Élie

Élie (hébreu : אֵלִיָּהו ēliyahū, « Mon Dieu est YHWH » ; syriaque : īlyā ; arabe : إِلْيَاس ilyās) est un prophète majeur dans les religions abrahamiques.

Élie
Élie dans le désert (école de Iaroslavl, fin XVe siècle), musée d'art de Iaroslavl.
Élie dans le désert (école de Iaroslavl, fin XVe siècle),
musée d'art de Iaroslavl.

אֵלִיָּהו

Données clés
Naissance
Tishbé
Pays de résidence Royaume d'Israël
Activité principale

Compléments

Contemporain du roi d'Israël Achab, de son épouse Jézabel, de leur fils le roi Joram, des prophètes Abdias et Élisée, de Naboth

Élie dans la Bible

Prophète d'Israël du IXe siècle av. J.-C., son ministère a lieu dans le royaume d'Israël après la mort de Salomon. Il est le prophète de YHWH, Dieu d'Israël, face au dieu des Cananéens, Baal, dont la reine d'Israël Jezabel s'est faite l'ardente missionnaire. Il réalise de nombreux prodiges avant de s'envoler aux cieux dans un tourbillon. Il est aussi, selon les prophètes bibliques, l'annonciateur du Messie à la fin des temps.

Origine du nom Élie

Élie est un nom théophore, comme bien des noms qui figurent dans la Torah. En hébreu, le prénom אֵלִיָּהו (ēliyahū) signifie « Mon Dieu est YHWH »[1],[2],[3],[4],[5],[6]. On a probablement choisi ce nom en raison de la mission particulière qui lui sera attribuée dans le récit biblique et qui vient en opposition avec les adorateurs du dieu Baal.

Élie dans le judaïsme

Élie dans le Livre des Rois

Élie serait né en -927. Enlevé par un char céleste, il est vivant éternellement[7]. L'histoire du prophète Élie est connue par ce que les exégètes ont appelé le « Cycle d'Élie ». Selon la Torah, Élie était un habitant du pays de Galaad et aussi un « Tishbite »[A 1], c'est-à-dire originaire de la ville de Tishbé (en) (en arabe el Istib), au nord de la rivière Yabboq dans le djebel Adjloun (entre le Yarmouk et l'Arnon), un nom de même racine que le mot captivité en hébreu. La tradition l'a fait connaître comme ayant une grande foi en YHWH et lui a attribué de nombreux miracles, dont même ceux de ressusciter les morts et de faire descendre le feu du ciel. Dans le Premier Livre des Rois, Élie apparaît dans l'histoire pour avertir Achab, le roi d'Israël, de la survenue d'une sécheresse causée parce qu'il empêche la pluie de tomber. « Élie, le Thischbite, l'un des habitants de Galaad (IXe siècle av. J.-C.) dit à Achab : « L'Éternel est Vivant, le Dieu d'Israël, dont je suis le serviteur ! Il n'y aura ces années-ci ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole »[A 1]. »

Augustins - Le Prophète Élie by Marc Arcis
Le Prophète Élie, par Marc Arcis (1690), musée des Augustins de Toulouse.

Il part ensuite faire une retraite près d'un torrent affluent du Jourdain. Il boit l'eau du torrent et est ravitaillé en nourriture par des corbeaux. Au bout d'un certain temps le torrent se tarit[A 2], puis Élie part vers Sidon où une veuve de la ville de Sarepta le reçoit et le nourrit. Un miracle a alors lieu, car les maigres provisions de la veuve ne s'épuisent pas jusqu'au retour de la pluie[A 3]. Le fils de la veuve tombe malade et meurt, puis ressuscite sur une prière d'Élie[A 4].

La sécheresse annoncée par Élie devait durer plus de trois ans[A 5]. La troisième année de sécheresse, Dieu renvoie Élie auprès du roi Achab. Élie rencontre un serviteur du roi nommé Abdias et lui demande de l'annoncer. Abdias craint que cette annonce provoque son exécution si Élie disparaît à nouveau, et plaide en évoquant son passé, où il a protégé des prophètes de Dieu que la reine Jézabel voulait faire tuer. Élie lui assure qu'il se montrera à Achab et malgré ses craintes, Abdias prévient le roi qui vient à la rencontre d'Élie[A 6].

Élie réprimande le roi pour avoir sacrifié au dieu Baal et laissé son épouse Jézabel dîner avec quatre cents prophètes d'Astarté. Le roi convoque le peuple et tous les prophètes sur le mont Carmel. Élie est seul face à quatre cent cinquante prophètes de Baal. Chaque camp choisit des taureaux pour en faire offrande à son dieu, mais sans y mettre le feu. Les prêtres de Baal s'agitent mais en vain, le feu ne vient pas consumer leurs offrandes. Élie fait un autel et place les offrandes qu'il fait arroser d'eau par trois fois. Il fait alors une prière et le feu s'abat sur l'autel. Alors Élie donne l'ordre de se saisir des prêtres de Baal et il les égorge. Élie dit à Achab de retourner en char à Jizreel avant que la pluie ne l'arrête, la pluie se met à tomber, tandis qu'Élie devance Achab en courant[A 7].

Informée par Achab, Jézabel menace Élie de lui faire subir le même sort qu'il a fait subir aux prêtres de Baal. Élie s'enfuit vers Beer-Sheva dans le royaume de Juda pour s'y réfugier. Élie, complètement découragé par ce qui lui arrive et souhaitant mourir, s'endort au pied d'un genêt. Un ange le réveille et lui offre à manger, il mange et se rendort. L'ange revient et Élie peut marcher ainsi pendant quarante jours. Arrivé à la caverne du mont Horeb, Élie s'y réfugie. Par la suite, l'auteur biblique décrit des phénomènes atmosphériques, mais Dieu ne se trouve que dans le dernier, « un doux murmure ». Dieu lui demande : « Que fais-tu ici Élie ? » Dieu donne l'ordre à Élie d'aller à Damas pour oindre Hazaël comme roi sur Aram, oindre Jéhu comme roi d'Israël et oindre Élisée pour en faire son successeur[A 8].

Environ six ans plus tard, il met en garde Achab et Jézabel d'un risque de mort violente après que Jézabel a manœuvré pour s'approprier la vigne d'un certain Naboth dont elle provoqua la mort par lapidation en le livrant à la foule[A 9]. Achab, roi d'Israël, et Josaphat, roi de Juda, s'allient pour faire la guerre contre Aram. Au cours d'un combat, Achab est tué. Son fils Achazia lui succède et commet les mêmes fautes aux yeux d'Élie[A 10].

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Ascension du prophète Élie remettant son manteau à son disciple Élisée (face droite du sarcophage dit de « la Remise de la Loi », musée du Louvre).

En effet, Achazia, tombé du balcon de ses appartements, veut consulter l'oracle de Baal sur sa guérison. Élie va à la rencontre des messagers du roi pour leur annoncer la mort prochaine du roi parce qu'il a préféré Baal au Dieu d'Israël[A 11]. Par la volonté de Dieu, Élie brûle cent hommes d'Achazia venus le capturer, puis se laisse emmener pour réitérer sa funeste prédiction devant le roi. Celui-ci meurt peu après, et son fils Joram lui succède.

Alors qu'il est en compagnie d'Élisée, Élie est enlevé au ciel dans un tourbillon. Après sa disparition, Élisée lui succède[A 12].

Ce récit sur l'enlèvement d'Élie au ciel a inspiré la construction de certains scénarios eschatologiques sur son retour miraculeux sur Terre. D'après le livre de Malachie, Élie reviendra avant le jugement dernier : « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l'Éternel arrive[A 13]. » La tradition juive attend donc le retour d'Élie[A 14]. Il reste l'invité lors de la fête juive de la Pâque, où une porte ouverte et un siège inoccupé l'attendent toujours.

Le Siracide, un livre deutérocanonique, mentionne Élie parmi les grands personnages de l'histoire d'Israël et rappelle ses hauts faits[A 15]. Le texte suggère qu'il y a une vie après la mort pour les croyants : « heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui se sont endormis dans l'amour du Seigneur, car nous aussi nous posséderons la vraie vie »[A 16].

Élie aux origines dans la tradition juive

Fauteuil d'Elie à Cavaillon
Fauteuil d'Élie à la synagogue de Cavaillon.

Comme le prophète Élie n'est jamais vraiment mort, des traditions concernant ses réapparitions se sont développées dans le folklore juif, depuis Rabbi Éléazar, fils de Shimon bar Yohaï[8], jusqu'aux récits hassidiques[9]. Élie est réputé avoir enseigné à des sages de la Torah et à des justes inconnus, ou encore, dans de nombreuses légendes, avoir surgi dans une synagogue lorsque manquait un dixième homme pour former le minyan[10].

Ces interventions mystérieuses, souvent destinées à sauver ou à soutenir les Juifs dans des périodes de danger, viennent du fait qu'Élie est celui qui annoncera la paix et le bien dans le monde à venir[10]. Ainsi la Birkat Hamazon (action de grâces après le repas) mentionne-t-elle Élie dont il faut « se souvenir pour le bien » car il apportera « de bonnes nouvelles, secours et consolation »[10].

En raison de son retour imminent, un fauteuil lui est souvent réservé dans les synagogues.

Autres mentions d'un « Élie » dans la Torah

Dans d'autres parties de la Torah, il y a d'autres personnages nommés Élie. Il s'agit peut-être du même personnage, mais cela suscite quelques problèmes de chronologie.

Dans le Deuxième Livre des Chroniques[A 17], un certain « Élie » met en garde le roi de Juda, Joram. Si c'est le même personnage, cela signifie qu'il est passé d'un royaume à l'autre et qu'il est mort plus tard que ne le laisse entendre le Deuxième Livre des Rois.

Ceci s'explique par le fait que le livre des chroniques est en quelque sorte une récapitulation de l'histoire, en particulier de l'alliance davidique et sur le culte rendu au temple.

Le nom Élie est aussi porté par un sacrificateur du temps d'Esdras[A 18].

Élie selon les Samaritains

Les Samaritains sont une population israélite ayant vécu en Israël et, plus précisément, en Samarie. Pour eux, c'est le mont Garizim et non Jérusalem qui est le principal lieu saint de la religion hébraïque. Selon la deuxième de leurs sept chroniques, « c'est Élie qui causa le schisme en établissant à Silo (Shiloa'h) un sanctuaire dans le but de remplacer le sanctuaire du mont Garizim[11] ».

Élie dans le christianisme

Mentions d'Élie dans le Nouveau Testament

Élie est le prophète le plus fréquemment cité dans le Nouveau Testament. Dans l'Évangile selon Jean, les pharisiens demandent à Jean le Baptiste ceci : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ ni Élie, ni le prophète[B 1] ? »

Élie est encore cité dans l'Évangile selon Luc[B 2]. Jean-Baptiste et Élie sont comparés pour leur costume fait de peaux de bêtes[A 19]. L'ange Gabriel affirme, avant la naissance de Jean-Baptiste, qu'il aura l'esprit et la puissance d'Élie[B 3]. Dans les trois évangiles synoptiques[B 4], on trouve une manifestation d'Élie en compagnie de Moïse et Jésus dans l'épisode dit de la « transfiguration » : « Et pendant qu'il (Jésus) priait l'aspect de son visage changea, et son vêtement, d'une éclatante blancheur. Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Élie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allait accomplir à Jérusalem[B 5]. »

Dans les épîtres, Élie est également mentionné comme modèle d'inspiration pour la prière. L'apôtre Paul dit ceci d'Élie : « Ne savez-vous pas ce que l'écriture rapporte d'Élie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël[B 6] ? » L'Épître de Jacques fait aussi référence à Élie pour parler du pouvoir de la prière : « Élie était un homme de la même nature que nous, il pria avec instance pour qu’il ne pleuve point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit[B 7]. »

Les évangiles soulèvent la difficile question de l'identité Jean le Baptiste Élie ; affirmée par Jésus[12]« Et lui, si vous voulez bien le comprendre, il est cet Élie qui doit venir[B 8] », cette identité est déniée par Jean le Baptiste « Qu'es-tu donc? Lui demandèrent-ils. Es-tu Élie? Il dit: Je ne le suis pas[B 9] ». Un érudit juif, Menahem Macina, a traité de cette contradiction apparente[13].

Culte d'Élie

Élie est fêté le 20 juillet par les catholiques et le 2 aout par les orthodoxes. Plusieurs montagnes portent son nom dont la plus connue est le mont Saint Elias en Alaska.

Dans l'Église orthodoxe serbe, la saint-Élie est une slava fêtée par beaucoup de croyants, il est aussi le saint protecteur de l'aviation et de l'armée de l'air serbe. De nombreux Serbes qui se sont convertis au christianisme aux Ve, VIe et VIIe siècles et qui avaient pour dieu protecteur Perun (équivalent de Thor chez les Slaves) l'ont pris pour saint protecteur. Saint Élie était représenté par les chrétiens de Constantinople comme le saint à la foudre.

Dans l'ordre du Carmel, dont Élie est le « père spirituel », la fête de saint Élie le 20 juillet a rang de fête[14] (fête obligatoire), donnant lieu à l'indulgence plénière[15], alors que dans le reste de l'Église catholique cette fête est optionnelle (non inscrite, laissée à la liberté des fidèles)[16].

La grotte d'Élie sur le mont Carmel

Grotto of Elijah, Mt Carmel
Ancienne carte postale de la « grotte d’Élie » dans le monastère Stella Maris de Haïfa avec un autel à l'intérieur.

La tradition a rapporté qu'Élie aurait résidé en ermite, avec des disciples (à commencer par Élisée) dans une grotte du mont Carmel. Cette grotte est connue sous le nom de « l'école des prophètes ». Par la suite, Élisée aurait poursuivi cette « tradition » et lui aussi résidé dans cette grotte comme le suggérerait le passage du Deuxième Livre des Rois où la femme Sunamite part au mont Carmel chercher Élisée[A 20]. Au XVIIe siècle des carmes viennent établir sur les pentes du mont Carmel un monastère et célèbrent des offices dans la « grotte d’Élie ». Cette grotte devient successivement une mosquée et aujourd'hui une synagogue. La communauté carmélitaine établie sur le mont Carmel (à proximité de la grotte) a obtenu l'autorisation de venir célébrer certaines fêtes religieuses dans cette grotte.

Élie dans l'islam

Élie est un personnage discret dans le texte coranique[17]. Il est cité dans deux passages du Coran :

« De même, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus et Élie, tous étant du nombre des gens de bien »

— Le Coran, « Le Bétail », VI, 85, (ar) الأنعام.

Dans ce passage, il est simplement intégré aux "personnes de bien". Sa présence parmi les gens d'Imran pourrait être une manière d'exprimer le type de spiritualité ascétique qui lui est associé[17].

« Élie était, certes, du nombre des Messagers. Quand il dit à son peuple : « Ne craignez-vous pas Allah ? » Invoquerez-vous Baal et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs, Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ? Ils le traitèrent de menteur. Et bien, ils seront emmenées (au Châtiment). Exception faite des serviteurs élus d’Allah. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité : « Paix sur Élie et ses adeptes ». Ainsi récompensons-Nous les bienfaisants, car il était du nombre de Nos serviteurs croyants »

— Le Coran, « Les Rangs », XXXVII, 123-132, (ar) الصافات.

Ce passage évoque le récit de la lutte d'Elie contre les adorateurs de Baâl., présent dans le livre des Rois. Les commentateurs musulmans ont donné plus de consistance à ce personnage coranique en récupérant des éléments provenant du récit biblique, comme son enlèvement au ciel. Néanmoins, leur chronologie est parfois hésitante -certains commentateurs plaçant la vie d'Elie avant celle de David et de Salomon- et le récit prend le contre-pied de celui donné par la Bible. Ainsi, Elie serait prophète au milieu d'une société païenne qu'il aurait cherché à convertir et Baal serait une idole représentant une très belle femme. Le roi de cette société païenne étant hésitant et son peuple refusant de croire, Élie aurait demandé à Dieu de retenir la pluie pour les châtier. Cela provoque une famine dans la région. Après 10 jours ou 10 ans (selon les traditions) de famine, le roi et le peuple admettent le message d'Élie et la pluie revient. Les récalcitrant sont alors massacrés[17].

Les versets 129 et 130 pourraient être une évocation de l’enlèvement d'Elie. Plusieurs récits de commentateurs ont repris cet épisode et Elie a été associé au"mystérieux initiateur de Moïse", sorte de prophète non-mortel traversant les générations. Cette idée se retrouve dans les traditions juives. Ces traditions et récits ont donnée une dimension importante (eschatologique, entre autre) à Elie même si ils sont rejetés par un certain nombre de penseurs musulmans[17].

Élie dans les arts

Elias and the Widow of Serepta Bernardo Strozzi
Élie et la pauvre veuve de Serepta, Bernardo Strozzi (c 1640-44)
  • Élie est le sujet de l'oratorio de Felix Mendelssohn : Elias (1846).
  • L'épisode du Songe d'Élie a été traité par les peintres et les sculpteurs (Philippe de Champaigne, Le Mans, musée de Tessé).
  • L'enlèvement d'Élie aux cieux est un thème de tableaux et d'icônes.
  • La « Transfiguration » est un thème de peintures et d'icônes.
  • Le livre d'Éli est un film sorti en 2010 incluant Denzel Washington.
  • Élie est un des personnages de la série Xéna la guerrière qui annonce l’avènement du dieu de l'amour et l'arrivée de l'enfant qui provoquera le Crépuscule des anciens dieux antiques.
  • Élie est le personnage principal de « la cinquième montagne » de Paulo Coelho. L'auteur s'inspire de l'histoire d'Élie décrite dans l'Ancien Testament pour construire une œuvre par ailleurs fictive.
  • La vie d'Élie a fait l'objet d'un récit poétique de Jean Grosjean.
  • Eli est le prénom du vampire joué par Lina Leandersson dans le film suédois Morse (Laisse-moi entrer) réalisé par Tomas Alfredson
  • Elie est le prénom d'un des personnages du roman de Herman Melville, Moby Dick (1851). Il est présenté sous le jour d'un illuminé, ancien matelot du capitaine Achab, qui ne cesse de prophétiser de manière confuse.

Galerie

Biserica de lemn Sf.Arhangheli din Libotin (21)

L'ascension d'Élie dans une fresque byzantine.

9820 - Milano - Sant'Ambrogio - Sarcofago di Stilicone - Foto Giovanni Dall'Orto 25-Apr-2007

Le Prophète Élie emporté au ciel sur un char de feu donne son vêtement à Élisée. Sculpture sur un sarcophage chrétien de la Rome antique (VIe siècle) à Milan (Italie).

Santa Maria dei Carmini (Venice) - Chapel of St. Anthony of Padua - Elijah by Tommaso Rues

Élie par Tommaso Rues, église Santa Maria dei Carmini.

Washington Allston - Elijah in the Desert - Google Art Project

Élie dans le désert par Washington Allston (Boston).

Elijahwindow

L'offrande d’Élie est consumée par le feu du ciel dans un vitrail de l'Église évangélique luthérienne allemande à Charleston, Caroline du Sud.

SaintIliaFromRilaMonastery

Élie dans la grotte (ci-dessous) et sur un char de feu. Une fresque du monastère de Rila (Bulgarie), tradition orthodoxe médiévale, rénovée du XXe siècle.

Statue of Saint Elijah at Saint Elijah Maronite Cathedral, Aleppo

La statue d’Élie à la cathédrale Saint-Élie, Alep (Syrie).

Transfigurationraffaelo

La partie supérieure de la Transfiguration (1520) de Raphaël, représentant Élie, Jésus et Moïse (tenant les Tables de la Loi).

ElijahByLouisHersent

Elijah rendant le fils de la veuve de Sarepta par Louis Hersent.

Prophet-Elias-Grk-ikon

Élie sur le mont Horeb, icône grecque orthodoxe.

Sergio de Castro, vitrail du char d'Elie

Élie sur son char (détail), par Sergio de Castro, vitrail de la collégiale de Romont (Suisse), 1980.

Notes et références

Références de la Bible hébraïque

Textes issus de la Torah ou Ancien Testament

  1. 1 Rois 17,1.
  2. 1 Rois 17,1-15.
  3. 1 Rois 17,8-16.
  4. 1 Rois 17,17-24.
  5. 1 Rois 18,1.
  6. 1 Rois 18,1-17.
  7. 1 Rois 18,18-46.
  8. 1 Rois 19,1-18.
  9. 1 Rois 21.
  10. 1 Rois 22.
  11. 2 Rois 1.
  12. 2 Rois 2.
  13. Malachie 4,5. Voir aussi William Marrion Branham.
  14. Malachie 3,23.
  15. Si 48, 1-12, dans la Traduction liturgique de la Bible (site catholique AELF).
  16. Si 48, 11.
  17. 2 Chroniques 21,12-15.
  18. Esdras 10,21.
  19. 2 Rois 1,8, Matthieu 3,4.
  20. 2 Rois 4,25.

Références de la Bible chrétienne

Textes issus du Nouveau Testament

  1. Jean 1,25.
  2. Luc 4,25, Luc 9,8-9, Luc 9,54.
  3. Luc 1,17.
  4. Matthieu 17,1-8, Marc 9,1-9, Luc 9,28-36.
  5. Luc 9,28-32.
  6. Romains 11,2.
  7. Jacques 5,17.
  8. Matthieu 11,14.
  9. Jean 1,21.

Autres références

  1. (en) Stephen L. McKenzie, « “My god is YHWH”: The Composition of Elijah Stories in 1-2 King », dans Christl M. Maier (ed.), Congress Volume Munich 2013, Brill, (ISBN 9789004281226, lire en ligne), p. 92-110.
  2. (en) S. David Sperling, « Elijah », dans Fred Skolnik, Michael Berenbaum (eds.), Encyclopædia Judaica, vol. 6, Thomson Gale, 2e éd. (ISBN 978-0-02-865934-3), p. 331.
  3. (en) John Barton et John Muddiman, The Oxford Bible Commentary, Oxford University Press, (ISBN 9780199277186, lire en ligne), p. 246.
  4. Philippe Hugo, Les deux visages d'Élie: texte massorétique et Septante dans l'histoire la plus ancienne du texte de 1 Rois 17-18, Academic Press Fribourg, Vandenhoeck et Ruprecht, coll. « Orbis biblicus et orientalis » (no 217), (ISBN 9783727815454, lire en ligne), p. 138.
  5. Christian Grappe et Alfred Marx, Sacrifices scandaleux ? : sacrifices humains, martyre et mort du Christ, Labor et Fides, (ISBN 9782830911794, lire en ligne), p. 62.
  6. Étienne Nodet, L'Odyssée de la Bible : Études et thèmes, Éditions du Cerf, (ISBN 9782204114226, lire en ligne), pt302.
  7. A. Peters, Histoire mondiale syncronoptique, Édition Académique de Suisse.
  8. Lewis Ginzberg, Legends of the Bible, Philadelphia : Jewish Publication Society of America, 1956, p. 597.
  9. Martin Buber, Les Récits hassidiques (Die Erzählungen der Chassidim, 1949), Éditions du Rocher, 1985 (ISBN 2-268-00018-4).
  10. « Élie », dans Geoffrey Wigoder (dir.), Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, Cerf/Robert Laffont (Bouquins), 1996 (ISBN 978-2221080993).
  11. (en) Alexander Broadie, A Samaritan Philosophy: A Study of the Hellenistic Cultural Ethos of the Memar Marqah, BRILL, , 246 p. (ISBN 9789004063129, présentation en ligne, lire en ligne), p. 1.
  12. Notamment dans l'Évangile selon Saint-Mathieu : « Élie va venir pour remettre tout en place. Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Le Fils de l’homme, lui aussi, va souffrir par eux. » Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste.
  13. Menahem Macina, « Jean le Baptiste était-il Élie ? Examen de la Tradition néotestamentaire », Proche-Orient Chrétien, no XXXIV,‎ , p. 209-232 (lire en ligne).
  14. Les heures du Carmel, Lavaur, Éditions du Carmel, , 347 p. (ISBN 2-84713-042-X), p. 111.
  15. Calendrier liturgique à l'usage des communautés carmélitaines, Créteil, Carmel sainte Thérèse, , 24 p., p14.
  16. Prière du Temps présent, Paris, du Cerf, , 1590 p. (ISBN 2-204-04853-4), p1261.
  17. Lory P., "Elie", dans Dictionnaire du Coran, 2007, Paris, p.244-246.

Annexes

Bibliographie

  • Éliane Ketterer, Éliane Poirot, « Les figures d'Élie le prophète », Cahier Évangile, no Supplément #100,‎
  • Nathalie Lacasse, « Élie, le prophète qui voulait mourir », Revue Scriptura, Montréal, vol. 9/1,‎
  • Louis Massignon, Opera Minora, vol. I, « Élie et son rôle transhistorique », p. 107-125
  • Tabari (trad. du persan par Hermann Zotenberg), La Chronique. Histoire des prophètes et des rois, vol. I, Actes Sud / Sindbad, coll. « Thésaurus », (ISBN 9782742733170)

Voir aussi

Liens externes

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Elie Cyper

Elie Cyper (Cyperucha), (12 septembre 1908 - 15 juillet 1944), est un rabbin et résistant français, déporté et tué par les nazis.

IIe législature de la Seconde Restauration

La deuxième législature de la Seconde Restauration dure du 4 novembre 1816 au 24 décembre 1823. Elle commence avec la dissolution de la Chambre par le roi à l'initiative du gouvernement du duc de Richelieu.

Le corps électoral est convoqué en septembre 1816 et envoie à la Chambre une majorité de constitutionnels, compris politiquement entre les libéraux et les ultras. Le duc de Richelieu demeure président du Conseil jusqu'au 28 décembre 1818. À la suite de sa démission, Jean Joseph Dessolles devient président du Conseil et ministre des affaires étrangères.

De nombreuses lois à caractère libéral sont votées de 1816 à 1820 :

loi électorale de février 1817, dite « loi Lainé » ; instaure un suffrage de liste au niveau des départements

loi militaire dite Gouvion-Saint-Cyr de mars 1818, abolissant les prérogatives pour les officiers issus de la noblesse

loi sur la presse de mars 1819Élie Decazes devient président du Conseil le 19 novembre 1819

Le 13 février 1820, le duc de Berry est assassiné. Par réaction, Élie Decazes quitte le gouvernement, le duc de Richelieu le remplace. Des mesures anti-libérales sont prises :

juin 1820, loi du double vote : les électeurs les plus riches se voient accorder le droit de voter deux foisVillèle devient président du Conseil en septembre 1822.

Ilya Ilitch Metchnikov

Ilya Ilitch Metchnikov, francisé en Élie Metchnikoff (né le 15 mai 1845 à Ivanovka près de Kharkov, actuelle Ukraine et mort le 15 juillet 1916 à Paris) est un zoologiste, bactériologiste et immunologiste sujet de l'Empire russe.

On doit à Metchnikov la découverte des mécanismes de défense immunitaire contre les bactéries au moyen des globules blancs : la phagocytose. Il est avec Paul Ehrlich co-lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1908.

Monastère Saint-Élie

Le monastère Saint-Élie (en serbe cyrillique : Манастир Илиње ; en serbe latin : Manastir Ilinje) est un monastère orthodoxe serbe situé près d'Ovčar Banja, dans le district de Moravica et sur le territoire de la Ville de Čačak, dans l'ouest de la Serbie. Il fait partie des dix monastères de la gorge d'Ovčar-Kablar.

Monastère Saint-Élie (Očage)

Le monastère Saint-Élie (en serbe cyrillique : Манастир Илиње ; en serbe latin : Manastir Ilinje) est un monastère orthodoxe serbe situé à Očage, dans le district de Mačva et dans la municipalité de Bogatić en Serbie.

Le monastère abrite une communauté de religieuses.

Parc national de Wrangell–Saint-Élie

Le parc national et réserve nationale de Wrangell-Saint-Élie (anglais : Wrangell-St. Elias National Park and Preserve) est un parc national américain du Sud de l’Alaska. Le parc constitue une réserve de biosphère et fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Il s’agit du plus grand parc national aux États-Unis, avec une superficie de 53 321 km2, soit six fois la surface du parc national de Yellowstone. Il comprend le second sommet du pays, le mont Saint-Élie, culminant à 5 489 mètres. Il borde le parc national canadien Kluane. Il fut créé en 1980 par l’Alaska National Interest Lands Conservation Act.

Résurrection

La résurrection désigne le fait de revenir à la vie après une disparition plus ou moins longue. En français contemporain, le mot est employé pour le retour à la vie d'une espèce éteinte.

La résurrection des morts est à l'opposé de la réincarnation[réf. nécessaire] ; c'est un phénomène surnaturel ne relevant pas de la sphère humaine.

Seules deux personnes sont connues dans la Bible pour avoir ressuscité des morts. Il s'agit d'Élie le prophète et de Jésus le messie. La Bible chrétienne rapporte d'autres résurrections effectuées par la puissance de Jésus-Christ, notamment celle de Lazare de Béthanie, du fils de la veuve de Naïm, de la fille de Jaïre et surtout celle de Jésus de Nazareth.

Par la suite, des saints ont ressuscité des morts ici-bas, dans le respect de la parole de Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes » (Jean 14,12), résurrection obtenues par la foi de saint François d'Assise, saint Antoine de Padoue, etc.

Élie Baup

Élie Baup, né le 17 mars 1955 à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) , est un entraîneur français de football.

Élie Bloch

Élie Bloch né Éliézer-Léopold Bloch, le 8 juillet 1909 à Dambach-la-Ville dans le Bas-Rhin et mort en décembre 1943 à Auschwitz est un rabbin français. Résistant, il est déporté et assassiné à Auschwitz.

Élie Chouraqui

Élie Chouraqui est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma franco-israélien né le 3 juillet 1950 à Paris. Il a également été capitaine de l’équipe de France de volley-ball. Depuis 2009, il est aussi scénariste de bande dessinée.

Depuis ses débuts jusqu'à la fin des années 1970, il réalise des comédies comme Paroles et musique, Qu'est-ce qui fait courir David ?, Les Marmottes, des thrillers comme Man on Fire, un road movie comme Miss Missouri ou des drames comme Mon premier amour, Harrison's Flowers, Ô Jérusalem.

Élie Decazes

Élie Louis Decazes (28 septembre 1780 à Saint-Martin-de-Laye – 24 octobre 1860 à Paris, 26 rue Jacob), comte Decazes, puis 1er duc Decazes et duc de Glücksbierg, est un homme politique français du XIXe siècle.

Élie Ducommun

Élie Ducommun, né le 19 février 1833 à Genève et mort le 7 décembre 1906 à Berne, est un journaliste et un homme politique suisse, franc-maçon et pacifiste, un des fondateurs en 1867 de la Ligue de la paix et de la liberté, il reçoit le prix Nobel de la paix en 1902 avec Charles Albert Gobat.

Élie Gesbert

Élie Gesbert, né le 1er juillet 1995 à Saint-Brieuc, est un coureur cycliste français, membre de l'équipe continentale professionnelle Arkéa-Samsic. Coureur offensif, il a notamment remporté un double titre de champion de France juniors sur route et en contre-la-montre en 2013, une étape du Tour de l'Avenir en 2015.

Élie Lévy

Élie Lévy, né le 29 août 1895 à Compiègne et mort le 24 janvier 1945, est un médecin français, qui est pendant la Seconde Guerre mondiale un résistant actif dans le mouvement Libération et dans le réseau SPINDLE du Special Operations Executive.

Arrêté par les Italiens, il est livré aux Allemands et déporté à Auschwitz-Birkenau. Il meurt lors de l’évacuation du camp.

Élie Okobo

Élie Okobo, né le 23 octobre 1997, à Bordeaux, en France, est un joueur français de basket-ball. Il évolue au poste de meneur.

Élie Semoun

Élie Semhoun, dit Élie Semoun, est un humoriste et acteur français, né le 16 octobre 1963 à Paris.

Il se fait d'abord connaître en 1988 dans la série télévisée Vivement lundi ! sur TF1, avant de former, avec Dieudonné, le duo comique Élie et Dieudonné, qui remporte un grand succès. Après la fin du duo, il poursuit une carrière en solo, aussi bien sur les planches qu'à l'écran.

Après de nombreux seconds rôles dans des comédies populaires - dont Les Trois Frères (1995) et Neuilly sa mère ! (2009) - il tente de se hisser comme tête d'affiche, après une expérience isolée avec Dieudonné pour Le Clone (1997).

Si Cyprien (2009), basé sur l'un de ses sketchs, est un échec, en revanche, il connait un large succès commercial avec le rôle de Gustave Latouche dans les adaptations de la bande dessinée L'Élève Ducobu, réalisées par Philippe de Chauveron.

Ayant sorti trois disques, il est également comédien de doublage, prêtant notamment sa voix au personnage de Sid le paresseux dans la franchise d'animation à succès L'Âge de glace (2002-2016). Depuis 2014, il double le légionnaire Cubitus dans les films d'animation Astérix scénarisés et réalisés par Alexandre Astier.

Élie Wollman

Élie Wollman est un microbiologiste français, pionnier de la génétique microbienne, à l’origine des développements de la biologie moléculaire, né dans le 14e arrondissement de Paris, en 1917, et décédé à Paris en 2008.

Il est assistant (1946) puis chef de laboratoire (1954) et professeur (1964-85) à l’Institut Pasteur. Il est nommé sous-directeur (1966-85) de l’Institut Pasteur. Par la suite, il est professeur honoraire de l’Institut Pasteur.

Il est directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) (1960-85), Membre du Comité national de la recherche scientifique (1963-71 et 1976-83), du directoire et du conseil d’administration du CNRS (1967-71).

Il est président de la Société française de microbiologie (1983-89) et membre correspondant de l’Académie des sciences (1980).

Élie Yéghiayan

Élie Yéghiayan, né le 29 mai 1950 à Alep, est un prélat catholique syrien, membre de l'Église catholique arménienne. Depuis juin 2018, il est l’évêque de l'éparchie Sainte-Croix-de-Paris des Arméniens.

Élisée

Élisée (hébreu : אלישע ; arabe : اليسع) est un prophète de l'Ancien Testament dont l'activité est décrite dans le deuxième livre des Rois. Son nom vient de l'hébreu El Yasa que l'on peut traduire par Dieu a aidé. À une époque troublée où les rois d'Israël successeurs de Salomon s'adonnaient à l'idolâtrie et à la débauche, Élie et Élisée ne cessaient de rappeler à ces derniers qu'ils devaient se détourner des divinités étrangères, Baal et Astarté, et retourner au culte du seul vrai Dieu.

Il est fêté le 14 juin,.

Prophètes de la Bible
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Douze petits prophètes
Livres des petits prophètes
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Dieu
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