de suivre pas à pas la descendance d'Adam et Ève jusqu'aux derniers des rois et grands-prêtres de l'ancien Israël. Ces listes ont aussi été utilisées pour faire le travail inverse et définir l'âge de l'humanité. On peut ainsi noter que Hillel II, président du Sanhédrin au IVe siècle, les utilisa pour fixer l'origine du Calendrier hébreu à la date supposée de la création du monde.

Si l'on tient à lire ainsi, « littéralement », les textes, on peut alors regretter que deux versions différentes des généalogies existent selon le texte biblique utilisé: texte grec (la Septante traduite d'un original hébreu à Alexandrie au IIIe siècle av. J.-C.) ou texte hébreu massorétique (déjà attesté au Ier siècle av. J.-C.). L'écart entre les séries de généalogies y est souvent de 100 ans. Parfois la même édition porte aussi deux généalogies discordantes dans deux livres bibliques différents...

Héliodore chassé du temple

Héliodore chassé du temple est une fresque du peintre italien de la Renaissance Raphaël. Elle a été peinte entre 1511 et 1512 et se trouve dans la chambre d'Héliodore, une des chambres de Raphaël du palais apostolique du Vatican à qui la fresque donne son nom.

Islam et Bible hébraïque

Dans le Coran, la Bible hébraïque est appelée de deux manières différentes : al-Kitâb (le Livre), al-Tawrâ (la Torah). La Torah y désigne non seulement le Pentateuque mais également le reste de la Bible hébraïque et des sources post-bibliques comme le Talmud et le Midrash.

Si le reflet de la Bible hébraïque dans le Coran est assez partiel, celui-ci comporte néanmoins de nombreuses allusions et mentionne nombre d'histoires et de personnages bibliques. La Bible hébraïque est en outre importante pour l'islam car les exégètes coraniques interprètent plusieurs passages comme des prophéties de la venue de Mahomet et de la victoire de l'islam. Par ailleurs, nombre de commentateurs musulmans contestent l'intégrité des textes - révélations qui ne devraient contenir que les paroles de Dieu - dans leurs versions chrétiennes et juives qui auraient été falsifiées.

Job (Bible)

Job, de l'hébreu אִיּוֹב (ʾiyyôv), est un personnage de la Bible héros du Livre de Job. Ce livre est classé parmi les Ketouvim au sein de la Bible hébraïque, et parmi les livres poétiques de l'Ancien Testament pour les chrétiens. Il est également cité dans le Coran en tant que prophète (en arabe : أيّوب : ’ayyoûb).

Job représente l'archétype du Juste dont la foi est mise à l'épreuve par Satan, avec la permission de Dieu.

Une mosquée d'Istanbul porte ce nom, celui d'un compagnon de Mahomet mort au combat devant la ville qui s'appelait alors Constantinople. La dynastie des Ayyoubides fondée par le sultan d'Égypte Saladin (1138-1193), d'origine kurde, tire son nom de son père Najm ad-Din Ayyub.

Joseph (fils de Jacob)

Joseph (de l'hébreu יוֹסֵף : Yosseph = « Il ajoutera », selon l'étymologie populaire) est un personnage important dans la Bible hébraïque et le Coran. Il relie la chronique d'Abraham, d'Isaac et de Jacob en Canaan à l'histoire ultérieure de la libération des Israélites de l'esclavage en Égypte.

Le Livre de la Genèse raconte que Joseph est l'un des douze fils de Jacob et le premier des deux fils (avec Benjamin) de Rachel. Il est vendu en esclavage par ses frères jaloux, mais devient l'homme le plus puissant d'Égypte aux côtés de Pharaon. Lorsque la famine frappe la terre, il fait venir les enfants d'Israël en Égypte, où ils s'installent dans le pays de Goshen. Il est le père d'Éphraïm et de Manassé, dont les descendants donneront deux des 12 tribus d'Israël, celles d’Éphraïm et de Manassé.

L'historicité de Joseph reste inaccessible, aucune source égyptienne ne mentionnant ce personnage, si bien que les chercheurs voient dans cette narration un ancien mythe historicisé pour la circonstance ou un récit rétrospectif local transformé en saga nationale. La figure de Joseph ressemble à celle des héros de la littérature de nouvelles, son histoire restant en fin de compte « un type de récit qui constitue l'expression d'une théologie. Une telle narration bien comprise, est très différente de ce que l'on trouve dans le théâtre ou dans la nouvelle classiques, et si l'on cherchait à comprendre selon les catégories de ces créations littéraires, on aboutirait à une lecture erronée qui irait à l'encontre de l'essence même de ce récit ».

La critique de Joseph relève ainsi ses aspects mythiques, donnant lieu à divers types de lecture : « interprétations mythologiques, interprétations nationales et tribales, interprétations littéraires, critique historique, assimilation aux écrits sapientiaux ».

L'Ânesse de Balaam

L'Ânesse de Balaam est un tableau de Rembrandt de 1626.

La Fiancée juive

La Fiancée juive est une peinture à l'huile du peintre hollandais Rembrandt, réalisée en 1667 et aujourd'hui exposée au Rijksmuseum d'Amsterdam, aux Pays-Bas. Ses dimensions sont de 121,5 × 166,5 cm.

Les personnages sont présumés être un couple juif, le poète Miguel de Barrios et sa femme Abigaël de Pina. Les deux personnifient Isaac et Rébecca dans la tente d'Isaac.

La Vision d'Ézéchiel

La Vision d'Ézéchiel est un tableau religieux du peintre italien Raphaël, mettant en scène une vision du prophète de l'Ancien Testament Ézéchiel.

Le Festin de Balthazar (Rembrandt)

Le Festin de Balthazar est un tableau de Rembrandt inspiré par le récit biblique du Livre de Daniel. On y voit le roi Balthazar déchiffrant sur un mur une inscription mystérieuse qui commence par ces mots : Mene tekel...

Le Prophète Isaïe (Raphaël)

Le Prophète Isaïe est une fresque monumentale de Raphaël (2,50 m × 1,55 m), réalisée de 1511 à 1512 pour la basilique Saint-Augustin de Rome.

Le Sacrifice d'Isaac (Rembrandt)

Le Sacrifice d'Isaac est un tableau de Rembrandt réalisé vers 1635. L'œuvre est exposée au musée de l'Ermitage. Il existe une seconde version, peinte vers 1636, exposée à l'Alte Pinakothek de Munich.

Lys

Les lys ou lis sont des plantes herbacées de la famille des Liliaceæ appartenant au genre Lilium.

Moïse brisant les Tables de la Loi

Moïse brisant les Tables de la Loi est une peinture à l'huile du peintre hollandais Rembrandt, réalisée en 1659 et aujourd'hui exposée à la Gemäldegalerie à Berlin, en Allemagne. Ses dimensions sont de 168,5 × 136,5 cm.

Rédemption

La Rédemption (du latin Redemptio qui veut dire « rachat ») est un concept théologique du christianisme, qui met l’accent sur l’aspect divin du mystère du salut de l’Homme. Dieu rachète l’Homme de l’esclavage du mal et du péché, afin de lui rendre sa liberté. L’Homme est sauvé (le « Salut ») parce que Dieu le rachète (la « Rédemption »).

Tables de la Loi

Dans la Bible, les Tables de la Loi sont des tables en pierre sur lesquelles Dieu a gravé le Décalogue remis à Moïse (cf l'Exode). Leur figuration traditionnelle est devenue un des symboles du judaïsme, utilisé en particulier au fronton des synagogues.

Bien qu'étant représentées comme ayant des bords supérieurs arrondis, leur vraie représentation serait en fait carrée.

Tanakh

Tanakh (en hébreu תנ״ך), est l'acronyme

de l’hébreu « תּוֹרָה - נביאים - כתובים », en français : « Torah - Nevi'im - Ketouvim », formé à partir de l'initiale du titre des trois parties constitutives de la Bible hébraïque :

T ת : la Torah תּוֹרָה (la Loi ou Pentateuque) ;

N נ : les Nevi'im נביאים (les Prophètes) ;

K ך : les Ketouvim כתובים (les Autres Écrits ou Hagiographes).On écrit aussi Tanak (sans h à la fin). Le Tanakh est aussi appelé Miqra מקרא,

Terminologie : Tanakh, Ancien Testament et Bible hébraïque.

La division que reflète l'acronyme Tanakh est bien attestée dans des documents de l'époque du Second Temple, dans le Nouveau Testament chrétien et dans la littérature rabbinique, à ceci près qu'au cours de cette période l'acronyme en question n'était pas utilisé ; le terme correct était Miqra (« Lecture », renvoyant à une fonction liturgique du texte), par opposition à Mishna (« Enseignement », « Répétition ») ou Midrash (« Exégèse »). Le terme Miqra continue à être utilisé de nos jours, aux côtés de Tanakh pour dénommer les Écritures hébraïques. En hébreu moderne parlé, Miqra possède néanmoins une connotation plus formelle que Tanakh.

Les livres inclus dans le Tanakh étant pour la plupart écrits en hébreu, on l'appelle également la Bible hébraïque. Bien que l'araméen se soit introduit en bonne partie dans les livres de Daniel et d'Esdras, ainsi que dans une phrase du Livre de Jérémie et un toponyme de deux mots dans le Sefer Bereshit (Livre de la Genèse), ces passages sont écrits dans la même écriture hébraïque. Les passages en araméen sont les suivants : Esdras 4.8, 4.7 et 12.26 ; Jérémie 10.11 ; Daniel 2.4 à 7.28

Selon la tradition juive, le Tanakh est constitué de vingt-quatre livres : la Torah contenant cinq livres, les Nevi'im huit, et les Ketouvim onze.

La Bible hébraïque a exactement le même contenu que l’Ancien Testament protestant mais les livres sont présentés et classés différemment, les protestants comptant trente-neuf livres, et non vingt-quatre.

Ceci est dû au fait que les Chrétiens ont choisi de subdiviser certains livres de la religion juive.

Cependant, l'expression Ancien Testament, utilisée dans la tradition chrétienne, peut paraître péjorative pour des Juifs. D'une part, elle peut être perçue comme une volonté de s'approprier arbitrairement les textes de la religion juive et d'autre part, selon la foi juive, il ne saurait exister de Nouveau Testament hors des textes massorétiques. Tout ceci étant relatif, puisque le christianisme est issu du judaïsme et que les proto-chrétiens étaient eux-mêmes tous Juifs, il résulte que l'expression « Premier Testament » est parfois considérée comme plus respectueuse envers la tradition juive.

En tant que telle, une distinction technique peut être tracée entre le Tanakh et le corpus similaire mais non identique que les Chrétiens protestants nomment Ancien Testament. L'expression de Bible hébraïque est donc préférée par certains érudits, car elle recouvre les aspects communs du Tanakh et de l'Ancien Testament en évitant les biais partisans.

L’Ancien Testament catholique et orthodoxe contient sept Livres non inclus dans le Tanakh. Ils sont appelés Livres deutérocanoniques (lit. « canonisés secondairement » c'est-à-dire canonisés ultérieurement). Ils sont tirés de la Septante, version grecque étendue du Tanakh. Ainsi, dans les Bibles chrétiennes, les Livres de Daniel et d'Esther peuvent contenir des textes deutérocanoniques, n'ayant été inclus ni dans le canon juif ni dans le canon protestant.

Structure
Versions et traductions
Exégèse biblique
Lieux
Personnages
Peuples
Livres de l’Ancien Testament
Tanakh
(Bible hébraïque commune aux canons juif et chrétiens)
Livres deutérocanoniques
(canon des Églises catholique et orthodoxe)
Canon orthodoxe grec et slavon
Canon orthodoxe géorgien
Canon orthodoxe éthiopien restreint
Peshitta syriaque

Dans d’autres langues

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