Âge du fer

L’âge du fer est une période chronologique caractérisée par l'usage de la métallurgie du fer et faisant généralement suite à l'âge du bronze. Cependant, les limites chronologiques de l'âge du fer varient considérablement selon l'aire culturelle et géographique considérée. Ainsi peut-il être considéré comme appartenant à la Préhistoire, à la Protohistoire ou l'Histoire selon les aires géographiques considérées.

L'âge du fer débute vers 1100 av. J.-C. dans le monde méditerranéen, vers 800 à 700 av. J.-C. dans le nord de l'Europe[1] et vers en Afrique.

La métallurgie du fer nécessite une température plus élevée que celle du bronze, atteignable grâce à l'évolution technologique des fours[2].

Âge du fer
Reconstitution d'une maison de l'âge du fer en Europe.
Reconstitution d'une maison de l'âge du fer en Europe.
Définition
Caractéristiques

Historiographie

L'existence d'un âge du fer est déjà évoquée dans le De natura rerum de Lucrèce, mais comme simple hypothèse philosophique[3].

L'invention de l'expression « âge du fer » est attribuée au chercheur danois C. J. Thomsen[4]. Elle se fonde sur des idées plus anciennes, notamment celles de l’historien Lauritz Schebye Vedel Simonsen, professeur à l'université de Copenhague, qui avait envisagé en 1813 que les outils des peuples antiques scandinaves avaient d’abord été de bois et de pierre avant d’être de cuivre et de fer[5],[6]. Thomsen eut l'intuition, en 1816, de l'emploi successif par l'humanité de la pierre, du bronze et du fer, alors qu'il devait classer les antiquités nationales danoises. Il énonce sa théorie des trois périodes préhistoriques — l’âge de la pierre, l’âge du bronze et l’âge du fer —, en 1836 dans Ledetraad til Nordisk Oldkyndighed (Guide des antiquités nordiques).

Aujourd'hui, il est admis que cette période succède, en Europe et au Proche-Orient, à l'âge du bronze et précède l'entrée des civilisations concernées dans l'histoire. Certaines régions n'ont jamais connu d'âge du fer tout en connaissant très tôt certaines caractéristiques d'un développement social ou technique important. C'est le cas par exemple des civilisations précolombiennes qui connurent une métallurgie de l'or et du cuivre jusqu'à la conquête espagnole. L'Afrique, au contraire, n'a pas connu d'âge du bronze, mais directement celui du fer[7] ; la métallurgie du cuivre et du bronze (Ife, Benin…) y est très postérieure.

La notion d'âge du fer ne doit donc pas s'entendre comme une notion chronologique ou comme un stade d'évolution, mais simplement comme l'indice d'une technique qui influença durablement et en profondeur certaines sociétés, en particulier en Europe continentale. Elle se caractérise notamment par un renforcement de la domination des chefs de guerre en liaison avec les nouvelles conditions techniques de la guerre (remplacement de l'armement en bronze par des armes de fer, plus percutantes) ; l'augmentation des rendements agricoles avec la fabrication d'instruments aratoires en fer (araire et charrue pourvues d'un soc en fer, hache qui permet de défricher plus largement les « bordures » des terres arables, faux et faucilles[8]) favorisant l'extension des défrichements[9], l'essor démographique[10]. Cette force de travail accrue permet de dégager « des travailleurs de la production agricole autarcique, et de les utiliser dans l'artisanat et les échanges beaucoup plus largement que précédemment ; il permet enfin aux cités en gestation de participer à une expansion coloniale lointaine »[11].

Chronologie de l'âge du fer

Proche-Orient, Moyen-Orient, Égypte, Balkans

Le fer météorique y a été travaillé dès la fin du IVe millénaire av. J.-C. comme l'attestent des perles de fer de la période prédynastique égyptienne, ou un poignard (quelques parcelles de rouille adhérant au manche) découvert en Mésopotamie à Tell Asmar. Mais les premiers fers obtenus par réduction de minerai dans un four remonteraient au IIIe millénaire av. J.-C. en Anatolie. Un des plus anciens objets en fer connu qui pourrait être issu d'un travail au bas fourneau date des environs de et provient d'une tombe royale du Hatti dans le Nord de l'Anatolie[12], mais cette technique se développe surtout à partir des années 1600 avant notre ère. Les Hatti pratiquaient déjà un art du bronze très sophistiqué.

Pendant longtemps les archéologues ont estimé que les premiers à utiliser le fer furent les Hittites au IIe millénaire av. J.-C. Puis on a considéré que la métallurgie du fer était née en Syrie du Nord et en Anatolie, sur les piémonts du Taurus dans une région susceptible de fournir du minerai et des forêts (pour le charbon nécessaire à la production du fer)[13]. Cependant, les Hittites semblent avoir été les premiers à faire un grand usage du fer dans l'armement[14].

L'« âge du fer » proprement dit commence bien plus tard, il marque la généralisation de la métallurgie du fer qui supplante la métallurgie du bronze pour l'armement et l'outillage. Au Proche-Orient et en Europe balkanique, la transition vers l'âge du fer est la plus ancienne au monde et se produit vers 1200-1000 av. J.-C.

Europe centrale et occidentale

Chronologie de l'âge du fer en Europe centrale et occidentale

Rasoir Acy-Romance
Rasoir en bronze, Premier âge du fer, Acy-Romance.

L'âge du fer débute aux environs de 800 av. J.-C. et correspond globalement à l'apparition d'une nouvelle élite masculine inhumée sous des tumuli avec de grandes épées en fer[15]. Il a été subdivisé en deux périodes, nommées d'après deux sites :

  • le Hallstatt ou « premier âge du fer » ;
  • La Tène ou « second âge du fer ».

Durant ce millénaire, et surtout les sept derniers siècles, des villes sont nées, des États se sont créés, des périodes de développement et de déclin se sont succédé, les marchandises et les techniques ont circulé dans toute l'Europe.

Les complexes techno-économiques en Europe

Ironageroof
Reconstitution d'un toit de chaume dans le Hampshire, une technique répandue à l'âge du fer.

À défaut de connaissances étendues sur les ensembles culturels et politiques de l'âge du fer, la culture matérielle des civilisations européennes de cette période permet de dessiner de grands ensembles géographiques à l'intérieur desquels le matériel des fouilles présente une remarquable homogénéité, tant en termes de technique qu'au niveau des décors.

Ces ensembles ou « complexes techno-économiques » persistent durant les deux âges du fer, « se dilatant et se contractant au gré des circonstances »[16],[17] :

Asie

C'est au cours du Ier millénaire av. J.-C. que le travail du fer apparaît, en Inde, en Chine, puis au Japon où les armes de fer ne deviennent courantes qu'au IIe siècle[7].

L’âge du fer en Mongolie ne commence qu’au IIIe siècle. Les objets de fer trouvés dans les tombes à dalles montrent que l’expansion de la ferronnerie s’est faite progressivement vers le sud du lac Baïkal. Il s’ensuit l’émergence d’une aristocratie de la steppe, même si certaines formes collectives de l’exercice du pouvoir subsistent parallèlement, comme l’assemblée des chefs de clan.

Amérique

Les Amérindiens n'ont jamais développé de métallurgie du fer, bien qu'ils aient pratiqué la métallurgie d'autres métaux plus de 1 000 ans avant l'arrivée des Espagnols, notamment en Amérique du Sud et en Amérique Centrale.

En revanche, les Inuits du Groenland ont commencé à exploiter le fer météorique et le fer tellurique vers l'an 1000, en le martelant à froid pour fabriquer de petits objets comme des pointes de flèche[18].

Afrique

Carte-afrique
Introduction ou invention de la métallurgie du fer en Afrique.
  • Chemins d'introduction du fer selon la thèse diffusionniste.

L'émergence du travail du fer en Afrique fait l'objet de deux thèses opposées. La thèse diffusionniste considère que le travail du fer est apparu dans l'Anatolie ancienne avant d'atteindre le nord du continent, grâce aux Carthaginois, vers 750 av. J.-C. et de se diffuser, via l'Égypte et la Nubie, dans l'Afrique subsaharienne, franchissant le hiatus du désert aux alentours de 500 av. J.-C.[19] À l'opposé, la thèse autochtone postule que le travail du fer a été inventé beaucoup plus précocement en Afrique subsaharienne, dans divers foyers indépendants[20],[21].

Selon la thèse autochtone, qui tend à s'imposer[notes 2], les traces les plus anciennes de métallurgie du fer remontent, pour le continent africain, au IIIe millénaire av. J.-C.[23],[24] Les points d'opposition à cette dernière théorie concernent principalement la validité des datations au carbone 14[25],[21].

Afrique méditerranéenne

L'utilisation de fer météorique est attestée en Égypte dès le IVe millénaire av. J.-C.[26],[27] Pour ce qui est de la métallurgie du fer proprement dite, on obtient des datations autour du IIIe millénaire av. J.-C. en Égypte (Gizeh, -2565/-2440, Abydos, -2345/-2181) avec une diffusion progressive vers le Sud[20]. Certaines théories exposent une première diffusion des techniques de métallurgie du fer le long du Nil vers l'Afrique subsaharienne via la Nubie (Napata et Méroé, respectivement au VIIIe siècle av. J.-C. et au vie siècle av. J.-C.[28]).

À Carthage (Tunisie), le travail du fer remonte au VIe siècle av. J.-C. et certaines théories postulent une diffusion vers l'Afrique occidentale à partir de ce point, au IIIe siècle av. J.-C.[28] Ces théories de diffusion vers l'Afrique subsaharienne à partir du Proche-Orient ou de l'Afrique du Nord font cependant débat[28].

Afrique subsaharienne

Il est souvent considéré que, contrairement à d'autres régions comme l'Europe et le Moyen-Orient, l'âge du fer en Afrique subsaharienne ne fait pas suite à un âge du bronze. Dans beaucoup d'endroits, la technologie du fer fait directement suite à l'usage de la pierre. Des découvertes, à Egaro près de Termit au Niger oriental[29], et à Ôbui, en République centrafricaine[30], laissent penser que le travail du fer a commencé en ces endroits dès le IIIe millénaire av. J.-C. ; ces découvertes sont cependant l'objet de controverses[31]. Les datations les plus anciennes dans le Sahel vont jusqu'à -2900/-2300[20]. Plus au Sud, dans le contexte de la culture Nok (actuel Nigeria), le fer remonte à -925/±70. On trouve du fer encore plus ancien plus au Sud (Cameroun), avec des datations autour du IIe millénaire av. J.-C.[20]

Dans la région des Grands Lacs, la métallurgie du fer est attestée dès le IIe millénaire av. J.-C., avec des datations au Burundi et en Tanzanie[notes 3].

La généralisation du travail du fer s'étage de 500 av. J.-C. jusqu'à 500 apr. J.-C. environ[33],[34],[35],[36]. Il a été considéré que l'expansion Bantoue avait apporté le fer dans la partie de l'Afrique au sud de l'équateur, mais l'archéologie semble montrer que bien que maîtrisant l'agriculture, les peuples locuteurs du proto-bantou n'utilisent le fer qu'à partir de -500[37],[38].

Notes et références

Traductions

  1. (en) « Africa south of the Sahara, it now seems, was home to a separate and independent invention of iron metallurgy … To sum up the available evidence, iron technology across much of sub-Saharan Africa has an African origin dating to before 1000 BCE. »

Notes

  1. On peut y particulariser un complexe aquitain : sud-ouest de la France, entre Garonne et Pyrénées.
  2. « L'Afrique au sud du Sahara, semble-t-il désormais, est le foyer d'une invention distincte et indépendante de la métallurgie du fer… Pour résumer les données disponibles, la technologie du fer de la majeure partie de l'Afrique subsaharienne a une origine africaine datant d'avant [trad 1],[22] »
  3. BuHaya -1740/-770[32], Mubuga -1230/-1210[28],[32], Kuturuka -1470/-1030[28], Rwiyange -1230/-905[32], Kabacusi -865[32].

Références

  1. Édouard Fourdrignier, « L'âge du fer : Halstatt - Le Marnien - La Tène », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 1, no 6,‎ , p. 207-215 (lire en ligne).
  2. « Âge du fer en Europe », sur universalis.fr.
  3. Nathalie Richard, Inventer la préhistoire. Les débuts de l'archéologie en France, Vuibert, .
  4. (da) C. J. Thomsen, Ledetraad til Nordisk Oldkyndighed [« Guide des antiquités nordiques »], .
  5. (en) B. G. Trigger, A History of Archaeological Thought, Cambridge University Press, (présentation en ligne), p. 75.
  6. (en) C. K. Maisels, The Near East: archaeology in the 'Cradle of civilization', Londres, Routledge, (présentation en ligne), p. 20.
  7. Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d'histoire, Bordas (ISBN 2-04-006513-X), p. 1757.
  8. Ces deux outils témoignent de deux activités différentes, la faucille n'étant employée que pour la moisson et la faux pour la fenaison. Cf. Anick Coudart, Patrick Pion, Archéologie de la France rurale : de la préhistoire aux temps modernes, Belin, , p. 73.
  9. Les études en palynologie révèlent une chute des pollens d'arbres forestiers et une multiplication des pollens de plantes cultivées. Cf. Fabienne Gateau, Carte archéologique de la Gaule, Les Éditions de la MSH, , p. 100.
  10. Essor mis en évidence lors des fouilles archéologiques des nécropoles.
  11. Pierre Lévêque, Bêtes, dieux et hommes : l'imaginaire des premières religions, Messidor/Temps Actuels, , p. 189.
  12. (en) Richard Cowen, « The Age of Iron, Chapitre 5 », sur mygeologypage.ucdavis.edu.
  13. Jean-Claude Margueron et Luc Pfirsch, Le Proche-Orient et l'Égypte antique, Paris, Hachette Supérieur, .
  14. Si l'armée hittite utilisait surtout des armes de bronze, elle fut la première à employer le fer pour la guerre ; cf. Jacques Freu et Michel Mazoyer, L'apogée du nouvel Empire hittite, Paris, L'Harmattan, .
  15. Patrice Brun et Pascal Ruby, L'âge du Fer en France : premières villes, premiers états celtiques, Paris, La Découverte, .
  16. Patrice Brun, Princes et princesses de la Celtique. Le premier âge du fer en Europe, 850-450 av. J.-C., Arles, Errance, .
  17. Marcel Otte, Mireille David-Elbiali, Christiane Éluère et Jean-Pierre Mohen, La protohistoire, Bruxelles, De Boeck Université (réimpr. 2008) (1re éd. 2002) (ISBN 978-2-8041-5923-8), p. 186.
  18. (en) Vagn Fabritius Buchwald (da), Iron and steel in ancient times, Det Kongelige Danske Videnskabernes Selskab, (ISBN 87-7304-308-7).
  19. Pringle 2009, p. 1.
  20. UNESCO 1999, p. 11.
  21. Pringle 2009, p. 2.
  22. (en) Stanley B. Alpern, « Did they or didn’t they invent it? Iron in sub-Saharan Africa », History in Africa, no 32,‎ , p. 41-94 (présentation en ligne).
  23. Paris et al. 1992, p. 58.
  24. (en) Jane Humphris (éd.) et Thilo Rehren (éd.), The world of iron, Archetype publications, (ISBN 978-1-904982-97-5, présentation en ligne), p. 4.
  25. (en) D. J. Killick, « What do we know about african iron working? », Journal of African Archaeology, vol. 2, no 1,‎ , p. 97-112 (présentation en ligne, lire en ligne).
  26. (en) Thilo Rehren, Tamás Belgya, Albert Jambon, György Káli, Zsolt Kasztovszky, Zoltán Kis, Imre Kovács, Boglárka Maróti, Marcos Martinón-Torres, Gianluca Miniaci, Vincent C. Pigott, Miljana Radivojević, László Rosta, László Szentmiklósi et Zoltán Szőkefalvi-Nagy, « 5,000 years old Egyptian iron beads made from hammered meteoritic iron », Journal of Archaeological Science, vol. 40, no 12,‎ , p. 4785–4792 (DOI 10.1016/j.jas.2013.06.002).
  27. Erwan Lecomte, « Des bijoux d’Égypte ancienne venus de l'espace ! », Sciences et Avenir,‎ (lire en ligne).
  28. UNESCO 1999, p. 9.
  29. François Paris, Alain Person, Gérard Quéchon et Jean-François Saliège, « Les débuts de la métallurgie au Niger septentrional », Journal des africanistes, vol. 62, no 2 « Mémoire de sable »,‎ , p. 55-68 (lire en ligne).
  30. Étienne Zangato, Les ateliers d'Ôboui : Premières communautés métallurgistes dans le nord-est du Centrafrique, Éditions Recherche sur les Civilisations (ERC), (ISBN 978-2-86538-316-0)

    « Les datations [des forges] montrent qu'elles ont fonctionné durant une période allant de 2343-2058 av. J.-C. à 2312-1900 av. J.-C. »

    — Zangato 2008, p. 55

    .
  31. (en) Heather Pringle (en), « Seeking Africa's First Iron Men », Science, vol. 323, no 5911,‎ , p. 200-202 (DOI 10.1126/science.323.5911.200, lire en ligne [PDF]).
  32. Bisson et Vogel 2000, p. 15.
  33. Raymond Lanfranchi et Dominique Schwartz, Paysages quaternaires de l'Afrique centrale atlantique, IRD Éditions, , 535 p. (lire en ligne [PDF])« L'âge du fer ancien est désormais attesté dès c. 2350 B.P. [~ 400 av. J.-C.] dans les savanes du Moyen et du Haut-Ogooué et en forêt près d'Oyem au Gabon. Par la suite, autour de 2150 B.P. [~ 200 av. J.-C.] le fer est fondu un peu partout dans la région. » -- recension par Bernard-Olivier Clist (Université de Gand)..
  34. (en) Patrick K. O'brien (general ed.), Philip's Atlas of World History, concise edition, Philip's, , 3e éd. (ISBN 978-0-540-08867-6), p. 23.
  35. Marie-Claude Van Grunderbeek, Émile Roche et Hugues Doutrelepont, « L'Âge du Fer Ancien au Rwanda et au Burundi », Journal des africanistes, vol. 52, no 1,‎ , p. 5-58 (p. 17) (DOI 10.3406/jafr.1982.2122).
  36. Dominique Schwartz, Hubert de Foresta, Roger Dechamps et Raymond Lafranchi, « Découverte d'un premier site de l'âge du fer ancien (2110 B.P.) dans le Mayombe congolais. Implications paléobotaniques et pédologiques », C. R. Acad. Sci., Paris, série II, t. 310,‎ , p. 1293-12198 (p. 1295) (lire en ligne [PDF]).
  37. Patrick Mouguiama-Daouda, « Langue et histoire des Bantu », dans Contribution de la linguistique à l’histoire des peuples du Gabon. La méthode comparative et son application au bantu, Paris, CNRS Éditions, (ISBN 978-2-271-07820-9, lire en ligne).
  38. Jan Vansina, « Le phénomène bantou et les savants », Revue française d'histoire d'outre-mer, vol. 65, no 241,‎ , p. 543-551 (DOI 10.3406/outre.1978.2151, lire en ligne).

Bibliographie

  • François Paris, Alain Person, Gérard Quéchon et Jean-François Saliège, « Les débuts de la métallurgie au Niger septentrional », Journal des africanistes, vol. 62, no 2 « Mémoire de sable »,‎ , p. 55-68 (lire en ligne)
  • « Les routes du fer en Afrique » [PDF], UNESCO,
  • (en) Michael S. Bisson et Joseph O. Vogel, Ancient African Metallurgy : The Sociocultural Context, Rowman & Littlefield, , 294 p. (ISBN 978-0-7425-0261-1, présentation en ligne)
  • (en) Heather Pringle (en), « Seeking Africa's First Iron Men », Science, vol. 323, no 5911,‎ , p. 200-202 (DOI 10.1126/science.323.5911.200, lire en ligne [PDF])

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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Ardenne

L’Ardenne (en wallon : Årdene; en néerlandais : Ardennen) est une région naturelle qui s'étend sur les territoires belge, français, luxembourgeois et allemand, située à l'est de la Meuse et de la Sambre et limitée au sud par les plaines de Lorraine et de Champagne.

Cette région historique englobe les régions géologiques comprises ou bordant le massif ardennais : la Fagne, la Famenne, les Hautes Fagnes, l’Eifel, l’Oesling, la Calestienne, une partie du Condroz. Le massif ardennais est une ancienne montagne.

Canaan (région)

Canaan /kanaɑ̃/ (phénicien : ou 𐤊𐤍𐤏𐤍, KNˁN (Kanaʿn) ; hébreu : כנען Kənáʿan ; arabe : كنعان Kanʿān) désigne une région et une civilisation du Proche-Orient ancien située le long de la rive orientale de la mer Méditerranée. Cette région correspond plus ou moins aujourd'hui aux territoires réunissant l’État d'Israël, les Territoires palestiniens, l'ouest de la Jordanie, le Liban et l'ouest de la Syrie. On appelle Cananéens les habitants de ce territoire à l'âge du bronze, parfois appelé pour cette région « période cananéenne ».

Dans le récit biblique, Canaan désigne la Terre promise aux Hébreux, par Dieu (Yahvé) à Abraham. Elle désigne la région comprise entre la mer Méditerranée et le Jourdain, avant sa conquête par Josué et les tribus d'Israël sorties d'Égypte. Le terme proviendrait du nom de Canaan, petit-fils de Noé.

Castro (architecture)

Un castro est une fortification résidentielle associée à l’âge du fer de la péninsule ibérique, aussi bien utilisée par les populations celtiques des plateaux de Castille (meseta), de la Gallaecia et du nord du Portugal, que dans la partie ibérique du sud et de l'est. C’est la romanisation qui marque la fin des castros.

Culture de Hallstatt

La culture de Hallstatt, ou culture hallstattienne, ou encore Hallstattien, est une culture archéologique du centre-ouest de l'Europe qui s'est développée entre environ 1 200 et 500 av. J.-C. Elle précède la période de La Tène ou second âge du fer. Elle prend son origine au nord des Alpes sur la Tchéquie, la Bavière, et le nord de l'Autriche actuelles. Cette culture est généralement considérée par les historiens comme le berceau des peuples celtes.

La culture de Hallstatt tire son nom d'un site archéologique qui se trouve à Hallstatt, dans la région du Salzkammergut, en Autriche. Le terme Hallstatt donne l'adjectif hallstattien(ne) et est abrégé en Ha (ou Hall) dans le jargon des spécialistes.

Le nom de cette culture a été proposé par l'archéologue Hans Hildebrand en 1874.

Culture de Sa Huỳnh

La culture de Sa Huỳnh (vietnamien : Văn hóa Sa Huỳnh) a fleuri dans le centre et le sud de l'actuel Viêt Nam entre 1000 avant notre ère et 200 après. Des sites archéologiques de cette culture ont été découverts du delta du Mékong jusqu'à la province de Quang Binh, dans le centre du pays. Ses populations ont probablement été les prédécesseurs des Chams, un peuple austronésien fondateur en 192 du royaume de Champa. Le site de Sa Huỳnh, dans la province de Quảng Ngãi, a été découvert en 1909. Les sites de la culture de Sa Huỳnh sont riches en objets de fer produits localement, en particulier des haches, des épées, des fers de lance, des couteaux et des faucilles. Par contraste, les objets en bronze sont dominants dans les sites de la culture Dong Son dans le nord du Viêt Nam et dans le reste de la péninsule indochinoise.

La culture de Sa Huỳnh pratiquait la crémation des adultes et les inhumait dans des jarres à couvercle, une pratique qui lui est spécifique. Des offrandes d'objets rituellement brisés accompagnaient habituellement les restes. Cette culture est aussi caractérisée par des boucles d'oreille uniques, figurant des animaux à deux têtes. Ces bijoux étaient faits de jade (néphrite), mais aussi de verre. Des perles sont également communes dans les sépultures, le plus souvent faites de verre.

Il existe des preuves que la culture de Sa Huỳnh participait à un important réseau commercial. Ses perles étaient en verre, cornaline, agate, olivine, zircon ou grenat : La plupart de ces matériaux n'étaient pas disponibles sur place et étaient probablement importés. Des miroirs en bronze dans le style de la dynastie Han ont aussi été découverts sur les sites de Sa Huynh. Inversement, des boucles d'oreilles de Sa Huynh ont été découvertes sur des sites archéologiques dans le centre de la Thaïlande, à Taïwan (Lanyu) et aux Philippines (Palawan).

Fibule

La fibule (du latin fibula signifiant attache) est une agrafe, généralement en métal, qui sert à fixer les extrémités d'un vêtement. Elle est généralement considérée comme l'ancêtre de l'épingle de sûreté. Les premières fibules apparaissent au Bronze final.

Judée

La Judée (de l'hébreu יהודה, Yehudah au travers du latin Iudaea, ou Judaea) est le nom historique et biblique d'une région montagneuse qui correspond aujourd'hui à une partie de la Cisjordanie et du sud d'Israël. Son nom vient de la Tribu de Juda dont elle constituait le territoire. Dans l'Antiquité, c'était une région plutôt reculée au relief escarpé. La Judée a été le centre de plusieurs royaumes et provinces antiques : le royaume de Juda à l'âge du fer, la province perse de Yehoud Medinata, les dynasties des hasmonéens et des hérodiens puis la province romaine de Iudaea.

La Tène

La culture de La Tène, ou second Âge du fer, est une culture archéologique qui se développe en Europe entre environ 450 et 25 av. J.-C. Considérée comme l'apogée de la culture celtique, elle succède à la culture de Hallstatt (1 300 à 400 av. J.-C.) et s'achève avec la conquête romaine de la Gaule et avec les migrations germaniques vers le sud de l'Allemagne actuelle. Son nom provient du site archéologique de La Tène découvert en 1857 à Marin-Epagnier, sur les bords du lac de Neuchâtel en Suisse. La Tène donne l'adjectif « laténien(ne) ».

Lod (Israël)

Lod (hébreu : לוֹד ; arabe : اَلْلُدّْ ; grec ancien : Λύδδα, Lydda) est une ville du District centre d'Israël. C'est une des plus anciennes villes du pays.

Mont Lassois

Le mont Lassois est une importante butte-témoin située sur la commune de Vix près de Châtillon-sur-Seine dans le nord de la Côte-d'Or. Dominant d'environ 100 m la haute vallée de la Seine et couronné par une église du XIIe siècle classée monument historique, il est actuellement l'objet de fouilles et de découvertes archéologiques notoires concernant la civilisation de Hallstatt.

Musée d'Archéologie nationale

Le musée des antiquités nationales, créé en 1867 et devenu musée d'Archéologie nationale et domaine national de Saint-Germain-en-Laye en 2009, est un musée consacré à l'archéologie de la France. Il présente une riche collection d'archéologie comparée des cinq continents. Il est installé dans le château de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), restauré par Eugène Millet, élève d'Eugène Viollet-le-Duc, pour accueillir les salles d'exposition du musée.

Palais de Vix

Le Palais de Vix est une construction du Hallstatt final (fin du VIe siècle av. J.-C.) découverte en 2002. Il se situe sur l'actuelle commune de Vix dans le département français de Côte-d'Or, sur un territoire jadis occupé par le peuple gaulois des Lingons.

Peuples celtes

Les peuples celtes sont, après la civilisation des peuples mégalithiques, les premières civilisations européennes.

Premier Âge du fer en Lorraine

Cette page concerne les événements qui se sont produits au cours du premier âge du fer (de -800 à -52 environ) en Lorraine.

Protohistoire

Le terme « Protohistoire » renvoie à plusieurs notions distinctes :

d'une part, il a un sens épistémologique et désigne « la science qui regroupe l'ensemble des connaissances sur les peuples sans écriture contemporains des premières civilisations historiques ». L'étude de ces peuples se caractérise donc par l'impossibilité d'exploiter des sources écrites indigènes (inexistantes) et par la possibilité de s'appuyer sur des textes émanant d’autres peuples contemporains ;

d'autre part, il a un sens chronologique en désignant en Europe et en Asie centrale la période correspondant au Néolithique et aux âges des métaux : âge du cuivre, âge du bronze et âge du fer.

Royaumes néo-hittites

Les États que l’on appelle néo-hittites, ou plutôt syro-hittites, étaient des entités politiques de langue louvite, araméenne et phénicienne qui se sont créés à l’âge du fer au nord de la Syrie et au sud de l’Anatolie et qui ont émergé après l'effondrement de l'Empire hittite vers 1180 av. J.‑C. et ont perduré jusqu'aux environs de 700 av. J.‑C. Le qualificatif de « néo-hittite » est parfois réservé spécifiquement aux principautés parlant louvite comme Arslantepe et Karkemish, bien que, dans un sens plus large, l'expression plus globale de culture « syro-hittite » soit maintenant appliquée à toutes les entités qui se sont développées au sud de la partie centrale de l'Anatolie après la chute de l’empire hittite — telles que Tabal et Quwê — ainsi que ceux du nord de la Syrie et de ses zones côtières.

Sauveterre (Gard)

Sauveterre est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

Tombe de Vix

La tombe de Vix est une sépulture à char princière datant de la période du Hallstatt final (fin du VIe siècle av. J.-C.) se situant sur l'actuelle commune de Vix, dans le département français de Côte-d'Or, un territoire antérieurement occupé par le peuple gaulois des Lingons.

Découverte en 1953, elle nous est parvenue intacte. En raison de l'importance et de la qualité de son mobilier, elle est considérée comme une découverte de tout premier ordre pour cette période de la civilisation celtique, au regard de la caractéristique aristocratique de celle-ci et qu'elle se trouve être, de surcroît, une tombe de femme.

Durant l'été 2019, l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) entreprend un nouveau chantier de fouilles,.

Vertillum

Vertillum est un site gaulois puis gallo-romain situé dans la commune française de Vertault (Côte-d'Or) qui a été fouillé dès le XIXe siècle.

Paléolithique
Mésolithique
Néolithique
Âge du bronze
Âge du fer

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