Âge du bronze

L'Âge du bronze est une période de la protohistoire et de l'histoire caractérisée par un usage important de la métallurgie du bronze. Le bronze est le nom générique des alliages de cuivre et d'étain. Aujourd’hui, il est admis que cette période succède à l'âge du cuivre ou chalcolithique et précède l'âge du fer, dans les régions du monde où ces catégories sont pertinentes. Comme pour les autres périodes de la préhistoire, les limites chronologiques de l'âge du bronze varient considérablement selon l'aire culturelle et selon l'aire géographique considérées.

Globalement, dans les régions du monde où il est particulièrement significatif et étudié (Proche-Orient, Europe, Asie), l'âge du bronze s'étend sur une période de 2000 ans, de 3000 à 1000 av. J.-C., mais avec de grandes variations suivant les aires considérées. Il est plus difficile à identifier dans certaines parties du monde telles que l'Amérique où les civilisations précolombiennes connurent une métallurgie de l'or et du cuivre jusqu'à la conquête espagnole mais pas de métallurgie du bronze.

Historiographie

Collier de Penne
Parure en bronze de Penne (Tarn) - Muséum de Toulouse.

Les précurseurs

Antoine de Jussieu

En 1723, Antoine de Jussieu fut le premier à publier ses travaux de recherche sur les artéfacts archéologiques intitulés De l'Origine et des usages de la Pierre de Foudre.[1]

Nicolas Mahudel et la théorie des trois âges

Le préhistorien Nicolas Mahudel, par ses travaux de classification archéologique, élargit les concepts émis par Antoine de Jussieu. Le 12 novembre 1734, il lut un exposé de ses travaux de recherche, lors d'une audience publique à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, dans lequel il a défini trois « âges » : l'Âge de la pierre, l'Âge du bronze et l'Âge du fer dans un ordre chronologique. Il présenta ses travaux à plusieurs reprises cette année-là, mais ils furent rejetés jusqu'en novembre où ils furent finalement acceptés et publiés par l'Académie en 1740, sous le titre Les Monuments les plus anciens de l'industrie des hommes, des Arts et reconnus dans les pierres de Foudres.[2]

Christian Jürgensen Thomsen

Kiviksgraven slab 2
Dalle de la tombe royale de Kivik montrant le procédé de « rabattement visuel[3] » pour représenter toutes les faces du char.

Le chercheur danois Christian Jürgensen Thomsen réinvente la notion d'« Âge du bronze ». Sans formation spécifique, Thomsen se voit confier en 1816 le classement des collections d'antiquités danoises au musée national du Danemark. Il se retrouve à la tête d'un amoncellement indescriptible d'objets de toutes sortes et de toutes origines[4]. Se fondant sur les idées de l’historien Lauritz Schebye Vedel Simonsen, professeur à l’université de Copenhague, qui avait envisagé en 1813 que les outils des peuples antiques scandinaves avaient d'abord été de bois et de pierre avant d'être de cuivre et de fer[5],[6], et influencé par les travaux de Nicolas Mahudel, Thomsen classe par matière première les collections. Il les présente au public, dans trois cabinets différents, en 1819. Le premier regroupe les objets de la pierre, le deuxième les objets en cuivre et en bronze et le dernier les objets en fer. Devenu le premier directeur des musées archéologiques et ethnographiques de Copenhague, il formalise sa théorie des trois périodes préhistoriques, l'Âge de la pierre, l'Âge du bronze et l'Âge du fer, en 1836 dans Ledetraad til nordisk Oldkyndighed (Guide des antiquités nordiques). Son successeur à la tête du musée, Jens Jacob Asmussen Worsaae, ira sur le terrain faire des fouilles pour prouver, grâce à la stratigraphie, la véracité de l'intuition de l'emploi successif par l'humanité de la pierre, du bronze et du fer[7]. Avant eux, le moine bénédictin Bernard de Montfaucon, en publiant au XVIIIe siècle la sépulture mégalithique découverte près d'Évreux en 1685 par monsieur de Cocherel, avait initié les études paléographiques. Il avait relevé dans l'étude des textes anciens que Pausanias le Périégète ou Homère citaient l'utilisation par les hommes du cuivre avant l'utilisation du fer[8].

Chronologies

En France, les premières études sur l'Âge du bronze datent du XIXe siècle. Le Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine de Joseph Déchelette, paru en 1910, constitua longtemps la référence pour l'étude de cette période[9].

En 1954, Jean-Jacques Hatt propose pour la France, une subdivision de l'Âge de bronze qu'il confirmera définitivement en 1958 dans le Bulletin de la Société préhistorique française. Son dernier exposé présente une division de l'Âge du bronze en trois parties, le Bronze ancien, le Bronze moyen et le Bronze final. Cette tripartition sert aujourd’hui, de référence à la majorité des chronologies de l'Âge du bronze[10]. Les bornes sont alors fixées ainsi :

  • Bronze ancien : 1800 à 1400 av. J.-C. environ.
    • époque I : 1800 à 1700 av. J.-C. environ.
    • époque II : 1700 à 1600 av. J.-C. environ.
    • époque III : 1600 à 1400 av. J.-C. environ.
  • Bronze moyen : 1500 à 1100 av. J.-C. environ.
    • époque I : 1500 à 1400 av. J.-C. environ.
    • époque II : 1400 à 1300 av. J.-C. environ.
    • époque III : 1300 à 1100 av. J.-C. environ.
  • Bronze final : 1200 à 700 av. J.-C. environ.
    • époque I : 1200 à 1100 av. J.-C. environ.
    • époque II : 1100 à 850 av. J.-C. environ.
    • époque III : 850 à 700 av. J.-C. environ.

Caractéristiques de chacune des grandes subdivisions :

Pour les besoins de précisions régionales, chacune de ces parties peut être subdivisée à son tour.

Naissance de la métallurgie

Diffusion cuivre
Diffusion du cuivre natif à l'Âge du cuivre.

Des objets réalisés en cuivre natif travaillé à froid ou à faible température sont attestés dès le Néolithique précéramique B (VIIIe millénaire av. J.‑C. au Proche-Orient[13]. La métallurgie du cuivre, avec fonte du minerai, se développe fortement en Bulgarie durant le Ve millénaire av. J.‑C.. Des objets assez massifs, notamment des haches, sont produites. À cette même époque, l'or était également travaillé. La métallurgie du cuivre se développe ensuite dans toute l'Europe. Dans plusieurs régions, on a découvert des objets réalisés dans un alliage de cuivre et d'arsenic, parfois désigné bronze arsénié.

Le véritable bronze, alliage de cuivre et d'étain, apparaît dans le nord-ouest de l'Anatolie (région de Çanakkale) au début du IIIe millénaire av. J.‑C.[14]. En Europe, c'est dans la culture d'Unétice que l'on trouve les plus anciennes productions d'objets en bronze à partir de la fin de ce même millénaire[13]. Il s'agit de poinçons, d'alênes, de poignards, de haches et de hallebardes. Cependant, durant cette phase ancienne les éléments en bronze demeurent rares puisqu'ils ne sont attestés que dans une centaine de sites répartis des Balkans jusqu'à l'Inde[15].

La métallurgie du bronze, notamment en Europe, ne se développe vraiment qu'au cours du IIIe millénaire av. J.‑C., période correspondant aux premières phases de l'Âge du bronze.

Cuivre Michigan
Cuivre natif.

La caractéristique première de l'Âge du bronze n'est donc pas l'utilisation des métaux mais la découverte et le développement de la métallurgie, technique nécessaire pour l'obtention du bronze, alliage à 90/10 de cuivre et d'étain. La métallurgie se définit comme un traitement thermique permettant l'extraction de métaux à partir de minerai. Elle nécessite un savoir-faire parfait de l'art du feu, acquis avec la cuisson de la céramique. Il existe d'ailleurs une parenté certaine entre le four du potier et le four du bronzier. Pour extraire un métal d'un minerai, il faut la maîtrise de fours à haute température (le cuivre fond à 1 084 °C[16] ; son addition avec l'étain abaisse considérablement le point de fusion).

Conséquences sociales de la métallurgie

Diffusion métallurgie
Diffusion de la métallurgie à l'Âge du bronze.

Si la première métallurgie du cuivre ne s'est développée que dans les zones disposant de gisements de cuivre, l'Âge du bronze se développe dans des régions dépourvues de minerais de cuivre ou d'étain. C'est le cas de la Mésopotamie (Sumer et Ur) où sont très certainement coulés les premiers outils en bronze[17].

Le façonnage des outils lithiques, la confection du tissage ou la fabrication de la poterie ne nécessitent que des produits et des compétences qui ne relèvent que d'une économie locale. Par contre, la métallurgie est à l'origine de la première économie complexe basée sur une production et une distribution couvrant de vastes territoires. Même si les échanges lithiques ou de céramique existent depuis longtemps, ils n'ont jamais atteint un tel niveau de complexité que les échanges de minéraux et d'objets métalliques. L'Âge du cuivre, durant lequel n'est produit qu'un nombre limité d'objets métalliques, ne marque encore aucune rupture sociale dans le mode de vie du Néolithique. L'apparition d'échanges à grandes distances, les propriétés particulières du bronze, qui est utilisé pour produire des armes tandis que les outils domestiques restent souvent lithiques, et la convoitise de nouvelles richesses non périssables entraînent l'apparition d'une différenciation économique qui n'est pas directement productive (celle des armes) et l'apparition d'une hiérarchisation sociale marquée[18].

Assorted bronze castings
Collection de bronzes antiques.

Spécialisation sociale

Si des indices de spécialisation sont perceptibles avec certaines productions lithiques très particulières de l'Âge du cuivre (poignards du Grand-Pressigny), avant le développement de la métallurgie, la production se faisait généralement au sein de la famille élargie, d'un clan ou d'un village. Avec la métallurgie, les activités de production vont se spécialiser. Elle nécessite dorénavant des artisans, mineurs ou forgerons, et des marchands qui exercent leur activité, du fait de la complexité ou de la durée, à plein temps. Il faut donc que d'autres personnes leur fournissent en échange subsistance et bientôt protection[18]. Cette spécialisation se lit dans l'organisation des sites tels que Fort Harrouard, sur la commune de Sorel-Moussel où, au sein d'un site protégé, un quartier des bronziers a pu être localisé avec une production spécifique et différente par artisan[19].

Développement économique

Amber sea glass
Ambre, un des moyens d'échange contre des minerais.
Carro a quattro ruote - Còren del Valento-Naquane R 62 - Capo di Ponte (Foto Luca Giarelli)
L'art rupestre du Valcamonica peuvent en effet être interprétées comme des scènes de labour comportant des bovins attelés à un araire[20].

L'innovation de l'industrie du bronze est son développement hors zone de gisements métallifères. L'approvisionnement, la production et la distribution élargissent leur horizon. Les centres d'extraction sont parfois très éloignés des centres de production, eux-mêmes éloignés des centres d'échange. Cela implique la création d'un mouvement commercial qui semble avoir eu un développement important.

Si aujourd’hui la typologie mais aussi les analyses chimiques permettent de tracer des voies d'échanges économiques, - comme les routes de l'ambre décrites quelques dizaines de siècles plus tard, par Pline l'Ancien à qui l'on doit le nom de cette route - les conditions de commercialisation comme les mécanismes de distribution (colportage, marchés, diffusion, grand commerce, etc.) ou les moyens d'échanges (ambre, fourrures, poterie, nourritureetc.) restent encore largement ignorés[18]. L'archéologie sous-marine a apporté une contribution précieuse à la connaissance de ces circuits économiques, notamment grâce aux fouilles de l'épave d'Uluburun.

L'économie de subsistance des populations de l'Âge du bronze apparaît peu différente de celle des sociétés néolithiques et de l'Âge du cuivre qui les ont précédées : utilisation des meules à va-et-vient de type néolithique, de matériel de broyage, de lames en silex portant le « lustré des moissons ». Les couteaux à moissonner et les faucilles sont encore confectionnées à la fin de l'Âge du bronze avec des éléments de silex. L'apparition de nombreuses faucilles en bronze, parfois minuscules, est attestée mais leur fonction précise reste inconnue[21]. Cette économie reste ainsi essentiellement basée sur les pratiques de l'agriculture de labour et de l'élevage, complétées par les apports de la cueillette et de la chasse.

Naissance d'une insécurité

La mise en place progressive d'échanges économiques dans lesquelles la valeur d'usage, base du troc, est accompagnée de notions nouvelles de valeur d'échange. La compétence nécessaire à la production, la relative rareté des produits semi-finis (haches-lingots) et finis vont donc générer des profits. Les scientifiques mettent ces notions en parallèle avec les témoignages archéologiques (retranchements, fortifications, armesetc.) d'une insécurité grandissante à partir du IIIe millénaire av. J.‑C. Les gisements de minerais et les dépôts de métaux entraînent la convoitise, nécessitant une protection comme celle des voies commerciales[22] ; « c'est alors que la guerre fait une apparition non déguisée parmi les communautés paysannes d'Occident. »[23] (voir le massacre de Roaix).

Organisation sociale

Une source de profits, des produits non périssables et la possibilité nouvelle d'accumuler des richesses alliés à une spécialisation du travail entraînent une nouvelle organisation sociale qui débouchera sur l'économie palatiale. Cette organisation est lisible dans les habitudes funéraires. Les tombes et le mobilier funéraire témoignent d’une hiérarchisation sociale liée à une confiscation des richesses au profit de potentats. Dans la nécropole de Varna, datant du milieu du Ve millénaire av. J.‑C., les chercheurs ont trouvé dans un endroit spécifique de la nécropole des sépultures contenant un riche mobilier en or dont une hache de pierre au manche de bois décorée d'or et considérée comme un sceptre par les spécialistes. Ces tombes sont interprétées comme celles d'une petite élite riche et puissante[24]. Un peu partout, l'Âge du bronze voit apparaître les tombes individuelles, jusqu'aux tombes mégalithiques, distinguant les puissants, et non plus les tombes collectives du Néolithique final[22].

L'âge du bronze dans le monde

Afrique

Égypte

L'usage du bronze est connu en Égypte dès la IVe dynastie (2700-2500 av. J.-C.), et restera courant jusqu’à la généralisation du fer, apparu sous la XVIIIe dynastie et couramment répandu à partir de la XXVIe dynastie[25].

L'épave d'Uluburun, découverte au large de la Turquie, témoigne des échanges entre l'Égypte et d'autres contrées méditerranéennes à l'Âge du bronze récent (XIVe-XIIIe siècle av. J.-C.).

Soudan

L'usage du bronze est attesté en Nubie avec le Royaume de Koush (2500 av. J.-C.).

Asie

Asie du Sud-Est

En Asie du Sud-Est, la culture Dong Son, nommée ainsi d'après le village éponyme dans le nord du Viêt Nam, remonte au IIIe siècle av. J.-C.

Chine et Asie centrale - Sibérie méridionale

En Chine, la métallurgie du bronze est introduite progressivement dans l'ouest et le nord de la Chine, dans des cultures néolithiques qui ont pratiqué la culture et l'élevage en complément des pratiques de chasseurs-cueilleurs. Cette introduction du bronze apparaît en particulier dans la culture de Qijia (2200-1600 av. J.-C.), au Gansu, peut-être par le corridor du Hexi, et dans celles de Zhukaigou (2000-1400 av. J.-C.) et du Xiajiadian inférieur (2000-1400 av. J.-C.), par des contacts permanents avec des pasteurs nomades d'Asie centrale ou de Sibérie du sud, avec en particulier la famille des cultures d'Afanaseivo (3300-3200 à 2600-2400 av. J.-C.) et d'Andronovo (2100-1500 av. J.-C.)[26], voire avec les « cultures Seima-Turbino » (1700-800 av. J.-C.). Ce sont des technologies de fonte à deux moules ou de forge, voire à cire perdue. L'expansion de la fonte du bronze à multiples moules se développe ensuite à Erlitou (1900-1800 à 1500 av. J.-C.) et à la période d'Erligang (1600-1500 à 1400-1300 av. J.-C.) puis avec la dynastie Shang (1570-1045 av. J.-C.). La culture Sanxingdui, dans le Sichuan lui est contemporaine (2800 à 800 av. J.-C.), mais développe d'autres techniques métallurgiques. Cette dernière culture n'est documentée que par l'archéologie, les écrits chinois ne semblant jamais la mentionner. Le bronze est progressivement utilisé avec le fer à partir de la dynastie Zhou.

Corée et Japon

En Corée, l'Âge du bronze (environ 1500-300 av. J.-C.) qui correspond sur le plan historique à la période Gojoseon, en partie légendaire (2333 à 108 av. J.-C.), et sur le plan archéologique à la période de la céramique Mumun (1500 à 300 av. J.-C.), est caractérisé par l'abondance des dolmens : plus de 30 000 ont été recensés dans les deux Corées. La culture du poignard de bronze s'est développée à la fin de l'Âge du bronze dans cette région, dans l'espace qui recouvre les actuelles Mandchourie et Corée, entre environ 800 av. J.-C. et 200 ap. J.-C. Une seconde phase de migration de nombreux coréens, après la première de la période Yayoi (vers 800 av. J.-C.), au nord de Kyūshū apporte la technologie du bonze dans l'archipel et détermine la période Yayoi Ancien (vers 400-300 à 100 av. J.-C.).

Inde et Pakistan

La civilisation de la vallée de l'Indus connaît son apogée à l'Âge du bronze. La cité de Mohenjo-daro en est le site archéologique le plus célèbre.

Iran

La civilisation proto-élamite, puis Élam, de même que la civilisation de Jiroft, employaient le bronze comme métal. Pour cette dernière, on peut citer les sites de Tepe Yahya et de Konar Sandal.

Mésopotamie

L'Âge du bronze correspond, en Mésopotamie, à plusieurs périodes historiques : la civilisation sumérienne (la métallurgie du bronze y est pratiquée vers 2500 av. J.-C.), l'Empire d'Akkad (de la fin du XXIVe siècle au début du XXIIe siècle av. J.-C.) : une célèbre représentation de la tête d'un roi de Ninive, dans l'Empire d'Akkad, en alliage cuivreux et réalisée à la cire perdue date de 2250 av. J.-C. Cet Âge du bronze correspond donc à la période des dynasties archaïques, ainsi qu'aux périodes paléo-babylonienne et assyrienne.

Proche-Orient

L'Empire Hittite fait partie des grandes civilisations de l'Âge du bronze avec l'Égypte et l'Empire néo-babylonien. Il était appelé « Heta » par les égyptiens et en relation avec ceux-ci tel que le montre les premiers textes traduits par Jean- François Champollion[27]. L'utilisation du bronze prend forme dans des statues de dieux, de rois, des bijoux et ornements, ainsi que des tablettes gravées.

La cité d'Ougarit est le lieu où a été découvert le plus ancien système d'écriture alphabétique. Le site Minet el-Beida, en Syrie, était l'avant-port d'Ougarit.

Des hommes préhistoriques ayant vécu dans les premières zones minières de l'actuelle Jordanie ont été victimes de saturnisme et d'une forte augmentation des taux osseux de cuivre. Des contaminations humaines et animales sont connues dès l'Âge du bronze dans cette région[28].

L'archéologue américain Eric H. Cline a synthétisé les circonstances systémiques ayant mis fin à l'Âge du bronze aux XIe et XIIe siècles av. J.-C.[29]

Europe

Peña Tú
Peintures rupestres de l'âge du bronze sur le rocher de l'idole de Peña Tú, dans les Asturies (Espagne).

Espagne et Portugal

La culture des castros se développe dans la péninsule Ibérique durant l'Âge du bronze final (IXe siècle av. J.-C.) et se poursuit à l'Âge du fer jusque la conquête romaine. La culture d'El Argar fait également partie de l'Âge du bronze espagnol.

Europe centrale

L'Âge du bronze débute en Europe centrale avec la culture d'Unétice, vers 2300-1600 av. J.-C. Cette culture doit son nom à la ville d'Únětice, située au nord-ouest de Prague en région de Bohême (République tchèque). Elle s'étend sur tout le territoire de l'actuelle République tchèque, le centre et le sud de l'Allemagne, et l'ouest de la Pologne. Exploitant les gisements d'étain des monts Métallifères, la culture d'Unétice a largement exporté ses productions dans les régions voisines, où elles ont parfois été imitées[30].

Généralement bâtis sur des collines, les villages de la culture d'Unétice sont entourés de palissades en bois. Les maisons, longues de 5 à 10 m, sont en bois et torchis, avec un plancher en bois ou un sol en terre battue. Parfois, les murs sont décorés d'un motif géométrique. Dans les plus grands ensembles, comme à Barca en Slovaquie, de véritables rues larges de 2,50 m séparent les maisons, qui ont parfois plusieurs pièces[30].

Du point de vue économique, la culture d'Unétice est caractérisée par la pratique de l'élevage du mouton, du porc et du bœuf, ainsi que par la chasse du cerf et du sanglier. Le cheval est domestiqué, comme en témoignent de nombreux mors de bride. Pour l'agriculture, on travaille la terre à l'araire en bois, parfois avec un soc en pierre polie[30].

Finlande

Le site funéraire de Sammallahdenmäki, constitué de 33 cairns funéraires en granite, édifiés entre 1500 et 500 av. J.-C., est le premier site archéologique finlandais à être intégré à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

France

Cucuruzzu JPG2
La forteresse de Cucuruzzu (Corse).

En Corse, la forteresse de Cucuruzzu et les statues-menhir de Filitosa illustrent les spécificités de l'âge du bronze dans l'île. Dans le sud de la France, l'âge du bronze commence vers 2300 av. J.-C. lorsque les communautés paysannes intègrent un mouvement d'unification européenne, et dure jusque vers 800 av. J.-C., alors que des bouleversements sociaux venus de l'est amènent la montée en puissance d'une aristocratie guerrière.

Pirogue préhistorique du lac de Chalain
Découverte de la pirogue de Chalain (âge du bronze final, 1000 av. J.-C.).

La production d'outils et d’autres objets en bronze permet aux archéologues d’individualiser les groupes humains d’alors, à côté du reste de la culture matérielle (essentiellement constituée par les céramiques). La production en bronze permet également d’établir des chronologies et des délimitations de populations, à défaut d’autres indices.

La vallée des Merveilles est une vallée du massif du Mercantour dans les Alpes où ont été découvertes plus de 40 000 gravures, datées pour la plupart de l’âge du bronze.

Grèce et Crète

La civilisation des Cyclades (de 3200 à 2000 av. J.-C.), présente dans les Cyclades, mais aussi en Grèce continentale, fait partie de l'âge du bronze. En Crète, se développe la civilisation minoenne (de 2700 à 1200 av. J.-C.). Enfin, la civilisation mycénienne correspond à la fin de l'âge du bronze en Grèce et en Crète.

Grande-Bretagne

Le célèbre sanctuaire de Stonehenge existait bien avant l'âge du bronze dans les Îles britanniques, mais il a été transformé et étendu durant cette période (voir Stonehenge III). Le site de Flag Fen est également considéré comme un sanctuaire probable. Le cercle de Brodgar est un cercle mégalithique situé dans les Orcades.

Italie

Les cultures de Villanova et de Terramare font partie de l'âge du bronze italien. L'art rupestre du Valcamonica relève essentiellement de cette période.

Scandinavie

L'âge du bronze danois commence en 1800 av. J.-C. et se termine en 500 av. J.-C. Le char solaire de Trundholm, daté du premier âge du bronze (vers 1400 av. J.-C.), en est l'une des productions célèbres. En Norvège, l'étude des gravures rupestres joue un rôle important dans la connaissance de l'âge du bronze. En Suède, les gravures rupestres de Tanum sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1994.

Amérique

Amérique du Nord

L'Amérique du Nord a connu l'usage du cuivre natif, celui-ci étant très abondant dans la région des Grands Lacs, mais les tribus amérindiennes n'y ont jamais développé l'usage d'alliages.

Amérique du Sud

Les Amérindiens d'Amérique du Sud ont connu l'usage du cuivre et de ses alliages de nombreux siècles avant l'arrivée des Espagnols. Les Amérindiens de la culture Moche, sur la côte péruvienne, maîtrisaient le coulage du bronze[31] vers le VIIe siècle. La technique de coulée du bronze fut reprise par les Incas, qui en tirèrent aussi bien des ustensiles que des statues[32]. Les Calchaquí, dans le Nord-ouest de l'Argentine, ont également connu la fabrication du bronze[33].

Mésoamérique

L'usage du cuivre a été introduit au Mexique depuis l'Amérique du Sud il y a 1500 ans. Vers 1200, l'influence maritime des Incas y a introduit l'usage de divers alliages de cuivre, dont le bronze mais aussi le tumbaga.

Notes et références

  1. Les pierres de foudre, référence de l'ouvrage d'Antoine de Jussieu
  2. Hamy, M.E.T. (1906). Matériaux pour servir à l'histoire de l'archéologie préhistorique. Revue archéologique. 4e Série N°7 (mars–avril): p. 239–259.
  3. Expression de l'ethnologue Georges-Henri Luquet.
  4. Cf. Daniel Boorstin, Les Découvreurs [« The Discoverers »], Robert Laffont, coll. « Bouquins », (réimpr. 1988) (ISBN 222105587X), « La découverte de la Préhistoire »
  5. B. G. Trigger (1990) p. 75.
  6. C. K. Maisels (1999) p. 11.
  7. Svend Hansen (2001) p. 10-23.
  8. A. Bondy (2001) p. 8.
  9. J. Déchelette (1910) tome 2.
  10. J.-.J. Hatt (1958) « Nouveau projet de chronologie pour l’âge de bronze en France » dans Bulletin de la Société préhistorique française, p. 304-306, 1958, vol. 55, no 5-6.
  11. M. Mourre (1998) p. 138.
  12. M. Mourre (1998) p. 137-138.
  13. Strahm C., 2007, L’introduction de la métallurgie en Europe, in Guilaine J. (Dir.), Le Chalcolithique et la construction des inégalités, tome 1, Le continent européen, Séminaire du Collège de France, Errance, Paris, pp. 49-71
  14. Strahm C., Hauptmann A., 2009, The metallurgical developmental phases in the Old World, in Kienlin T. L., Roberts B. W. (Eds), Metals and Societies: studies in honour of Barbara S. Ottaway, Rudolf Habelt, Bonn, pp. 116-128
  15. Wilkinson T. B., Sherrat S., Bennet J. (Eds), 2011, Interweaving Worlds. Systemic Interactions in Eurasia, 7th to the 1st Millennia BC, Oxbow, Oxford, 308 p.
  16. C. Louboutin (1988) p. 1.
  17. C. Louboutin 1988 p. 2"
  18. C. Louboutin (1988) p. 6.
  19. J.-P. Mohen et G. Bailloud (1987).
  20. Jacques Buisson-Catil, Joël Vital, Âges du bronze en Vaucluse, A. Barthélemy, , p. 46.
  21. Anick Coudart, Patrick Pion, Archéologie de la France rurale : de la préhistoire aux temps modernes, Belin, , p. 73.
  22. C. Louboutin (1988) p. 7.
  23. J. Guilaine (1980).
  24. Musée de Varna consulté le 2 juin 2008.
  25. Jean Vercouter, L’Égypte et la vallée du Nil, t. I, Des origines à la fin de l’ancien empire, Nouvelle Clio, Presses universitaires de France, 1992.
  26. Dates précédentes tirées de The Archaeologia of China (2012), p. 299 et la date suivante de The Urals and Western Siberian in the Bronze and Iron Ages (2007/2014), p. 108.
  27. Encyclopædia Universalis, « HITTITES », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 4 août 2019)
  28. F.B. Pyatt, A.J. Pyatt, C. Walker, T. Sheen, and J.P. Grattanc, « The heavy metal content of skeletons from an ancient metalliferous polluted area in southern Jordan with particular reference to bioaccumulation and human health », Ecotoxicology and Environmental Safety, 60 (2005) 295–300.
  29. 1177 avant J.-C. Le jour où la civilisation s'est effondrée, traduit par Philippe Pignarre, La Découverte, 2015 Présentation éditeur
  30. Jacques Briard, L'Âge du Bronze en Europe. Économie et société, 2000-800 avant J.-C., Paris, Errance, 1997, chap. II - « Unétice, tumulus et Danube », p. 23-50.
  31. « El bronce y el horizonte medio »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?), sur lablaa.org (consulté le 22 mars 2010)
  32. Antonio Gutierrez, « Inca Metallurgy »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?), sur Incas.homestead.com (consulté le 24 septembre 2016)
  33. Cf. Ambrosetti, El bronze de la región calchaquí, Buenos Aires, .

Voir aussi

Bibliographie

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  • (fr) Jacques Briard (1985), L'âge du bronze en Europe : économie et société, 2000-800 avant J.-C., Errance, Paris (1re éd. : L'âge du bronze en Europe barbare : des mégalithes aux Celtes, Éd. des Hespérides, Toulouse, 1976).
  • (fr) Jacques Briard, M. Le Goffic (1988), Avant les Celtes, l'Europe à l'âge du bronze, 2500-800 av. J.-C., catalogue d'exposition, Daoulas, p. 66-73.
  • (fr) Laurent Carozza, Cyril Marcigny (2007), L'âge du bronze en France, La Découverte, Paris.
  • (fr) Collectif (1985), Le grand atlas de l'archéologie, Encyclopaedia Universalis, Paris.
  • (fr) Joseph Déchelette (1908-1914), Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine en 6 tomes, Picard, Paris, (dernier tirage : 2000-2003).
  • (fr) Gilles Gaucher (1993), L'âge du bronze en France, collection Que sais-je, n° 835, PUF, Paris, 1993.
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Articles connexes

Liens externes

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Bronze

Le bronze est un nom générique qui était donné autrefois à tous les alliages de cuivre. Aujourd'hui son sens s'est restreint aux alliages de cuivre et d'étain.

Le terme airain désigne aussi le bronze en poésie et dans les textes littéraires, ainsi qu'en campanologie, où il désigne l’alliage utilisé pour la fonderie des cloches.

Les bronzes sont, pour la plupart, composés de plus de 54 % de cuivre (qui peut aller jusqu'à avoisiner les 95 %) et d'une proportion variable, non seulement d'étain, mais aussi d'aluminium, de plomb, de béryllium, de manganèse et de tungstène, ainsi qu'accessoirement de silicium et de phosphore, mais pas de zinc en quantité notable (ne pas confondre avec le laiton, dont le terme anglais brass est souvent traduit par bronze).

Leurs caractéristiques principales sont une bonne résistance à l'usure, une résistance moyenne à la corrosion et une bonne conductivité électrique. On les utilise souvent comme matériau de frottement en face de l'acier. La corrosion des pièces en bronze est une entrave à leur usage dans le secteur de la marine et de l'industrie navale.

Le bronze est travaillé par un bronzier.

Bronze ancien

Le Bronze ancien constitue une sous-période chronologique de l'Âge du bronze. Il est caractérisé par le développement de la métallurgie du bronze, qui allie le cuivre et l'étain, et se substitue à celle du cuivre seul. Il succède au Néolithique et à l'Âge du cuivre.

Il est marqué par un développement du commerce international du cuivre et de l'étain et donc des contacts entre groupes humains.

Bronze final

L'âge du bronze final constitue une subdivision chronologique de l'âge du bronze et de la protohistoire. Il se situe à des époques très différentes selon les continents et les régions considérées.

Bronze moyen

La période du Bronze moyen (1600-1350 av. J.-C.), parfois nommée « Bronze véritable », est caractérisée par l'extension sur l'ensemble de l'Europe de la culture des tumulus.

Elle présente une stratification sociale de plus en plus fermée (la classe guerrière prenant le pouvoir), une société de plus en plus patriarcale ainsi qu'un changement véritable des rites funéraires (tombes individuelles). Cette période marque la véritable transition entre l'âge du cuivre et celui du bronze.

Les échanges et la métallurgie se développent également. La course aux armements et l'apparition de nouvelles armes (épée) ainsi que la multiplication des forteresses renforce l'idée de rivalités naissantes entre les différentes ethnies humaines.

Cette période est précédée par l'âge du Bronze ancien, souvent abrégé « le Bronze ancien », et suivie de l'âge du Bronze final, souvent abrégé « le Bronze final ».

Canaan (région)

Canaan /kanaɑ̃/ (phénicien : ou 𐤊𐤍𐤏𐤍, KNˁN (Kanaʿn) ; hébreu : כנען Kənáʿan ; arabe : كنعان Kanʿān) désigne une région et une civilisation du Proche-Orient ancien située le long de la rive orientale de la mer Méditerranée. Cette région correspond plus ou moins aujourd'hui aux territoires réunissant l’État d'Israël, les Territoires palestiniens, l'ouest de la Jordanie, le Liban et l'ouest de la Syrie. On appelle Cananéens les habitants de ce territoire à l'âge du bronze, parfois appelé pour cette région « période cananéenne ».

Dans le récit biblique, Canaan désigne la Terre promise aux Hébreux, par Dieu (Yahvé) à Abraham. Elle désigne la région comprise entre la mer Méditerranée et le Jourdain, avant sa conquête par Josué et les tribus d'Israël sorties d'Égypte. Le terme proviendrait du nom de Canaan, petit-fils de Noé.

Chu (État)

Chu ou l'état de Chu (chinois simplifié : 楚国 ; chinois traditionnel : 楚國 ; pinyin : chǔguó ; litt. « pays Chǔ ») était un État des périodes des Printemps et Automnes et des Royaumes combattants, établi sur le fleuve Yangzi. Chu a été annexé par Qin en 223 av. J.-C. La maison royale de Chu à l'origine portait le nom ancestral Nai (嬭) et le nom de clan Yan (酓) mais ceux-ci sont devenus plus tard Mi (芈) et Xiong (熊).

Cuiry-lès-Chaudardes

Cuiry-lès-Chaudardes est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Culture d'Andronovo

La culture d’Andronovo, ou la famille des cultures d’Andronovo (un horizon archéologique) qui, au cours du IIe millénaire av. J.-C., se sont étendues sur un très large territoire en Sibérie méridionale, jusqu’au bassin de l’Amou-Daria au sud, et d’est en ouest entre les chaînes de l’Altaï et de l’Oural. Cet ensemble de cultures est passé par trois périodes différentes : la phase ancienne (XIXe – XVIe siècle av. J.-C.), la phase moyenne (XVe – XIVe siècle av. J.-C.) et la phase récente (XIIIe – IXe siècle av. J.-C.).

La plupart des chercheurs associent l'horizon d'Andronovo aux locuteurs des premières langues indo-iraniennes, bien que celui-ci ait peut-être chevauché dans ses franges nordiques la région du proto-ouralien.

Culture de Hallstatt

La culture de Hallstatt, ou culture hallstattienne, ou encore Hallstattien, est une culture archéologique du centre-ouest de l'Europe qui s'est développée entre environ 1 200 et 500 av. J.-C. Elle précède la période de La Tène ou second âge du fer. Elle prend son origine au nord des Alpes sur la Tchéquie, la Bavière, et le nord de l'Autriche actuelles. Cette culture est généralement considérée par les historiens comme le berceau des peuples celtes.

La culture de Hallstatt tire son nom d'un site archéologique qui se trouve à Hallstatt, dans la région du Salzkammergut, en Autriche. Le terme Hallstatt donne l'adjectif hallstattien(ne) et est abrégé en Ha (ou Hall) dans le jargon des spécialistes.

Le nom de cette culture a été proposé par l'archéologue Hans Hildebrand en 1874.

Culture des catacombes

La culture des catacombes, entre 2800 et 2200 av. J.-C., désigne une culture de l'Âge du bronze ancien qui occupait essentiellement ce qui constitue aujourd'hui l'Ukraine. Elle succède à la culture du Dniepr moyen. Elle avait des liens avec la culture Yamna et semble être plus un terme géographique qui recouvre plusieurs cultures archéologiques plus petites qui lui sont liées.

Fortification

La fortification (du latin fortificatio « action de fortifier ») est l'art militaire de renforcer une position ou un lieu par des ouvrages de défense en prévision de leur éventuelle attaque. Par extension, la fortification désigne ces ouvrages de défense eux-mêmes.

Helladique

L’Helladique est un terme d'archéologie désignant un ensemble de périodes de la culture grecque continentale à l'âge du bronze (Grèce préclassique), créé comme le pendant des termes « cycladique » désignant la civilisation des Cyclades et « minoen » désignant la civilisation minoenne.

La méthode de datation est principalement fondée sur le style des poteries.

La période se subdivise en :

Helladique ancien (HA I, II et III): de 3000 à 2000 ;

Helladique moyen (HM I, II et III) : de 2000 à 1650 ;

Helladique récent :

1650–1600 : Helladique récent I, 1623/1600 éruption volcanique à Théra (Santorin), début du cercle des tombes à fosse B de Mycènes ;

1600–1470 : Helladique récent IIA, cercle des tombes à fosse A de Mycènes ;

1470–1410 : Helladique récent IIB, construction des premiers palais mycéniens vers la fin de cette phase ;

1410–1370 : Helladique récent IIIA1 ;

1370–1315 : Helladique récent IIIA2, ca. 1370 palais de Cnossos détruit, puis reconstruit, apogée de la construction des palais mycéniens ;

1315–1225 : Helladique récent IIIB1 ;

1225–1190 : Helladique récent IIIB2, ca. 1200 destruction de la plupart des palais mycéniens et de celui de Cnossos (discuté) ;

1190–1130 : Helladique récent IIIC1 ;

1130–1070 : Helladique récent IIIC2 ;

1070–1030 : Helladique récent IIIC3.L'Helladique est suivi par la période dite des « siècles obscurs ».

Istrie

L’Istrie (en italien Istria, en croate et en slovène Istra, anciennement Histria en latin) est une péninsule de l'Adriatique de forme triangulaire pointée vers le sud, attachée au continent par le nord-est. Sa superficie est de 2 820 km2. Son littoral commence au nord-ouest avec le golfe de Trieste, suit une ligne rectiligne nord-ouest/sud-est longue de 242,5 km jusqu'au cap Kamenjak où il s'infléchit et suit une ligne sud-ouest/nord-est longue de 212,4 km jusqu'à la baie de Kvarner. Son territoire est principalement compris en Croatie.

Lod (Israël)

Lod (hébreu : לוֹד ; arabe : اَلْلُدّْ ; grec ancien : Λύδδα, Lydda) est une ville du District centre d'Israël. C'est une des plus anciennes villes du pays.

Protohistoire

Le terme « Protohistoire » renvoie à plusieurs notions distinctes :

d'une part, il a un sens épistémologique et désigne « la science qui regroupe l'ensemble des connaissances sur les peuples sans écriture contemporains des premières civilisations historiques ». L'étude de ces peuples se caractérise donc par l'impossibilité d'exploiter des sources écrites indigènes (inexistantes) et par la possibilité de s'appuyer sur des textes émanant d’autres peuples contemporains ;

d'autre part, il a un sens chronologique en désignant en Europe et en Asie centrale la période correspondant au Néolithique et aux âges des métaux : âge du cuivre, âge du bronze et âge du fer.

Qi (État)

Qi (chinois traditionnel 齊; chinois simplifié 齐; pinyin qí) était un État relativement puissant des périodes des Printemps et Automnes et des Royaumes combattants.

Âge du bronze danois

L’âge du bronze danois (daté par Montelius entre 1800 av. J.-C. et 500 av. J.-C.) ne commence que tardivement ; en effet, l'ensemble de la Scandinavie ne possédait pas, dans la période antérieure (de la culture de la céramique cordée à l'âge du bronze scandinave), les matières premières nécessaires à la production de l'alliage du bronze. L'âge du bronze danois aurait donc débuté avec l'ouverture commerciale de la Scandinavie au reste de l'Europe. Ces matières premières devaient être importées des îles Britanniques pour l'étain et des Alpes concernant le cuivre ; en outre, celles-ci devaient être probablement commercialisées contre de l’ambre ou d’autres biens (fourrures, peaux et animaux). Les témoignages archéologiques de cette culture s'étendent jusqu'en Estonie.

Cette civilisation est généralement regardée comme la culture originelle des Germains, mais cette théorie fut remise en question notamment du lien entre Âge du bronze danois et culture de Jastorf. Elle marque la transition entre l'ère de la céramique cordée et la culture proto-germanique de l'âge du fer. La langue des peuples issus de cette culture est appelée proto-germanique.

Âge du bronze en Europe

L'Âge du bronze en Europe succède au Néolithique au début du IIIe millénaire av. J.-C. en mer Égée, et à la fin de ce même millénaire en Europe de l'Ouest. Il englobe en Europe la totalité du IIe millénaire av. J.-C. (culture d'Unétice, culture des champs d'urnes, culture des tumulus, culture des terramares, culture lusacienne), et s'achève vers 800 av. J.-C. quand commence l'Âge du fer.

Âge du bronze en Lorraine

Cette page concerne les événements qui se sont produits lors de l'âge du bronze (de -2200 à -800 environ) en Lorraine.

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